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Sommaire Août 2009 :

  • 1er Août :
    • GRICCA a beaucoup lu pendant ses vacances, et il nous présente sa sélection : Clic !
      • Le pouvoir local en Gaule romaine - Laurent LAMOINE : Clic !
      • Marc Antoine - Monique JALLET-HUANT : Clic !
      • Atlas de Rome et des Barbares - Hervé INGLEBERT et Claire LEVASSEUR : Clic !
      • La cité du poisson au nez pointu - Peter PARSONS : Clic !
      • Vies de philosophes et de sophistes d'Eunape de Sardes : Clic !
      • Attila - Michel ROUCHE : Clic !
      • Vicinitas Aquae -La vie au bord de l'eau en Gaule romaine… - Robert BEDON : Clic !
      • Rome, la Judée et les juifs - Mireille HADAS-LEBEL : Clic !
      • La naumachie - Morituri te salutant - Gérald CARIOU : Clic !
      • Chasses antiques - Jean TRINQUIER et Christophe VENDRIES : Clic !
      • La Véritable Histoire de Marc Aurèle - Paméla RAMOS : Clic !
      • Pétra et les Nabatéens - Marie-Jeanne ROCHE : Clic !
      • Ecrire l'Histoire à Rome - Stephane RATTI : Clic !
      • La Loi à Rome histoire d'un concept - André MAGDELAIN : Clic !
      • L'Alimentation et la cuisine à Rome - Jacques ANDRÉ : Clic !
      • L'émancipation féminine dans la Rome antique - Guy FAU : Clic !
      • Moi Julia, vestale et impératrice - Paul-Jacques LÉVÊQUE-MINGAM : Clic !
      • Le guerrier de Rome - L'Orient à feu et à sang - Harry SIDEBOTTOM : Clic !
      • La 8e Colline de Rome par Ugo BELLAGAMBA : Clic !
  • 6 Août :
    • Le "triumvirat" du Capitole : Clic !
    • César et la conjuration de Catilina : Clic !
2e PAGE
  • 11 Août :
    • Barabbas, une création littéraire ? les commentaires d'un visiteur perspicace, à défaut d'être convaincu… : Clic !
    • Une datation précoce pour la rédaction de tous les Évangiles ? : Clic !
  • 19 Août :
    • Le 2e tome des Aigles de Rome, d'Enrico MARINI : Clic !
  • 26 Août :
    • Claude, empereur médiatique… : Clic !
  • 26 Août :
    • Des révélations sur la postérité de Cléopâtre ? : Clic !
 
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2 Août 2009
Gricca a écrit :

Des livres sur l'empire romain

Des séjours hors de France sans ordinateur et internet ne m'ont pas permis de suivre régulièrement l'actualité des parutions d'ouvrages sur l'empire romain, la liste donnée est donc partielle, il s'agit uniquement de ceux que j'ai pu me procurer ou pour certains consulter (marqués +) :

  • Le pouvoir local en Gaule romaine par Laurent LAMOINE - Presses universitaire Blaise Pascal, Clermont Ferrand, 2009 :

La conquête romaine a mis en contact les Gaulois avec le système municipal romain. Du Ier siècle avant J.-C. au IIIe siècle après J.-C., cette organisation fleurit en ne faisant pas disparaître complètement les anciennes structures politiques gauloises. La magistrature suprême et la questure municipales ont peut-être ainsi conservé des traces des anciennes magistratures et chefferies gauloises, tandis que l'empereur romain récupérait l'antique puissance royale et ce qu'il restait de l'influence des druides. L'étude de l'étendue du pouvoir des magistrats gallo-romains, qui leur permettaient de maintenir l'ordre établi dans les cités et de participer quelquefois aux crises de l'Empire, montre également à la fois la diversité et le succès de la municipalisation et de la romanisation des Gaules.

  • Marc Antoine par Monique JALLET-HUANT - Presse de Valmy, 2009 :

Marc Antoine (Marcus Antonius) est né vers 83 avant J.-C. au sein d'une grande famille de Rome Les auteurs anciens lui prêtent un physique avantageux, aimant avec excès les jeux, les plaisirs de la table, du vin et la compagnie des femmes. Sa carrière militaire débute en Orient puis avec Jules César pendant la guerre des Gaules. Il marche ensuite avec César contre Pompée et s'illustre à la bataille de Pharsale en 48 avant J.-C. Ses actions politiques participent à la chute de la République romaine. Après l'assassinat de César, il conclut un accord avec Octave et Lépidus (Triumvirat) par lequel il devient maître de l'Orient, se lie avec Cléopâtre qu'il retrouve à Alexandrie. Le conflit qui l'oppose à Octave lui est fatal à la bataille navale d'Actium en 31 avant J.-C. De retour à Alexandrie et acculé par les légions d'Octave, il se suicide "à la romaine" peu de temps avant Cléopâtre qui, elle aussi, mit fin à ses jours en 30 avant J.-C.

marc antoine - monique jallet-huant
  • Atlas de Rome et des Barbares, IIIe-VIe siècles par Hervé INGLEBERT, cartographie Claire LEVASSEUR - Editions Autrement, 2009 :

Longtemps perçue comme une rupture et la conséquence d'une période de décadence, la chute de Rome face aux barbares à la fin du Ve siècle est en fait un long processus militaire, politique et social, original et complexe, et non un effondrement subit. Pour la puissance impériale, les barbares sont des peuples inférieurs, à conquérir puis à intégrer. Ils ne deviennent inquiétants que lorsqu'ils se mettent à attaquer l'Empire depuis l'extérieur au IIIe siècle. Devant la menace d'un ennemi plus puissant en Orient - l'empire perse sassanide - et face aux migrations des peuples germaniques, liées à l'arrivée des Huns après 370, le pouvoir romain doit déployer une énergie toujours plus grande, et plus coûteuse, en Occident ou en Orient, pour défendre son territoire. En Occident, au Ve siècle, la puissance déclinante de Rome ne peut plus espérer détruire les supergroupes barbares (Wisigoths, Vandales, Ostrogoths) installés dans l'Empire et dont les chefs deviennent de véritables acteurs du jeu politique romain. L'essor du christianisme, qui dépasse les limites de l'Empire et crée un commonwealth chrétien antique, permet également un rapprochement culturel entre Germains et Romains et la création de royaumes romano-barbares (Gaule, Hispanie, Afrique...) qui, après 460, scellent définitivement le sort de l'Empire d'Occident tandis que l'Empire d'Orient perpétue l'idée impériale autour de Constantinople. Plus de cent cartes et infographies pour décrypter la chute de l'Empire romain d'Occident, l'un des éléments majeurs de la formation du monde européen ultérieur.

  • La cité du poisson au nez pointu - Les trésors d'une ville gréco-romaine au bord du Nil par Peter PARSONS - Éditions JC Lattès, 2009 :

En 1897, à cent quatre-vingts kilomètres au sud du Caire, sur un bras du Nil, deux archéologues d'Oxford vont découvrir le plus extraordinaire "gisement" de papyrus : plus de cinq cent mille fragments de documents écrits en grec et en latin principalement entre le Ier siècle avant J.-C. et le Ve après J.-C.. Le fabuleux trésor de la ville d'Oxyrhynchos (la cité du poisson au nez pointu) a livré près de quatre-vingt pour cent de tout ce que l'on sait de la vie quotidienne du monde gréco-romain : livrets de maîtres d'école avec leurs commentaires sur Homère, lettres d'amour ou appel déchirant d'un enfant à ses parents, testaments, comptes rendus de procès ou exactions contre les premiers chrétiens, conseils d'un apiculteur ou d'un pêcheur lors des crues du Nil... Mais ont aussi été découvertes des oeuvres inconnues de Sophocle, de Pindare, de Sapho... Des bribes de l'évangile gnostique de saint Thomas et des textes apocryphes de Paul. Grâce au travail de Peter Parsons c'est une partie du monde antique qui surgit sous nos yeux, précis, proche de nous et trés émouvant.

  • Vies de philosophes et de sophistes d'Eunape de Sardes - texte traduit, annoté et présenté par Olivier D'JERANIAN - Editions Manucius, 2009 :

De toutes les doxographies ou biographies de penseurs grecs que les auteurs de l'Antiquité ont laissées pour la postérité, seules quelques-unes nous sont parvenues. Pourtant, et aussi peu soient-elles, toutes n'ont pas connu un sort égal, et certaines ont même, malgré leurs indéniables qualités, plongé dans l'oubli. C'est le cas des Vies de Philosophes et de Sophistes d'Eunape de Sardes, collection de biographies originale pour l'époque car elle expose la vie des philosophes et de sophistes dans un seul et même ouvrage. Mais c'est avant tout la génération de penseurs abordée dans ce recueil qui fera sa spécificité, et l'oeuvre d'Eunape sera bien la seule à couvrir, comme il le dira lui-même, tout un pan de la pensée grecque déjà délaissé par les doxographes. Ces Vies ont aussi la particularité d'être écrites par un intellectuel engagé dans les controverses politiques, philosophiques et religieuses de son temps, la fin du IVe siècle de notre ère, période charnière pour la philosophie et surtout pour le paganisme, dans un Empire romain tout juste christianisé. En ces temps de crise, l'ouvrage prend la forme d'un manifeste philosophique exposant un idéal de vie païen, profondément ancré dans une culture grecque classique, se réclamant de Platon, d'Homère et s'incarnant en la personne de Julien l'Apostat, dont la biographie inédite occupe une place centrale. Pour toutes ces raisons, qu'elles soient philosophiques ou historiques, Les Vies de Philosophes et de Sophistes méritaient une nouvelle traduction tenant compte des récentes avancées de la recherche philologique.

  • Attila par Michel ROUCHE - Fayard, 2009 :

Aux IVe et Ve siècles, l'empire d'Orient et d'Occident a connu d'innombrables incursions, agressions, invasions de "Barbares" qui ont profondément bouleversé la "civilisation romaine" du point de vue culturel, politique, militaire et même religieux. Mais tout cela fut peu de chose comparé à la terreur, aux dégâts matériels et moraux infligés par les Huns. Issus des confins de la Chine, ils s'agrégèrent en Europe orientale - Ukraine, Carpates, régions danubiennes...- à des tribus d'autres origines ethniques qu'eux, des Germaniques, pour constituer une force de frappe terrifiante : ne leur enseignèrent-ils pas à se servir du cheval de guerre et de l'arc à double courbure, véritables armes absolues ? Attila, leur roi, ne correspondait guère à la calomnie qui a fait de lui une brute doublée d'un analphabète sanguinaire (de l'herbe qui ne repoussait pas après le passage de ses cavaliers à la viande cuite sous la selle tandis qu'il chevauchait) ni à la diabolisation qui a toujours cours aujourd'hui. Ennemi des plus coriaces, il menaça Rome comme Constantinople (les deux pôles de la puissance romaine), Paris, Orléans, Milan, faisant naître contre lui des coalitions inattendues sinon contre nature (celle par exemple du général romain Aétius avec le roi des Wisigoths, "barbare" entre les barbares). En presque deux décennies (v. 434-453), cet homme qui a vécu moins de soixante ans a marqué l'Histoire pour toujours. Il était temps qu'avec l'oeil exercé de l'historien Michel Rouche relise et, au besoin, réinterprète des textes longtemps mal lus et surtout dépourvus des lumières fournies par l'archéologie. L'auteur de Clovis - un grand best-seller d'histoire de ces dernières années - a repris le sujet dans sa totalité. Sous sa plume, l'un des grands conquérants de l'humanité retrouve une vigueur que le mythe avait effacée.

attila - michel rouche
  • Vicinitas Aquae - La vie au bord de l'eau en Gaule romaine et dans les régions voisines édité par Robert BEDON - Caesarodunum XLI-XLII - PULIM; 2009 :

Les villes et les villages de la Gaule romaine et des régions voisines se situaient presque toujours au contact ou dans la proximité de l'eau : rivière, fleuve, étang ou lac, plus rarement bordure de mer, et cette situation semble avoir déjà existé antérieurement. Les résidences campagnardes et les établissements agricoles qu'on appelait des villas recherchaient également le voisinage de l'eau. Les articles réunis dans ce volume cherchent à analyser les motifs de cette attirance. Il étudient aussi les conséquences de tels choix, conduisant à implanter les agglomérations sur des terrasses alluviales ou sur des flancs de vallées, ce qui comportait des aspects positifs, mais créait aussi des difficultés, et a nécessité notamment la réalisation fréquente de remblais de soutènement. Plusieurs contributions examinent également l'influence de la proximité des cours d'eau sur les tracés directeurs cadastraux et urbains, sur la disposition des espaces et des bâtiments, ainsi que sur les activités humaines, sur les mémoires et sur les esprits.

  • Rome, la Judée et les juifs par Mireille HADAS-LEBEL, Ed. A & J Picard, 2009 :

Au cours de son expansion en Méditerranée, à partir du IIe siècle avant l'ère chrétienne, Rome ne pouvait manquer de rencontrer la Judée ainsi que nombre de communautés juives déjà présentes dans plusieurs des nouvelles provinces de son Empire. Elle découvrit alors une religion très différente de celles qui lui étaient familières. Sans qu'il y eût jamais de persécution systématique, les relations entre Rome et les Juifs finirent par se gâter au point de susciter trois révoltes juives antiromaines entre la fin du Ier siècle et la première moitié du IIe siècle de l'ère chrétienne. Ces événements qui ont eu une incidence considérable sur la suite de l'histoire, au moment même où commençait à se diffuser le christianisme, sont peu présents dans la littérature romaine subsistante et sont de ce fait trop souvent ignorés des historiens modernes de la romanité. Cet ouvrage, qui utilise à la fois des sources littéraires juives, grecques, romaines et chrétiennes, s'appuie autant que faire se peut sur l'archéologie. Au-delà du récit des événements, il s'attache à analyser la confrontation de deux cultures. Il devrait ainsi contribuer à donner toute leur place à la Judée et aux Juifs sur la carte de l'Empire romain.

  • La naumachie - Morituri te salutant par Gérald CARIOU - PU Paris-Sorbonne, 2009 :

La naumachie est le spectacle romain le plus colossal à avoir jamais existé. Il consistait à reconstituer de grandeur naturelle une bataille navale dans un grand bassin naturel ou artificiel. Entraînées et embarquées sur de puissantes galères de combat, des flottes de condamnés s’affrontaient et représentaient les anciennes grandes marines de la Méditerranée antique. Pourtant, la naumachie est aujourd’hui le spectacle, mais aussi l’édifice de spectacles antique, le moins bien connu de tous. Ces grands monuments comme la fameuse naumachie d’Auguste ont disparu. À l’inverse de l’amphithéâtre ou du cirque, les installations servant à l’organisation du combat naval demeurent fort mal connues. Après une longue enquête impliquant le croisement des textes et des données fournies par l’archéologie, le voile semble levé. Où se trouvaient les 3 grandes naumachies de Rome ? La naumachie a-t-elle constitué un modèle architectural à l’instar des autres édifices de spectacles ? Assistait-on réellement à la transposition d’un combat naval en plein milieu urbain ? Quels étaient les scénarios des naumachies ? Qui étaient les naumachiarii qui composaient les équipages des flottes ? Que symbolisait la mise à mort collective de milliers de condamnés dans le contexte festif, militaire, politique et religieux de la fin de la République et du Haut-Empire ?

  • + Chasses antiques - pratiques et représentations dans le monde gréco-romain : IIIe siècle av. J.C., IVe siècle ap. J.C. de Jean TRINQUIER / Christophe VENDRIES, PU Rennes, 2009 :

La question de la chasse permet d'appréhender les rapports de l'homme avec le monde sauvage et le dialogue entre nature et culture. Il apparaît que la compréhension des relations entre l'homme et l'animal dans une société donnée passe forcément par une enquête cynégétique. Cette conviction, partagée désormais par de nombreux chercheurs, s'est traduite par un essor sans précédent des études sur les chasses, qui en ont renouvelé l'approche en utilisant les concepts de l'anthropologie moderne. Ces travaux qui portent sur des aires culturelles variées et sur des époques différentes, ont considérablement enrichi nos connaissances. Voilà un sujet qui a bien des choses à offrir aux historiens et en particulier à ceux du monde gréco-romain, car si les chasses grecques ont suscité un intérêt manifeste, on ne peut en dire autant des chasses romaines, alors que la documentation est abondante et variée. La relecture des sources a permis d'investir à nouveau ce champ de recherches quelque peu délaissé depuis la thèse de J. Aymard. Les Romains s'adonnaient-ils volontiers à la chasse ? Qui chassait ? Et quel type d'animal ? Y avait-t-il une perception différente de la chasse chez les Grecs et les Romains ? Autant de questions qui méritent aujourd'hui d'être reprises. Ce livre est l'occasion de porter un autre regard sur la manière de chasser des Romains et sur le sens de la chasse dans les sociétés anciennes. Les approches croisées ont permis de cerner la figure du chasseur, de réfléchir sur la place de la chasse dans la hiérarchie des activités sociales, de s'interroger sur sa valeur, y compris dans les milieux sociaux les plus modestes. Historiens, philologues et archéologues se sont efforcés de mettre l'accent sur cette thématique, aux frontières de l'histoire économique et sociale, qu'il convient désormais de se réapproprier. Au final, c'est un tableau nuancé que cet ouvrage voudrait présenter en reconsidérant un certain nombre de lieux communs à travers trois axes de réflexion : " La chasse et le pouvoir ", " De l'animal au gibier " et " L'art de la chasse ".

Signalons encore les nouveautés aux éditions Belles Lettres avec quelques rééditions :

  • La Véritable Histoire de Marc Aurèle par Paméla RAMOS :

De Marc-Aurèle (121-180) l’Histoire retient surtout l’empereur philosophe, opposant bonté, raison et tempérance aux troubles d’un Empire entamant son déclin. Fils adoptif d’Antonin le Pieux, éduqué à l’éloquence ainsi qu’aux préceptes stoïciens par son maître aimant Fronton, il prend le pouvoir tardivement, non sans hésitations. Partisan du peuple, auquel il apportera soutien et largesses, entouré de sénateurs sans l’avis desquels il ne rendra aucune décision de justice, il partagera sept ans le pouvoir avec son frère adoptif, Lucius Vérus, aux moeurs scandaleuses. Avec patience, endurance et courage, il affrontera malgré une santé précaire les prémisses des invasions barbares, repoussant les Germains, ou encore les Parthes à l’extérieur d’un empire chancelant. La peste, que son médecin Galien tentera de guérir, les tremblements de terre dévastateurs, la trahison et la tentative de renversement du pouvoir par son général Avidius Cassius, rien ne lui sera épargné durant son règne pénible et dangereux. Fidèle à son épouse Faustine, solitaire écrivant ses Pensées les soirs de campagne, Marc Aurèle ne renoncera jamais à la philosophie comme remède, comme nécessité, comme lien universel ne souffrant aucune frontière, poursuivant un idéal d’unification des peuples par la Raison. Raillé par ses détracteurs pour son manque de dureté et de vigueur, encensé par son entourage pour ses qualités humaines exceptionnelles, il laissera à l’empire un fils tyrannique et violent, Commode, qui s’empressera de piétiner les principes de son père. Qui était-il vraiment ? À vous d’en juger grâce aux témoignages de Dion Cassius (155-235), Hérodien (175-249), Galien (129-199), Fronton (100-170) ou encore Aurélius Victor (330-390).

  • Pétra et les Nabatéens par Marie-Jeanne ROCHE - Guide Belles Lettres des Civilisations :

Pétra, la cité rose de Jordanie, fait rêver de caravanes d'encens et d'architecture fabuleuse. Mais qu'en est-il réellement de la capitale d'un royaume des sables et de ses habitants, entreprenants caravaniers arabes qui ont résisté aux Grecs, puis aux Romains ? La civilisation nabatéenne, tombée dans l'oubli jusqu'au début du XIXe siècle, retrouve la lumière grâce au développement intensif de la recherche archéologique et épigraphique. Dans ce guide, le lecteur découvrira combien les Nabatéens, courageux et aventureux, étaient amoureux de la vie.

marc aurele - pamela ramos
  • + Ecrire l'Histoire à Rome par Stephane RATTI;
  • + La Loi à Rome histoire d'un concept par André MAGDELAIN;
  • + L'Alimentation et la cuisine à Rome par Jacques ANDRÉ;
  • + L'émancipation féminine dans la Rome antique par Guy FAU.

Le mois d'août étant propice à la lecture de vacances, j'emporte également avec moi trois romans parus récemment qui ont en commun de se situer au troisième siècle de notre ère dans l'empire romain :

  • Moi Julia, vestale et impératrice par Paul-Jacques LÉVÊQUE-MINGAM - L'Harmattan, 2009 :

Les femmes de pouvoir ont toujours fasciné : Hatshepsout, Cléopâtre, Zénobie, Elisabeth d'Angleterre, Catherine de Médicis, la Grande Catherine, Victoria, Tseu Hi et beaucoup d'autres moins célèbres. Parmi celles-ci, une inconnue, Julia Aquilia Severa : et pourtant elle fut vestale sous les règnes de Septime Sévère et de Caracalla, au début du IIIe siècle après Jésus-Christ, puis impératrice sous celui d'Héliogabale, qui l'épousa deux fois, après l'avoir enlevée et violée. Crimes, empoisonnements, supplices et débauches furent pour elle autant d'écueils à éviter pour devenir enfin Augusta. A travers un tableau érudit de la vie quotidienne à Rome sous l'Empire de la décadence, l'auteur nous entraîne de temples en villas, de palais en thermes publics, de théâtres en lupanars, à travers l'Italie, la Crète, Chypre, la Syrie et la Propontide, dans une atmosphère de passions, d'intrigues et de haines.

  • Le guerrier de Rome - L'Orient à feu et à sang par Harry SIDEBOTTOM - Timée-Editions, 2009 :

An 255 après J.-C. : l'imperium romain est au bord de l'éclatement, son autorité et sa puissance sont défiées en son sein même et le long de chaque frontière. Le plus grand danger vient de l'Est, en Perse, où les forces grandissantes de l'Empire sassanide attendent, menaçantes. Là se trouve la citadelle isolée et reculée d'Arété, qui face au désert guette l'inévitable invasion barbare. Un homme est chargé de fortifier les murs désormais croulants de la cité et d'organiser sa défense. Un homme dont le nom même signifie la guerre : Ballista, l'ancien otage diplomatique de l'Empire, Ballista le Barbare, Ballista qui, à 16 ans, n'hésita pas à assassiner de ses propres mains l'empereur Maximin le Thrace. Seul Ballista peut rassembler les troupes et leur donner le courage de résister les premiers à l'ennemi le plus puissanr qu'ait jamais affronté l'imperium. - Il s'agit du premier tome d'une trilogie intitulée "Le Guerrier de Rome", qui en comportera deux autres respectivement titrés "Le Rois des Rois" et "Lion du Soleil"

  • La 8e Colline de Rome par Ugo BELLAGAMBA - Mémoires Millénaires Editions, 2009 :

An 268 de l'ère chrétienne. L'impératrice Cornélie Salonine, épouse du défunt Gallien, arrive à Cemenelum en grand secret, accompagnée de quelques esclaves, dont son fidèle Quintus. Elle espère trouver protection auprès du gouverneur de la cité et disparaître. Installée dans l'une des plus belles demeures patriciennes, elle tente d'oublier ses souffrances dans les Thermes, aux côtés d'un enfant-philosophe. A moins qu'un maître-artisan, converti au Dieu Unique, ne lui offre un autre chemin. Mais, déjà, l'Histoire la rattrape. ...
Ce roman comprend en introduction un dossier Science de Monique JANNET, intitulé : Cimiez : Quand Nice était romaine.

guerrier de rome - harry sidebottom

A cause du roman d'Harry Sidebottom qui fait au moins 565 pages, j'ai du renoncer à amener l'édition renouvelée et retravaillé de la biographie des 105 empereurs de l'indispensable ouvrage de François ZOSSO et Christian ZINGG, Les Empereurs romains, aux éditions Errance ; malgré ses 470 pages il pèse plus lourd dans ma valise, qualité du papier oblige, mais je le retrouverais d'ici la mi-septembre.

Gricca

 
 
 
 
6 Août 2009
Gérard a écrit :
Je lis un peu partout, lorsque je m'étale sur l'avenir de Julius Caius Caesar, qu'une loi que l'on nommait "Triade Capitoline" devait être respectée. Mais qu'est-ce que cette "Triade Capitoline" ? Je n'ai pas trouvé d'explication satisfaisante sur le sujet ! Pourriez-vous en réunir un peu ?
 
 
 
RÉPONSE :

La Triade capitoline, c'est, si vous voulez, un peu la "Sainte Trinité" des Romains : leurs trois principales divinités nationales, celles qui étaient vénérées sur le Capitole, la colline sacrée de Rome : Jupiter, Mars, Minerve. (pour plus d'infos à ce sujet, voyez : fr.wikipedia.org).

Pour en revenir à notre ami Jules César, en tant que chef suprême de la religion romaine (Pontifex maximus), il entrait évidemment dans ses attributions de surveiller l'exécution des rites cultuels dédiés à cette fameuse Triade. Mais c'est bien là le seul lien que je distingue entre ces trois divinités et le grand Jules qui, en dépit de ses fonctions sacerdotales officielles, était un incroyant notoire… à part - peut-être - une vague considération pour Vénus, son "aïeule" présumée et surtout revendiquée.

 
 
Gérard réécrit :
Tout d'abord, merci pour vos dernières explications concernant la "Triade Capitoline". (…) À ce jour, ce qui me plairait que vous fassiez pour moi serait d'avoir un maximum de renseignement sur ce que fit César, après avoir quitté (ou plutôt crucifier) les pirates qui l'avaient malmené. Car pour l'histoire, suite à cet événement, notre Jules atteint en peu de temps, le pouvoir ! Comment s'y est-il pris ? Mettre en un temps record Crassus et Pompée, sans compter la plupart des "politiciens" de l'époque, et aussi et surtout le peuple, sous sa coupe ? (…) Joua-t-il un rôle, même minime, dans la conjuration de Catilina ? Je sais par de certaines lectures, qu'il avait déjà eu auparavant quels entretiens avec cet homme !
 
 
 
RÉPONSE :

Vous me faites beaucoup d'honneur de recourir ainsi à mes modestes lumières. Cependant, celles-ci sont insuffisantes pour me permettre de vous relater, dans les détails, l'ascension de Jules César, depuis son aventure avec les pirates jusqu'à la conclusion du "premier Triumvirat" avec Crassus et Pompée. En outre, je manque de temps pour me lancer dans cette véritable biographie !… Aussi, je vous invite plutôt à consulter, sur le site ami Peplums.info de Michel Eloy, cette chronologie - relativement détaillée - de Jules César : Clic !. Celle-ci devrait au moins vous permettre de distinguer les étapes de l'ascension du grand Jules. Ascension qui ne fut ni rapide, ni aisée…

En ce qui concerne le rôle de César dans la conjuration de Catilina, de sérieux doutes subsistent… Et ce d'autant plus que cette conjuration, ses mobiles, ses objectifs, sont assez mal connus. Et le peu que nous en savons provient d'auteurs partiaux : Salluste, un césarien assez peu favorable à Catilina, et Cicéron, son adversaire le plus farouche.

Tout ce que l'on peut dire, objectivement, c'est que César tenta - vainement - de s'opposer à la condamnation à mort de Catilina et de ses complices. Était-il pour autant un sympathisant du rebelle ? Cela me paraît assez douteux… Disons que César et Crassus, les chefs du parti dit "populaire", s'étaient servis de Catilina et de sa démagogie extrémiste à des fins électoralistes. Ses thèses radicales agissaient comme un repoussoir. Catilina, c'était l'épouvantail qu'ils agitaient afin d'orienter les votes des indécis vers des candidats moins extrémistes, mais dénués du charisme nécessaire pour remporter une élection "normale". Mais quand Catilina et ses partisans menacèrent de mettre l'Italie à feu et à sang, voire de marcher sur Rome pour y prendre le pouvoir, ses puissants alliés le "lâchèrent" sans le moindre scrupule, informant même Cicéron, alors consul (magistrat suprême Rome), de tout le détail des plans séditieux de leur ancien "ami".

julius caesar
   

Il n'en reste pas moins que tout ce qui était de nature à ébranler les fondements de la République était du pain béni pour notre Jules : plus le régime en place se délitait, pourrissait, s'effilochait, plus ses chances d'en prendre un jour le contrôle intégral et absolu grandissaient. On peut dès lors comprendre que César, ayant connaissance des projets de Catilina, ne fit rien pour s'y opposer… jusqu'à ce que cette conjuration prenne un tour dangereux. Les forces rebelles des conjurés ayant pris le contrôle du Nord de l'Italie, cette crise, au départ anodine, menaçait maintenant d'entraîner la République vers une guerre civile dont le déclenchement, prématuré, risquait de ruiner les ambitions du grand Jules. Si Catilina remportait quelques succès sur le champ de bataille, Pompée, alors en Orient, serait rappelé en Italie pour y remettre de l'ordre. Il deviendrait alors l'homme providentiel, le sauveur de l'État, et, soutenu par son armée victorieuse, il s'emparerait du pouvoir absolu quasiment sans coup férir. Et le grand Jules n'aurait plus qu'à ronger son frein en attendant des jours meilleurs…

Quant au plaidoyer de César devant le Sénat en faveur de Catilina, peut-être ne faut-il y voir que le souci de garder en vie d'irréconciliables adversaires du régime en place : les ennemis de nos ennemis ne sont-ils pas nos amis ?…

Un petit mot pour terminer. Si la conjuration de Catilina vous intéresse, je vous recommande vivement la lecture de L'énigme de Catilina de Steven SAYLOR. C'est un "polar antique" (une enquête de Gordien le Limer - voyez : www.peplums.info), mais fort sérieusement documenté du point de vue historique.

 
steven saylor - enigme de catilina