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Juillet-Août-Septembre 2008 (page 2/2)
Sommaire Juillet-Août-Septembre 2008
: Clic !
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| 16 Juillet 2008 |
| Lydie
a écrit : |
Je
voudrais acheter une copie de mosaïque
romaine pour offrir à mon époux.
Passionné d'histoire romaine, je sais que cela
lui ferait plaisir, mais je ne sais pas où chercher
!
Nous allons en Italie cet été, pensez
vous que je puisse trouver cette mosaïque dans
un musée ?
Sachant que je voudrais un exemplaire " mosaïque"
pas sur papier.
Merci de m'aider… |
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| RÉPONSE
: |
Je ne dispose guère
de renseignements susceptibles de vous aider dans
votre quête d'une reproduction de mosaïque
romaine… Oui, la piste des musées italiens
me paraît intéressante… Encore
que, vu le nombre d'heures de travail nécessaires
à la confection d'une "vraie-fausse"
mosaïque et le prix de la main-d'œuvre dans
nos pays développés, l'acquisition d'un
tel objet risque de vous "coûter bonbon"
(pour ne pas parler de "peau des fesses"
- restons polis quand on s'adresse à une dame
!).
Je ne sais pas, mais peut-être auriez-vous plus
de chance de trouver cet objet, à meilleur
compte, du côté de l'Afrique du Nord,
une autre région très riche en vestiges
romains, et particulièrement en mosaïques…
Il n'est pas dit non plus que vous seriez pour autant
contrainte de traverser la Méditerranée
pour hanter les souks algériens, tunisiens
ou marocains : des recherches sur la Toile pourraient,
qui sait ? vous permettre de trouver votre cadeau
au Maghreb de vous faire le faire expédier
at home.
Désolé de ne pouvoir mieux vous renseigner.
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| 6 Août
2008 |
| Michel
a écrit : |
(…)
Il se serait passé un événement
particulier en 391 ap. J.-C.
Voudriez-vous éclairer ma lanterne
?… |
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| RÉPONSE
: |
Par souci
de commodité, la plupart des chronologies
situent en 391 ap. J.-C. l'interdiction
totale, par l'empereur Théodose,
du paganisme dans tout l'Empire romain.
En réalité, Théodose
signa trois édits successifs visant
à prohiber le culte païen
: deux, partiels (l'un concernant l'Italie,
l'autre l'Égypte), furent publiés
en 391, et le troisième, général,
fut édicté le 28 novembre
392. (Voyez à ce sujet la notice
biographique que j'ai consacrée
à Théodose). |
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| 20 Août 2008 |
| Arthur
a écrit : |
1.
(…) Je suis justement en train de lire votre
notice sur Valentinien,
et voila l'idée qui me frappe (non littéralement) :
La question chrétienne
prend de plus en plus d'importance dans vos notices
au fur et à mesure qu'on s'enfonce dans le
Bas-Empire. Logique, me direz-vous, le Christianisme
prenant de l'ampleur.
Et si c'était plutôt pour briser
la routine ?
En effet, je me rends compte
en lisant la notice de Valentinien qu'à partir
de Maximin le Thrace, et excepté quelques
intermèdes, la plupart des empereurs présentent
le même profil : ce sont des militaires, des
reîtres populos (bon là je caricature),
issus des rangs de l'armée, qui se soucient
comme d'une guigne de Rome (ou bien souvent ils
ne mettent pas les pieds)…des généraux
plus que des princes, donc, qui guerroient et rançonnent,
sans fantaisie, avant de mourir (vite, le plus souvent).
Pour échapper à
une énumération de soudards interchangeables,
la question chrétienne tombe à pic
! Elle permet d'égayer la notice par le récit
(savoureux) des turpitudes du "parti chrétien",
dont les membres, souvent d'authentiques margoulins,
sont assez divertissants.
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| RÉPONSE
: |
Caramba, me
voici démasqué ! Eh bien oui, mes digressions
iconoclastes sur le christianisme antique vinrent
fort à point pour agrémenter les notices
biographiques des empereurs tardifs. Bravo pour votre
perspicacité !
Mais que je vous explique, que je vous fasse visiter
ma cuisine interne… Vers 1997, j'avais commencé
à rédiger, dans un style assez voltairien,
les biographies des premiers papes de Rome, mais je
me suis assez rapidement heurté à une
difficulté : ma méconnaissance (relative)
de l'histoire de l'Empire romain. J'ai donc péniblement
recueilli un peu de documentation, compilé
quelques infos et rédigé quelques brèves
notices sur les empereurs romains, presque aussi sèches
que celles des dictionnaires.
Enfin, en 1998, l'internet vint ! Je me suis dit alors,
in petto, "voilà qui tombe à
pic, je vais enfin pouvoir collecter une manne de
renseignements divers et variés sur l'Empire
romain, la civilisation gréco-romaine et l'Église
primitive !". Hélas, trois fois hélas
! à cette époque préhistorique,
le web francophone, encore balbutiant (la France américanophobe
s'accrochant désespérément à
son Minitel, pourtant moribond), ne recelait strictement
rien d'utile à mes recherches. Bonne âme,
j'ai donc décidé de montrer l'exemple,
et puisque je bénéficiais d'un espace
web gratuit chez un serveur internet, j'ai décidé
de l'utiliser pour y publier les brèves, sèches
et sommaires notices impériales déjà
rédigées.
Ensuite, vu le succès rencontré par
cette initiative, j'ai commencé à étoffer
ces textes… et je me suis retrouvé confronté
au même problème que celui rencontré
avec mes textes "papaux" : le manque de
documentation accessible. En effet, pour disserter
sur les premiers empereurs, on peut compter sur des
sources très facilement disponibles, les œuvres
de Tacite et de Suétone, puis, pour l'époque
suivante, l'Histoire Auguste et Hérodien.
Mais après, quand on en arrive au milieu du
IIIe siècle, c'est une autre paire de manche
! Quasiment plus de "sources primaires"
accessibles au commun des mortels ! À part
Ammien Marcellin (dont l'œuvre, passablement
mutilée, n'est d'ailleurs disponible sur la
Toile que depuis peu), aucun historien romain digne
de ce nom ! Les renseignements, il faut aller les
grappiller un par un, disséminés qu'ils
sont chez des abréviateurs latins
assez tardifs, chez des historiographes byzantins
qui le sont encore davantage, ou dans d'autres textes
presque confidentiels (panégyriques, œuvres
inédites de Pères de l'Église
ou textes d'obscurs littérateurs que nul spécialiste
ne s'avisa jamais de traduire dans une langue moderne).
Bref, le seuil de compétence de l'historien
amateur que je suis fut vite atteint, et d'autant
plus que pour certains de ces empereurs ou usurpateurs,
la somme des connaissances des plus savants érudits
se limite à quelques prudentes lignes, rédigées
au conditionnel. Mes anciens textes sur les papes
et le christianisme, dûment adaptés à
la lecture sur écran, vinrent donc à
point pour étoffer quelque peu des biographies
d'empereurs assez lacunaires.
Et c'est ainsi que, plus on avance dans mon site
"Empereurs romains", plus la part purement
biographique tend à se réduire. En revanche,
le "versant" consacré au christianisme
primitif - relique de mon travail sur les Papes -
reste assez fourni, et paraît d'autant plus
important qu'il n'est pas dilué dans une longue
notice.
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2.
Et un dernier point qui attire mon attention (…)
: je viens de lire Benoist-Méchin, Julien
l'Apostat, et j'ai été frappé
des ressemblances entre le Christ et Mithra…
J'ai cru comprendre que ces deux religions furent
en concurrence un moment.
Alors faut-il penser que si le Christianisme
n'avait pas vaincu, ça aurait été
le Mithraïsme, une autre sorte de
Monothéisme ?
Entre ces deux religions nouvelles, le sort du vieux
paganisme semblait scellé…
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| RÉPONSE
: |
L'empire
romain aurait-il peu devenir mithriaque au cas
où le christianisme n'aurait pas réussi
? C'est le pitch (comme on
dit maintenant) des romans - entre uchronie
et heroic-fantasy - de Rachel TANNER
(voyez ici : Clic
!).
Personnellement, j'ai des doutes… Du
moins en ce qui concerne le culte de Mithra
qui à mes yeux (mais je ne suis guère
un spécialiste des cultes païens)
ressemblait davantage un genre de "franc-maçonnerie",
à un rassemblement d'initiés triés
sur le volet (uniquement des mâles courageux,
pas de femmes) qu'à une religion "de
masse". En revanche, je ne vois pas pourquoi
un monothéisme solaire n'aurait pas pu
s'imposer, en pratiquant un large syncrétisme
envers les dogmes chrétiens. Il n'est
d'ailleurs pas impossible que Constantin
ait, un temps, nourri un tel projet.L'instauration
d'un christianisme teinté de culte solaire,
ou le triomphe d'un Sol Invictus à
la sauce chrétienne, cela aurait ménagé
ses traditions familiales tout en s'adaptant
à la situation nouvelle d'un christianisme
de plus en plus en plus présent et influent
(à ce sujet : Clic
!). Du reste, le christianisme naissant
se garda bien d'être imperméable
aux cultes solaires, fort populaires au sein
des légions romaines !…
Voyez aussi l'empereur Julien.
Certes, il a échoué. Mais que
serait-il advenu si l'Apostat était
revenu, vainqueur, triomphant, glorieux - et
fabuleusement enrichi - de son expédition
contre les Perses ? (Voyez ici : Clic
!).
À la réflexion, je crois que ses
soldats chrétiens furent fort avisés
de lui décocher dans le dos une flèche
"perdue" (pas pour tout le monde)
! |
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| 3 Septembre 2008 |
| Christian
a écrit : |
(…)
J'adore l'histoire romaine depuis mon enfance, j ai
quand même maintenant 61 ans et a la retraite,
et je lis et m'intéresse a ce sujet.
Je demeure à ARLES dans les Bouches-du-Rhône,
où il y a musée de l'Arles antique,
classée par l'UNESCO.
On a découvert dans le Rhône,
il y a qq mois, un buste de CÉSAR, dans sa
vieillesse : www.cite-sciences.fr.
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| RÉPONSE
: |
| Je vous remercie d'avoir
pris la peine de me communiquer ce lien relatif à
la découverte dans le Rhône d'un
buste de Jules
César, le seul connu qui aurait
été réalisé de son vivant.
Amusant : on constate ainsi que les auteurs de l'excellente
série TV Rome (HBO) n'avaient pas
eu tort de nous présenter un
Jules nettement plus "replet" que celui
auquel nous avaient habitués (par exemple)
les aventures BD d'Astérix le Gaulois.
Cela dit, j'avais déjà eu connaissance
de la mise au jour de cette relique archéologique,
mais l'article que vous me renseignez est plus complet
et explicite que celui que j'avais lu in illo
tempore.
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À gauche, le buste de César,
repêché dans le Rhône.
À droite, Ciaràn Hinds interprète
Jules, dans la série Rome
(HBO).
Peut-être un vague "air de famille"
?… |
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| RÉACTION
À CE COURRIER |
| 29 Octobre 2009 |
| Christian
a écrit : |
Ci-joint
un lien du musée de l'Arles antique
- "Le buste de CÉSAR"
sorti du Rhône, dans ma ville :
Un retraité Alésien, passionné
d'histoire antique.
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| 7 Septembre 2008 |
| Didoujo
a écrit : |
Concerne
page de Suétone
et Chrestos : J'aurais dit Gominé
et non Gommeux
Gominé a un rapport avec Gomina,
mixture appliquée sur les cheveux. Pourrait
par analogie avoir un rapport avec la pratique cultuelle
de huiler les statues en Orient ou tout simplement
les cheveux des prêtres
Gommeux par ses liens avec
résines et gomme ne convient pas à mon
sens… Bien sûr on pourrait chercher un
rapport avec l'argot… mais là, il y aurait
comme un anachronisme
Toute cette histoire pourrait
[encore] avoir un rapport avec le cognassier
arbre originaire du Sud Caucase et de l'Iran. Des
pépins du coing, on tirait une sorte de pâte
appelée de nos jours la bandoline : ancêtre
de la Gomina. Cette huile pâte servait de traitement
dermique pour les cheveux secs. Gommeux et Gominé
se rejoindrait ainsi car il s'agit bien d'onction
sur les cheveux.
Voyez à ce sujet ; nature.jardin.free.fr. |
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| RÉPONSE
: |
Un grand
merci pour ces intéressante précisions
"botaniques" et "linguistiques".
J'ignorais totalement cet usage du coing…
que je voyais plus volontiers oindre les
tartines que les cheveux !
Gommeux ?… Ce mot, je
l'entendais dans son acception, assez
vieillie, de jeune homme que son élégance
exagérée et son air prétentieux
rendent ridicule (Dico Robert). C'est
toutefois en vain que vous rechercheriez
dans l'usage que j'ai fait de ce terme
une quelconque réalité d'ordre
historique ou cosmétique. En fait,
au moment de décrire cet homme,
ce Chrestos devant son surnom
"dans le milieu" à ses
cheveux gominés (ou simplement
graisseux), et connu des "services
policiers de l'Empire romain" par
cette particularité physique, quelques
vers d'une chanson (relativement) peu
connue et passablement scabreuse de Pierre
Perret me revinrent à l'esprit
: "Le docteur du voisin du fils
du cousin du p'tit potier / Gommeux
à gomina, leur piqua la nana."
(Le
petit potier).
Il s'agit donc bien d'un usage sciemment
argotique, et très volontairement
anachronique. |
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| 15 Septembre 2008 |
| Emmanuelle
GRÜN a écrit
: |
Parution
prochaine (28 Sept 2008) du livre :
SILENCES
et NON-DITS de l’HISTOIRE ANTIQUE d’Emmanuelle
GRÜN,
publié chez Yvelinédition. env. 400
p. 21 € en librairie.
(Possibilité de le commander dès
maintenant.
En Octobre, dans les FNAC et sur Internet)
Ce livre traite de sujets non
enseignés : Chaos et Cosmos, découvertes
et inventions, origines de la démocratie, éthique,
héritage religieux et explique pourquoi les
racines de l’Europe sont surtout gréco-romaines.
Il offre également un regard d’ensemble
sur cette période de l’Antiquité
: question des origines de la civilisation, rôle
des Celtes dans la culture européenne, histoire
des Indiens d’Amérique, influences de
l’Égypte et civilisations de l’Afrique
noire, etc
Plus d’infos, adresse provisoire : emmanuellegrun.vefblog.net
- Projet soutenu par Helikon
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SILENCES
ET NON-DITS DE L'HISTOIRE
ANTIQUE
Jamais
nos livres d'école
nous ont appris qu'au
cours de la Rome antique
s'élevaient des
immeubles aux baies
vitrées et qu'on
connaissait déjà
le chauffage central,
le tout-à-l'égout
et les automates. Même
silence sur la pratique
d'une chirurgie avec
anesthésie et
les chiffres d'une espérance
de vie plusieurs siècles
avant Jésus-Christ.
Silence également
sur les thèses
héliocentriques,
les premières
conquêtes des
airs et les théories
sur l'existence d'un
Nouveau Continent. |
Silence
encore, sur les débuts
épiques d'une
démocratie qui
fur, en réalité,
très égalitaire
au point d'interdire
la contrainte par corps.
Silence enfin sur une
éthique ancienne
qui raconte le Chaos
et sur des cultes passés
qui, en fait, n'ont
jamais été
remplacés par
une nouvelle religion
monothéisme,
r le changement fut
ailleurs...
Il est permis de violer
l'histoire à
condition de lui faire
un enfant, ironisait
Alexandre Dumas. Victime
d'une forme très
moderne de révisionnisme,
l'histoire gréco-romaine
devient à la
fois absurde et insipide.
Derrière cela,
une dangereuse remise
en causes des acquis
de la Renaissance qui
ont pourtant fait sortir
l'Europe des tourments
du Moyen Age.
Sorte de miroir trouble
qui révèle
les travers de notre
époque, notre
passé antique,
loin de déranger
seulement un point de
vue religieux, remet
aussi en question une
position scientifique,
une approche philosophique,
ainsi que des opinions
historiques ou un point
de vue social. Aussi,
plus que jamais est-il
urgent de redécouvrir
nos racines gréco-romaines
et d'une manière
plus générale,
ce que fut de cette
mystérieuse période
de l'Antiquité
au cours de ces trois
millénaires qui
amorcent la longue marche
de l'histoire de l'humanité.
Emmanuelle
GRÜN est
née le 10 Avril
1966 à Paris.
Ses études de
Lettres Modernes, à
Paris X-Nanterre, lui
ont fait découvrir
un aspect inattendu
de la civilisation gréco-romaine.
Pour elle, ce sera le
début d'un long
travail d'investigation
de plus de dix ans,
période au cours
de laquelle elle rencontrera
différentes associations
spécialisées
dans l'histoire antique,
ainsi que des enseignants
en histoire, archéologues,
conservateurs de musées...
Devenue professeur de
Français Langue
Étrangère,
elle poursuivra ses
recherches et, en réponse
à une demande,
elle décidera
de publier la «
partie silencieuse »
de ce passé.
Les difficultés
seront d'une part, de
rassembler des informations
rares et inédites
pour certaines, et d'autre
part de simplifier des
textes anciens peu accessibles
à un large public. |
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COMMUNIQUÉ
Emmanuelle GRÜN présentera son
livre :
SILENCES ET
NON DITS DE LHISTOIRE ANTIQUE
au cours de deux prochains rendez-vous :
- Le 14 MARS 2009, au SALON du LIVRE
de PARIS, de 11h. à 12h.
sur le stand E81 dYvelinédition,
pour une séance dédicaces
de son dernier livre, ainsi que du précédent
: « Du Soleil dans les yeux et le pas
de lâne comme un cur qui
bat. » (2005)
- Le 21 MARS 2009, à la MAISON de
la GRÈCE, à 17 h., pour une
conférence de lauteur sur le
thème de son livre., organisée
par lassociation Helikon.
Adresse : 9, rue Mesnil 75016 PARIS.
Métro : Victor Hugo.
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| 21 Septembre 2008 |
| Gricca
a écrit : |
Incertitude sur le nom de l'épouse de l'empereur
Pupien Maxime
Dans
la liste
des épouses des empereurs romain,
j'avais indiqué, sur la foi d'anciens
ouvrages du XIXe siècle et du début
du XXe, que la femme de l'empereur Pupienus
Maximus se nommait Quintia Crispilla.
Elle est mentionnée dans des ouvrages
comme :
- "Histoire
philosophique des empereurs depuis César
jusqu'à Constantin", par M. TOULOTTE
(Paris 1822, Tome 3, page 121), où
il est indiqué : L'histoire dit
que cet empereur [Pupien] avait pour
épouse une dame d'une grande résolution.
Elle se nommait Quintia Crispilla. On en connaît
ni sa patrie, ni sa famille. Il ne parait
point qu'aucun enfant soit né de leur
mariage.
- Ou encore
"La vie privée à Venise,
depuis les premiers temps jusqu'à la
chute de la République" par Pompeo
MOLMENTI (Venise 1882), où il est écrit
: Le siège d' Aquilée, entrepris
en 238 par le tyran Maximin, qui s'opposait
aux deux empereurs Maxime et Balbin élus
par le Sénat, fit briller leur courage
et leur fermeté. La ville se défendit
avec une rare vigueur. Elle sut, bravant la
famine et affrontant la mort, se signaler
par des actes innombrables d' héroïsme.
Comme on manquait de cordes pour les arcs,
les femmes offrirent volontairement leurs
cheveux. Aussi, après la mort de Maximin,
pour conserver la mémoire du dévouement
des femmes d'Aquilée, on frappa une
médaille à l'effigie de Quintia
Crispilla, épouse de Maxime le revers
figurait un temple avec la légende
à Venus chauve. Ce trait, que l'histoire
a conservé et qui était digne
de l'être, est une précieuse
indication des murs et du caractère
de ces fortes générations du
passé.
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J'ignore
d'où ces auteurs ont tiré ce nom de
Quintia Crispilla et je ne connais aucune médaille
à son effigie. Je crains que ce nom soit une
invention du XIXe siècle, comme ceux imaginés
pour les épouses de Postumus
(Junia Donata), de Victorin
(Nera Pivesuvia) et de Carausius
(Oriuna). Surtout après avoir lu, dans un livre
récent (1),
que la femme de Pupien se nomme Cornelia Praetextata
et qu'elle possède une propriété
près de Viterbe au nord de Rome, en Etrurie,
ainsi qu'une figlinae (carrière d'argile)
produisant des briques estampillées à
son nom.
Encore une fois
j'ignore sur quoi se base le professeur Emanuele Papi,
de l'Université de Sienne, pour relier cette
Cornelia Praetextata à Pupien. En tout cas,
cette Cornelia Arria Sextia Praetextata appartient
sûrement au patriciat et rien n'empêche
qu'elle ait épousé Pupien, issu d'une
famille patricienne de Volterra en Etrurie. On attribue
généralement à Pupien au moins
deux fils, T. Clodius Pupienus Pulcher Maximus et
M. Pupienus Africanus, et peut-être une fille
Pupiena Sexta Paulina Cethegilla, car celle-ci pourrait
être la fille de ce M. Pupienus Africanus et
d'une Paulina ou même de cette Cornelia Praetextata,
qui dans ce cas serait la belle-fille de l'empereur
Pupien.
On voit qu'une
grande incertitude demeure sur cette famille et tant
qu'une inscription ou un texte ne nommera pas expressément
l'épouse de Pupien, on pourra toujours la nommer
Quintia Crispilla, Cornelia Praetextata ou encore
Sextia Cethegilla, d'autant qu'on ignore si Pupien
n'a pas eu deux ou même trois épouses
successives durant sa vie.
Voir le tableau
généalogique de Christian Settipani
(2002) page 10 : users.ox.ac.uk/~prosop
(doc. pdf à télécharger).
Gricca
NOTE
(1)
"Approaching
Late Antiquity. The Transformation from Early to
Late Empire" par Simon SWAIN et Mark EDWARDS
(Oxford University Press,2004). Plus particulièrement
dans le chapitre "A New Golden Age ? The Northern
Praefectura Urbi from Severans to Diocletian"
d'Emanuele PAPI (pp. 53-81), à la page
60 - Retour
texte
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| 26 Septembre 2008 |
| Chantal
a écrit : |
En
lisant la notice
biographique de l'empereur Claude, il me semble
avoir trouvé une petite erreur.
Claude étant fils d'Antonia,
elle-même fille de Marc Antoine, il ne peut donc
être que petit-fils de Marc Antoine,
et non arrière-petit-fils… à moins
que ces fameux Julio-Claudiens nous réservent
encore une péripétie inédite dans
leur généalogie ! |
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| RÉPONSE
: |
… Il y a pourtant
plusieurs années que je ne bois plus d'alcool
! Effectivement, Claude fut bien le petit-fils d'Antoine
(fils d'Antonia Minor, elle-même fille du Triumvir),
et non son "arrière petit-fils",
ainsi que je l'avais étourdiment indiqué.
Quelle infâme bourde !
Un grand merci, Chantal, d'avoir pris la peine d'attirer
mon attention sur cette erreur grossière, que
je m'empresse de corriger. |
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| Chantal
réécrit : |
Dans
un courrier
datant de 2002, que l'on peut consulter sur votre
site, dans lequel vous donnez quelques précisions
à Michel sur Antonia
Minor, on peut lire qu'elle était la belle-mère
d'Agrippine
l'Ancienne, mais aussi la grand-mère de
Britannicus.
Je ne suis pas d'accord avec cette dernière
filiation, car je crois que c'est sa sœur, Antonia
Major, qui a un lien avec Britannicus.
Antonia Major était la grand-mère de
Messaline, et donc l'arrière grand-mère
de Britannicus. Antonia Minor serait alors son arrière
grande tante, je suppose.
ET :
Moi non plus, je n'abuse pourtant
pas d'alcool, et pourtant j'ai eu un regrettable trou
de mémoire hier au sujet de cette pauvre Antonia
Minor. Elle était bien sûr la grand-mère
de Britannicus, étant la mère de Claude.
Je vous demande donc de bien vouloir m'excuser.
Lors de mes études, l'un de nos professeurs
écrivait en grandes lettres au tableau, avant
nos devoirs écrits : "R.A.E", ce
qui voulait dire : "Réfléchir Avant
d'Écrire"...
Je vais réactualiser ce conseil dans mon esprit. |
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| RÉPONSE
: |
… Mais vous
êtes tout excusée… Et ce
d'autant mieux que, dans votre premier message,
vous aviez tout à fait raison ! En effet,
si Britannicus
est bien le petit-fils d'Antonia
Minor, celle-ci est aussi son arrière-grand-tante.
Or donc :
- Britannicus est fils de Messaline,
fille de Domitia
Lepida, fille d'Antonia Major, fille d'Antoine
- Britannicus est fils de Claude,
fils d'Antonia Minor, fille d'Antoine.
ERGO, Britannicus est la fois (par son
père) l'arrière petit-fils
d'Antoine, et (par sa mère) son arrière
arrière-petit-fils.
ERGO, il est aussi l'arrière petit-neveu
de sa grand-mère Antonia Minor, et
le petit-neveu de son arrière grand-mère,
Antonia Major.
Vous avez dit consanguinité ? Après
cela, comment s'étonner que Britannicus
fut un garçonnet chétif, maladif
et épileptique ? Comme disait le Papet
du Jean de Florette de Pagnol : "Les
mariages entre proches parents, si c'est pas
bon pour les lapins, c'est pas bon pour les
gens non plus."
Un petit dessin valant mieux qu'un long discours,
je joins à ce message un croquis généalogique…
juste histoire de clarifier un propos facilement
susceptible de devenir confus. |
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