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Avril - Mai 2007 (page 4/4)
Sommaire Avril - Mai 2007 : Clic
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| 24 Mai 2007 |
| Julien
a écrit : |
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Je
lisais votre rubrique sur Aulus
Vitellius et, regrettant la brièveté
de cette biographie par rapport aux autres, j'ai voulu
voir sur le Net si je trouvais d'autres informations.
Je suis donc allé sur Wikipédia
consulté la fiche
dédiée à ce personnage et
j'ai constaté quelques divergences.
Si l'article de Wikipédia
n'est pas très clair quant à la chronologie
de l'incendie du Capitole, il déclare que le
vainqueur de la bataille de Crémone n'est pas
Vespasien (qui était apparemment encore en
route) mais un "converti" du nom d'Antonius
Primus qui dirigeait les légions du Danube,
que c'est lors de l'entrée de son armée
que Vitellius fut massacré par la foule qui
porta alors au pouvoir de manière temporaire
Domitien
en attendant le retour de son père et qui (d'après
Wikipédia citant les Vies des douze Césars
de Suétone) n'avait pas tenté de coup
de force.
D'après ce même
texte de Suétone (cité par Wikisource),
l'incendie du Capitole semblerait précéder
d'assez longtemps la chute de Vitellius, ce qui me
semble un peu en contradiction avec vos déclarations
selon lesquelles c'est après le retour de la
défaite de Crémone que le Capitole aurait
été incendié pour combattre le
"coup de force de Domitien" car le texte
de Suétone dit :
"Dans la guerre contre Vitellius, il s'était
réfugié au Capitole avec son oncle Sabinus
et une partie des troupes. Mais, pressé par
les ennemis et par les flammes, il passa secrètement
la nuit chez un des gardiens du temple. Le lendemain
matin, sous l'habit d'un prêtre d'Isis, il se
confondit parmi les ministres subalternes de ce culte
superstitieux, et, suivi d'un seul compagnon, il se
retira au-delà du Tibre, chez la mère
d'un de ses condisciples. C'est ainsi qu'il parvint
à tromper les recherches de ceux qui s'attachaient
à sa poursuite.".
Enfin, ça dépend car je trouve que la
fin de votre rubrique sur Vitellius est peu claire
notamment sur le temps écoulé entre
la fuite de Domitien et la mort de Vitellius. J'en
ai, moi, retiré l'impression que c'est peu
après la fuite de Domitien, voire dans la foulée,
que Vitellius est mort alors que le texte de Suétone
me donne l'impression, lui, que Domitien est resté
caché un certain temps hors de Rome.
Le règne éphémère
de Domitien et la victoire de Primus sont attestés
dans un des liens que vous citez tandis que d'autres
liens sont morts.
Je voulais donc vous demander
de plus amples explications, en savoir un peu plus
sur la chronologie de la fin de Vitellius, savoir
s'il y a un problème quelque part (genre Wikisource
qui se plante un peu, de nouvelles découvertes,
ou quoi …) et savoir si le règne éphémère
de Domitien et l'apparente victoire de Primus ont
été oubliés par vous lors de
la rédaction, si vous les avez négligés
pour certaines raisons, si vous disposez d'autres
informations ou raisonnements contradictoires ou quoi… |
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| RÉPONSE
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| Vous avez bien raison
de déplorer la brièveté de la
notice biographique consacrée à Vitellius.
Un texte plus détaillé est - depuis
longtemps - en préparation, mais jusqu'à
présent, je n'ai pas encore trouvé le
temps d'y apporter les ultimes corrections, indispensables
à sa "mise en ligne". Cependant,
rassurez-vous : cette nouvelle notice rendra bien
justice à Antonius Primus de sa victoire
de Crémone (en l'absence de Vespasien,
à ce moment toujours retenu en Orient). Elle
s'étendra aussi davantage sur la tentative
de putsch de Domitien
(que j'évoque brièvement au début
de la - courte elle aussi - notice consacrée
au fiston cadet
de Vespasien).
C'est également à fort bon escient
que vous regrettez mon manque de clarté dans
la chronologie des derniers jours du gros
empereur néronien - ce relatif désintérêt
pour la chronologie d'ailleurs un de mes défauts
les plus constants…
Tentons donc de
clarifier un peu ce point.
La chronologie précise de l'année
69, dite Année des quatre empereurs
est assez difficile à établir,
et est donc, forcément, toujours sujette
à controverse. Moi, je me suis basé
sur une chronologie du type de cette proposée
par l'excellent site Tiberius13
(Chronologie complète du principat
de Vitellius : Clic
!).
À savoir :
- Fin octobre 69 : Antonius Primus à
la tête des légions du Danube
bat les Vitelliens à Crémone.
- Novembre 69 : Vitellius tente d’arrêter
Primus dans les cols des Apennins.
- 15 Décembre 69 : Les forces flaviennes
arrivent à Carsulae à 95 km
de Rome. Les troupes de Vitellius capitulent
à Narnia.
- 18 Décembre 69 : Troubles à
Rome entre Flaviens et Vitelliens. Incendie
du Capitole par les troupes germaines de Vitellius
et assassinat de Flavius Sabinus, préfet
de la Ville, frère de Vespasien, qui
tentait de convaincre Vitellius d’abdiquer.
- 20 Décembre 69 : Prise de Rome par
Antonius Primus. Domitien est nommé
César et Mucien gouverne Rome en l’absence
de Vespasien.
- 22 Décembre 69 : Massacre de Vitellius
par la population qui le capture dans son
palais, le traîne à demi nu dans
la ville, le lynche avant de jeter son cadavre
dans le Tibre
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Plus vraisemblablement, certains datent du 20 décembre,
soit dès l'entrée à Rome des
troupes flaviennes, le lynchage à mort de Vitellius
par une populace romaine prompte à saisir le
sens du vent. Fondamentalement, cela ne change pas
grand-chose : 20 ou 22 décembre !…
Quant à l'incendie du Capitole où s'étaient
réfugiés Sabinus, Domitien et leurs
partisans,, il est vrai que d'autres préfèrent
le situer avant la bataille de Crémone. C'est
le cas, par exemple de l'éminent Lucien JERPHAGNON,
dans sa splendide Histoire de la Rome antique.
Allez, je ne résiste pas au plaisir de citer
le passage qu'il consacre à Vitellius :
| “Aulus
Vitellius arrivait au faite du pouvoir à
cinquante-quatre ans. Était-il de
bon lignage ? Descendait-il, comme on le
racontait avec malice, d'un lointain savetier
? La famille, en tout cas, s'était
enrichie au cours des siècles, ce
qui n'empêchait pas Vitellius d'être
couvert de dettes. Il semblait voué
dès le départ aux pires malchances
: son horoscope avait, disait-on, écœuré
ses propres parents. Il n'avait pourtant
jamais été mal en cour sous
ses prédécesseurs, surtout
sous Néron. Ses pairs le trouvaient
mollasse et peu raffiné dans ses
manières : tout le monde en riait.
Il forçait notoirement sur les plaisirs
de la table. Le défunt Galba disait,
sans excès de courtoisie, «
qu'il fallait au moins les trésors
d'une province pour remplir la grande gueule
de Vitellius ». Néronien de
la première heure, il voulait ressembler
à l'empereur tant regretté
du peuple, et le peuple l'aimait bien sans
tellement le respecter. Ses efforts pour
rétablir le même style de gouvernement
lui mirent définitivement à
dos le Sénat. Et ce n'était
pas tout. Accumulant les maladresses sous
l'influence de ses conseillers qui le sentaient
indécis, il endossa des décisions
graves de conséquences, notamment
touchant les armées. Un conflit s'éleva
entre ses légions de Germanie et
les troupes danubiennes, puis ce fut chez
les prétoriens quand il voulut remplacer
dans ces cohortes d'élite les Italiens
par des hommes choisis dans ses propres
troupes. En renvoyant chez eux les contingents
bataves, il déchaîna une nouvelle
révolte. Bref, sous ce brave homme,
qui n'avait aucunement l'étoffe d'un
empereur, le désordre fut vite à
son comble. Les légions danubiennes
décidèrent de se rallier à
Vespasien et marchèrent sur Rome,
où les légions de Vitellius,
fraternisant avec les esclaves de la Ville,
faisaient régner la terreur. Vespasien
finissait par apparaître comme le
lointain sauveur dont on espérait
la venue. |
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Des troubles
éclatèrent dans Rome ; le
Capitole fut incendié. En octobre
69, les troupes fidèles à
Vitellius furent défaites près
de Crémone. Dépassé
par les événements, Vitellius
songea bien à abdiquer, mais ce fut
une valse-hésitation : partira ?
partira pas ? Il était trop tard.
Le 20 décembre, au cours d'une bataille
de rues, Vitellius fut massacré par
la populace dans des conditions lamentables.
Vespasien, en Orient, ne se pressait pas
d'arriver. Son fils cadet Domitien fut proclamé
César - autrement dit sous-empereur
- et c'est le gouverneur d'Égypte,
Mucianus, qui assura l'intérim et
régla le plus gros des problèmes
politiques et militaires en attendant l'arrivée
sur place du nouvel empereur."
(Lucien JERPHAGNON, Histoire de la Rome
antique, Éditions Tallandier,
2002). |
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Qui suis-je pour contredire cet éminent spécialiste
? Pourtant, à première vue, force m'est
bien de constater que cette chronologie ne concorde
pas avec celle de Tacite qui, dans ses Histoires,
décrit ainsi la succession des événements
:
Mais enfin, reconnaissons que cela n'a qu'une importance
toute relative. Finalement, que les Vitelliens aient
fait cramer le Capitole avant ou après leur
raclée de Crémone, cela n'a guère
qu'un intérêt anecdotique !… |
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| 24 Mai 2007 |
| Maxime
a écrit : |
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| Je
vous écris pour vous communiquer une info que
j'ai lue au passage. D'après ce que je sais,
l'empereur Anthémius aurait été
un empereur païen. C'est pour cela qu'il
aurait rallié à sa cause le rebelle Marcellinus,
et qu'il se serait aliéné les mercenaires
de son armée qui étaient ariens. Cela
signifierait alors qu'Anthémius était
le dernier Empereur païen, quelques années
après Julien l'Apostat. |
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| RÉPONSE
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| Anthémius
païen ?
Le sujet a déjà été abordé
dans ces pages, lors d'une correspondance avec un
autre sympathique internaute (Clic
!), ainsi qu'à l'occasion d'une intervention
de Gricca, un correspondant aussi fidèle
qu'érudit.
Personnellement,
"ma religion est faite", si j'ose
dire. Si l'on peut certes prêter à
Anthémius d'éventuelles sympathies
(bien cachées) pour la cause ou le parti
païens, officiellement, il ne pouvait qu'être
chrétien. À une époque
où l'exercice des cultes traditionnels
était hors-la-loi et passible de la peine
de mort, il eût été totalement
impensable, impossible, inacceptable, de procéder
à l'élévation d'un empereur
professant ouvertement cette idolâtrie
interdite, présumée scandaleuse,
infâme, démoniaque, diabolique
!
Par parenthèse, il ne faut pas non plus
tirer des conclusions hâtives des assertions
de Sidoine Apollinaire (qui était par
ailleurs un fort bon chrétien : il devint
évêque de Clermont) qui, dans un
ébouriffant panégyrique, vante
le goût d'Anthémius pour la philosophie
païenne. C'est qu'il aurait tout lu,
tout vu, tout bu, le bougre ! Comme l'écrit
Lucien JERPHAGNON, selon Sidoine, Anthémius
aurait en effet "recueilli, bien sûr,
la sagesse des Sept Sages, mais de beaucoup
d'autres encore (…) : les cyniques,
l'Académie, les stoïciens, Pythagore,
Démocrite Héraclite, Platon, Aristote,
Anaximène, Euclide, Archytas de Tarente,
Zénon, Arcésilas, Chrysippe, Anaxagore,
Socrate, tout y passe, d'ailleurs pêle-mêle,
car Anthémius « avait coutume de
tout lire. »"
Cette vaste culture "classique", donc
nécessairement empreinte de paganisme
ne transforme pas pour autant notre Anthémius
en un second empereur
Julien, "apostat" et "philosophe
couronné". En effet, comme poursuit
Lucien JERPHAGNON, "depuis le jour,
cent trente ans auparavant, où l'évêque
Eusèbe [de Césarée]
avait servi cela à Constantin, philosophes,
ils l'étaient tous. Une spécialité,
en quelque sorte, des empereurs chrétiens."
(Lucien JERPHAGNON, Les Divins Césars,
Éditions Tallandier). |
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| 25 Mai 2007 |
| Stéphanie
a écrit : |
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| (…)
J'ai eu l'occasion
de prendre connaissance d'informations sur
le personnage de Locuste, empoisonneuse
des plus passionnantes. Je savais
déjà que nous avions des renseignements
dans les sources littéraires mais
ce que je voudrais savoir c'est si une
thèse a été faite sur
ce personnage. Il y a bien un livre
datant de 1930 intitulé "les
Émules de Locuste", mais
guère d'étude réellement
précise sur cette femme. Peut-être
en connaissez vous… |
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| RÉPONSE
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| Personnellement,
je ne connais pas de bouquins spécifiquement
consacrés à Locuste.
À première vue, je n'ai
pas trouvé non plus de titres la
concernant dans les bibliographies des
quelques ouvrages consacrés au
règne de Néron dont je dispose…
Du reste, à ce qu'il me semble,
rédiger un livre entier sur ma
seule Locuste demanderait beaucoup d'imagination
tant les témoignages historiques
relatifs à cette "brave dame"
sont rares et laconiques (quelques lignes
chez Tacite et chez Suétone - voir
ici : Clic
!). Bref, bien peu de grain à
moudre pour les historiens… et pour
les romanciers infiniment plus de fantasmes
que de faits dûment avérés
!… |
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Locuste
dans la
BD Murena
de Dufaux et Delaby |
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| 26 Mai 2007 |
| Martial
a écrit : |
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Je
possède un denier de Marc Antoine marqué
légion VII
Connaissez-vous le nom
de cette légion ? et savez-vous ce
qu'elle est devenue après Actium ? et sous
quel nom à t'elle été intégrée
à l'armée d'Octave ? |
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| RÉPONSE
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| Comme je l'ai souvent
écrit par ailleurs, faute de documentation
ciblée et pertinente sur cette thématique
très particulière - et particulièrement
complexe -, je ne suis pas très à l'aise
pour répondre aux questions relatives à
l'armée romaine.
Essayons cependant…
Selon le site Marikavel
(francophone), une Legio VII Gemina aurait
été "reconstituée vers
36 av. J.-C. par Octave à partir des éléments
de la VIIe légion de Jules César".
Toujours selon ce site, "la suite de son histoire
est obscure. Toutefois, cette légion "ne
semble pas pouvoir être confondue"
avec une autre Legio VII Gemina, créée
par l'éphémère empereur Galba
en 68 ap. J.-C.
Selon le site Livius.org
(anglophone), la VIIe légion, reconstituée
par Octave,
porta aussi le surnom de Paterna (c'est-à-dire
"l'ancienne, la vénérable").
Elle participa à la guerre des Gaules, aux
batailles de Pharsale, de Philippes (victoire de Marc
Antoine davantage que d'Octave), et (peut-être)
d'Actium. Ensuite, elle participa à la conquête
des Balkans et reçut de ce fait un autre surnom
Macedonia (la Macédonienne). Dans
les années 40 de notre ère, elle fut
stationnée en Dalmatie (Croatie actuelle).
Là, elle aurait résisté à
une sédition militaire contre l'empereur Claude
(41-54) et gagné de ce fait son surnom le plus
connu : Claudia Pia Fidelis (c'est-à-dire
"celle qui s'est montrée pieusement fidèle
à l'empereur Claude). (Pour plus de détails,
voyez - hélas uniquement en anglais : Clic
!)
Quand je vous disais que tout cela n'est pas des
plus simple ! |
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| 28 Mai 2007 |
| Fabien
a écrit : |
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Je
suis d'origine italienne. ROME m'a toujours fascinée,
mais je ne vais pas m'étendre le dessus…
Votre site est TRÈS instructif, clair, complet,
les textes sont simples, le style parfois un peu familier
mais toujours très détaillé. Toutefois
je pense que les lecteurs, s'ils ne sont pas férus
d'histoire, peuvent facilement être déroutés,
car si ROME se raconte, elle doit également se
montrer. Votre site manque d'images, de photos.
Aujourd'hui beaucoup de gens s'intéressent à
cette partie de l'histoire. Je m'explique : nous sommes
en pleine re-"création" de l'Europe,
les peuples yougoslaves longtemps en guerre renaissent,
la Roumanie semble soudain moins pauvre et moins lointaine,
et les gens découvrent ces peuples, leurs coutumes,
leurs villes. Les reportages télé ne manquent
pas, et que voit-on ? De l'architecture romaine en Croatie,
une langue étrange et familière en Roumanie
(aux accents italien).
Même si tout le monde ne veut pas connaître
sur le bout des doigts le nom des empereurs, de leurs
dieux ou bien quelques mots de latin (qu'on retrouve
sur tous les monuments de France, mais que nos chers
élèves répugnent à apprendre),
je sais que l'histoire de ROME intrigue les gens.
Mais ce qui est facilement accessible et ce qui plait,
c'est ce qui se voit : l'art, l'architecture, la mode
vestimentaire… C'est pourquoi je pense que si
vous voulez attirer encore plus de monde sur votre site
il vous faut des images !
Le contenu y est, reste les illustrations. Faire référence
au film Gladiator par exemple est malin, après
avoir vu le film les gens veulent connaître la
vérité historique. Aujourd'hui c'est la
série ROME (diffusée sur HBO
et Canal+) qui fera sensation. Misez là-dessus
! |
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| RÉPONSE
: |
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| Tout d'abord, un très
grand merci pour ce message, vraiment très
sympa, ainsi que pour l'intérêt que vous
témoignez à mon site Web.
Sa (relative) pauvreté en images est, certes,
aussi indéniable que regrettable. "Un
petit dessin vaut mieux qu'un long discours",
disait déjà Napoléon, et il est
vrai que les splendeurs de la civilisation romaine
se montrent plus aisément qu'elles ne se décrivent.
Oui, mais - et c'est là le hic - mes pages
internet ne sont pas foncièrement dédiées
à la civilisation romaine. Elles sont
d'abord, sinon exclusivement, axées sur les
biographies des empereurs romains (et, accessoirement
- mais son facultativement - sur les rapports que
ceux-ci entretinrent avec le christianisme naissant).
C'est dire qu'à part les reproductions de monnaies
frappées à l'effigie de ces Césars
ou de statues qui les représentent, rares sont
les documents iconographiques qui peuvent illustrer
avec un tant soit peu de pertinence ma modeste prose.
Vous avez aussi mille fois raison de souligner l'extraordinaire
pouvoir d'attraction de "grosses machines"
du cinéma ou de la TV comme le film Gladiator
et la somptueuse série Rome.
Ainsi que vous l'avez constaté, je tente, moi
aussi, de surfer sur cette vague… Mais
avec une certaine modération puisque je ne
souhaite en aucun cas empiéter sur les prérogatives
- ou plus prosaïquement "piétiner
les plates-bandes - du site ami PEPLVM
- Images de l'Antiquité de MIchel ELOY,
le spécialiste belge du péplum. Et précisément,
ce site-là est très richement illustré.
Pourquoi cela ? Parce que sujet s'y prête, bien
sûr ! Mais aussi parce que l'ami Michel Eloy,
collectionneur d'archives péplumesques depuis
son adolescence, possède une riche et vaste
documentation iconographique, tandis que moi, simple
amateur d'histoire qui, de surcroît, ne s'est
réellement préoccupé d'Antiquité
romaine que par hasard et sur le tard, je suis en
cette matière presque aussi pauvre que le misérable
Job des Écritures saintes. |
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