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Octobre 2005 (page 2/3)
Sommaire du mois d'Octobre : Clic
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| 13 Octobre 2005 |
| Alexandre
a écrit : |
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En
réaction au
courriel d'un certain Renaud vous vous
incitant à avoir plus de respect envers un certain
Pierre et ce fameux charpentier dont je tairai le nom,
je ne puis que m'offusquer de la réaction de
cette personne.
Les fanatiques chrétiens n'ont pas leur place
sur cette page. Qu'ils croient à leurs sottises,
leur livre supposément sacré, leurs apôtres
et leur cher charpentier. Nous avons été
dominés assez longtemps par cette religion et
nous avons le droit aujourd'hui de la critiquer sans
se faire traiter d'hérétique. Si les Chrétiens
ne sont pas contents de vos commentaires, qu'ils aillent
visiter d' autres sites qui respectera leur foi.
Je vous encourage à continuer votre beau travail,
ce site est vraiment extra. |
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| RÉPONSE
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| Il semblerait que le
mail de cet internaute catholique m'ait nettement
moins offusqué que vous le fûtes.
La seule chose que j'ai réellement trouvée
malséante, et même dangereuse, chez ce
correspondant est l'expression d'un refus, toujours
latent chez tout mouvement religieux traditionaliste,
d'analyser leurs Saintes Écritures
comme n'importe quel autre texte littéraire.
L'honnêteté commande pourtant de reconnaître
que cette réticence n'est plus partagée
par l'immense majorité des exégètes
chrétiens, qui, eux, séparent clairement
ce qui est du domaine du dogme et de la Foi de ce
qui ressortit de la science et de l'histoire.
Dieu merci (si j'ose dire) !
C'est pourquoi, et aussi parce que je suis plutôt
d'un naturel indulgent et assez tolérant, je
ne puis vous suivre dans votre suggestion de fermer
l'accès de mon site aux chrétiens convaincus
qui désirent me faire connaître leur
façon de penser. Du moment que
la forme reste (à peu près) courtoise,
les objections pertinentes, et que l'on ne tombe pas
dans la polémique stérile, il y a souvent
quelque chose à retirer d'échanges contradictoires.
Et puis, cela me donne aussi l'occasion de préciser
ma pensée, ou d'exposer plus clairement certains
raisonnements qui ne sont qu'ébauchés
dans les notices biographiques, où le ton est
nettement plus incisif que dans la section réservée
au courrier de mon site.
"C'est du choc des esprits que jaillit
la lumière !" avait coutume de dire
ma vieille mère (qui était pourtant
une fervente catholique).
Encore merci pour l'intérêt constant
que vous accordez à mon travail internautique.
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| 15 Octobre 2005 |
| "Neovolt"
a écrit : |
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Vous
connaissez sûrement le livre de Jean-Charles
Pichon, Saint Néron (Robert Laffont)
émettant l'hypothèse que Néron
aurait été converti par Paul.
Mais que l'Église, embarrassée ultérieurement
par cette recrue "gênante" à
bien des égards, a rejetée en l'accusant
(Incendie de Rome attribuée aux chrétiens).
Tacite et Suétone auraient été
" interpolés" par les scribes chrétiens,
comme beaucoup de textes.
Par ailleurs, les Actes s'interrompent
brusquement, à Rome, comme si les
chapitres suivants avaient été "embarrassants"…
Qu'en pensez-vous. |
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| RÉPONSE
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Oui, bien sûr,
je connais le Saint Néron
de PICHON. J'en ai d'ailleurs touché
quelques phrases dans mon site internet (voir
ici : Clic
!, Clic
! et Clic
!).
Évidemment, je crois qu'aucun historien
sérieux ne souscrit entièrement
- voire même partiellement - aux thèses,
très aventurées, de cet auteur.
N'empêche qu'elles ont au moins le mérite
d'attirer l'attention sur les innombrables interpolations,
corrections, manipulations, mutilations et autres
chipotages divers et variés dont ont
fait l'objet les textes relatant l'histoire
du christianisme naissant, ou ceux émanant
d'auteurs païens contemporains de ces événements
pourtant cruciaux pour l'histoire de l'humanité.
Il est vrai qu'en l'état dans lequel
nous les connaissons, les Actes
des Apôtres se clôturent,
assez abruptement, sur l'arrivée
de saint Paul à Rome. Comme vous, j'aurais
tendance à penser qu'une censure chrétienne
nous a privé de moments intéressants,
mais peut-être embarrassants pour l'hagiographie
chrétienne. Sans cette maudite césure
(sinon censure), peut-être en saurions-nous
davantage sur les rencontres de l'apôtre
des Gentils avec ces fameux amis romains
qu'il évoque dans ses Epîtres
(par exemple, ceux de la maison d'Aristobule,
les esclaves impériaux, ou Hérodion,
son parent) ; ou sur la suite réservée
à son appel à l'empereur ; ou
encore, qui sait, sur ses entrevues avec Néron
himself ; et enfin, last but not
least, peut-être connaîtrions-nous
mieux circonstances exactes de sa mort, qui
restent très mystérieuses…
Mais, en somme, le texte s'arrête précisément
au moment où l'histoire commençait
à devenir passionnante, et c'est bien
regrettable !… |
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Cependant, pour être honnête, je me dois
de vous signaler que beaucoup de spécialistes
des textes néo-testamentaires estiment, quant
à eux, que les Actes des Apôtres
sont complets. Selon ces exégètes, l'auteur
des œuvres adressées à Théophile
(que la tradition chrétienne identifie à
saint Luc) serait alors arrivé au terme de
son projet littéraire.
En effet, sans le préambule des Actes,
leur auteur explique qu'il avait d'abord, dans son
"premier livre" (donc l'Évangile
selon Luc), raconté "tous les
enseignements de Jésus, depuis le début
jusqu'au jour où (…) il fut
enlevé dans le ciel". Ensuite, comme
pour décrire le sujet de ce second livre qu'il
commence à rédiger, il présente
le Christ qui, avant d'être rappelé au
Ciel, recommande à ses apôtres et disciples
d'être ses "témoins à
Jérusalem, dans toute la Samarie et jusqu'aux
confins du monde."
L'auteur à Théophile aurait
donc projeté de relater les événements,
depuis la naissance de Jésus jusqu'à
la diffusion de son message jusqu'au bout de monde
connu. Et c'est ce qu'il aurait fait ! Ayant décrit,
dans les Actes, la mission de Pierre et de
Jacques en Terre Sainte, puis celle de Paul jusqu'à
Rome (qui était certes le centre du monde gréco-romain,
mais pouvait aussi être considéré
comme l'extrémité occidentale du monde
sémitique), l'auteur aurait estimé avoir
rempli son contrat - surtout s'il était informé
des projets de voyage de Paul en Espagne, exprimés
dans l'Épître aux Romains mais non développés
dans son récit.
Personnellement, cette explication ne me convainc
pas des masses. Je reste assez troublé de cette
absence totale d'information sur saint Paul précisément
au moment où il allait être confronté
aux autorités romaines, avec lesquelles il
était justement en délicatesse.
On aurait voulu nous cacher quelque chose de gênant
que l'on ne s'y serait pas pris autrement !… |
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| 16 Octobre 2005 |
| Gricca
a écrit : |
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Une riche vieille dame respectable Matidie la jeune
Le
mail du 23 septembre 2005 de Jean-François
sur Matidie la Jeune, ma rappelé que,
contrairement à sa mère Matidie lAncienne,
la nièce de Trajan
qui porta le titre dAugusta, javais
presque oublié lexistence de cette riche
vieille dame respectable.
Alors, pour me rafraîchir la mémoire,
je suis allé consulter dans ma bibliothèque
lEncyclopedia of the Roman Empire de
Matthew Bunson (New York 1994), mais je ny ai
trouvé quune notice sur Matidie lAncienne
et rien sur sa fille. Quà cela ne tienne,
jai lOxford Classical Dictionary…
Mais là aussi, déception ! il ny
a quune notice sur la mère. Le Women
of the Caesars Their Lives and Portraits on Coins
de Giorgio Giacosa, permet de connaître les
dames dépoque antonine et leurs portraits,
mais rien sur Matidie la Jeune, sauf une monnaie qui
nous montre Matidie lAncienne entre ses deux
filles Matidie la Jeune et Sabine.
Finalement cest dans le Biographical Dictionary
of Ancient Greek & Roman Women (de Sappho
à Hélène) de Marjorie &
Benjamin Lightman (New York 2000) que jai trouvé
la notice sur Matidie la Jeune et surtout le renvoi
au livre dAnthony Birley sur Marc Aurèle
qui apporte à peu près tout ce que lon
sait sur cette Matidie.
Sa grand-mère, Ulpia
Marciana (vers 50-112), était la sur
aînée de Trajan.
Elle épousa C. Salonius Matidius Patruinus,
un sénateur de Vicence, en Italie du Nord,
membre des Frères Arvales, qui mourut en 78.
Ils neurent quune fille Salonia Matidia,
dite Matidie lAncienne (vers 67/8-119).
Le
1er mari de cette nièce de Trajan serait
un Lucius Mindius. On connaît sous le règne
de Claude (41-54) un L. Mindius Balbus et un L.
Mindius Pollio. Ce nom de Mindius se déduit
du fait quun affranchi de Matidie la Jeune,
chargé de surveiller ses propriétés
privés, porte le nom de L. Mindius Damalius.
Or lesclave affranchi reçoit le prénom
et le nom gentilice de son ancien maître.
Matidie porterait donc le nom de Mindia qui viendrait
de son père et lon situe sa naissance
vers lan 82.
Matidie lAncienne se remaria vers 84 avec
L. Vibius Sabinus, consul suffect en 97, qui mourut
à ce moment là où tout suite
après. De ce mariage naquit Vibia (ce
nom nest pas directement attesté,
comme celui de Mindia pour sa demi-soeur)
Sabina, née vers 86 et morte à lhiver
136-137, qui épousa, vers 100, le futur
empereur Hadrien.
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On
a aussi voulu attribuer à Matidie lAncienne
un 3e mari en la personne de L. Scribonius Libo
Rupilius Frugi, consul en 88, avec lequel serait
née Rupilia Faustina, qui épousa
M. Annius Verus, consul pour la 3e fois en 126,
parents, entre autres de Faustine lAncienne,
la femme dAntonin,
et de M. Annius Verus (mort vers 124), le père
de Marc
Aurèle. Vu lécart de
53 ans entre la naissance de Matidie, vers 68,
et celle de son arrière petit-fils Marc
Aurèle, né en 121, il faudrait
en faire un premier mariage de Matidie lAncienne,
suivi dun divorce rapide. Mais cette hypothèse
doit être écartée, on sait
par ailleurs que lempereur Hadrien loua
sa belle-mère dêtre restée
veuve.
Notre (Mindia) Matidia
grandit avec sa mère, Salonia Matidia,
sa demi-sur, (Vibia) Sabina, et sa grand-mère,
Ulpia Marciana, dans la maison de Pomponia Plotilla
(morte en 121) et de son mari Trajan
(mort en 117). Elle fit partie du cercle des
femmes des Antonins, qui vécurent dans
une profonde amitié et concorde, et elle
partagea leur goût culturel. On connaît
le rôle de ces femmes dans le mariage
de la jeune Sabina avec Hadrien,
vers 100, et surtout lintervention de
Plotille et de Matidie lAncienne dans
lélévation à lempire
dHadrien.
Matidie la Jeune continua à vivre sans
mari, riche et respectée, au milieu de
ces impératrices et princesses antonines
sous Hadrien
(117-138), son beau-frère, puis sous
Antonin
le Pieux (138-161). Une inscription lappelle
« matertera » tante dAntonin
le Pieux. En effet, Sabina et son mari Hadrien
avaient adopté comme fils Antonin. De
même Antonin et sa femme Annia Galeria
Faustina, dite lAncienne, adoptant
Marc Aurèle
et Lucius
Verus, notre Matidie la Jeune deviendra
la grande tante de ces derniers. Elle fut très
attachée à Marc Aurèle
et à sa très jeune femme Annia
Faustina, dite la Jeune, fille dAntonin,
surtout après le décès
de sa mère en 140/1. Ainsi en 161, Marc
Aurèle, devenu empereur, nous apprend,
qualors quil est à Lanuvium,
ses fillettes sont restées chez Matidie
à Rome où lair est plus
doux, égaillant sans doute les dernières
années de cette vieille dame restée
célibataire, mais toujours entourée,
gâtant les enfants. |
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On ignore la date exacte de
la mort de Matidie. Elle décéda à
un âge très avancé pour lépoque,
entre 161 et 169, mais sa succession allait créer
problème. En effet du fait quelle était
immensément riche et sans héritiers,
cela avait attiré un grand nombre de parasites
autour delle, qui espéraient ne pas être
oubliés dans son testament. Ils la persuadèrent
de les inclure dans plusieurs codicilles (actes
postérieurs à un testament et qui le
modifient) restés ouverts car non encore
approuvés par lintéressée.
Ce qui arriva, cest que tandis que la vieille
dame gisait inconsciente sur son lit de mort, certains
personnages intéressés en profitèrent
pour sceller les codicilles afin den assurer
ainsi leur validité. Ce qui fait que plus des
trois-quarts de lhéritage de Matidie
revenaient à des personnes en dehors de la
famille, en contradiction avec la loi Falcidia (de
Caius Falcidius, tribun du peuple du temps du triumvirat
d'Auguste) qui avait décidé, en
40 av. J.-C, que le testateur devait réserver
un quart de lhéritage à son héritier
et ne pouvait disposer que des trois quarts de son
patrimoine en legs). Cela déclencha un contentieux
qui mit les héritiers, Faustine la Jeune et
son mari Marc
Aurèle, dans une situation embarrassante.
M. Cornelius Fronto, ami intime de Marc Aurèle,
chercha une solution, en les poussant à racheter
avant tout le fameux et inestimable collier de perles
de Matidie, ainsi que dautres bijoux de grande
valeur. Faustina refusa lachat (il faut dire
quelle venait dhériter de sa mère
et quelle nétait pas dans le besoin).
Fronton comprit que Faustina craignait en fait dêtre
accusée de vouloir se jeter sur les bijoux
comme sur un butin et de sen emparer pour un
prix dérisoire au détriment des légataires.
Finalement Marc Aurèle se débarrassa
du problème du testament et des bijoux en demandant
à son collègue dempereur Lucius
Verus de sen charger. Qui sait si le fameux
collier de Matidie ne se retrouva pas au cou de Lucilla,
la fille de Faustine et la femme de Lucius Verus ?.
On peut alors imaginer que son frère Commode
en hérita et quil finit au cou de sa
maîtresse Marcia
!…
Le nom de Matidie la Jeune
est cité dans trois lettres de Fronton à
propos du contentieux de sa succession. Cet Africain
fut le professeur de rhétorique latine de Marc-Aurèle
et de Lucius Verus
et échangea avec ces impériaux correspondants,
mais aussi avec nombre de ses contemporains, dont
lhistorien Appien et des membres de grandes
familles sénatoriales, des lettres en latin
et en grec, jusquà sa mort vers 166,
si bien quon le considère comme le «
Cicéron » de lépoque antonine.
Outre deux lettres adressées à lempereur
Marc Aurèle (ad Antoninum imperatorem et
invicem, livres II 1-2 et IV 1-2), Fronton nhésite
pas à en écrire une autre à un
ami Aufidius Victorinus (ad amicos, livre I
14-1) pour lui faire part de ses craintes que la philosophie
ne persuade Marc Aurèle de prendre une mauvaise
décision dans ce problème juridique.
Marc Aurèle, comme indiqué plus haut,
sen lava les mains !.
Quant à la question
du célibat de Matidie la Jeune, alors que ses
contemporaines étaient mariées très
jeunes, je ne peux quimaginer que ce fut sa
volonté de le rester, encouragée par
des veuves non remariées, peut être pour
ne pas disperser lhéritage, car personne
ne dit quelle était contrefaite et inépousable.
GRICCA
Petit
complément sur Matidie la Jeune
La nièce de Trajan,
Matidie, possédait de nombreux domaines en
Italie et ailleurs. Surtout en Maurétanie
Césarienne, comme lindiquent des toponymes
le long de la route littorale, comme les stations
de Paccanis Matidiae (36 km à lEst
dIgilgilis - Djedjelli) ou de Rusibbricari
Matide (130 km à lEst dIcosium
- Alger). Ou encore sur les hautes plaines de Sétif,
ainsi, au Sud-Ouest de cette ville, le castellum
Medianum Matidianum. Cela nécessita
linstitution dun procurator rationis
privatae pour contrôler toutes ces terres.
Matidie la Jeune accumula lhéritage
de sa mère et de sa sur Sabine. Le
nom donné à la plaine dAlger,
Metidja ou Mitidja serait un dérivé
de Matidia, mais là, il est probable que
le nom vienne plutôt du berbère Ilig
et Itij (Soleil et briller), Metidja
ou Mitidja étant la plaine « ensoleillée
». Il existe dailleurs une autre Mitidja
dans lOuarsenis.
GRICCA
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| 16 Octobre 2005 |
| François-Dominique
Fournier a écrit : |
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| Comme
je sais que cela doit vous intéresser,
je mets en ligne le Contre les Galiléens
de Julien l’Apostat
dans une traduction du Marquis d’Argens,
publiée en 1764 : |
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Contre
les Galiléens, de l'empereur Julien
:
première
partie
seconde
partie
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| 18 Octobre 2005 |
| "Pilaures"
a écrit : |
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Erreur
historique ?
César n'a jamais été Empereur
mais dictateur à vie, non ? |
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| RÉPONSE
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| Je conviens
volontiers que cette intrusion de Jules
César dans un site consacré
aux "empereurs romains" peut
paraître quelque peu abusive. Mais
je m'en suis déjà expliqué,
à moult reprises, lors d'échanges
de correspondances avec d'autres sympathiques
internautes : Clic
!, Clic
!, Clic
! et Clic
!
Bien sûr, l'imperator
(général victorieux) Jules
César reçut (ou plutôt
"prit") le titre de Dictateur
à vie, et ne fut jamais un
empereur au sens moderne du terme.
Mais, d'un autre côté, l'imperator
Octave
Auguste, que nous considérons
pourtant comme le premier vrai empereur
romain, n'exerça jamais, lui
non plus, de pouvoirs comparables à
ceux que nous assignons à l'autorité
impériale. En fait, il faut sans
doute attendre l'Antiquité tardive
et l'instauration, à partir de
Dioclétien,
de ce que l'on nomme le dominat
(voir ici : Clic
!) pour voir les empereurs romains
accéder à cette royauté
supra-royale, quasi-divine et d'ordre
cosmique qui, à nos yeux, est le
propre du pouvoir impérial.
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| "Pilaures"
réécrit : |
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Merci
de votre réponse très sympa.
Peut-être devriez-vous préciser dans le
site que Jules César n'a jamais été
empereur car beaucoup de personne ne le savent pas,
moi la première quand j'étais en 1re année
[de licence d'histoire]. C'est une chose que l'on devrait
vulgariser, je pense, car cette information historique
n'est réservée qu'aux spécialistes.
Je le vois autour de moi. |
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| RÉPONSE
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| Voilà qui est
chose faite…
Bis repetita placent ! |
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| 18 Octobre 2005 |
| Sylvie
a écrit : |
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Je
cherche, pour être sûre de l’employer
à bon effet pour un évènement,
des détails sur la citation Veni
Vidi Vici et me semble que ce site internet
ne peut avoir été créé
que par un pro accro d’histoire romaine.
Pourriez-vous m’aider
? Merci d’avance
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| RÉPONSE
: |
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Je ne suis pas
si sûr d'être réellement
un "pro", mais je peux en tout cas
tenter de vous renseigner à ce sujet.
Or donc, en 47 av. J.-C (ça ne nous
rajeunit pas), après avoir batifolé
un moment le long du Nil avec la jolie petite
reine d'Égypte Cléopâtre,
dont il venait de conquérir le pays et
le cœur, le général romain
Jules César
décida qu'il était temps pour
lui de rentrer à Rome pour s'y emparer
définitivement du pouvoir suprême.
Mais il y avait un hic : Pharnace II, le roi
du Pont (c'est-à-dire grosso modo
le nord de la Turquie actuelle, au bord de la
Mer Noire) s'était révolté.
Impossible pour le grand Jules de repartir pour
l'Occident sans mettre au pas ce rebelle, sous
peine de voir ses arrières dangereusement
menacés. |
En fin stratège
qu'il était, César comprit qu'il
fallait régler au plus vite ce problème
en jouant à fond l'effet de surprise.
Il ne fit donc ni une ni deux : parti d'Égypte
au début du mois de juillet, il débarqua
à Beyrouth, arriva à Antioche
le 13 juillet, y rassembla ses troupes, fonça
à marches forcées vers le Nord
et, le 2 août, anéantit les forces
du roi Pharnace à Zéla.
"Veni, vidi, vici"
(je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu). Ce serait
par cette formule laconique que Jules César
aurait informé le Sénat romain
de l'heureux succès de cette guerre éclair…
C'est du moins ce que rapporte l'historien grec
Plutarque (IIe siècle ap. J.-C. - Vie
de César, 50
; 3). Mais l'historien latin Suétone
(vers 120 ap. J.-C. - Vie
de César, 37
: 4) prétend quant à lui que
ce fameux slogan figurait sur une pancarte exhibée
lors du triomphe que reçut César
à son retour à Rome.
Quoi qu'il en soit, comme le note Lucien Jerphagnon
(Petit livre des Citations latines,
Éditions Tallandier, 2004)), aujourd'hui
encore, cette "formule-choc (…)
se dit volontiers, en, toute modestie, de
quelque succès particulièrement
rapide que l'on doit à sa propre ingéniosité,
tant il est vrai que l'on est jamais aussi bien
servi que par soi-même." |
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| 20 Octobre 2005 |
| Sébastien
a écrit : |
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Bonjour
à tous,
Voici ce qu'il manquait en
France, deux Forums de discussion sur le
Haut-Empire romain, ouverts à tous
! Pour le public et les groupes de reconstitution.
À nous tous de faire
vivre et évoluer ce site, lieu d’échanges,
de réflexion… nécessaires à
toute reconstitution historique… |
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