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Sommaire Juillet 2004 :
- 3 Juillet :
- Guillaume réagit à quelques courriers
récents :
- Les derniers païens de Rome… c'était
pas Byzance !… : Clic
!
- Le "drill" des légionnaires…
c'était pas de la rigolade ! : Clic
!
- L'homosexualité à Rome…
c'était pas Sodome et Gomorrhe ! : Clic
!
- 4 Juillet :
- Un petit rabiot à verser au dossier des
persécutions anti-païennes : Clic
!
- 6 Juillet :
- Encore quelques bons romans historiques sur l'Antiquité
romaine : Clic !
- Site dialogus.org
: pour correspondre avec des hommes illustres…
: Clic
- 9 Juillet :
- La Dernière Légion : la
perplexité d'une fan… : Clic
!
- 12 Juillet :
- Drusilla et Messaline : deux bonnes copines ?
: Clic !
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| PAGE
SUIVANTE |
- 14 Juillet :
- La date exacte de l'Edit de Thessalonique…
: Clic
!
- 20 Juillet :
- Tibère et les paradis artificiels : Clic
!
- 21 Juillet :
- 28 Juillet :
- Commode donne son nom à Rome : les sources
de cette anecdote : Clic
!
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DANS LE SITE
"EMPEREURS ROMAINS"
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| 3 Juillet 2004 |
| Guillaume
a écrit : |
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Les
vacances ont amené leur flot de temps libre…
Il me tardait de vous écrire à nouveau.
(J’insère ici un "comment allez-vous
?" sincère)
Je me permets donc de vous adresser
quelques remarques (toujours cordiales) :
1.
La présentation de votre site est vraiment très
bien réalisée. Le fond noir me plaisait
lui aussi, mais cette nouvelle mouture est tout aussi
agréable, félicitations !
2. Le
8 juin 2004, Emmanuel parlait des derniers
païens… Et pour cause qu’il
en reste, puisque sous Justinien encore, nous avons
la trace d’un préfet du prétoire
païen. Étonnant non ? Il semble effectivement
qu’ils soient en voie d’extinction mais
aussi que les pouvoirs chrétiens les ignorent
royalement (ou impérialement) tant qu’ils
ne se comportent pas en apostats du christianisme.
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| RÉPONSE
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| Je suis très sincèrement
ravi que la nouvelle présentation de mes pages
internet vous plaise. L'ancienne mouture, un peu trop
"flashy", commençait à
dater un peu. Aujourd'hui, l'internet est plus sobre…
C'est vrai qu'il semblerait (mais j'avoue ne pas avoir
approfondi la question) que l'on retrouve plus facilement
trace de la survivance d'une "élite païenne"
dans la partie orientale de l'Empire romain - pourtant
massivement chrétienne et pourvue d'un empereur
"césaro-papiste" - que dans les provinces
occidentales - encore peu évangélisées
et sombrant progressivement dans l'anarchie du "Haut
Moyen Age". C'est en effet assez étonnant
(comme vous l'écrivez). Mais il est vrai que les
sources historiques relatives au domaine byzantin sont
certainement beaucoup plus nombreuses, et probablement
de meilleure qualité, que celles qui concernent
la Rome d'Anthemius,
de Romulus Augustule,
d'Odoacre et consorts…
Du reste, je suis entièrement d'accord avec vous
: il y avait certainement encore des sénateurs
païens à Rome, à la fin du Ve siècle…
Mais pour connaître leurs noms, c'est une autre
paire de manches. D'autant plus que - pour vivre heureux,
vivons cachés - ces nostalgiques n'avaient pas
(et de moins en moins) intérêt à "la
ramener" en exhibant leur idolâtrie sur des
places publiques où le son des cloches commençait
déjà à couvrir leurs murmures de
païens opiniâtres !… |
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3.
Le 18 Mai
2004, Mauricio pose plusieurs questions. Dès
lors que mon travail de chercheur (oui niveau maîtrise
mais il faut toujours commencer par le début,
comme disait ma grand-mère) va s’organiser
autour des relations de bon voisinage entre Romains
et Parthes (Oui c’est ironique, quoique, les Parthes
peuvent parfois être très dociles envers
Rome selon leur intérêt).
Prenons, dans l’ordre,
les rares connaissances que je puis vous proposer et
que j’appuie sur les ouvrages de Yann Le Bohec
:
Les techniques
de combat de la légion nous sont à
peu près connues. Déjà, il nous
semble quasiment établi que les Romains se battaient
toujours en formation. Et, surprise, nous avons en France
la chance d’avoir très souvent des reconstitutions
de qualité de ces techniques de combat ! Quel
groupe de reconstitution a l’intelligence et la
culture nécessaire à de pareils travaux
d’intérêt scientifique ? Les Compagnies
Républicaines de Sécurité ! Et
oui ! Nos braves CRS français se font un plaisir
de maintenir l’ordre en utilisant les techniques
des légions (comme vous semblez l’avoir
parfaitement observé !). Ainsi, les boucliers
sont utilisés pour protéger des projectiles
mais aussi pour le corps à corps. Le légionnaire
pousse l'ennemi avec son scutum et par-dessous
taillade les mollets poilus des barbares avec
son court mais maniable glaive. Et il est judicieux
d’émettre l’hypothèse de la
petite taille des Romains car elle leur permet d’exécuter
la manœuvre que je viens de décrire à
la perfection ! Les gladiateurs, dans les différentes
traces iconographiques que nous possédons, utilisaient
sans doute le même type de combat. En outre, vous
conviendrez que le haut du corps est très bien
protégé chez nos légionnaires par
rapport au bas.
Concernant vos remarques
sur la faible maniabilité des boucliers et des
glaives (portés à droite) on peut effectivement
se poser des questions pratiques. Il faut cependant
raisonner à l’époque romaine ! Nous
avons là une armée qui suit un entraînement
draconien ! Ainsi, la manœuvre est la gloire de
l’armée romaine ainsi que la source de
son efficacité ! Nous devons replacer les combats
au sein de la phase de bataille de la légion.
En premier lieu, les légionnaires lancent quelques
javelots (pilum ou pila) puis, ils
dégainent leurs glaives et avancent contre l’ennemi
afin de diminuer l’impact au moment où
les deux armées se rejoignent. (Faites l’expérience
de foncer contre quelqu'un de statique, puis en mouvement,
vous verrez la différence !) Donc, les glaives
sont dégainés avant le choc ! Par conséquent
ils peuvent être placés à droite
sans problème. Mais alors, je vous sens nerveux,
pourquoi ne le portent-ils pas à gauche ? Retournons
la question : qu’y a-t-il de si important à
gauche pour nécessité une facilité
d’accès ? Réponse la plus plausible
: le Pugio ! Il s’agit d’un poignard
que les légionnaires portaient, et qui a plusieurs
rôles ! Il sert à trancher des carotides
de germains hirsutes, se défaire d’une
lorica coincée, remplacer le glaive
en cas de casse (ce qui pouvait arriver)… Ainsi,
vous comprenez bien que le glaive étant l’arme
principale, elle est de toute façon dans la main
du légionnaire et que le poignard est une arme
de dépannage. De plus, si vous dégainez
un glaive à droite, observez votre mouvement
de corps, vous présentez la poitrine (le glaive
est court, mais la spatha employée plus
tard est beaucoup plus longue). Or, le légionnaire
en formation reçoit, au moment où il doit
lancer son pilum et sortir son glaive, un monceau d’ennuis
et de flèches. J’ajouterais, enfin, que
vous ne devez pas oublier que l’escrime que nous
connaissons n’existe pas encore à Rome
! Donc, il n’est pas naturel pour un légionnaire
de combattre de profil avec la main libre en arrière.
Le bouclier est une arme active de défense de
groupe (le collègue à la gauche du combattant
!) mais aussi d’attaque comme décrit ci-dessus.
Sa taille varie donc en fonction de l’adversaire.
Les boucliers sont plus petits en Orient contre les
Kopesh, mais là il s’agit d’une hypothèse.
Concernant vos remarques
sur le pilum réutilisable, figurez-vous
que les Romains y ont pensé ! (Contrairement
aux inventeurs de la grenade à main !) Le pilum
tout comme son petit-fils l’angon franc
devait se briser en touchant le sol. Vous avez sans
doute observé que le fer de ces engins est très
fin et fragile ! Je ne vous cache pas que certains ne
se brisaient peut-être pas mais l’entraînement
des légionnaires était tel que ce genre
de désagrément devait être rare
! (40 coups de bâton pour un clou de sandale mal
fixé ! Engagez-vous rengagez-vous qu’ils
disaient !)
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| RÉPONSE
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| Merci pour ces précisions
! |
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4.
La question du 22
Mai 2004 de Julien et votre réponse semblent
indiquer que les auteurs anciens ne font que glorifier
l'homosexualité à Rome ! Quel ne fut pas
mon étonnement !
L'homosexualité
c'est mal aussi à Rome ! selon Juvénal
! Elle est en effet, la source de maladies, de malversations
politiques et de trafic d' influence dans les Satires.
(Ne voyez pas là mon opinion personnelle, si
cela ne tenait qu'à moi, le mariage entre hommes
ou entre femmes serait depuis bien longtemps autorisé
en France, tant que l' on marie des être humains
consentant, le reste importe peu...).
J'ajouterais, d'ailleurs qu'il semble que la seule forme
d'homosexualité admise (et même parfois
sacrée) soit celle des hommes. Il ne faut pas
oublier qu'à Rome, des femmes qui aiment des
femmes c'est là le pire cas de figure que l'on
puisse imaginer.
Pour réagir aussi à la possible pratique
homosexuelle de César, on peut en effet la mettre
en doute à juste titre. Suétone nous dit
que les soldats en parlent pendant la procession du
triomphe en jetant au général victorieux
des petites chansons amusantes qui en disent long sur
la finesse de l'humour du bidasse romain. Cependant,
on sait que pendant la cérémonie, les
soldats avaient l'habitude de se moquer de leur chef,
c'était un rite comme celui de l'esclave sur
le char soufflant au général "Tu
n'es pas un dieu". Ces pratiques sont destinées
à rabaisser les Imperatores pour éviter
que le triomphe ne leur portât sur le sens de
la raison.
Je ne tente donc pas de disqualifier l' hypothèse
de polissonneries bien pardonnables imputées
à César et Nicomède, cependant,
je souhaite installer le doute vis-à-vis des
sources que l'on possède... Si vous avez mieux
que Suétone et les auteurs plus tardifs qui l'ont
sans doute utilisé, je suis à votre disposition.
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| RÉPONSE
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| En fait, ma
réponse du 22 mai à Julien n'était
que le dernier épisode d'un feuilleton, ce sujet
paraissant littéralement fasciner certains visiteurs
de mon site, sans doute en quête de justification
historique à la liberté d'orientation sexuelle
ayant (légitimement) droit de cité dans
nos sociétés occidentales.
Or donc, puisque j'avais, longuement et à de multiples
reprises, exposé mon opinion sur cette question
à l'occasion d'autres courriers "publiés"
dans mon site, j'ai alors évité d'en remettre
une couche et me suis contenté de critiquer le
caractère exemplatif de l'homosexualité
présumée de tel ou tel "homme illustre",
qui n'a guère qu'une importance anecdotique. En
outre, prétendre transposer dans notre époque
la prétendue "liberté de mœurs
romaine" (tu parles, Charles ! ils étaient
plutôt vachement coincés, ces Romains !)
vous enverrait tout droit en geôle, tenir compagnie
à Dutroux, Fourniret, et autres pervers sexuels
!…
Mais sur le fond, je partage totalement votre avis sur
la question. Pour vous en convaincre, si besoin est -
voyez mes réponses à ces différents
courriers, dont certains remontent à la "préhistoire"
de mon site : Clic
! , Clic
!, Clic
!, et Clic
!. |
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| 5 Juillet 2004 |
| Emmanuel
a écrit : |
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Je
vous écris à nouveau pour vous dire que
j'ai été surpris du caractère fort
succinct de votre rubrique "persécutions
antipaïennes". Puisque vous ne m'avez
pas l'air d'être une grenouille de bénitier
j'en conclus qu'il s'agit juste d'un oubli de votre
part.
En clair : en 435, Théodose
II et Valentinien III ont bien publié, comme
vous l'avez écrit, un édit ordonnant de
détruire les temples "s'il en reste
encore d'intacts, afin qu'aucun de nos sujets n'ait
la licence d'y célébrer des sacrifices",
mais "Benjamin"
a raison : cet édit ordonnait aussi de "supplicier
par l'épée" les derniers païens
"bien qu'aucun ne soit censé subsister".
Et un édit daté du 31 janvier 438 renouvelait
encore plus férocement ces peines...
La novelle datée du 4 novembre 451 et
contresignée par Valentinien III (qui ne devait
pas être aussi "débile"
que ça, pour vous citer) étendait la peine
capitale prévue pour les païens opiniâtres
"aux propriétaires des locaux où
ont lieu ces cultes".
Léon Ier récidiva en 463 et en 472 en
prescrivant "d'extirper" à
tout prix "la souillure du paganisme".
Quant aux lois de Constance II, même s'y vous
n'en trouvez pas trace dans votre documentation, elles
ont belle et bien existées (voir André
Piganiol, L'empire chrétien) et prescrivaient
"la peine capitale contre ceux qui sont convaincus
d'adorer les idoles et de célébrer les
sacrifices".
Ce qui m'étonne surtout,
c'est que vous consacriez plusieurs rubriques aux persécutions
antichrétiennes alors que les persécutions
antipaïennes m'ont l'air d'avoir été
franchement plus sanglantes.... |
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| RÉPONSE
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| Oh, vous savez, moi, dans
la section "Courrier" de mon site internet,
je ne traite pas de sujet en particulier. .Je
me contente de répondre aux questions que l'on
pose, de donner mon modeste d'avis d'historaillon amateur
sur des problèmes que l'on me soumet, ou encore
de publier des textes que l'on me soumet! Tout
ça, c'est donc un peu à la demande
du client, même s'il est bien évident
que certains sujets m'intéressent plus que d'autres,
et même si j'avoue avoir un faible pour les récits
de certains martyres chrétiens, aussi fantaisistes
que légendaires qui, ô blasphème,
font mourir de rire l'ancien lecteur assidu de Voltaire
que je fus !… Cela vous explique pourquoi je m'attarde
parfois complaisamment sur les persécutions chrétiennes,
où les excès de l'hagiographie prêtent
à sourire, voire à se bidonner franchement.
En revanche, le récit des martyres d'Hypatie
ou des philosophes amis de l'empereur Julien ne pousse
pas réellement à la rigolade…
Cela dit la rubrique "persécution anti-païenne"
s'est quand pas même pas étoffée
depuis l'année passée, surtout grâce
aux interventions de Benjamin,
un internaute qui, par parenthèse, prépare
précisément un ouvrage
sur la répression chrétienne du paganisme.
Comme quoi vous n'êtes pas le seul à vous
passionner pour ces réalités trop longtemps
éludées par la propagande chrétienne.
En tout état de cause, un grand merci pour votre
mail et pour ces judicieuses infos complémentaires.
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| 6 Juillet 2004 |
| Simon
a écrit : |
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J'aimerais savoir si vous connaissez
l'œuvre
de Steven Saylor. Il a publié
une série de romans (du genre polar historique)
qui sont, selon moi, très bien ficelés
(Du sang sur Rome, Un Égyptien
dans la Ville, Rubicon, etc…).
Il faut dire que le monsieur est historien…
De plus, en parcourant le courrier
des lecteurs, je suis tombé sur quelques suggestions
de lectures que vous avez faites à quelques
personnes. Vous serait-il possible de me faire parvenir
quelques suggestions de romans ?
J'ai tout ce qu'il me faut au niveau de la documentation
(j'ai étudié en histoire ancienne),
mais je ne connais pas beaucoup les œuvres de
fiction sur le sujet.
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| RÉPONSE
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| Les références
de quelques bons romans historiques
?
Eh bien, figurez-vous qu'en juillet 2002
- ça ne nous rajeunit pas ! -, un autre sympathique
internaute m'avait adressé cette même demande
(voir ici : Clic
!). Par parenthèse, je lui avais alors recommandé,
entre autres titres, ces enquêtes de Gordien le
Limier que j'ai dévoré avec un plaisir
sans doute au moins égal au vôtre.
Or donc, vous trouverez probablement déjà
dans cette ancienne correspondance quelques pistes pour
meubler vos loisirs littéraires. Pour en connaître
d'autres, force m'est de vous renvoyer vers d'autres
pages de la section "Courrier" de mon site.
En effet la plupart du temps, ce sont des internautes
qui me recommandent des bouquins qui leur ont plu mais
dont, sans eux, j'aurais ignoré l'existence.
Voici les adresses de ces pages :
- Rachel TANNER, l'Empreinte
des dieux et Le glaive de Mithra : Clic
!.
De l'"heroic fantasy", certes, mais cela
n'en n'est pas moins une "uchronie" à
la fois intelligente et passionnante.
- Anne BERNET, Mémoires
de Ponce Pilate : Clic
!.
Quelques hypothèses intéressantes sur
le plus célèbre des préfets romains
de Judée… un peu noyées dans une
apologie du christianisme naissant un peu trop appuyée
pour le vieux sceptique que je suis.
- Anne de LESELEUC avec sa série
relatant les enquêtes policières de l'avocat
gaulois Marcus Aper : Clic
!.
Un Gordien moustachu, en braies, et grand amateur
de cervoise devant l'Eternel…
- Valerio MANFREDI, La Dernière
légion : Clic
!, qui relie la fin de l'Empire romain se relie
au début de la saga arthurienne…
- Et si la bande dessine vous intéresse, la
célèbre série Murena,
par DUFAUX et DELABY, est réellement incontournable
: Clic !
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Si
jamais l'envie vous prenait de correspondre avec quelques
empereurs romains, Jules César, Auguste, Caligula
et Néron (ainsi que Sénèque)
sont ressuscités sur le site
www.dialogus2.org.
Curieusement (!?), leurs personnalités propres
correspondent assez bien aux descriptions que vous
en faites et ne sont pas que de vulgaires reflets
de Suétone et Tacite.

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| 9 Juillet 2004 |
| Cécile
a écrit : |
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Il
n'y a pas si longtemps j'ai lu le livre La
Dernière légion. Et il y
a plusieurs questions que je voudrais vous poser :
- J'ai vu qu'il était
adapté pour le cinéma. Y a-t-il une
sortie prévue ?
- Ce roman est-il tiré
d'un fait réel ou d'un mythe, car une légende
est inspirée d'un fait réel ? si oui,
est-ce l'épée, a-t-elle réellement
existée ?
Je voudrais tous vous remercier
de me répondre.
Et j'ai une opinion sur ce livre : Il est extraordinaire,
est tellement bien qu'il était bien, j'en ai
pleuré à la fin. |
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| RÉPONSE
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Bon,
d'accord, La dernière légion
de Valerio MANFREDI se laisse, certes,
lire avec plaisir. Mais, enfin, il n'y a quand
même pas de quoi tracer une croix de beurre
sur le plafond de sa cuisine, comme on dit par
chez nous, ni encore moins de quoi faire pleurer
Margot dans sa chaumière… ou plutôt,
en l'occurrence, Cécile dans son salon
!
Qu'y a-t-il de vrai dans ce récit des
aventures post-impériales de Romulus Augustule,
dernier empereur romain d'Occident ?
Pas grand-chose…
Dans la postface de son roman, l'auteur lui-même
avoue que "(cette) histoire (…) est
en grande partie le fruit de mon imagination".
Et de fait, on ne sait presque rien de la vie
du jeune Romulus
Augustule après qu'Odoacre lui eut
ordonné de se renoncer au trône sur
lequel, en dépit de ma tendreté
de son âge, l'avait hissé son ambitieux
père.
Pour plus d'infos à ce sujet, je vous invite
à consulter ces anciens courriers, naguère
adressés à de sympathiques internautes
qui, comme vous, s'interrogeaient sur la véracité
historique de ce roman : Clic
! et Clic
!.
La Dernière légion sera-t-elle
portée à l'écran prochainement
?
Il semblerait en effet qu'un projet de réalisation
existe (voir :
http://www.uneporte.net, et http://www.lefilmfrancais.com)…
Mais étant très peu au fait de l'actualité
cinématographique, il m'est impossible
que vous préciser l'état d'avancement
actuel de ce projet, et encore moins la date de
sortie du film. |
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| 12 Juillet 2004 |
| Emmanuel
réécrit : |
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Suite
à un désaccord avec un ami lors d'une
discussion, je m'en remets à vous pour trancher
une question…
Voilà, est-ce que Messaline
a déjà rencontré Drusilla,
la sœur de Caligula (immortalisée à
l'écran par Teresa Ann Savoy) ? Drusilla étant
morte en 38 après J.-C. (à quel âge
d'ailleurs ?), Messaline ne l'aurait rencontré,
au maximum, qu'à l'âge de 13 ans.
Soit dit en passant, n'allez surtout pas croire que
je me fais des films en imaginant de saphiques orgies
entre ces deux gourgandines !! |
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| RÉPONSE
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Sil m'en souvient
bien, c'est plutôt Agrippine,
la sœur aînée de Drusilla,
que le sulfureux film Caligula montrait
folâtrant avec cette fieffée coquine
de Messaline.
Une séquence hot davantage soucieuse
de réveiller le petit cochon qui sommeille
en chacun d'entre nous que respectueuse d'une
vérité historique en l'occurrence
aussi malmenée que les bijoux de famille
du pauvre Proculus, un autre protagoniste du film
de Tinto Brass et Bob Guccione, fort diminué
après son passage entre les mains des sbires
de Caligula. Car en réalité, Messaline
et celle qui lui succéda dans le lit du
vieux Claude ne furent certainement jamais aussi
bonnes copines que ça ! D'ailleurs, on
peut penser que le rôle de l'intrigante
Agrippine dans la chute et l'exécution
la mère de Britannicus ne fut pas négligeable.
Fecit cui prodest…
(Par parenthèse, si le film Caligula
vous intéresse, je vous recommande vivement
l'article que l'ami Michel Eloy lui consacre dans
son site Péplum
- Images de l'Antiquité : Clic
!).
Pour en venir à votre question, une rencontre
entre Drusilla et Messaline n'est certes pas chronologiquement
impossible, mais n'en demeure pas moins, à
mon avis, historiquement assez improbable. En
effet, comme vous l'avez remarqué, l'avant-dernière
épouse de Claude,
née vers 25 ou 26 ap. J.-C., était
de presque dix ans la cadette de Drusilla (celle-ci
ayant vu le jour vers 17 ap. J.-C). C'est dire
que Messaline devait donc encore jouer avec sa
poupée Barbia (les Barbies
romaines) lorsque la mort ravit brutalement Drusilla
à la (trop) vive affection de son impérial
frère (en 38 ap. J.-C.). |
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N'oublions pas non plus que, comme dans toute société
méditerranéenne qui se respecte, les jeunes
filles romaines de bonne famille étaient fort
surveillées. Ce n'est qu'après avoir été
dûment et légalement baguées, casées
et déflorées qu'elles s'émancipaient
quelque peu de la tutelle des époux, souvent
plus débonnaire que celle exercée par
les très sourcilleux pères et frères.
Notre Messaline ne sortit probablement guère
de la domus paternelle que pour entrer dans
celle des Césars, au titre d'épouse de
ce vieil original de Claude (en 39 ou 40 ap. J.-C.).
Or, à cette époque, Drusilla était
déjà passée, depuis un an ou deux,
du monde des mortelles à celui des déesses…
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