|
Sommaire Janvier 2004 :
- 3 Janvier :
- Madame Soleil et empereurs romains
: Clic
!
- 5 Janvier :
- Les diverses casquettes des empereurs : Clic
!
- 5 Janvier :
- Antonin le Pieux : the best of the best ! :
Clic !
- 5 Janvier :
- Quelques liens sur la religion romaine : Clic
!
- 7 Janvier :
- De quels monuments Rome est-elle redevable aux Flaviens
? : Clic !
- Vespasien, Titus et Domitien : qu'en pensait le bon peuple
? : Clic !
- 9 Janvier :
- Hadrien et (toujours) le mystère de la genèse
de sa barbichette : Clic !
PAGE
SUIVANTE
- 15 Janvier :
- Sainte Nadia (ou Nadège), sa sainte mère
(Sophie), ses saintes surs, et leur édifiant
martyre : Clic !
- 15 Janvier :
- Hadrien aimait la bâtisse ! : Clic !
- 19 Janvier :
- Éros et Cupidon, même combat ? : Clic !
- 21 Janvier :
- Des anecdotes "sympas" sur Titus
: Clic !
- 23 Janvier :
- Pax romana : un jeu vidéo pour prendre le contrôle
du Sénat romain : Clic !
- 25 Janvier :
- Des bons petits plats romains, en version française
: Clic !
- 25 Janvier :
- Pas facile d'être syndicaliste sous Dioclétien
! : Clic !
- Janvier :
RECHERCHE
DANS LE SITE
"EMPEREURS ROMAINS"
|
|
|
|
|
3 Janvier 2004 |
|
Luc
a écrit : |
|
|
|
Dans la revue Historia
n°
685 il est dit :
"Comme leurs concitoyens,
la plupart des empereurs sont des férus d'astrologie.
Au moment de leur avènement, ils n'hésitent
pas à rendre public un horoscope justifiant à
la fois religieusement et scientifiquement leur arrivée
au pouvoir. Ils ont l'habitude d'affirmer que cet horoscope
a été dressé le jour de leur naissance,
mais il est beaucoup plus probable qu'il a été
composé après coup pour l'occasion. Non content
de publier ses horoscopes, Auguste fait frapper des monnaies
portant l'image du Capricorne, ascendant astrologique du
début de son règne. Prudent, il fait interdire
tous les horoscopes fixant la date de sa mort et prévoyant
l'identité de son successeur. Les empereurs ont près
d'eux un mathematicus, à la fois confident et conseiller
occulte de son maître. Un de ces personnages connaît
la gloire, Thrasylle d'Alexandrie, qui passe presque toute
sa vie dans l'intimité de l'empereur Tibère.
Par ses conseils mesurés, il parvient bien souvent
à adoucir les décisions arbitraires de son
ami. Tibère et, après lui, l'empereur Hadrien
se font initier à l'art de dresser des horoscopes."
J'aimerais connaître l'influence
de l'astrologie sur les empereurs romains. |
|
|
|
|
|
RÉPONSE : |
|
|
|
L'influence de l'astrologie sur les empereurs romains
? Difficile de répondre précisément
à cette question !
Bien sûr, beaucoup
d'empereurs furent - comme leurs sujets romains, d'ailleurs
- entichés d'astrologie et clients assidus des astrologues,
chaldéens et autres mathemaci. Mais
consultaient-ils systématiquement leurs horoscopes
avant de prendre des décisions importantes ? Impossible
à dire
Et puis, de toute façon, une "pronostication" astrologique
a-t-elle jamais changé le cours de l'histoire ? Les
Romains n'affirmaient-ils pas que si les astres régissaient
les hommes, c'étaient les dieux qui, en définitive,
tiraient les ficelles du destin (Astra regunt homines
sed Deus regit astra), et qu'en tout état de
cause, "Jupiter aveugle ceux qu'il veut perdre" (Quos
vult Jupiter perdere, dementat prius).
Voyez Jules
César : un devin lui prescrit d'avoir à
se méfier des ides de mars
Ce qui ne l'empêche
pas d'aller, ce jour-là, faire son show au Sénat
pour y périr sous les coups de poignard de Brutus
et de ses acolytes.
Et Julien
l'Apostat ! Sa vie durant, il suit les conseils d'un
astrologue et évite de se rendre en Phrygie, cette
province où, selon les astres, il devait passer de
vie à trépas
pour finalement trouver
la mort à des centaines de kilomètres de cette
maudite Phrygie, lors d'une bataille livrée dans
un coin perdu du fin fond de la Mésopotamie
et appelé "les champs phrygiens"
Y'a vraiment de quoi se taper le derrière dans
du verre pilé pour se décongestionner les
cordes vocales, comme le dit si justement (quoiqu'un
peu trivialement, je vous le concède) le grand Georgius
dans une de ses uvres aussi immortelle qu'incongrue
!
Notez aussi, pour terminer, que la passion de l'astrologie
n'est pas particulière aux empereurs de Rome : nombre
de papes, de princes de la Renaissance, de sultans musulmans,
de roys de France et de Navarre recoururent aux services
d'un astrologue royalement appointé. Même tonton
François Mitterrand ne dédaignait pas, paraît-il,
de recourir aux lumières de son astrologue attitrée. |
|
|
|
|
|
|
|
|
5 Janvier 2004 |
|
Vincent
a écrit : |
|
|
|
Je reviens sur votre site après
quelques mois de repos dans le Saint Empire Romain Germanique.
En fait je voudrais savoir quel
est la signification précise des divers titres
: Imperator, César, Pontife etc donnés aux
empereurs romains.
Je suppose que ce sujet est déjà
traité dans votre site. Pouvez-vous me guider ? |
|
|
|
|
|
RÉPONSE : |
|
|
|
Bien sûr,, je n'irai pas, pour saluer votre
retour sur mon site, jusqu'à tuer le veau gras
comme le fit jadis le père de l'enfant prodigue
lorsque celui-ci regagna, tout déconfit, le doux
foyer paternel. Cependant, croyez bien que c'est avec
une grande joie que je vous accueille en ce début
d'année, après près de six mois de
défection germanique.
Vous avez raison, j'ai déjà eu l'occasion
de parler des diverses "casquettes" que portaient les
empereurs romains : généralissime des
armées romaines (imperator), tribun de plèbe
(tribunicia potestas) ad vitam æternam,
prince du Sénat (Princeps senatus), grand-prêtre
de la religion officielle (Pontifex maximus). Voyez
(par exemple) :
- Auguste et l'instauration du Principat : Clic
!
- Nature du pouvoir des empereurs romains : Clic
!
- Le pouvoir des empereurs était-il absolu :
Clic
!
Vous trouverez aussi des explications - bien plus savantes
et plus complètes que les miennes - relatives à
la fonction et à la titulature impériales
sur l'excellent site d'Émilia
Robin :
- Le pouvoir et l'administration sous l'Empire romain
- L'empereur : Clic
!
- La nature de son pouvoir : Clic
!
- La titulature impériale : Clic
!
- Les attributions de l'empereur : Clic
!
- Le pouvoir législatif dans sa plénitude
: Clic
!
- Le pouvoir exécutif : Clic
!
- Le pouvoir judiciaire : Clic
!
|
|
|
|
|
|
|
|
|
5 Janvier 2004 |
|
Bert
a écrit : |
|
|
|
Comment, comment, comment,
qu'entends-je ? Antonin aurait été
"nonchalant" ? (voir ici : Clic
!)
Je m'insurge ! (je sais si bien le faire, vous devriez
me voir, tiens, tout insurgé, pire qu'une commune
du Brabant !)
Bon, comme pour quasiment tous
nos amis de la République ou de l'Empire, faut
se satisfaire des sources, n'est ce pas ? Et en l'espèce,
c'est l'Histoire Auguste et l'archéologie
qui s'y collent, faudra faire avec
Tout d'abord pour ce qui concerne
sa carrière avant l'empire
Très longue
carrière ! Tout le cursus, sans faillir,
et dans l'ombre (mais en fait, on n'en sait rien, ce
n'est pas dans la bio, mais pourquoi n'aurait-il pas
eu un beau cursus, de formateurs voyages
?), et puis, en couronne, proconsul d'Asie, et pour
être proconsul d'Asie sous Hadrien, hein ? Le
simple fait que l'on a peu d'informations serait plutôt,
selon moi, la marque d'une correcte administration.
Choisi par Hadrien (second choix
au moins, d'accord, mais tout de même choisi !)
pour l'Empire, même en spéculant sur son
âge, encore un indice selon lequel ce ne devait
pas être un "mauvais", l'Antonin
.
Son règne est long, des
guerres, il y en aura, Bretagne, Afrique
, il y
aura des conjurations, des soupçons sur la femme
de César, en bref, il aura eu tout ce qu'un empereur
peut avoir durant un règne, mais le résultat
!
Quand Marc Aurèle arrive
au pouvoir, l'empire va "bien", il est immense et riche,
la sécurité est assurée (oui, bien
sur, la sécurité surtout pour les 100
plus riches familles, mais la revendication marxiste
se marie mal avec une étude de l'Empire, mmmh
?
), toute paix est relative, mais les frontières
sont sures
Antonin, selon moi, est L'Empereur
charnière, l'un des plus importants de l'histoire
!
- Il est le pivot entre le culte
"païen-romain classique" (culte des anciens,
des dieux classiques, conservatisme religieux) qu'il
revendique, et l'émergence des "nouveaux cultes"
et des "nouvelles religions", qu'il tolère,
figurant à lui seul des siècles de politique.
- Il est le pivot entre l'expansion
militaire (jusqu'à Trajan) et la protection
des frontières, l'expansion économique
que d'aucun juge aujourd'hui nécessaire à
l'empire, mais que lui ne voyait peut-être pas
ainsi
Ce n'est pas un guerrier, mais il sait
décider la guerre. Le politique moderne est
là !
- Stoïque, il préfigure,
avec Hadrien, l'arrivée d'une nouvelle forme
de pensée politique se rapprochant de La
République de Platon (l'empereur philosophe
),
forme que Marc Aurèle prouvera ne pas être
suffisante à l'administration de l'empire.
En bref, Antonin, you're ze
best ! |
|
|
|
|
|
RÉPONSE : |
|
|
|
Bravo pour cet éloquent panégyrique
!
L'époque du Pieux
Antonin marque l'apogée de l'Empire romain.
Nul n'en disconvient ! Bien sûr, et même
si son règne fut - en gros - paisible, il eut
néanmoins son contingent de guerres (défensives)
et de conjurations (avortées). Bien sûr,
le bon administrateur que fut cet Antonin laissa à
sa mort un excédent budgétaire de six
cent septante-cinq millions de drachmes. Une paille
!! Bien sûr, ce bon empereur était affable,
consciencieux, modéré (sauf envers ses
esclaves et ses affranchis qu'il avait tendance à
rudoyer), déférent à l'égard
du Sénat, paternel (paternaliste ?) pour le peuple,
respectueux de tous des dieux (ceux de Rome et les autres).
Bref, ze best, comme vous dites !
| 
|
Cependant, si "gouverner c'est
prévoir", il y aurait peut-être des
choses à redire
Antonin poursuivit
la politique extérieure d'Hadrien,
axée principalement sur la dissuasion :
des démonstrations de force en Germanie
ou en Écosse suffirent à intimider
des Barbares contenus par un limes renforcé.
On connaît la valeur de ces stratégies
façon "ligne Maginot" ! Un moment de distraction,
un maillon faible, et c'est tout le système
défensif qui s'écroule. Patatras
! C'est ce qui arrivera quelques années
seulement après la mort du bon Tonin, quand
des Marcomans passèrent entre les mailles
du filet défensif romain et s'enfoncèrent
jusqu'en Italie du Nord. Et, il ne faudra pas
attendre la fin du Siècle d'or des
Antonins pour voir les Pictes de l'actuelle Écosse
jouer à saute-mouton avec les "Murs" d'Antonin
et d'Hadrien et s'en venir ravager, piller, violer
à tout va l'opulente Britannia romaine.
C'est peut-être assez peu politiquement
correct que de dire cela de nos jours, mais je
vous le demande : quel est l'avenir d'un Empire
qui a renoncé à l'impérialisme
?
Je vous concède que c'est Hadrien qui
initia cette politique par trop défensive,
et pas Antonin. Toutefois, celui-ci aurait dû
se rendre compte que la situation se modifiait,
que la pression barbare augmentait aux frontières
et que les Parthes recommençaient à
s'agiter de l'autre côté de l'Euphrate.
Plutôt que de capitaliser les ressources
financières de l'Empire, il aurait sans
doute mieux fait de les affecter à des
compagnes militaires afin de "tuer dans l'uf"
ces menaces.
|
Résultat : Marc
Aurèle utilisera le pactole thésaurisé
par Antonin
pour bouter les Parthes hors des riches provinces orientales,
puis se trouvera fort dépourvu quand il s'agira
de repousser d'Italie les Germains
Qui plus est,
avec une armée décimée par la peste
devenue endémique !
Si vis pacem, para bellum
La phrase célèbre d'Antonin : "J'aime
mieux conserver un seul citoyen que tuer mille ennemis"
ne retentit-elle pas un peu comme cette autre : "Pourquoi
faudrait-il mourir pour Dantzig ?"
Et je vous parie un casier de bière des Trappistes
de ma ville natale de Rochefort contre une bête
chope que, tout philosophe qu'il fut, le sage Marc
Aurèle,
se les gelant dans sa tente ouverte aux quatre vents
des rudes hivers germaniques, ne put s'empêcher
de maudire dans sa barbe son pieux, mais trop prudent
prédécesseur qui avait préféré
s'asseoir sur son magot, couver son tas d'or, plutôt
que de l'employer à une "guerre préventive"
contre les ennemis de la civilisation gréco-romaine.
Deux siècles plus tard, un autre philosophe
couronné, l'empereur Julien
dit l'Apostat, épinglera encore l'avarice
crasse d'Antonin : "Fi le rapiat ! ce vieux croûton
est de ceux qui scient un grain de cumin en deux !"
(Banquet des Césars, 9). Toutefois, Julien
reconnaît que cet homme fut "sage, sinon en
amours, du moins en politique". |
|
|
|
|
|
Bert
réécrit |
|
|
|
Toujours la réponse
acérée, le doigt où ça fait
mal en tout bien tout honneur, évidemment !).
Ah, il est dur, le bougre !
Je vois les "incursions", puis
les "raids", et enfin les attaques en règle des
"barbares aux frontières" comme inéluctables.
S'il paraît que l'avenir d'un Empire est menacé
par celui qui renonce à se comporter en empereur,
il en est de même de l'Empire qui décide
la "fuite en avant"
A posteriori, il peut
paraître y avoir des solutions pour la pérennité
de l'empire, mais en ces temps-là ?
Donc, je ne crois pas qu'il soit
possible de reprocher à Antonin une politique
qu'aujourd'hui l'on qualifierait d'attentiste,
mais qui n'en était pas une à l'époque
! Il a connu les échecs de Domitien sur le Danube
(enfin, il était né, son père était
même consul, je crois, à l'époque,
donc il devait avoir 2/3 ans
ok, ok), le retour
de Trajan et sa mort, et les préventions d'Hadrien,
assez pour le faire douter
Et puis, où
aller ? Attaquer qui ? Avec quoi ? Les Parthes ? Défendre
les Champs Décumates, et pousser vers
le Nord rejouer une "varus story" là-haut dans
la froide forêt ? Les Parthes, ils les connaissaient,
ils reviennent toujours, n'est ce pas Marc Aurèle
?
Le "limes Maginot" ne
marchait pas mal tant que le blitzkrieg ne disposait
pas de chars et d'avions. Et puis les Romains d'Antonin
avaient une autre classe que nos minables de la Troisième,
tout de même, hein ? Lebrun ou Arrien ? Y'a pas
photo ! Il recula ceux du Nord, voyant que la protection
de quelques villages obérait celle de toute la
province
Il a envoyé des troupes avant
de construire celui d'Afrique.
Important travail sur le droit,
aussi ! Je vous cite : "La phrase célèbre
d'Antonin : « J'aime mieux conserver un seul
citoyen que tuer mille ennemis » ne retentit-elle
pas un peu comme cette autre : « Pourquoi faudrait-il
mourir pour Dantzig ? » "
NON ! Elle retentit comme, "je préfère
voir un innocent en liberté que 10 coupables
en prison" ! Na !
Législation sur les esclaves, sur le mariage
(sic)
Avaricieux, selon le Julien ?
Mais tout de même, il refile tout son fric à
l'État lors de son avènement, (c'est vrai
que tout l'immobilier va à sa fille dans le même
temps, bon, Marc Aurèle sera content !), il évite
les "résidences officielles". Vrai aussi qu'il
était très riche, mais bon, tout de même,
ça tranche avec Héliogabale ou même
ce cher Julien, pas finaud en finance ! Et sage "sinon
en amour", oooh, c'est Julien qui dit ça
? On dit qu'il était cocu, mais qu'il a pardonné,
voir le temple, les paons, les monnaies
Mais nous sommes d'accord sur
l'essentiel, Antonin n'était pas un nonchalant,
loin s'en faut, ni un visionnaire, mais les autres ?
Au palmarès, je le garde
comme le premier ! Tibère second ? Ça
se discute ! |
|
|
|
|
|
RÉPONSE : |
|
|
|
Question escrime littéraire, votre pointe
vaut largement mon estoc !
Mais vous avez raison : finalement, nous sommes
d'accord sur l'essentiel, à savoir que le règne
du bon Antonin
marque le sommet de la civilisation impériale
romaine. Cet empereur de l'âge d'or de
Rome fut certainement un homme exquis, un César
pondéré, un sage administrateur, etc
.
Tel fut l'avis unanime de ses sujets et de ses biographes,
anciens, et telle est l'opinion des historiens modernes.
Alors, admirons-le également (ou louons son service
de propagande), et abstenons-nous de critiques qui ne
reposent en fait que sur les spéculations aventurées.
Ainsi, mes réserves sur la capacité de
cet empereur à anticiper les problèmes
qui, en définitive, relèvent davantage
de l'histoire-fiction - de l'uchronie, comme
on dit aujourd'hui - que de l'Histoire (avec un grand
H). Si Hadrien
et Antonin avaient opté pour une politique "à
la Trajan", l'Empire romain, consolidé, aurait-il
perduré plus longtemps ? ou au contraire se serait-il
effondré bien avant le Ve siècle sous
les coups de "Barbares" revanchards ?
Chi lo sa ?
Avec ses si
|
|
|
|
|
|
|
|
|
5 Janvier 2004 |
|
"Helvincent" a écrit : |
|
|
|
J'ai du mal à trouver
ces infos
- Comment est organisé
le culte romain ?
- Généalogie
des dieux romains
- Comment la religion des
Romains a-t-elle subi l'influence extérieure
?
- Qui est Mithra ?
Merci d'avance |
|
|
|
|
|
RÉPONSE : |
|
|
|
Voici quelques liens vers des pages internet où
vous devriez trouver des renseignements sur la religion
romaine ainsi que sur la mythologie :
- Ac. Versailles : le Musée vivant de l'Antiquité
:
- Mythes et mythologie : Clic
!
- Religion en Grèce et à Rome
: Clic
!
- Site sitec.fr - Mythes antiques : Clic
!
- Ac. Aix-Marseille - La religion romaine : Clic
!
- Site Karl Claerhout - Les religions orientales
à Rome (Mithra et le mithraïsme) : Clic
!
- Site "Ils sont fous ces Romains" - Les dieux romains
: Clic
!
- Histoire romaine - La religion romaine : Clic
!
Répertoires :
- Retiarius.org - Ressources internet : Mythologie,
cultes traditionnels : Clic
!
- Ac. Versailles - Carnet d'adresses en langues
anciennes - Ressources internet concernant la mythologie
: Clic
!
- Site LacusCurtius
:
- Astrology, Magic and Religions : Clic
!
- Religions : Classical & Mythology : Clic
!
- Oriental religions : Clic
!
- et pour terminer, cette page de mon propre site
internet où sont référencés
des courriers relatifs à la mythologie et
à la religion des anciens Romains (renseignements
d'ordre très général) : Clic
!
|
|
|
|
|
|
|
|
|
7 Janvier 2004 |
|
Alice a écrit : |
|
|
|
Je m'appelle Alice, je
suis en 3e et je fais un exposé sur les Flaviens
et votre site m'a beaucoup aidé dans mes
recherches, mais j'aurais quand même quelques
questions à vous poser :
1.
Quels monuments ont construits
les 3 empereurs Flaviens (Vespasien, Titus, Domitien)
? Et à quelles fins ? |
|
|
|
|
|
RÉPONSE : |
|
|
|
Mieux vaudrait sans doute vous rendre sur le
site Maquette
de Rome de l'Université de Caen. Vous
y trouverez (voir ici : Clic
!) un index chronologique reprenant (entre
autres) les édifices construits sur ordre
de Vespasien, Titus et Domitien, chacun de ces monuments
faisant l'objet d'une rubrique particulière,
avec renseignements d'ordre architectural, topographique,
historique, voire littéraire. |
|
|
|
|
|
|
2.
Quelle
réputation auprès du peuple avaient
Vespasien, Titus et Domitien ? |
|
|
|
|
|
RÉPONSE : |
|
|
| Tenter de savoir ce que le
peuple pensait du "César" régnant
relève un peu de la "mission impossible".
Les sources dont nous disposons - en ce qui
concerne les Flaviens : les historiens Suétone
(début du IIe siècle) et Dion
Cassius (milieu du IIIe siècle) - ne
reflètent guère que l'opinion
de la classe sénatoriale, l'avis de
ces aristocrates conservateurs, le plus souvent
radicalement hostiles au régime impérial.
Disons seulement que la plèbe romaine
fut sans doute reconnaissante à Vespasien
d'avoir rétabli la paix publique et
la prospérité après les
ruineuses folies de Néron
et la guerre civile dévastatrice qui
régla la succession de l'empereur-artiste.
Il est toutefois probable que la nécessaire
austérité budgétaire
imposée par le premier des Flaviens
hérissait quelque peu un peuple encore
accoutumé au faste et aux largesses
de la cour de Néron. Le succès
considérable d'une plaisanterie - douteuse
- d'un mime, lors de ses funérailles
de l'empereur, semble la meilleure preuve
que son avarice était devenue proverbiale
:
"À ses funérailles, le premier
pantomime nommé Favor, qui représentait
l'empereur et contrefaisait, selon la coutume,
ses paroles et ses gestes, demanda publiquement
aux gens d'affaires combien coûtaient
le convoi et les obsèques. Comme ils
répondirent : « Dix millions
de sesterces », il s'écria
: « Donnez-m'en cent mille, et jetez-moi
ensuite dans le Tibre. »" (SUÉTONE,
Vie
de Vespasien, XIX).
Lorsqu'il succéda à son père,
Titus
pâtissait d'une exécrable réputation.
Cruel, jouisseur, dépravé, corrompu,
tous craignaient qu'il ne devienne un "autre
Néron" (SUÉTONE, Vie
de Titus, VII).
Devenu empereur, il fut sans doute aimé
de son peuple à qui il offrit de splendides
spectacles (dont une mémorable naumachie
- combat naval reconstitué) et à
l'égard de qui il fit preuve d'une
générosité sans faille,
quoiqu'un peu ostentatoire - on la qualifierait
aujourd'hui de "démagogique".
Reprenons Suétone : "En toute occasion,
il traitait le peuple avec tant de bonté
qu'ayant annoncé un spectacle de gladiateurs,
il déclara qu'il le donnerait au gré
des assistants, et non au sien. En effet,
non seulement il ne refusa rien de ce que
les spectateurs voulurent, mais il les exhortait
même à manifester leurs vux.
Il affectait une préférence
pour les gladiateurs thraces, et souvent,
en plaisantant avec le peuple, il les applaudissait
de la voix et du geste, toutefois sans compromettre
ni sa dignité ni la justice. Pour paraître
encore plus populaire, il admit quelquefois
le public dans les thermes où il se
baignait." (Vie
de Titus, VIII) |

|
|

|
Le même Suétone affirme -
et en l'occurrence, je veux bien le croire
sur parole - que Titus fut unanimement pleuré
lorsqu'il s'éteignit après un
règne trop court : "La nouvelle
de sa mort répandit un deuil universel,
comme si chacun avait perdu un membre de sa
propre famille." (Vie
de Titus, XI).
Normal ! en deux ans, son étoile n'avait
pas encore eu le temps de pâlir (voir
à ce sujet : Clic
!)
Pour Domitien,
il est encore plus hasardeux de se faire une
idée de son image auprès du
peuple, car, en ce qui le concerne, le parti
pris hostile des historiens antiques est des
plus manifestes.
Suétone rapporte que le peuple accueillit
la mort du "Néron chauve" avec
indifférence (Vie
de Domitien, 23).
Il est toutefois probable que les spectacles
splendides (combats de gladiateurs en "nocturne",
combats de femmes, naumachies, concours athlétiques
ou poétiques, représentations
théâtrales, etc) qu'il offrit
aux Romains, l'argent qu'il leur distribua,
son zèle à rendre une justice
équitable, l'attention constante qu'il
accordait aux affaires publiques (économie,
finances, cultes et politique extérieure)
ne laissèrent pas le petit peuple de
Rome aussi indifférent que Suétone
voudrait nous le faire croire
|
|
|
|
|
|
|
|
9 Janvier 2004 |
|
Nicole a écrit : |
|
|
Après
un bref survol de l'ensemble proposé
par votre site, je me suis attardée
sur l'empereur qui caracole en tête
de ma starac perso
Je nomme le bel
Hadrien. Les quinquets pleins de votre article
et du courrier des lecteurs, me voici prête
à dénoncer, en toute modestie,
les petits oublis qu'il m'a semblé
apercevoir. Attention, je ne prétends
pas être une experte, mais seulement
une passionnée. Alors ne perdons
pas de temps, attaquons le sujet le plus
grave qui soit, celui dont on parle dans
tous les foyers de France et de Navarre
et même en Belgique : depuis quand
Hadrien portait-il la barbe ?
Le moyen le plus
simple d'avoir des portraits datés
est la numismatique. Si l'on considère
qu'Hadrien n'a jamais été
César mais "Dauphin" à
partir de 108 et légat à partir
de 114, les premières pièces
frappées à son effigie datent
de 117, année de son accession au
pouvoir. À cette date, il portait
déjà la barbe. Peut-être
voulait-il cacher quelques marques disgracieuses,
mais il ne faut pas perdre de vue qu'il
était fort influencé par la
culture helléniste au point d'être
surnommé "le petit Grec".
Qu'importe, et reconnaissons le, qu'est
ce qu'il la portait bien cette barbe !.
Permettez-moi de
compléter son portrait. Sportif,
très intelligent et cultivé,
il était également autoritaire
et vaniteux, jaloux de son pouvoir. Après
un empereur guerrier, cet empereur intellectuel
apporta à Rome une période
de paix
relative. Il ne fit pas de
nouvelles conquêtes, mais l'ordre
et la discipline régnèrent
dans tout l'empire. Ses voyages avaient
pour but de surveiller les limes,
de s'assurer de la fidélité
de son armée et veiller à
la bonne gestion des provinces. Tolérant
envers les chrétiens, il déclencha
une insurrection juive de 132 à 136,
en voulant construire un temple dédié
à Jupiter en lieu et place du Temple
de Jérusalem.
|
|
|
|
|
|
|
|
RÉPONSE : |
|
|
|
Merci pour ces précisions sur le brave
empereur Hadrien,
cher à votre cur ainsi qu'à
celui de la grande Marguerite Yourcenar. Pour
moi, je vous avoue n'avoir pas encore assez approfondi
sa biographie pour me permettre de porter un jugement
sur lui. S'il fut supérieurement intelligent,
plutôt pacifique, curieux de tout, il montra
aussi certains traits de caractère (philhellénisme
passionné, amour - excessif - de la bâtisse,
coquetterie et jalousie littéraire) qui
feraient de lui un genre de "Néron qui
a réussi"
Mais là, je me fais
peut-être un peu trop l'avocat du diable
!
Quant à cette histoire de barbe, elle
a déjà fait couler pas mal d'encre
sur les pages de mon site internet. Toutefois,
comme ce n'est pas Hadrien, mais son lointain
successeur Julien
dit "l'Apostat" qui se fendit d'un long descriptif
de sa barbe, hirsute et peuplée d'innommables
parasites au nombre incalculable de petites pattes
fouineuses, je crains bien que nous demeurions
toujours dans l'ignorance des tenants et aboutissants
de l'impérial ornement facial du deuxième
des Antonins. |
|
|
|
|
|

|