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Sommaire Juillet 2002 :
- 5 Juillet :
- In het Nerdelands, AUB ! : Clic
!
- 11 Juillet :
- 21 Juillet :
- À Rome, sur les traces d'Auguste
: Clic
!
- 23 Juillet :
- Attention ! Un Théodoric peut en cacher un autre
! : Clic !
- 24 Juillet :
- Des précisions sur les Gordiens : Clic
!
- Comment Gordien Ier est-il mort ? Pendu ou étranglé
? : Clic !
- Les Gordiens, recordmen ès brièveté
de règne ? : Clic
!
- Que sait-on de Tranquillina, épouse de Gordien
III ? : Clic
!
- La mort de Gordien III, une énigme
: Clic !
- Suis-je injuste envers ce pauvre petit Gordien III
? : Clic !
- 24 Juillet :
- Comment les Romains comptaient-ils les années
? : Clic !
- 25 Juillet :
- Attention ! Jésus n'est pas né à
la Noël de "l'année Zéro" ! : Clic
!
PAGE
SUIVANTE :
- 27 Juillet :
- Quelques romans historiques évoquant l'Antiquité
romaine : Clic
!
- Pourquoi ne pas créer une "rubrique littéraire"
pour chaque empereur : Clic
!
- 28 Juillet :
- La "Décadence de l'Empire romain" - Quand
a-t-elle commencé ? : Clic
!
- L''assassinat de Jules César, un symptôme
de la "décadence" de Rome ? : Clic
!
- L'assassinat de Geta par son frère Caracalla
: le meilleur partit-il le premier ? : Clic
!
- 30 Juillet :
- Où trouver des "photos" de la jolie Poppée
? : Clic
!
RECHERCHE
DANS LE SITE
"EMPEREURS ROMAINS"
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| 5 Juillet 2002 |
| Luc a écrit : |
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| Mooie site, Maar ik begrijp er
niet veel van, in België spreekt de meerdeheid nederlands,
een minderheid frans. |
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| RÉPONSE : |
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| Iout d'abord, un grand merci pour votre mail ainsi que
pour l'intérêt que vous portez à mon
travail.
Vous avez raison : la majorité des Belges parlent
le Néerlandais
Mais mon site "Empereurs
romains" n'est pas exclusivement destiné aux
Belges ! Il s'agit de pages "personnelles", écrites
en Français, (ma langue maternelle) et mises à
la disposition de toute personne (quel que soit son pays)
qui comprend (un peu, beaucoup) cette langue française
qui est la seule que moi, Belge francophone, je maîtrise
correctement.
Je suis donc très sincèrement désolé
de ne pouvoir être parfaitement compris par tous mes
compatriotes flamands, mais, même si je le voulais,
je ne saurais pas (et je le regrette vivement) rédiger
une traduction néerlandaise de mon site. |
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| 11 Juillet 2002 |
| Michel
a écrit : |
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| Je vous envoie
des nouvelles d'Archeobel,
qui se porte bien, et qui a reçu de nouvelles
pièces :
- Monnaies : Clic
!
- Lampes à huile
: Clic
!
- Embout de ceinture : Clic
!
- Pendentif gallo-romain
: Clic
!
- Une cruche romaine (il
s'agit d'un récipient, bien sûr !)
: Clic !
Et encore d'autres petites
choses :
- Une monnaie gauloise
qui intéressera les curieux : un quart
de statère des Rèmes
: Clic
! Eh oui, c'est à nouveau du Gaulois,
du "bien de chez nous !". Cependant, ce type de
monnaie, le "statère" fut copié
des Grecs. En effet, les Celtes avaient donné
un coup de main à Philippe II de Macédoine
(si je ne me trompe pas !) et étaient revenus
de leurs guerres helléniques les poches
pleines de statères en or. Les Celtes utilisèrent
d'abord les belles monnaies macédoniennes,
puis les copièrent à "la gauloise".
Ce qui veut dire, qu'au fil du temps, la belle
tête de Philippe finit par se décliner
en toutes sortes de têtes plutôt gauloises,
agrémentées de fantaisies à
la mode de l'époque. L'exemplaire présenté
ici est un quart de statère dit "au
segment". La matière n'est plus de
l'or pur, mais un or appauvri par de l'argent,
que l'on appelle "électrum".
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- Pour terminer la série
des monnaies du IIe siècle : une pièce
de Clodius Albinus et une autre de Septime Sévère : Clic !
- Le sesterce de Clodius
Albinus est assez usé, mais, curieusement
il est quasi introuvable en un état potable.
Est-ce dû a un usage intensif en Gaule ou
est-ce dû a une limitation de la frappe vu
la position assez inconfortable du Clodius ? Je
n'en sais rien, mais toutes ces pièces sont
très rares et usées. Allez donc expliquer
cela ?
- Quant à la pièce
de Septime
Sévère, c'est un petit denier
en argent. L'avers portant l'inscription "L SEPT
SEV PERT AVG IMP VIII", cette pièce aurait
donc été frappée en 197 (Voir
Cohen
- pièce n° 578). À l'avers
figure le texte "PROFECTIO AVG" (= départ
de l'empereur), que ce qui voudrait dire que cette
monnaie aurait été frappée
à l'occasion de départ de l'empereur
pour une expédition contre les Parthes. En
effet, au début de cette année 197
(le 19 février), Septime Sévère
avait définitivement vaincu Clodius Albinus
à Lyon, puis débarrassé de
ce dernier rival, il rassembla ses armées
et partit pour Orient, où il séjourna
jusqu'en 202.
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| 21 Juillet 2002 |
| Monique a écrit : |
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| Je suis une "fan incontrôlable"
de l'empereur Auguste. En septembre, je me rends à
Rome, et j'aimerais bien découvrir le plus de
lieux possibles où mon "idole" à vécu
(oubliez la maison de Livie sur le Palatin, elle est en
travaux)
Pouvez-vous aussi me trouver un
endroit à Rome où l'on puisse vivre au moins
une journée dans la Rome Antique à l'époque
du grand Auguste naturellement. |
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| RÉPONSE : |
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| Ainsi donc, vous êtes "fan"
de ce vieil Auguste
! "Des goûts et des couleurs, il ne faut point
discuter"
Et nous n'en discuterons point,
même si ce personnage assez machiavélique,
voire un tantinet cynique, qu'était le premier
empereur romain me laisse personnellement assez
froid. Mais, naturellement, l'amour est aveugle
!
Mes souvenirs de la Ville Éternelle sont
un peu lointains, mais je ne pense pas que les vestiges
de l'époque d'Auguste y soient particulièrement
nombreux : le grand incendie de Rome sous Néron
ainsi que les ravages du temps et de vandales de
tout acabit ont considérablement amoindri
l'héritage architectural augustéen.
Vous trouverez cependant sur le site Plan
de Rome de l'Université de Caen une liste
où figurent les principaux vestiges monumentaux
de cette époque : Clic
!
En ce qui concerne votre demande d'immersion dans
la Rome d'Auguste,
je ne saurais malheureusement vous donner le moindre
renseignement. Le mieux serait sans doute de vous
adresser au syndicat d'initiative de la ville de
Rome (Clic
!). Peut-être ces Romains contemporains
vous dénicheront-ils cette activité
qui vous permettra de remonter le temps sur les
traces de votre "idole"
Je me permets également de vous signaler
cette page (Clic
!) du site LacusCurtius
où sont répertoriés une centaine
de sites Internet sur Rome, vous y trouverez sans
doute encore bien des renseignements intéressants. |
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| 23 Juillet 2002 |
| fmpmut a écrit : |
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| Je viens de découvrir
votre site et j'en suis tout enthousiasmé, c'est
pourquoi je n'hésite pas à vous signaler
une petite coquille dans votre notice sur Sévère
III (Clic
!). Vous attribuez ainsi à Théodoric
la royauté sur les Wisigoths alors qu'il fut le
"grand" roi des Ostrogoths. Il n'est d'ailleurs intervenu
sur la scène historique que bien plus tard, puisqu'après
avoir éliminé Odoacre (celui qui mit fin
à l'Empire d'Occident en déposant Romulus
Augustule), il constitua le plus puissant royaume barbare
de l'époque et se voulut le fédérateur
des fossoyeurs de l'Empire. |
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| RÉPONSE : |
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| Et bien, vous avez raison
Mais je n'ai pas tout
à fait tort non plus ! Il faut en effet croire
que le nom "Théodoric" était assez courant
chez les Goths - qu'ils fussent Wisi ou Ostro
-, car le roi "barbare" qui occupait l'Espagne et le Sud
de la Gaule aux temps de Sévère III
n'était pas cet Ostrogoth de Théodoric
le Grand (v. 455 - 526), mais le Wisigoth Théodoric
II (mort en 466).
Ce Théodoric II était le fils d'un
autre Théodoric (Théodoric Ier, bien évidemment
!) un peu plus connu puisqu'il mourut lors de la célèbre
bataille des Champs Catalauniques (451) en combattant
les Huns d'Attila
aux côtés du patrice romain Ætius.
Après cette dernière victoire "romaine",
notre Théodoric II, qui avait succédé
à son père, fit main basse d'abord sur le
Sud de la Gaule, des Pyrénées à la
Loire, puis sur l'Espagne où il vainquit les Suèves,
d'autres barbares qui l'y avaient précédé.
Chassés de Gaule par Clovis (bataille de Vouillé
en 507), les Wisigoths se maintiendront en Espagne jusqu'à
la conquête arabe (en 710)
Mais ça,
c'est une autre histoire ! |
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| 24 Juillet 2002 |
| Alexandre a écrit : |
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| Je viens de lire
la biographie de Gordien troisième du nom (Clic
!) et un petit bout de celle des deux premiers
(Clic
!) et j'aimerais vous poser quelques questions
- j'attends des réponses avec impatience car toutes
ces histoires m'empêchent de dormir (
non quand
même pas !) :
1.
Concernant la mort de Gordien Ier, vous dites qu'il
s'est pendu alors que moi, je ne sais plus où,
mais j'avais vu qu'il se serait étranglé
avec sa ceinture Ce n'est pas très important et
ça ne rend pas sa mort plus glorieuse mais bon
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| RÉPONSE : |
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| Comme je m'en serais voulu de vous faire
passer une nouvelle nuit blanche, j'ai fait l'impossible
pour vous répondre au plus vite, même si
quelques-unes de vos questions auraient peut-être
mérité de plus amples développements.
Voyons donc cela :
1. Gordien
Ier pendu ou étranglé ?
Voici que rapporte l'historien Hérodien, contemporains
de ces événements : "Selon certains,
c'est quand on annonça cette défaite
(celle de son fils devant les murs de Carthage) au
vieux Gordien (donc notre Gordien
Ier) que son grand âge avait retenu dans
sa résidence, et qu'on l'eut informé de
l'entrée de Capelianus à Carthage que, désespérant
de tout, il rentra seul dans sa chambre comme pour dormir,
fit un lacet avec la ceinture qu'il portait, y passa la
tête et y laissa la vie" (Hérodien, Histoire,
VII, 9 - Trad. Denis Roques - Les Belles Lettres, Paris,
1990).
Plus laconiquement, l'Histoire
Auguste (fin du IVe siècle) écrit
: "L'esprit et le cur accablés de détresse,
Gordien mit fin à ses jours en se pendant"
(H.A., Gordiens, XVI, 3).
Que ce soit avec une ceinture ou avec une corde, un pendu
s'étrangle toujours peu ou prou !
En outre,
sans avoir personnellement tenté l'expérience,
il me semble que si l'on veut se suicider avec sa ceinture,
le plus commode est encore de s'y suspendre. Mais finalement,
comme le remarquez judicieusement, étranglé
avec sa ceinture ou pendu à sa ceinture, finalement,
quant au résultat, cela ne fait guère de
différence ! |
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2.
Avec son fils, il aurait régné trois semaines.
Belle performance ! mais quel est l'empereur(s)
ou usurpateur qui a régné le moins de
temps, est-ce lui ? |
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| RÉPONSE : |
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| 2. Gordien
Ier et son fils n'ont "régné"
que trois semaines, et, effectivement, cela ressemble
bien être un genre de record. Il est vrai
qu'il paraît difficile de faire plus court !
Évidemment, il y a bien le cas de Marius,
un très éphémère empereur
"romain" des Gaules. L'Histoire
Auguste nous dit que son règne ne dura
que trois jours : "le premier jour, il fut nommé
empereur, le lendemain il régna, et le troisième
jour, il fut assassiné". Mais cette Histoire
Auguste, recueil anonyme de biographies impériales,
très tardif (fin du IVe siècle) et très
fantaisiste, à une très nette tendance à
l'exagération ! En réalité, comme
on a retrouvé de très nombreuses monnaies
à l'effigie de ce Marius,
il faut bien qu'il ait régné bien plus longtemps
que cela
Plutôt quelques mois que quelques
jours !
À première vue, le record de rapidité
des Gordiens I et II n'a donc pas été battu
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3.
Pour Gordien III, Timésithée lui
a donné sa fille en mariage alors qu'il avait 16
ou 17 ans et elle (Tranquilline) devait
en avoir une trentaine. Grande différence d'âge
quand même ! Ce type de mariage était-il
fréquent et qu'espérait son père
en agissant de la sorte ?
4. Que
sait-on sur cette Tranquilline ? Quand est-elle
morte ?
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| RÉPONSE : |
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3.
En 241 (?) le jeune Gordien
(17 ans) épousa Tranquillina qui avait,
paraît-il, atteint la trentaine. Comme on
peut s'en douter, il ne s'agissait probablement
pas d'un mariage d'amour - ceux-ci ne sont d'ailleurs
guère courants avant le XXe siècle
- mais plutôt d'un mariage politique. Timésithée
étant le plus sûr soutien de Gordien
III, il était "normal" que ce dernier
épousât sa fille : cette union renforçait
la position de Timésithée et garantissait
en même temps sa fidélité à
l'égard du jeune empereur. Pour le reste,
n'ayant pas fait de recherches précises à
ce sujet (manque de temps et d'intérêt
pour la question), je ne sais si ce genre de mariage,
avec des conjoints d'un âge assez mal assorti,
était courant dans l'Antiquité romaine.
Mais, en tout états de cause, au pifomètre,
il me semble qu'on peut affirmer sans guère
de craintes de se tromper qu'en général,
lors de ces mariages "de raison", c'était
plutôt la promise qui se devait d'être
d'un âge plus tendre que son fiancé
: c'était encore le meilleur moyen de garantir
à la fois la virginité et la fécondité
de la donzelle !
4. J'ai bien peur
que l'on ne sache rien de précis sur cette
Sabina Tranquillina si ce n'est qu'elle devait
avoir une trentaine d'années quand elle épousa
Gordien
III et qu'elle porta le titre d'Augusta
(= Impératrice). On ignore la date de sa
mort. Si le gracieux visage de cette noble dame
vous intéresse, voici deux adresses où
vous trouverez des représentations de monnaies
à son effigie :
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5.
Pour la mort de Gordien III, encore une fois j'aurais
une autre version : Philippe lui aurait demandé
le pouvoir, devant le refus du prince, l'armée
l'aurait tué. |
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| RÉPONSE : |
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| 5. Comme je le signale dans la
notice consacrée à cet empereur, la mort
de Gordien
III est très controversée, les sources
dont nous disposons à ce sujet étant à
la fois tardives et partiales. Tué par ses soldats ?
sur l'ordre du préfet Philippe
l'Arabe ou non ? ou alors tué lors d'une bataille
contre les Perses ?
Tout cela reste flou. J'ai choisi
une version, mais il y en d'autres, sans doute aussi (voire
plus) pertinentes que celle que j'ai présentée.
Voici d'ailleurs, pour verser à ce dossier, ce
qu'un vrai historien, en l'occurrence André Chastagnol,
écrit sur la mort du jeune Gordien :
| Après la mort de Timésithée,
"le plan de campagne qu'il avait établi
fut poursuivi. La frontière perse fut franchie
et l'avance continuée en direction de Ctésiphon
sous la conduite de Gordien III et du nouveau préfet
du prétoire Philippe dit l'Arabe. La plupart
des auteurs, dérivant plus ou moins de Dexippe
(l'Histoire Auguste, Zosime, les abréviateurs
latins), nous expliquent que Gordien III fut assassiné
à ce moment par ses propres soldats qui obéissaient
aux intrigues de Philippe. Il semble plutôt,
selon la tradition byzantine issue du continuateur
de Dion Cassius et surtout d'après la grande
inscription trilingue de Naqs-i-Rustem, dite Res
Gestae divi Saporis - qui relate les exploits
de Sapor - que le jeune empereur trouva la mort
vers le mois de mars 244 au cours d'une grande bataille
livrée contre les Perses près de Mésichè,
peut-être après s'être fracturé
la cuisse en tombant de cheval. L'expédition
qui était parvenue jusqu'aux portes de Ctésiphon
s'arrêta net, et Philippe, proclamé
empereur, conclut une paix humiliante, certes, mais
qui n'enlevait aucun territoire aux Romains. On
éleva à Gordien un magnifique cénotaphe
à Zaitha (Circesium), en terre perse, et
les cendres du prince furent ensuite ramenées
à Rome." (A. Chastagnol, Histoire
Auguste, Vie des trois Gordiens, Introduction,
Édition Robert Laffont, Coll. Bouquins).
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En fait, nous ne serons probablement jamais fixés
sur les circonstances exactes de la mort de Gordien
III
Tant pis ! |
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6.
Enfin, vous êtes un peu sévère
pour Gordien, le pauvre était très jeune
en tout cas trop jeune pour régner et ne devait
pas top savoir comment s'y prendre. |
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| RÉPONSE : |
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| 6. Après
avoir relu mon texte, je n'ai pas l'impression d'avoir
été injuste envers ce pauvre garçon
que fut Gordien
III. Je dis que ce fut un "pauvre gamin",
et que, s'il "fut un bien faible empereur", c'est
parce qu'il "accéda au trône bien trop
jeune pour régner seul". Et quand j'écris
: "Aussi ordonna-t-il qu'on ôte ce gamin pleurnichard
de sa vue et qu'on le tue sans atermoyer", ces mots
reflètent bien évidemment l'opinion de Philippe
l'Arabe, et non la mienne ! Cependant, si j'ai offensé
la mémoire de ce jeune empereur, je vous promets
de faire un sacrifice à ses mânes dès
que j'en aurai l'occasion ! |
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| 24 Juillet 2002 |
| Christophe
a écrit : |
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| Voilà, j ai une petite
question à te demander.
Je voulais en connaître un
petit peu plus sur le calendrier romain, surtout les
années, à savoir que nous, on situe
la mort d'Auguste en 14 ap J.-C., mais je voulais savoir
quelle date étais-ce pour eux, car je pense qu'ils
n'en avaient rien à faire de la date de naissance
de J.-C. (du moins au début !) . Ils comptaient
les années depuis la naissance de l'empire ou de
Rome (par exemple) ? |
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| RÉPONSE : |
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| Comme tu le dis, les Romains ne se sentaient
pas assez concernés par Notre Seigneur Jésus-Christ
pour compter les années à partir de sa naissance
! Eux se servaient de la date (elle aussi fort hypothétique
du reste) de la fondation de Rome par le légendaire
Romulus. Les années couraient donc "depuis la fondation
de la Ville" (en beau latin : ab Urbe condita).
Selon notre comput, cette "inauguration" de Rome aurait
eu lieu en 754 av. J.-C. Donc, l'année 1 de notre
Ère chrétienne correspondant à l'année
754 de Rome, l'empereur Auguste
serait mort en l'an 767 "ab Urbe condita". De plus,
comme les Romains avaient coutume de donner aux années
le nom des deux consuls en exercice, on devrait ajouter
pour être complet qu'Auguste mourut en 767, sous
le consulat de Pompeius et d'Appuleius. (Voir site Roman
Consuls qui fournit la liste des consuls et l'équivalence
ère romaine - ère chrétienne).
C'est en 532 (de notre ère) qu'un moine du nom
de Denys le Jeune fixa le point de départ de l'ère
chrétienne à la naissance du Christ. Or,
selon les savants calculs (et la puissante imagination)
de ce bon moine, le petit Jésus serait né
le huitième jour des calendes de janvier de l'an
754 de Rome, c'est-à-dire, le 25 décembre
de l'an 1 de notre ère
Une date qui allait
s'avérer assez fantaisiste, le Christ étant,
comme chacun le sait, né quelques années
avant Lui-Même.
Tu trouveras encore d'autres précisions sur ces
sujets (calendrier romain, date de naissance du Christ)
à divers endroits de mon site. Voici les adresses
qui y mènent directement :
- Calendrier romain : Clic
!
- l'origine des noms de mois : Clic
!
- l'origine des noms des jours de la semaine : Clic
!
- Couronnement de Charlemagne et naissance du Christ : Clic
!
- La date de naissance du petit Jésus : Clic
!
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| 25 Juillet 2002 |
| Marc
a écrit : |
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| Au détour de votre dernière
livraison de courrier de lecteurs, je découvre
une (excusable) erreur. Elle est corrélée
à l'usage abusif qui se fait aujourd'hui, d'appliquer
un signe négatif aux dates d'avant notre ère,
sans doute dans le douteux (et futile) prétexte
de ne pas faire référence à Jésus.
En confondant 12 avant et 12 après
notre ère, vous n'avez pas ajouté à
la vie d'Agrippa 24 ans, mais bien 23 ans. (Clic
!)
En effet, il n'y a pas d'année
"zéro" : on passe directement de "1 avant" à
"1 après". C'est pour la même raison que
la transposition des dates A.U.C. en ère chrétienne
suit une règle différente selon qu'on arrive
"avant" ou "après" J.-C. : on retire 753 si on
tombe dans l'ère chrétienne mais on défalque
de 754 si on tombe avant. Parce que 753 AUC correspond
à "1 avant" et 754 AUC à "1 après".
De même, Auguste (63 av.-14
ap.) n'a pas vécu 77 ans mais 76=63+14-1. |
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| RÉPONSE : |
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| Dans un de vos premiers mails (Clic
!), vous aviez déjà attiré
mon attention sur l'effet pervers de ces notations chronologiques
en chiffres négatifs. Comme quoi vos mises en garde
n'étaient pas inutiles ! En l'occurrence, mes vieux
souvenirs d'algèbre ou d'arithmétique ne
m'ont été d'aucune d'utilité ; ils
m'auraient plutôt joué de vilains tours
Pour ce qu'il en reste, c'est un comble ! Quant au recours
à la calculette électronique, il s'est avéré
encore moins productif que l'usage d'un bon vieux boulier
compteur.
En tout état de cause, merci de m'avoir signalé
cette erreur que je m'empresse de corriger. C'et vraiment
un plaisir que d'être lu par des internautes aussi
perspicaces que vous ! |
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