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Octobre 2008 (page 2/2)

Sommaire d'octobre 2008 : Clic !

 
 
21 Octobre 2008
Gricca a écrit :

Livres sur l'empire romain

Parmi les ouvrages parus récemment sur l'empire romain, voici la liste de ceux - en français - qui sont entrés dans ma bibliothèque :

  • Le choix du royaume. La conscience politique chrétienne de la Cité (Ier - IVe siècle) de Gérard GUYON, Ad Solem Éditions, Genève 2008 :

La formation de la conscience chrétienne de la Cité, Ier - IVe siècle. En posant d’une façon stricte l’irréductibilité des rapports entre la foi et la politique, le christianisme a transformé l’ancien principe de légitimation du pouvoir. Désormais, l’autorité politique n’est plus absolue - Dieu et l‘ordre politique ne peuvent être placés sur un même plan. L’attente eschatologique qui habite les chrétiens écarte le danger d’une soumission excessive au politique. La formule contenue dans l’épître à Diognète : « Les chrétiens, âmes du monde », revêt alors un sens particulièrement fort : les chrétiens sont là pour garder le monde et faire de lui le lieu de l’accomplissement de la vie humaine dans toute sa dimension personnelle. La naissance du christianisme s’est accomplie dans le cadre des institutions et des valeurs de la Rome antique. Cette histoire est providentielle. Elle trace les conditions de la construction d’une morale de la citoyenneté qui ne s’édifie pas sur un refus du monde sectaire mais sur la nécessité d’une séparation autrement plus exigeante. Les chrétiens ont l’obligation morale de concourir à l’édification progressive d’une société meilleure et plus juste - pour eux la préfiguration de la Cité céleste à venir. Obligation sans cesse à maintenir contre tout ce qui lui fait obstacle. De ce fait, la foi remet toujours le monde et ses valeurs propres en question. Elle dicte à la conscience l’obligation de tracer, le plus rigoureusement possible, les termes du débat dans lequel doit s’inscrire l’adhésion ou le refus du politique, et par la même l’engagement dans la citoyenneté.

  • L'empire romain - Partez à la découverte de la culture d'une civilisation et d'un peuple parmi les plus influents de toute l'histoire d'Eric D. NELSON, Marabout, 2008 :

Qu'elle vous fascine ou vous effraie, impossible de faire l'impasse sur l'histoire de la Rome antique. Aucune autre civilisation n'a laissé une telle empreinte sur les lois, les frontières, les religions, la littérature, la politique, l'art, l'architecture et l'imaginaire populaire. Métaphoriquement comme au pied de la lettre, une bonne part de ce qui est allé d'un point à un autre en Occident a emprunté une voie romaine. A vous de suivre le chemin maintenant ! Découvrez :
- Une fresque historique étonnante, de l'avènement à la chute de l'Empire romain
- Un panorama de la littérature épique
- L'héritage laissé par Rome dans les arts et la culture populaire
- Des détails fascinants sur le règne des empereurs romains parmi les néfastes de l'histoire, de Néron à Caligula en passant par Commode.
A chaque étape de votre lecture, validez vos acquis grâce à des QCM et obtenez votre diplôme en histoire de l'empire romain !

  • Rome Antique - L'épopée d'un grand empire de Duncan HILL, Parragon, 2008 :

Modeste colonie provinciale élevée au rang de cité impériale, Rome connut une histoire qui relève plus de l'épopée que de la seule succession de faits. Il est vrai que la légende occupe une part importante dans la naissance de cette cité. Romulus, l'un des jumeaux abandonnés sur les rives du Tibre et allaités par une louve, aurait tué son frère Remus, avant de fonder cette future cité-Etat. Derrière le mythe cependant, la réalité est tout aussi incroyable. Cet ouvrage s'applique à explorer toutes les facettes de l'histoire de l'une des plus grandes civilisations, depuis la légendaire fondation de Rome jusqu'au conflit qui précipita la chute de l'Empire. Le récit passionnant d'une incomparable puissance impériale qui laissa son empreinte dans les pays sous sa domination. Une civilisation qui modifia à jamais le visage de l'Europe, lui laissant en héritage le meilleur de sa culture, de sa technologie, de sa langue et de son administration.

  • L'Abécédaire de la Rome ancienne d'Hugues MOUCKAGA, L'Harmattan, 2008 :

Lorsqu'ils mettent un terme à leurs études secondaires pour poursuivre des études d'Histoire à l'Université, de nombreux élèves disposent de connaissances infimes sur la Rome ancienne, ce qui souvent constitue un frein à une progression normale de leur cursus studiorum. Pourtant, la société romaine mérite d'être mieux connue car, autant elle contribue à la formation de l'homme, de tout l'Homme, autant elle reste, à l'image de la Grèce, de l'Egypte, de la Mésopotamie, de l'Afrique … une alma mater dont la sève continue à alimenter nos générations. Outre la faiblesse généralisée et criarde du niveau des élèves, mais aussi le peu d'intérêt manifesté à l'égard d'une discipline que l'on considère comme exotique et donc sans lien avec notre quotidienneté, la raison de cette lacune prononcée réside aussi dans la structuration des enseignements réalisée par les Ministères de l'Enseignement ou de l'Education de nombreux pays. Un problème vivace et préoccupant et auquel des solutions définitives n'ont pas encore été trouvées ! L'une des pistes explorées a consisté, en France, et ce depuis une vingtaine d'années, à l'initiative de savants, parfaits spécialistes de Rome et du Monde Romain, à procéder à l'élaboration d'ouvrages d'initiation, toujours de bonne facture, aussi pointus les uns que les autres, sur Rome, pour mettre à la disposition des élèves des rudiments utiles et fondamentaux, mais aussi pour leur permettre de disposer d'informations générales, précises et précieuses sur des questions centrales de cette société. L'abécédaire de la Rome Ancienne va dans le même sens : se veut donc être un outil pédagogique de maniement aisé à l'intention de tous les publics, prioritairement scolaires, qui ont à coeur de s'instruire sur cette société endormie.

  • Le légionnaire romain au temps de César de Marc LANDELLE, Les éditions Maison, coll. illustoria, Nantes, 2008 :

Ce livre s'intéresse au légionnaire romain de la fin de la République. Il aborde les réalités de la conquête, en Gaule comme en Orient, autour du Ier s. av. J.-C., à une époque où l'ambition politique de grands généraux devient le moteur des entreprises militaires. Il ne s'agit pas de ne faire qu'un récit des batailles, ou de vanter les qualités de l'armement du légionnaire, mais de montrer ce qui fait la force de la légion manipulaire (organisation, discipline…) par rapport aux autres armées de l'Antiquité.

  • Les Martyrs Chrétiens à Rome par Philippe VALODE, Larousse, 2008 :

Le 24 juin 177, à l'occasion des fêtes du solstice d'été, Sanctus, Maturus, Attale et Blandine, quatre chrétiens qui ont refusé de renier leur foi, sont amenés dans l'amphithéâtre des Trois Gaules à Lyon. Sur les ordres du légat impérial, ils sont torturés plusieurs jours durant. Les supplices infligés à la jeune esclave Blandine sont terrifiants : fouettée, elle est ensuite exposée aux fauves, puis allongée sur un gril. Mais elle vit toujours : alors ses tourmenteurs l'enferment dans un filet et la livrent à un taureau furieux… Il faudra l'achever. Elle mourra en martyre. A travers un récit très vivant, Philippe Valode raconte la vie quotidienne des premiers chrétiens, en butte durant plus de trois siècles aux persécutions de l'administration romaine, et la rupture que leur nouvelle religion introduit dans la société et les moeurs de l'Empire, avant de s'imposer en Orient comme en Occident.

  • Hadrien, le guetteur de l'au-delà d'Yves ROMAN, Payot, 2008 :

Personnalité flamboyante, protéiforme et donc difficilement saisissable, l'empereur Hadrien (117 - 138) a toujours intimidé les historiens, au point que rares sont ceux qui ont osé se confronter à sa démesure. Fort de sa connaissance intime des structures politiques du Haut-Empire romain, Yves Roman a relevé le défi, s'efforçant de trouver la clef de cet esprit brillant, surdoué à la curiosité insatiable. De caractère arrogant et autoritaire, l'homme à l'âme tourmentée qui chercha des réponses dans les sciences divinatoires n'a pourtant guère fait l'unanimité autour de lui. De sa prise de pouvoir fracassante, à la suite de son adoption par Trajan, à sa passion pour son amant Antinoüs, qu'il alla jusqu'à diviniser, et à son obsession pour l'astrologie et les pratiques magiques, Hadrien suscita souvent l'incompréhension voire la haine de ses contemporains. Il est pourtant à l'origine d'une refonte considérable de l'administration qu'il devait centraliser depuis Rome, via le Conseil du prince, et qui lui permettait de tenir les «écoutes du monde». Un monde qu'il parcourut inlassablement en tous sens sa vie entière, de la Maurétanie à l'Asie mineure, de l'Hispanie à la Gaule, de la Grèce à l'Egypte, pour mieux en borner les contours. Dans le droit fil d'Auguste, dont il se voulut le digne successeur, Hadrien exerça à l'évidence un pouvoir monarchique, même s'il revendiqua une idéologie clairement républicaine. Se jugeant le meilleur en tout, il n'accepta de s'effacer que devant Rome, dont il porta la domination à un niveau rarement atteint. Une biographie ambitieuse et stimulante qui réussit la gageure de percer certains des mystères de cette personnalité contrastée.

  • Les premiers temps modernes Décadence et modernité par Marc LEBIEZ, éditions Kimé, 2008 :

La fin de l'Antiquité est plus que l’archétype de la décadence : une relation de synonymie s’est instaurée. Employé absolument, le mot décadence désigne cette époque, les autres lui étant assimilées par métaphore. Il serait donc vain de se demander s’il est justifié de qualifier ainsi ce que les historiens actuels préfèrent nommer "Antiquité tardive". S’y hasarderait-on, d’ailleurs, que les ouvrages de Montesquieu et de Gibbon seraient opposés aux présomptueux. Ces classiques témoignent aussi de ce que la méditation sur le déclin et la chute de l’Empire romain est un des thèmes constitutifs de la conscience occidentale. On n’en peut donc contester le bien-fondé. Mais cette raison même justifie qu’on y regarde de plus près, pour évaluer la réalité de cette décadence sur le rejet de laquelle une large part de nos évidences se sont solidifiées, et aussi pour comprendre ce que l’on voulait rejeter en s’opposant à cela.

  • Les jeux et les spectacles dans l'Empire romain tardif et dans les royaumes barbares, Collectif, Publications des universités de Rouen et du Havre, 2008 :

Dans l’Antiquité tardive, les jeux et les spectacles furent une composante de l’identité culturelle romaine et en même temps, ils furent plus que cela. En effet, les rituels et le cérémonial des ludi étaient si essentiels pour l’existence de l’Empire que les empereurs chrétiens eux-mêmes ne voulurent ou ne purent les abolir. Dans un temps de déprise des spectacles en Gaule, aux 3e-4e siècles, des ludi circenses, des jeux du cirque, continuèrent à être donnés à Trèves, Vienne, Arles, des cités qui étaient résidences impériales. Lors des ludi scaenici, bien souvent, les spectacles de pantomime et de mime mirent en scène des thèmes religieux, païens, juifs, chrétiens. Dans l’Italie ostrogothique et l’Afrique vandale où la tradition romaine des spectacles perdura, certains intellectuels comme Luxorius de Carthage se firent les chantres des spectacles romains d’autres comme Cassiodore essayèrent de concilier les spectacles et le christianisme, par le biais d’une virtuosité littéraire et culturelle.
Sommaire :
Françoise THELAMON — Introduction ;
Stéphane BENOIST — Spectacula et romanitas, du principat à l'Empire chrétien (note introductive) ;
Jean-Pierre CALLU — Functio, l'avatar ludique d’après la correspondance de Symmaque ;
Emmanuel SOLER — « Ludi » et « munera » : le vocabulaire des spectacles dans le Code théodosien ;
Françoise DUMASY — Les édifices de spectacle dans le paysage urbain de la Gaule tardive ;
Violaine MALINEAU — Les thèmes religieux dans le répertoire théâtral de l’Antiquité tardive ;
Juan Antonio JIMÉNEZ SÁNCHEZ — Honorius, un souverain « ludique » ? ;
Valérie FAUVINET-RANSON — Les spectacles traditionnels dans l’Italie ostrogothique d’après les Variae de Cassiodore ;
Christophe HUGONIOT — Les spectacles dans le royaume vandale ;
Emmanuel SOLER — Conclusion.

  • La Véritable histoire de Caligula Textes réunis et présentés par Jean MALYE, Belles Lettres, Collection La Véritable histoire de…, 2008 :
Caligula (12-41), qui devint empereur à l’âge de 25 ans, ne tarda pas à s’acheminer vers le despotisme, sans doute à cause d’une maladie. Il laissa à sa mort l’image d’un mégalomane décadent, prompt à la débauche et aux crimes en tout genre : il multiplia les jeux du cirque et fit assassiner ou bannir la plupart de ses proches, quand il ne nommait pas son cheval ministre. Aujourd’hui, de nombreux historiens s’interrogent sur la folie réelle de l’empereur. Quoiqu’il en soit, la vie de Caligula a fait couler beaucoup de sang…et beaucoup d’encre. Les témoignages abondent, dont beaucoup ont construit une légende noire autour de l’empereur. Certains en font un fou se prenant pour Jupiter, rejeton d’une consanguinité pratiquée par la dynastie julio-claudienne, d’autres un pauvre monarque abandonné à l’ivresse de son pouvoir trop vaste par un Sénat corrompu et lâche. Avec La Véritable Histoire de Caligula, le lecteur découvrira, dans les mots de Suétone, Dion Cassius, Sénèque, Pline l’Ancien, Philon d’Alexandrie et Flavius Josèphe, les multiples facettes de cet empereur fascinant.

N.B. Cette nouvelle collection prévoit, entre autres, les empereurs Marc-Aurèle, Néron et Auguste, mais aussi Jules César, Pompée et Antoine.

  • Comment notre monde est devenu chrétien de Marie-Françoise BASLEZ, CLD, 2008 :

En trois siècles, le christianisme est passé de la situation de religion minoritaire, illégale et parfois persécutée, éclatée en communautés dispersées et très hétérogènes, au statut de religion d'Empire, dans le cadre unifié de l'Eglise. Comment un tel événement a-t-il pu se produire ? Le débat porte aujourd'hui sur le rythme et les acteurs de cette évolution remarquable. Fut-elle réellement brutale et inattendue jusqu'au choix personnel de Constantin qui transforma en religion d'Empire une secte que rien ne prédisposait à un tel destin ? Ou cette évolution s'inscrit-elle dans la longue durée, par la volonté même des chrétiens d'être dans le monde, d'utiliser au mieux réseaux et moyens de communication pour médiatiser le message évangélique, et ce, à l'instar de saint Paul. Les enjeux de ce débat sont à l'évidence cruciaux et profondément ancrés dans l'actualité (racines chrétiennes de l'Europe, multiculturalisme et communautarisme, etc…). Se basant sur une approche sociologique permettant de renouveler questions et réponses, fruit de plus de vingt ans de recherches et de publications, Comment notre monde est devenu chrétien offre au grand public la synthèse qui manquait.


GRICCA

 
 
 
26 Octobre 2008
Jean-Philippe a écrit :
J'aimerais savoir la raison pour laquelle on a décidé de doubler le 24 février pour ce fameux jour bissextile ?
Pourquoi le 24 ?
 
 
 
RÉPONSE :

Ben non, contrairement à ce que certains esprits tordus pourraient croire, on n'a pas appelé bissextile le jour supplémentaire du mois de février (d'abord le 24, puis le 29) par référence irrévérencieuse à la bissexualité présumée du promoteur du calendrier julien, le divin Jules César, "le mari de toutes les femmes, et la femme de tous les maris". Non, évidemment. Selon le calendrier romain, notre 24 février était le sextum ante Kalendas Martias (le 6e jour avant les calendes de Mars), et le jour additionnel devenait donc le "6 bis", en latin bis sextum. D'où notre "bissextile".

Mais pourquoi redoubler le 24 février, me demandez-vous ?
Je n'entrerai pas dans les détails abscons du calendrier républicain romain traditionnel, mais c'était après cette date qu'était épisodiquement inséré le mois supplémentaire destiné à remettre à l'heure solaire ce calendrier lunaire de 355 jours. (Pour plus détails, voyez plutôt bcs.fltr.ucl.ac.be).

Mais pourquoi les anciens Romains ont-ils choisi cette date du 24 février, me demanderez-vous encore ?
Là, j'avoue ne pas trop savoir. Sans doute pour des raisons religieuses (jour réputé faste ?) qui nous échappent totalement.
Bien sûr, je comprends l'évidente nécessité d'ajouter ces jours avant le printemps, c'est-à-dire avant l'éveil de la nature et le début des travaux agricoles. Sinon, le premier mars se serait rapidement retrouvé en plein hiver, et "il n'y aurait plus eu de saison, ma bonne dame". Mais pourquoi le 24 février plutôt que le 23 ou le 1er, ça, je ne le sais pas.

julius caesar

 

 
 
 
27 Octobre 2008
Julia a écrit :
Je viens de voir le film Gladiator, bien réalisé, et qui a eu au moins le mérite d'éveiller ma curiosité quant à ce qu'il s'est réellement passé d'un point de vue historique. Grâce aux informations trouvées sur votre site (…), j'ai pu me rendre compte de la façon dont le film a été romancé, et à quel point on s'éloigne de la vérité !
Alors qui était Maximus et quelles étaient ses relations avec l'empereur Commode César ? Est-il vraiment un héros acclamé par le peuple ?
Je vous remercie d'avance pour ces précisions.
 
 
 
RÉPONSE :

Oui, Gladiator, c'est un très bon film… Mais quant à la véracité historique, c'est une autre paire de manches ! "Romancé", dites-vous ? Vous êtes trop indulgente. En réalité, il n'y a pas grand-chose de vrai là-dedans, à part le fait qu'un empereur nommé Marc Aurèle a effectivement régné, qu'il a combattu les Germains, qu'il avait un fils, le malcommode Commode, qui lui succéda, ainsi qu'une fille nommée Lucilla. À peu près tout reste du scénario est imaginé, "romancé" comme vous écrivez, pour nous présenter une excellente fiction, une histoire épique et un spectacle grandiose.
Ainsi, Maximus n'est pas un personnage historique. La mort de Marc Aurèle fut sans doute naturelle (mort de la peste), et il n'envisagea sans doute jamais de déshériter son fils Commode. Quant à cette histoire de restauration de la République, c'est de la vaste blague : après plus de deux siècles de régime impérial, aucun Romain sensé ne poursuivait ces vieilles lunes !

Si ce n'est déjà chose faite, vous pourrez lire, dans mon site, certains commentaires sur les infidélités historiques de ce (néanmoins) excellent film (Clic !). Mais, en ce qui me concerne, je ne me permettrai pas de disserter davantage sur ce sujet. En effet, mon complice Michel ELOY prépare, pour son site www.peplums.info/, une longue analyse de Gladiator (ainsi que du film La chute de l'Empire romain, dont il est un genre de remake), et je ne tiens pas à piétiner ses érudites plates-bandes.
Alors "restez en ligne", comme on dit.

 

maximus - gladiator
 
 
 
27 Octobre 2008
André Calvet (www.andrecalvet.com/ - www.matinmusical.com - www.myspace.com) a écrit :

(…) Vous trouverez ci-dessous photo et interprétation d'une "plaque" gravée qui aujourd'hui est figée en remploi dans le mur d'une maison de Moissac, en Tarn et Garonne, située au bord d'une ancienne voie romaine, très près du site de l'église de Lamadeleine aujourd'hui disparue.

Toute piste de votre part sera bienvenue.

epigraphie

LIB suggèrerait libertis
IO n'est pas sans évoquer I(ovi) O(ptimo)
ViX vixit etc…

Mais l'agencement de ces abréviations surprend pour le moins…

Merci par avance de vos remarques et suggestions…

 

 
 
 
29 Octobre 2008
Yves a écrit :
(…) J’ai une question très basique à vous poser : César a-t-il été « empereur » ou seulement « chef des armées » (imperator) ? Certains disent que César n’est en aucun cas un empereur ; ont-ils raison ou sont-ils des cuistres ?
Empereur n’est-il qu’un mot que les historiens attribuent à des dictateurs romains par facilité ?
 
 
 
RÉPONSE :

Le grand Jules fait-il partie du club des empereurs romains ?
Oh, vous êtes bien loin d'être le premier à vous interroger à ce sujet. (Voyez le courriers référencés ici : Clic !).

Alors, si vous me posez la question "Qui fut le premier empereur romain ?", je répondrai, sans la moindre hésitation "Auguste". Mais si vous me demandez "Quand commence la période impériale de l'histoire romaine ?", je me sentirai autorisé à la faire débuter avec Jules César. En effet, sans lui, le destin politique de Rome eût sans doute été tout autre (sans parler de celui de son héritier Octave Auguste).

Tout ceci n'est évidemment que convention, car, comme vous le remarquez fort pertinemment, entre l'imperator des Romains et notre moderne empereur, il existe un monde de différences, l'abîme qui sépare un simple guerrier victorieux d'un autocrate tout-puissant, de droit divin.
Selon cette norme moderne, César ne fut certes pas un empereur… mais Auguste non plus, ni ses successeurs. Et, pendant les trois premiers siècles de notre ère, les princeps, les "princes", les maîtres de Rome qui tenteront d'instaurer cette "monarchie absolue" que nous considérons comme l'apanage des empereurs authentiques seront considérés comme des tyrans, des "mauvais empereurs" (Caligula, Néron, Domitien, Commode, Élagabal). Ce n'est qu'à la fin du IIIe siècle et au siècle suivant qu'en instaurant le régime que l'on nomme Dominat (de dominus, "seigneur"), Dioclétien, Constantin et ses successeurs apparaîtront enfin comme des empereurs au plein sens du terme.

caesar

Jules César

Comme vous le voyez, le terme d'empereur n'est pas des plus appropriés pour définir le pouvoir de la plupart des empereurs de Rome. Mais puisqu'il est consacré par l'usage, force est d'en user… voire, comme moi, d'en abuser en incluant Jules César dans mes listes d'empereurs romains, et ce même s'il ne me viendrait jamais à l'esprit d'affirmer que le grand Jules fut vraiment un "empereur romain".