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Sommaire Octobre 2008 :

  • 1er Octobre 2008 :
    • Naissance de Jésus : en 5 av. Lui-Même ? : Clic !
  • 5 Octobre 2008 :
    • Quid des oracles sibyllins forgés par les chrétiens ? : Clic !
  • 10 Octobre 2008 :
    • Des pitreries lors des funérailles impériales romaines… Shocking ?: Clic !
  • 11 Octobre 2008 :
    • Julien fit-il reconstruire le temple d'Apollon de Daphné ? : Clic !
  • 13 Octobre 2008 :
    • GRICCA - L'empire romain victime des barbares de l'intérieur : Clic !
  • 13 Octobre 2008 :
    • Brute de décoffrage… : Clic !
  • 17 Octobre 2008 :
    • Saint Jérôme : des chiffres et ses lettres : Clic !
  • […] :
    • Gallien est bien monté ! : Clic !
2e PAGE
  • 21Octobre 2008 :
    • GRICCA nous présente les livres qui viennent d'entrer dans sa bibliothèque : Clic !
      • Le choix du royaume. La conscience politique chrétienne de la Cité - Gérard GUYON : Clic !
      • L'empire romain - Eric D. NELSON : Clic !
      • Rome Antique - L'épopée d'un grand empire - Duncan HILL : Clic !
      • L'Abécédaire de la Rome ancienne - Hugues MOUCKAGA : Clic !
      • Le légionnaire romain au temps de César - Marc LANDELLE : Clic !
      • Les Martyrs Chrétiens à Rome - Philippe VALODE : Clic !
      • Hadrien, le guetteur de l'au-delà - Yves ROMAN : Clic !
      • Les premiers temps modernes. Décadence et modernité - Marc LEBIEZ : Clic !
      • Les jeux et les spectacles dans l'Empire romain tardif et dans les royaumes barbares - Collectif : Clic !
      • La Véritable histoire de Caligula - Jean MALYE : Clic !
      • Comment notre monde est devenu chrétien - Marie-Françoise BASLEZ : Clic !
  • 26 Octobre 2008 :
    • Jules César et le deuxième sexte : Clic !
  • 27 Octobre 2008 :
    • Quelques mots sur la véracité de Gladiator… en attendant mieux ! : Clic !
  • 27 Octobre 2008 :
    • Une mystérieuse inscription à déchiffrer…: Clic !
  • 29 Octobre 2008 :
    • La question récurrente : le grand Jules est-il un "vrai empereur" ? : Clic !
 
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1er Octobre 2008
Bidzina a écrit :
Je n'arrive pas à trouver un ouvrage sur la datation de la naissance de Jésus en 5 avant notre ère.
Je sais que ce sujet a été abordé dans les ouvrages, mais malheureusement j'ai pas noté les références.
Si vous pouviez m'indiquer quelqu'un, je vous serais très reconnaissant.
 
 
 
RÉPONSE :

À vrai dire, je ne connais pas d'ouvrages qui situent précisément la naissance de Jésus en 5 av. notre ère. La plupart des bons auteurs indiquent - sans plus de précision - que cet événement se serait déroulé dans les dernières années du règne d'Hérode le Grand (mort en 4 av. J.-C.). Vraisemblablement, ajoutent-ils prudemment, entre -8 et - 4… et peut-être en 6 av. notre ère.
Vous trouverez ces assertions, par exemple, dans le "classique" de DANIEL-ROPS, Jésus et son temps (Librairie Arthème Fayard, 1945). Ou alors, dans la plus récente et monumentale Histoire du Christianisme - vol. 1 : Le nouveau peuple (des origines à 250), sous la direction de J.-M. MAYEUR, Ch. et L. PIETRI, etc… (Éditions Desclée, 2000).
Malgré les progrès sensibles de l'exégèse durant le demi-siècle qui séparent ces deux parutions, l'argumentation développée dans ces deux ouvrages de référence est sensiblement la même… et elle aboutit aux mêmes conclusions.

nativite jesus

Vous pouvez également jeter un coup d'œil sur les divers courriers relatifs à cette question, que j'ai échangés avec d'autres sympathiques internautes (voir ici : Clic !)… Mais mon approche est évidemment plus "fantaisiste" que celle des austères historiens cités ci-dessus.

 

 
 
 
4 Octobre 2008
Vincent a écrit :
M'intéressant de très près à la figure de Stilicon, j'ai pu lire une de vos interventions : Clic !.
J'aimerais tout simplement savoir ce qui vous pousse à penser cela et surtout où avez-vous lu que les chrétiens avaient forgé de "faux oracles sibyllins" ? Je dois dire que je n'ai vu nulle trace d'une telle hypothèse.
Merci par avance,
 
 
 
RÉPONSE :

Oh, l'existence d'Oracles sibyllins de facture chrétienne (et juive) est fort bien attestée puisque nous les possédons encore !
Ces faux furent compilés, avec le peu que l'on avait pu sauver des "vrais" oracles, au Ve siècle, précisément après que le vandale Stilicon eut fait brûler ces textes.

Voici que qu'en dit l'un de mes ouvrages de référence :

« Oracles sibyllins. Recueil anonyme de prédictions en environ 4.200 hexamètres, datant du Ve s. ap. j.-C. Il réunit les poèmes sibyllins encore connus à l'époque (les anciens livres sibyllins, conservés à Rome, furent détruits en 400 par Stilichon) et contient aussi des éléments judaïques remontant parfois au début du IIe s. av. J.-C. (règne d'Antiochus Epiphane), ainsi que de longs passages d'origine chrétienne. Le contenu traite surtout de la vie publique, annonce la plupart du temps des catastrophes ; à la fin, on a une vision du règne de la paix messianique. Le style et la versification des parties anciennes se distinguent, par leur qualité, des parties récentes. »
(Dictionnaire des auteurs grecs et latins…, Éditions Brepols, 1991).

Voyez aussi, sur Wikipédia : Clic !.

sibylle de cumes

La Sibylle de Cumes,
de Michel-Ange

Réputées d'inspiration chrétienne grâce au talent imaginatif des faussaires du Ve siècle, les sibylles païennes ornent les voûtes de la Sixtine, à l'instar des prophètes de l'Ancien Testament

 

 
 
 
10 Octobre 2008
Giovanni a écrit :

(…) Je crois avoir lu jadis qu'à la mort d'un empereur (Caligula ?) ou sans doute à la mort de chaque empereur, c'est-à-dire en tant que cérémonial permanent, les Romains ont habillé (ou habillaient) des hommes ayant la même taille et le même aspect avec des vêtements semblables et avec un masque de l'empereur mort, de façon que lors du cortège funéraire dans Rome on pouvait voir plusieurs "empereurs" vivants en tant que duplicata du mort.

Est-ce exact ????

Ensuite, dans un film italien genre péplum (…), j'avais vu une scène qui m'avait frappée : des guerriers romains qui avancent masqués et, à un moment donné, enlèvent leurs masques et apparaissent tous avec exactement le même visage (un second masque).
À l'époque, on m'avait expliqué que les Romains agissaient ainsi pour terroriser l'ennemi.…
Merci si cela vous dit quelque chose….

 
 
 
RÉPONSE :

Avec d'autres sympathiques internautes, j'ai déjà eu l'occasion d'évoquer les funérailles des empereurs, et les masques mortuaires portés par des mimes chargés de figurer l'illustre disparu et - le cas échéant - ses non moins illustres ancêtres. (À ce sujet, voyez : Clic !).

Ce rituel, qui nous paraît assez étrange voire irrespectueux (les acteurs n'hésitant pas à parodier les travers les plus insignes des défunts) n'était évidemment pas l'apanage des pompes funèbres impériales : elle était également de mise lors des funérailles de tout noble romain. Dans son mémorable roman "des temps néroniens", Néropolis, Hubert MONTEILHET l'évoque d'ailleurs avec sa verve accoutumée :

On s’assit et l’on causa naturellement de la disparition de Rufus (…). Et l'on en causa d'autant plus volontiers que la cérémonie avait été pittoresque. Rufus avait choisi lui-même le mime consommé qui devait conduire les obsèques, et il avait eu le beau courage, près de sa fin, de lui faire personnellement ses recommandations.
Les cortèges funèbres distingués étaient toujours pilotés par des mimes, qui portaient le masque mortuaire du défunt, adoptaient sa démarche et mettaient en valeur du geste et même de la voix les défauts et ridicules du disparu. Une telle critique était la contrepartie de l'oraison élogieuse que le successeur devait ensuite prononcer au pied des Rostres du Forum.
Les contemporains de Claude pourront assister ainsi aux obsèques de l'avaricieux Vespasien, où une saillie de l'archi-mime eut un prodigieux succès : alors que l'auguste procession longeait le Tibre, l'artiste qui mimait le Prince en voie d'apothéose demanda le prix de la cérémonie et s'écria : « Qu'on me donne plutôt la somme et qu'on fiche mon corps à l'eau ! »
(…) Les Romains étaient friands de tels contrastes qui rappelaient la vanité des choses humaines et le caractère éphémère de toute gloire.
Marcus et Marcia se demandaient toutefois si le mime n'avait pas exagéré : sa composition d'un Rufus ivrogne et dissipé, agaçant les filles sur le parcours, avait été saisissante. On avait eu l'impression que, par-delà la mort, un Rufus impénitent persistait à afficher ses déplorables opinions, et les plaisanteries habituelles n'élaient pas allées sans grincements de dents.

(Hubert MONTEILHET, Néropolis, Éditions Julliard, 1984).
neropolis - hubert monteilhet

Pour Caligula, son décès ayant été des plus brutal, les formes furent, naturellement, moins respectées. Aux dires de Suétone, après son sauvage assassinat, sa dépouille fut même traitée avec tel manque de respect qu'il fallut que les revenants s'en mêlassent (tiens, elle est rigolote, cette concordance) pour que des honneurs funèbres à peu près décents lui fussent enfin consentis :
"Son cadavre fut transporté secrètement dans les Jardins des Lamia [sur l'Esquilin] et sommairement brûlé sur un bûcher improvisé, puis enterré sous une mince couche de gazon. Plus tard, à l'instigation de ses sœurs, revenues d'exil [et pas rancunières pour un sou], il fut exhumé, entièrement brûlé et enseveli. Il est bien connu que, avant cette dernière cérémonie, les gardiens de ces jardins étaient tourmentés par des fantômes, et que, dans le palais même où il mourut, il ne se passa aucune nuit sans quelque phénomène effrayant, jusqu'au jour où le palais lui-même fut consumé par un incendie." (SUÉTONE, Vie de Caligula, 59)
Comme le chantait jadis tonton Georges, "Les quat'z'arts avaient fait les choses comme il faut; Les revenants s'en mêlaient à leur tour. Bravo !". (BRASSENS, Les Quat'z'arts).

En ce qui concerne votre réminiscence cinématographique, je suis assez peu qualifié… Mais je transmets illico votre courriel à mon compatriote et ami Michel ELOY (du site www.peplums.info/) qui, je n'en doute pas, pourra vous renseigner à propos du film qui marqua vos vertes années.

 

 
 
 
11 Octobre 2008
Nicolas a écrit :
Je m'intéresse beaucoup à l'empereur Julien (…) L'empereur a-t-il reconstruit ou tenté de reconstruire les temples de Daphné, de Césarée, endommagés sous son règne ? Sauriez-vous m'indiquer quelques passages d'œuvres antiques en parlant ?
 
 
 
RÉPONSE :

Je n'ai rien trouvé de précis au sujet du temple de Césarée, mais quant au sanctuaire d'Apollon à Daphné, près d'Antioche, je ne crois pas qu'il fut reconstruit après l'incendie (accidentel ? du fait de chrétiens ?) qui le ravagea. Faute de temps, sans doute, car la destruction du temple de Daphné survint en automne 362, et Julien quitta Antioche moins de six mois après (début mars 363) pour marcher contre les Perses du roi Sapor.
Vous pourrez lire ce récit de ces événements dans les Histoires d'Ammien Marcellin, un officier syrien qui servit sous ses ordres (voyez plus précisément le livre 22 - traduction française sur agoraclass.fltr.ucl.ac.be - qui relate le séjour de Julien à Antioche)

Après l'échec de cette campagne, la mort de l'empereur et la "contre-révolution" chrétienne qui s'ensuivit, il ne fut évidemment plus question de restaurer le sanctuaire d'Apollon. En revanche, il est fort probable que les reliques de saint Babylas, celles-là mêmes dont le déplacement hors du bois sacré avait suscité l'ire des chrétiens d'Antioche et déclenché l'affaire de Daphné, furent ramenées en grande pompe et fastueuses processions, au saint lieu que l'empereur apostat et sacrilège avait prétendu rendre au culte idolâtre.

 

U

Julien dit l'Apostat

 
 
 
13 Octobre 2008
Gricca a écrit :

L'empire romain d'Occident victime des barbares de l'intérieur.

Comme toute structure étatique, l’empire romain présente des atouts et des faiblesses que les dirigeants utilisent selon leurs intérêts et suivant les circonstances. Malgré des erreurs stratégiques et politiques, l’empire romain a toujours pu surmonter toutes les crises, jusqu’au jour où il se heurta, à l’intérieur de ses frontières, au problème crucial de l’installation de peuples « barbares » non vaincus militairement. Le problème récurrent auquel va se heurter l’empire finissant, c’est, outre les continuels raids ennemis aux frontières, ni plus ni moins fréquents qu'aux siècles précédents, la présence au sein de l'empire de peuples barbares en armes avec leurs chefs prêts à servir le plus offrant. A partir de là, les « barbares » de l’intérieur vont devenir un enjeu majeur de l’échiquier politique, où interviennent les incompréhensions, maladresses, rivalités, divergences ou convergences d’intérêts. Les chefs « barbares » vont, selon les circonstances, soit jouer le jeu de la défense de l’empire (la romanitas), soit le renforcement et la cohésion de leurs troupes au détriment de l’empire (le barbaricum). Et Rome continue à payer tribut contre la paix, mais aussi, pour alléger ce fardeau de plus en plus lourd, d’établir par traité des peuples en armes sur son territoire, faute de pouvoir les contenir aux frontières.
En 376, l'empereur romain d'Orient Valens accepte d'établir les Goths en Thrace. Jusque là rien de nouveau, l'empire a déjà connu pareille situation, mais cette fois, devant le nombre d'émigrants, Rome perd le contrôle de l'installation qui se révèle désastreuse au point que l'accord initial, quel qu'il soit, probablement sous "deditio" [= capitulation, reddition, soumission], ne put être mis en pratique et que désormais des bandes incontrôlées se répandent dans les Balkans, dont les forces réunies écrasent à Andrinople l'armée romaine de Valens qui périt dans le désastre en août 378. Rome n'avait pas connu une telle situation depuis des siècles, car les vainqueurs ne sont plus des bandes de "barbares" qui ne pensent qu'à piller et à regagner leur foyer au delà du "limes", mais d'un peuple "barbare", établi dans l'empire sur un accord caduc. Cependant le nouvel empereur romain d'Orient, Théodose mit fin à cette guerre des Goths en 382, sans doute par une série de "deditiones" plutôt que par un seul "foedus" [= traité d'alliance]. Si Théodose a pu reprendre en main le contrôle des Goths et s'en servir pour vaincre ses rivaux occidentaux, Maxime en 388 et Eugène en 394, il semble que le prix à payer fut plus lourd que d'habitude pour une deditio. Car même si les termes des accords ne sont pas connus, ils laissent entendre que les Goths peuvent se comporter en peuple libre dans leur installation, comme "foederati" [= alliés]. Or les foedus étaient passés avec les tribus libres d'au-delà du limes qui, plus qu'une véritable ligne de défense frontalière, servait aux Romains à contrôler les points de passage entre le monde "civilisé" et le monde "barbare", surveillé par des têtes de pont avancées. Il apparaît désormais que c'est une tête de pont du "barbaricum" qui s'est installée dans l'empire, et ce genre de foedus, devenant plus courant, surtout après la rupture du front rhénan le 31 décembre 406, c'est autant d'îlots de "barbaricum" qui s'installent dans l'empire.
Alaric, le pilleur de Rome en 410, aurait pris le titre de roi dès 400, à un moment où il n'avait plus de fonctions romaines, mais c'est son successeur Athaulf qui semble être le premier à employer le titre de roi de façon régulière pour forger un peuple Wisigoth. Les chefs barbares, "rex" de peuples qu'ils essaient de fédérer ou commandants en chef des armées (magister utriusquae militiae), qui, en Occident, ont pris une place prépondérante, à tel point qu'un empereur s'y révèle inutile après 476, reconnaissent toujours la suprématie de l'empire, recherchant titres et honneurs. Ce n'est que progressivement que les royaumes barbares se détacheront de l'empire dirigé depuis Constantinople, trop lointaine pour exercer efficacement une quelconque autorité sur ces nouvelles entités politiques.
Cette transformation de l'empire s'est accompagnée aussi bien d'une décadence avec pertes (par ex. du paganisme et de l'unité politique de l'Occident) que de progression avec gains (par ex. du christianisme qui s'étendra bien au delà du "limes" romain). L'empire romain se continue en Orient autour de Constantinople jusqu'en 1453, en se grécisant, et se rétablira en Occident (Empire carolingien 800-924 et Saint Empire romain germanique 962-1806) en se germanisant. Le grand vainqueur de cette longue évolution fut le christianisme, qui a changé la conception du rapport de l’homme avec le divin, mais n’a pas modifié la nature humaine.

GRICCA

 
 
 
 
13 Octobre 2008
Yann a écrit :

Pourriez-vous identifier l’empereur représenté comme sujet de ce buste en terre cuite ?

caracalla
 
 
 
RÉPONSE :

N'étant ni collectionneur, ni même simple amateur d'objets antiques, je me sens en général assez peu qualifié pour procéder à des identifications de monnaies ou de statues. Toutefois ici, cela ne pose aucun problème ! Ce splendide "faciès de brute", "l'un des plus beaux qu'il soit donné de contempler", et qui devait "décourager toute velléité de le contrarier" (sic Lucien JERPHAGNON) est reconnaissable entre tous : il ne peut appartenir qu'à l'empereur Caracalla.

À première vue, votre buste ressemble assez à celui du Musée du Capitole à Rome : Clic !.

 

 
 
 
17 Octobre 2008
Alice a écrit :
Je me permets de vous envoyer ce mail pour une toute petite question : de quand date la lettre 223 de Saint Jérôme et à qui est-elle destinée ?
 
 
 
RÉPONSE :

Sans être un spécialiste de la vie et des œuvres de saint Jérôme (loin s'en faut !), je constate pourtant que nous n'avons pas conservé plus de 150 lettres de cet illustre Père de l'Église (voyez : www.newadvent.org).
Donc, foin de 223e épître de Jérôme !

Ne n'agirait-il pas plutôt de sa lettre 123 ?

Celle-ci, assez connue (des extraits en sont souvent cités), était adressée à Ageruchia, une noble Gauloise qui, devenue veuve, souhaitait à nouveau convoler en justes et chrétiennes noces… ce qui ne faisait pas précisément tressaillir d'allégresse notre austère Jérôme, devant l'Éternel grand promoteur la chasteté féminine et ardent défenseur de l'indissolubilité des liens matrimoniaux. Cette lettre aurait été écrite vers 409 puisqu'elle évoque le traité, conclu cette année-là, entre Alaric et Stilicon. (A propos de cette lettre, voyez ici : Clic !).

 

saint jerome
 
 
 
[…]
Julien Bouchard- Madrelle a écrit :

Gallien
de
Julien Bouchard-Madrelle
Mise en sc“ne de Madame Colette Louvois

Avec Wally Badarou, Wally Bajeux, Marie-Th¯r“se Roy, Pierre de Moro, Pierre Hentz, Karim Mendil, Nina Gombert, S¯bastien Meunier, Jann Farely, Jessica Perrin, Quentin Baâssas
 
Dates :
Le jeudi 18/12
Le samedi 20/12
Ville :
Puteaux
Horaire :
20h45
Lieu :
Th¯¯tre des Hauts de Seine
5 rue Henri Martin
Tarifs :
Plein T (T R¯duit) : 25 (19) å 22 (16) å 17 (13) selon cat¯gorie
 


Info r¯servation : Billetterie-spectacle -
Th¯¯tre des Hauts-de-Seine
19-21, rue Chantecoq
92800 Puteaux
01 46 92 94 77
billetterie@mairie-puteau x.fr
lundi, mardi,20jeudi, vendr edi 14h30-19h30, mercredi 10h-12h30 /=2 013h30-18h, samedi 14h30- 17h30

Pr¯sentation
La tragique histoire de l'Empereur Gallien est le symbole de la bonne volont¯ d'un homme, bris¯e par des profiteurs et des malfaisants. Gallien r¯gna de 253 apr“s JC ¶ 268, r“gne consid¯r¯ comme extr“mement long ¶ une ¯poque oÝ les souverains ¯taient assassin¯s les uns apr“s les autres... Grand r¯ formateur d'un Empire en pleine crise, il fut d¯test¯ du S¯nat. Quand aux l¯gions, elles le m¯prisaient pour son raffinement. La calomnie frappa cet homme. Le Peuple ¯couta cette calomnie et les historiens, issus du S¯nat pour la plupare, souill“rent sa m¯moire, contrairement aux Chr¯tiens qui se souvinrent longtemps que cet homme avait mis fin aux pers¯cutions religieuses.

Vaillant combattant, il a pr¯f¯r¯ ensuite, r¯former car la pens¯e du r¯formateur peut plus que le bras arm¯. La perte de ses deux fils l'a bris¯, mais sa femme, Salonine est forte pour lui et le philosophe Plotin, son p“re spirituel, encourage sa politique. Quand ¶ Herennia, sa ma”tresse consolatrice, elle pourrait bien donner ¶ ce p“re orphelin de ses fils, une nouvelle descendance. L'empereur est las...peut-il au moins compter sur ses amis, sur ceux qu'il a couvert d'honneurs ?

Gallien, c'est la volont¯ sabord¯e, Gallien, c'est l'homme qui veut mais qui h¯site, l'homme dans tout ce qu'il a de grand et de faible, Gallien, c'est un aigle trop noble au milieu de vautours trop affam¯s.

gallien