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Juillet - Août 2007 (page 2/2)
Sommaire Juillet-Août : Clic
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| 31 Juillet 2007 |
| Thierry
a écrit : |
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A
ce jour, j'ai lu tous les auteurs antiques des premiers
et seconds siècles, à l'exception de
l'Histoire romaine intégrale de Dion
Cassius (Editions Firmin-Didot) qui est assez difficile
à se procurer… Peut-être disposeriez-vous
de cette œuvre ou d'écrits d'historiens
modernes susceptibles de renseigner davantage
les réductions en provinces romaines de royaumes
(autres que la Galilée, la Judée et
la Commagène) par Vespasien et les diverses
guerres menées par Domitien ?
SUETONE,
Vie des douze Césars, Vespasien
:
VI. Il priva de la
liberté l'Achaïe, la Lycie, Rhodes,
Byzance, Samos, et les réduisit en
provinces romaines, ainsi que la Thrachée-Cilicie
et la Commagène, jusqu'alors gouvernées
par des rois. Il mit des légions en
Cappadoce, à cause des continuelles
incursions des Barbares, et y établit
un gouverneur consulaire, au lieu d'un chevalier
romain.
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EUTROPE,
Abrégé de l'histoire romaine
[7,13] Il eut pour
successeur Vespasien, proclamé empereur
dans la Palestine; prince de basse extraction,
il est vrai, mais comparable aux meilleurs
souverains. (…) Sous son règne,
la Judée fut réunie à
l’empire, ainsi que Jérusalem,
ville la plus fameuse de la Palestine. L’Achaïe,
la Lycie, Rhodes, Byzance, Samos, libres jusqu’alors
; la Thrace, la Cilicie, la Commagène,
gouvernées par des rois alliés,
furent réduites en provinces romaines.
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SUETONE,
Vie des douze Césars, Domitien
:
VI. Parmi ses expéditions
militaires, il y en eut qu'il entreprit de
son plein gré, par exemple, la guerre
des Chattes. D'autres furent faites par nécessité,
comme celle des Sarmates, qui avaient taillé
en pièces une légion et un de
ses lieutenants. Telles furent aussi les deux
campagnes dirigées contre les Daces,
la première, après la défaite
du consulaire Oppius Sabinus, la seconde,
après celle de Cornelius Fuscus, préfet
des cohortes prétoriennes, auquel Domitien
avait confié le commandement en chef.
Après divers combats contre les Chattes
et les Daces, l'empereur célébra
un double triomphe. Mais, en commémoration
de sa victoire sur les Sarmates, il se borna
à déposer un laurier dans le
temple de Jupiter Capitolin. Il étouffa
avec un bonheur inouï, et sans sortir
de Rome, une tentative de guerre civile faite
par L. Antonius, commandant de la Haute-Germanie.
Au moment du combat, le dégel subit
du Rhin empêcha les troupes des Barbares
de se joindre à celles d'Antonius.
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EUTROPE, Abrégé de l'histoire
romaine :
[7,15] Domitien, jeune
frère de Titus, prit ensuite possession
de l’empire (…) Il soutint quatre
guerres : la première contre les Sarmates,
la seconde contre les Chattes et les deux
autres contre les Daces. Il triompha deux
fois après son expédition contre
les Daces et les Chattes ; mais, après
sa victoire sur les Sarmates, il se contenta
de prendre une couronne de laurier. Au reste,
il éprouva plus d’un désastre
dans ces mêmes guerres ; ainsi, dans
la Sarmatie, sa légion fut taillée
en pièces avec celui qui était
à sa tête, et les Daces massacrèrent
de grandes armées romaines, le consul
Appius Sabinus et le préfet du prétoire
Cornelius Fuscus.
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PLINE
L'ANCIEN, Histoires naturelles :
Livre II
X. (XIII) [3] Quant à deux éclipses,
l'une de lune et l'autre de soleil, se succédant
dans un intervalle de quinze jours, cela s'est
vu de notre temps sous le règne des
deux Vespasien, le père et le fils
étant en même temps consuls (14).Quand
cela s'est-il produit ? Malheureusement, le
renvoi 14 ne mène nulle part. Peut-être
disposeriez-vous de cet ouvrage ?
XXII. (XXIV) [1] Les
aconties sont lancées comme un javelot
; elles indiquent des événements
d'un accomplissement très prochain
: [2] telle est celle dont le César
Titus Imperator, dans son cinquième
consulat (an de J. C. 77), a fait le sujet
d'une pièce de vers admirable. C'est
la dernière de ce genre qu'on ait vue.
Je suppose que Pline l'Ancien est le seul
à rapporter cela. Et dire qu'il mourut
deux ans plus tard … lors de l'éruption
du Vésuve…
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Merci. |
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| 3 Août 2007 |
| Alain
FABER a écrit : |
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Le
fait de n'avoir plus aucune trace des descendants
de CRISPUS ne veut pas forcément dire
qu'ils auraient été tués !
Il est un fait que les origines de la lignée
Mérovingienne est assez trouble à
retracer.
Marcomir serait le père de Pharamond qui serait
à son tour le père de CLODION le Chevelu,
premier roi mérovingien.
Cette théorie est très controversée
!
Il serait assez logique de penser que s'il y avait des
survivants de la lignée de CRISPUS qu'ils viendraient
un jour réclamer leurs droits !
Ainsi, nous comprendrions mieux le pacte fait entre
l'église crée sous le règne de
Constantin et ces fameux rois mérovingiens.
Je vous ferais simplement remarquer que le mot MÉROVINGIENS
contient, les mots VIGNES ROME !!
Qu'en pensez-vous ? |
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| RÉPONSE
: |
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| Je sais bien que l'origine
de la lignée mérovingienne
a fait couler beaucoup d'encre. Depuis le mythe germanique
de Lohengrin, décrivant - je crois - les Mérovingiens
comme issu d'une l'union d'une vierge consacrée
et d'un être étrange venu de a mer, jusqu'aux
"révélations" de l'Énigme
sacrée (et du Da Vinci code)
affirmant que la lignée des rois francs ne
serait rien d'autre que la résurgence du Saint
Graal, c'est-à-dire du Sang Royal
de Jésus et de Marie-Madeleine !…
Tout cela est amusant, et ces légendes, ces
fables, voire ces fariboles peuvent même se
révéler fécondes si elles procurent
l'occasion de s'intéresser aux périodes
obscures ou de l'histoire, de redécouvrir l'un
ou l'autre vieil auteur tombé injustement dans
l'oubli, ou encore de relire les "Saintes Écritures"
sous un regard critique plutôt qu'avec les œillères
de l'intégrisme.
Je me garderais
donc bien de rejeter a priori votre
"théorie" faisant de Crispus
l'ancêtre des Mérovingiens,
comme le feraient sans doute nombre d'historiens
sérieux, et ce sous le prétexte
qu'aucune preuve historique ne semble pouvoir
l'étayer. Contentons-nous de dire que
votre hypothèse est des plus… hypothétiques,
pour ne pas dire hautement aventurée.
Il n'est certes pas impossible que Crispus,
fils aîné de Constantin,
ait eu le temps d'engendrer avant d'être
exécuté sur ordre de son propre
père, mais, à ma connaissance,
aucune source ne mentionne l'existence de cette
postérité. De toute façon,
vu les mœurs cruelles de l'époque,
ces bambins auraient eu toutes les "chances"
de partager le sort de leur infortuné
géniteur : les royaux assassins répugnaient
à laisser en vie des proches de leurs
victimes, toujours susceptibles de se transformer
en vengeurs potentiels !
Comme vous le voyez, ce n'est donc pas seulement
la généalogie des Mérovingiens
qui pose problème, mais déjà
les prémisses de l'hypothèse que
vous avez échafaudée.
Mais ce n'est pas tout ! Avant d'en arriver
au baptême du fier Sicambro-Méro-romano-vingien
Clovis des mains de saint Rémi, et au
présumé "pacte" liant
sa lignée à l'Eglise catholique,
apostolique et romaine, les mystérieux
descendants de Crispus auraient eu bien des
obstacles à surmonter. L'hypothétique
rejeton de Crispus aurait d'abord dû échapper
à la liquidation de tous les rivaux des
héritiers légitimes de Constantin,
organisée par ceux-ci dès que
leur père eut rendu le dernier soupir.
Puis ce double miraculé aurait dû
parvenir sain et sauf en Germanie, y être
accueilli à bras ouvert par les Francs
(pourtant fort réservés - et c'est
un euphémisme - à l'égard
de tout ce venait de Rome) au point d'y fonder
une lignée royale.
Tout ça fait quand même beaucoup
de "si", sans compter que cette cascade
de conjectures ne s'appuie pas sur la moindre
certitude historique. |
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| Alain
réécrit : |
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Dans
mon analyse, je ne prétends pas que les Mérovingiens
auraient accueilli les descendants de Crispus mais
que les Mérovingiens seraient des descendants
directs de Crispus !
Les origines des Mérovingiens ne sont absolument
pas claires !
Les rois PHARAMOND et MARCOMIR seraient les pères
de cette lignée, pourtant, il est prouvé
que ces personnages auraient été ajoutés
aux récits d'histoire 300 ans après
lesdits événements !
Crispus ainsi que son épouse Hélène
(le même prénom que la mère de
Constantin !) vivaient dans la région du Rhin,
en Allemagne ! Crispus avait pour mission principale
de protéger cette région !
Il est un fait que le mot MÉROVINGIENS contient
l'anagramme VIGNES ROME (100 %) !
Dans le nom CONSTANTIN LE GRAND qui est la version
officielle historique de cet empereur, nous retrouvons
comme par hasard, la phrase "LE SAINT GRAAL"
Pour comprendre le sens que
j'essaye d'apporter à ces explications, je
vous invite de découvrir la sortie prochaine
de mon livre (octobre/novembre) qui explique en long
et en large tous ces codes et symboles secrets.
Le titre du livre est "Projet V.E.N.U.S. Genèse
Cosmique de la Vie sur Terre" et paraîtra
aux éditions NENKI.
La fonction du Maire du Palais
est également très étrange !
En recherchant l'étymologie des mots MAIRE
et PALAIS, j'ai découvert que ce titre signifierait
GRAND DE ROME !
MAIRE = MAJOR = GRAND / PALAIS provient du premier
mont de la ville aux sept collines (ROME) et le nom
de ce mont est le MONT PALATIUM d'où proviendrait
le mot PALAIS.
Cette colline est la première, c'est depuis
cet endroit qu'est né la légende de
Romulus et Remus et par ce biais la ville de Rome.
Je travaille depuis un certain temps déjà
sur tous ces bizarreries "Ésotériques"
qui dévoilent souvent de drôles de résultats
! |
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| RÉPONSE
: |
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| Vous savez, ce qui me
convaincrait le moins dans votre théorie, c'est
précisément ce jeu d'anagrammes auquel
vous vous livrez. Moi je veux bien que l'on puisse
construire "VIGNES ROME" avec les lettres
du mot "MÉROVINGIEN" et "LE
SAINT GRAAL" avec celles de "CONSTANTIN
LE GRAND" (encore qu'apparemment, il manque un
"a" et un "l" pour faire le compte).
Soit ! Mais cela ne fonctionne qu'avec le français
moderne, une langue que ne pratiquaient ni les Francs
ou leurs rois, les "Merowingen",
descendants de Merowig et de Chlodoweg, dit Clovis,
lesquels n'usaient évidemment que d'un dialecte
germanique, ni les descendants de Caius Flavius Valerius
Aurelius Constantinus Magnus (alias "Constantin
le Grand") qui, eux, s'exprimaient dans le latin
déjà abâtardi du IVe siècle.
Parlant des étymologies, Voltaire disait (en
substance) qu'on pouvait leur faire dire ce qu'on
voulait, pour autant qu'on oublie les voyelles et
que l'on ne se préoccupe pas trop des consonnes.
Il en va un peu de même des anagrammes, qui
ne sont, tout au plus, qu'une vue de l'esprit, jamais
une preuve !
Cela dit, je me garderais bien de préjuger
de la valeur de votre théorie puisque je n'en
connais que le peu que vous avez eu l'extrême
amabilité de me confier. Au demeurant, ce serait
également très sympa de votre part de
prévenir lorsque votre livre sera disponible,
afin que je répercute cette info dans les pages
de mon site. |
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| Conclusion
d'Alain : |
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Concernant ces histoires d'Anagrammes et de noms,
j'ai bien indiqué que le nom officiel "historique"
est de nos jours Constantin le Grand, c'est sous ce
nom qu'il a été immortalisé dans
nos livres d'histoire contemporains.
Les historiens étaient dans les temps anciens
des personnes appartenant à l'Église
et plus tard beaucoup d'entre eux seront membres de
certains groupes ésotériques.
Je pense que certains faits ne sont pas forcément
des hasards.
Vous aurez une idée
assez large de ce dont je parle dans mon livre dévoilant
certains faits assez troublants que certains nomment
des "Hasards ou des coïncidences".
Mon livre brasse des siècles de savoir cache
et dévoile certaines autres possibilités
"historiques" et "archéologiques".
Ci-joint au livre, j'offre au lecteur la possibilité
de commander une présentation Power Point avec
pas moins de 700 slides dévoilant en image
toutes ces bizarreries.
Concernant, les anagrammes,
il y en a une qui est assez intéressante.
Le nom du maître de LEONARD DE VINCI était
ANDREA DEL VEROCCHIO, en faisant attention aux lettres,
nous découvrons à 95 % les mêmes
lettres, encore un hasard.
Le pourquoi à cette chose pourrait en fait
dévoiler une sorte de message code, un texte
qui concerne un savoir transmis de maître à
élève (apprenti).
Ce ne sont pas des anagrammes à 100 %, j'en
conviens.
LA DIVINE CORNE pourrait par exemple se cacher dans
ces deux noms.
Je n'ai dans mes travaux qu'un petit chapitre concernant
les Romains et la montée au pouvoir de la nouvelle
religion qui en découle, le christianisme.
Le livre dévoile une autre réalité
concernant les religions de ce monde.
Pour moi, nous avons principalement affaire à
des codes Astrothéologiques transformés
en religions.
Vous découvrirez tout
cela si vous pensez porter un intérêt
à de tels sujets.
À bientôt |
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| 17 Août 2007 |
| François-Dominique
Fournier (www.mediterranee-antique.info)
a écrit : |
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Aujourd’hui
je ne viens pas vous proposer de texte, mais vous
posez une question :
Quintilius Varus
a trouvé la mort en Germanie en 9 de notre
ère. Il fut auparavant légat de Syrie
de 6 à 4 avant notre ère, où
il paraît ne pas avoir laissé que de
bons souvenirs. Sauriez-vous me dire si à la
fin de sa légation il est parti directement
vers la Germanie, ou avons-nous quelques traces
de ses activités en 3 avant notre ère
et sa mort ? |
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| RÉPONSE
: |
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| Il semble effectivement
qu'il y aurait comme un "trou" dans
la biographie de Varus : rien à se
mettre sous la dent entre la fin de son gouvernorat
de Syrie, en 3 av. J.-C., et son départ pour
cette Germanie - qui tant lui fut funeste -, sans
doute l'an 6 de notre ère.
Si j'en crois cette
page du site www.livius.org,
cette période obscure serait la conséquence
de l'exil de Tibère,
le futur empereur. Rappelons brièvement
les faits (pour plus de détails, voyez
ici : Clic
!). En 5 av. J.-C., en dépit de ses
éminentes qualités militaires
et politiques, Tibère, le double beau-fils
d'Auguste
(à la fois fils de l'impératrice
Livie
et mari de Julie,
la fille unique du princeps), décida
de se retirer de la vie publique. Pourquoi ?
Oh ! sans doute s'était-il lassé,
à la longue, de servir d'éternel
bouche-trou, de jouer sempiternellement le rôle
du pion, jetable et sacrifiable à merci,
dans la politique
successorale de son impérial beau-père.
De surcroît, il devait aussi être
sensiblement gêné aux entournures
par les monumentales cornes dont ne cessait
d'orner son chef la dévergondée
d'épouse qu'on lui avait refourguée,
en troisième main. En soi, de fort bonnes
raisons, bien légitimes. Cependant, Auguste
prit très mal cette décision,
à ses yeux une désertion pure
et simple, et relégua son gendre sur
l'île de Rhodes, en semi disgrâce,
en semi exil.
Or, Varus se trouvait être un ami de Tibère
(il avait été son collègue
pour le consulat de 13 av. J.-C.). Il est donc
probable qu'Auguste, étendant aux proches
de son beau-fils la suspicion qu'il éprouvait
à l'égard du "déserteur",
renonça à lui confier la moindre
charge.
La situation évolua à partir
de 4 ap. J.-C. Auguste se trouvant à
nouveau dépourvu de successeurs potentiels,
Tibère fut instamment rappelé
aux affaires… et, presque automatiquement,
notre Varus redevint "bien en cour".
C'est ainsi qu'en 6, il prit le relais de Tibère
en Germanie. Le futur empereur avait - apparemment
- achevé la conquête militaire
de cette nouvelle province, et il revenait maintenant
au gouverneur Varus de la pacifier et d'y poser
les fondements de la civilisation romaine qui
était appelée à s'y épanouir.
Hélas, il apparut bien vite que ledit
Varus était tout sauf the right man
in the right place !… |
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NB. Pour plus d'infos sur Varus
et son désastre, jetez un coup d'œil,
sur le site PÉPLUM
- Images de l'Antiquité, au volumineux
dossier que Michel ELOY a consacré à
la bataille
de Teutberg (plus précisément,
pour Varus : Clic
!)
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| 23 Août 2007 |
| Thierry
a écrit : |
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J'ai
une énigme à vous proposer. Elle est
digne du père Fourras. Il s'agit d'essayer
de situer chronologiquement une petite apocalypse
de type daniélo-historique : l'apocalypse
d'Elie. La première partie semble
s'inspirer de l'histoire romaine depuis Marc Antoine
(qui hériterait des traits d'Antiochus Epiphane,
le roi du Nord) et Octavien Auguste. La seconde, d'une
intervention des peuples d'orient, qu'espéraient
sans doute les juifs d'Egypte.
L'oeuvre a été
composée en grec. Du grec, elle a été
traduite en copte, en dialecte achmîmique d'une
part, en dialecte sahidique un peu plus tard (seconde
moitié du IVe siècle).
Je me suis penché sur
différentes périodes de l'histoire pour
tenter de résoudre l'énigme. A ma connaissance,
il n'y a eu que deux époques où l'Egypte
a été conquise par les Perses : de 525
à 404 avant notre ère - mais il n'y
avait plus d'Assyriens - et à la fin de l'empire
des Sassanides (mais cela ne cadre plus avec la datation
des manuscrits).
Toutefois, j'ai entendu parler
de la reine Zénobie
de Palmyre (qui est appelée la ville
du soleil). Se pourrait-il que le manuscrit fasse
allusion à cette période ? |
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| RÉPONSE
: |
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| En l'occurrence, je
serai hélas moins perspicace que le moins futé
des clients du Père Fourras, puisque l'énigme
que vous me proposez non seulement dépasse
largement mes maigres compétences, mais reste
irrésolue même par les plus éminents
exégètes. La date de composition de
l'Apocalypse d'Élie demeure en effet
aussi mystérieuse que controversée.
Voyez ce qu'en dit l'éditeur et traducteur
de ce texte pour le compte de la "Bibliothèque
de la Pléiade" :
“La datation de l’Apocalypse
d’Élie au IIIe siècle de
notre ère repose sur l’identification
incertaine, en II, 39, de « la Ville du Soleil
» avec Palmyre. Les seules allusions historiques
à peu près assurées sont celles
au roi de l'Iniquité et au roi de la Paix.
Le premier doit être Marc Antoine qui avait
épousé Cléopâtre et s'était
laissé imposer une politique égyptienne.
Le second est, sans doute, Auguste qui prit des
mesures favorables au bien-être de l'Empire
et eut des faveurs pour les Juifs.
Le conflit entre les trois rois perses et les
quatre rois assyriens ne correspond à aucune
situation historique connue.
L'apocalypse d'Élie est un assemblage
de matériaux hétérogènes.
Au premier chapitre, l'homélie sur le jeûne
est, très vraisemblablement, d'origine juive.
L'auteur du deuxième chapitre a puisé
dans le fonds de l'apocalyptique égyptienne
et les rapprochements avec I'Oracle du potier
sont nets. Le troisième chapitre montre
une connaissance précise des doctrines angélologiques
juives. On relève, enfin, l'existence d'interpolations
ou de retouches chrétiennes en I, 6 et III,
3, 8. Il n'est pas nécessaire, cependant,
d'identifier la vierge Tabitha avec son homonyme
du livre des Actes des Apôtres (IX, 36, 40).
L'histoire d'Élie et d'Hénoch est,
sans doute, indépendante de celle des deux
témoins cités dans l'Apocalypse
de Jean (XI,3).
La nature hétéroclite de l'Apocalypse
d'Élie n'autorise que des conclusions
de portée limitée : l'écrit
est d'origine juive et a été remanié
par un rédacteur chrétien à
une date indéterminée, entre le IIe
et le IIIe siècles de notre ère.”
(Jean-Marc ROSENTIEHL, présentation de l’Apocalypse
d’Élie in La Bible - Écrits
intertestamentaires, La Pléiade, Gallimard,
1984).
Bref, pour cet exégète, tout ce que
l'on peut dire, dans l'état actuel des recherches,
c'est que l'Apocalypse d'Élie serait
un écrit d'origine juive, composé à
une date incertaine et finalement compilé et
bidouillé par un chrétien du IIe ou
du IIIe siècle…
Comment oserais-je, moi, modeste historaillon amateur,
venir contredire tant d'érudition, certainement
éclairée par de longs travaux exégétiques,
étayée par de savantes recherches ?… |
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| 25 Août 2007 |
| Gricca
a écrit : |
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DES
LIVRES SUR LEMPIRE ROMAIN
Voici des livres
sur lempire romain sortis récemment :
- Rome
et la naissance de l'art européen,
Peinture, littérature, architecture
et sculpture par Michel MEYER - Arlea
2007.
|
L'Europe
actuelle est héritière de la Rome
antique, cette mosaïque de nations unies
par une même culture dans un territoire
aussi vaste qu'il ne l'est aujourd'hui. La littérature,
l'architecture, la peinture et la sculpture
y ont été un langage commun, de
l'Espagne à la Turquie, en passant par
l'Afrique du Nord. Forum, aqueduc, amphithéâtre,
villa romaine, où qu'ils se trouvent,
traduisent cette cohérence et cette unité.
Michel Meyer nous offre ici une synthèse
inégalée sur l'art romain, la
1ère en français depuis de nombreuses
décennies. En apportant les preuves de
sa grande originalité, il nous en propose
une lecture philosophique, historique, esthétique,
sociologique et politique, et nous aide à
découvrir cette civilisation qui est
l'ancêtre de la nôtre. Rome et la
naissance de l'art européen est un livre
indispensable pour tous ceux qui s'intéressent
à Rome et désirent comprendre
ce que ces ruines grandioses et mystérieuses,
ces stades, ces temples, ces pierres et ces
fresques nous disent. |
|
- Les voies romaines
en Gaule par Gérard COULON
- Collection Promenades archéologiques,
Editions Errance 2007
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Les
voies romaines nous fascinent. Dans notre imaginaire
collectif, ces routes antiques toujours rectilignes
sont, comme les rues de Pompéi, revêtues
de larges dalles et striées de profondes
ornières creusées par le passage
répétée des chars. Aujourdhui
les voies romaines nous apparaissent dans une
étonnante diversité : chemins
de terre, chaussées asphaltées,
simples lignes de buissons, limites de parcelles
ou de communes. Quand elles ont disparu, seule
la photographie aérienne permet parfois
de les faire revivre de façon éphémère
et souvent spectaculaire, sous la forme de tracés
linéaires dans les champs cultivés.
A travers 7 chapitres consacrés notamment
à la mise en place du réseau routier,
à la construction des chaussées,
à la signalisation, aux ouvrages dart
et aux aléas du voyage, cet ouvrage de
référence fondé sur les
découvertes les plus récentes,
offre une vision suggestive de ces voies qui
jouèrent un rôle essentiel dans
la romanisation de la Gaule. Jamais encore un
livre navait réuni une telle somme
dimages pour ressusciter lunivers
des routes romaines. |
|
- Les nouvelles
hypothèses sur les origines du christianisme
: Enquête sur les recherches récentes
par Jacques GIRI - Editions Karthala 2007.
|
Jamais
la recherche sur les origines du christianisme
na été aussi intense que
ces dernières décennies. Elle
a mobilisé plus de chercheurs quelle
ne lavait jamais fait. Autrefois concentrée
en Europe, elle sest fortement diversifiée.
Les Etats-Unis y jouent désormais un
rôle majeur et elle a aussi gagné
Israël, terre de naissance du christianisme.
La découverte de documents enfouis depuis
des siècles et la réinterprétation
de documents bien connus grâce aux progrès
des sciences sociales et de larchéologie
ont changé la donne. A côté
de lhistoire des origines chrétiennes
enseignée par les Eglises et des scénarios
proposés par les anciens historiens,
il existe maintenant toute une gamme dhypothèses
nouvelles ou renouvelées. Jacques Giri
est parti à la découverte de ces
terres peu connues du grand public et nous fait
partager les résultats de son enquête.
Comment les chercheurs perçoivent-ils
aujourdhui la société dans
laquelle est né le christianisme ? Que
pensent-ils de Jésus et des premières
communautés de disciples ? Comment celles-ci
ont-elles évolué ? Les résultats
de ces recherches sont loin de dissiper toutes
les brumes qui entourent la naissance du christianisme.
Mais ils suscitent de nombreuses interrogations
quil nest plus possible dignorer.
Loin du Da Vinci code et des interprétations
fantaisistes livrées au public ces dernières
années, le présent ouvrage réussit
le tour de force de présenter quelques
hypothèses plausibles sur ce qui a pu
se passer à la naissance des premières
communautés chrétiennes. |
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- Les origines
du christianisme 30-451 par Michel
ROUCHE - Editions Hachette coll. Carré
Histoire 2007
|
Ce
livre traite de la naissance dune religion
radicalement nouvelle qui va finir par bouleverser
lEmpire romain, lors de son apogée
au IIe siècle et de sa crise au IIIe
siècle, et le transformer de fond en
comble aux IVe et Ve siècles. Cette secte
minoritaire, grâce à la révolution
mentale quelle provoque, devient une Eglise
majoritaire qui tente de créer une Chrétienté
englobant toute la civilisation. Cette expansion
pacifique en quatre siècles est un phénomène
dautant plus unique dans lhistoire
des religions quelle modifie et transforme
les croyances romaines. Le christianisme parvient
à un premier apogée lorsquil
devient religion dEtat en 392. Mais cette
date a une importance politique bien moindre
que celle de 451 qui, voit, avec le concile
de Chalcédoine, sachever lessentiel
de la formulation du dogme de la Sainte Trinité.
LEglise est alors structurée sur
le plan institutionnel ; au niveau théologique,
elle vient de mettre au point des définitions
dogmatiques auxquelles les siècles suivants
najouteront que peu déléments
avant le XIXe siècle. |
|
- Les douze Césars.
Du mythe à la réalité
par Régis MARTIN - Editions Perrin,
Collection Tempus 2007 (réédition
en poche).
|
C'était
un nom propre, c'est devenu une appellation
politico-médicale : qui pense pouvoir
absolu dit César et césarisme.
Chacun des douze Césars présenterait
les signes cliniques de la maladie, voire de
la folie, à quoi le pouvoir solitaire
conduit. De Domitien torturé par la hantise
de l'assassinat à Néron déclamant
ses poèmes à la lueur du grand
incendie de Rome, les clichés ne manquent
pas. De même que les tentatives de réhabilitation.
Régis F. Martin démonte ces interprétations
mythiques et, en se fondant sur la totalité
des sources exploitables et les recherches les
plus récentes, il dresse le portrait
aussi bien physique que moral des empereurs,
et pose le problème toujours actuel des
rapports de l'homme avec le pouvoir absolu. |
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- LHistoire
de France hors série n° 3 : L'Empire
Romain dOccident de ses débuts
(27 av. J.-C.) à sa chute en 476 ap.
J.-C.
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Les empereurs dAuguste à Romulus-Augustule
- La Rome impériale - La vie quotidienne.
Un seul reproche : les fils de Constantin Ier
sont escamotés (337-361). |
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| Quelques
romans historiques [choix limité
de nouveautés et rééditions
poches] |
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- Shâhpur,
roi des rois par Paul DELORME - LHarmattan
2007
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Au
IIIe siècle de l'ère chrétienne,
l'Iran, pièce essentielle de l'échiquier
international, est incarné par Shâhpur,
second Roi des rois de la dynastie perse des
Sassanides. Au cours de ses trente ans de règne,
Shâhpur, étend son pouvoir sur
la Mésopotamie, l'Arménie et les
confins de l'Inde. Son armée de cavaliers,
dans laquelle on découvre les gyanavspar,
probablement les premiers kamikazes de l'Histoire,
tient Rome en échec ; la mort en déportation
de l'empereur Valérien, capturé
avec ses légions, a un retentissement
mondial. Le zoroastrisme, le plus ancien monothéisme
connu, prétend devenir religion dEtat,
mais Shâhpur protège le prophète
Mani, dont les idées, neuf siècles
plus tard, seront reprises en Occident par les
Cathares. Dans ce livre qui fait revivre un
grand souverain méconnu, guerrier et
bâtisseur, évoluent les personnages
réels ou imaginaires dune société
féodale qui peut être comparée
à celle de lEurope du Moyen Age.
Une évocation historique puisée
aux sources littéraires, artistiques
et scientifiques. |
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A
Rome, sur la colline du Pincio, s'étendaient
autrefois les jardins de Lucullus. Au Ier siècle
après J.-C., ils furent achetés
par Valerius Asiaticus qui en fit un luxueux
domaine. Tacite révèle que Messaline,
l'épouse de l'empereur Claude, convoitait
ce domaine et fit en sorte que Valerius soit
condamné à mort pour s'approprier
ses biens. Le dépit amoureux aurait également
poussé Messaline à agir. Mais
qui était donc Valerius Asiaticus ? Sur
un papyrus retrouvé dans un tombeau de
la Via Appia, Tiron, son affranchi raconte l'histoire
de son maître après avoir enquêté
jusqu'en Egypte et réalisé un
véritable voyage initiatique. |
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- Uchronie :
lutopie dans lhistoire
par Charles RENOUVIER - Ed. PyréMonde/Princi
Negue 2007
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Le
terme « Ucrhronie » est composé
des mots grecs « U » et «
Chronos » signifiant respectivement «
non » et « temps » ce qui
peut se traduire par « un temps qui nexiste
pas ». Cest le terme quinventa
le philosophe Charles Renouvier, en 1857, avec
son ouvrage précurseur : « Uchronie
: lutopie dans lhistoire ».
Il y entreprend rien moins que de réécrire
lHistoire en partant de lhypothèse
que le christianisme nétant pas
devenu religion détat sous lempereur
Constantin, la face du monde sen trouve
changée dans la mesure où le monde
sévite les siècles dobscurantisme,
de répression et de tyrannie du catholicisme
Ou quand, au XIXe siècle, la philosophie
flirte avec la science-fiction pour donner naissance
à un genre littéraire qui connaîtra
son heure de gloire un siècle plus tard.
Un ouvrage capital à redécouvrir
absolument
Si je signale ce livre cest quil
sintéresse de façon particulière
à lempire romain. Il est disponible
sur internet : gallica.bnf.fr |
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En
rééditions poche :
- Aux
éditions Pocket 2007 les 2 tomes de
A.B. Daniel, « Reine de Palmyre »
(T.1 La danse des dieux et T.2 Les chaînes
dor) qui mettent en scène Zénobie.
- Aux
éditions Actes Sud collection Babel
2007 de Norbert Rouland « Soleils
barbares » qui introduit le lecteur
au cur du Ve siècle.
- Aux
éditions Points 2007 les 2 volumes
du roman de Rachel Tanner, « le cycle
de Mithra » (série Fantasy
n° 1641 : Lempreinte des Dieux et
n° 1669 : Le glaive de Mithra).
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