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Sommaire Juin 2007 :
- 4 Juin :
- "Sur son bras droit, un mot : « Raisonne
! »" : le retour des légionnaires
tatoués… : Clic !
- 8 Juin :
- Une impardonnable bourde matrimoniale ! : Clic
!
- 16 Juin :
- 16 Juin :
- 20 Juin :
- Un Dèce qui n'est point celui que l'on croit
: Clic !
- 23 Juin :
- Qui donc a comparé le Sénat à
une bête sauvage ? : Clic
!
- 23 Juin :
- Des infos sur les "vieux" d'Agrippa
? : Clic !
- 24 Juin :
- Offense à un chef d'État étranger
? Un peu de respect pour la belle Cléo, SVP !
: Clic !
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| 2e
PAGE |
- 25 Juin :
- L'Évangile selon Pilate d'Éric-Emmanuel
SCHMITT : parole… d'évangile ? : Clic
!
- 25 Juin :
- Titus stupéfait par le dépouillement
du Saint des Saints. Qui a relaté cette
anecdote ? : Clic
!
- 25 Juin :
- Quid de l'évolution du fiscus
judaicus (et des exemptions accordées aux
Juifs) ? : Clic
!
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RECHERCHE
DANS LE SITE
"EMPEREURS ROMAINS"
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| 4 Juin 2007 |
| Jean-Marc
a écrit : |
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Je
recherche activement des représentations
de "Marquage" des légionnaires.
Où puis-je m'en procurer ? |
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| RÉPONSE
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| Je suis désolé,
mais je ne dispose pas d'informations très
précises sur les types de "marquages"
qui auraient été apposés sur
les légionnaires.
Du reste, je demeure a priori assez sceptique quant
à la réalité d'un marquage général
(par tatouage ou par fer rougi) des soldats avant
le Bas-Empire (c'est-à-dire avant le début
du IVe siècle). Je ne crois pas que ces guerriers,
qui étaient le plus souvent des professionnels,
des volontaires fort confortablement rémunérés,
auraient accepté de se voir appliquer un stigmate
qui les rabaissait au rang d'esclaves publics. Par
la suite, la situation changea : après Dioclétien,
(285-305), un genre de conscription fut instaurée.
Les soldats, simples ploucs, pauvres ouvriers agricoles
furent désormais livrés à l'armée,
tel un quelconque bétail, par leurs patrons,
grands propriétaires fonciers, pour satisfaire
à leurs obligations militaro-fiscales. Ces
"bidasses malgré eux" n'avaient évidemment
qu'une envie : se faire la belle, quitter leur camp
ou leur caserne pour retourner qui à leurs
vaches, qui à leurs moutons. Dans ce contexte,
il est probable que l'apposition d'une "marque"
s'imposait, afin de repérer aisément
les insoumis, réfractaires et autres déserteurs.
(À ce sujet, voyez encore : Clic
! et Clic
!). |
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| 8 Juin 2007 |
| Alexandre
a écrit : |
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Je
viens de relire votre biographie
sur le « divin Jules » et
vous avez déclaré : «
Pompée le Grand, le "triumvir",
avait été jadis son allié
et même son beau-père (à
la mort de Cornelia, il avait épousé
- ses troisièmes noces - Pompeia,
la fille de Pompée). ».
César a en réalité
épousé Pompeia Sylla, fille
de Quintus Pompeius Rufus et de Cornélia,
fille du dictateur romain Lucius Cornelius
Sylla. Julia, la fille de César a
épousé Pompée ce qui
a fait de César le beau-père
de Pompée et non l’inverse.
La dernière femme de César
fut Calpurnia. Peut-être que César
avait l’intention d’épouser
la fille de Pompée afin de renforcer
leur alliance qui disparaissait peu à
peu suite à la mort de Julia mais
Pompée refusa cette alliance entre
sa fille et le « Conquérant
des Gaules » pour je ne sais quelle
raison. |
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| RÉPONSE
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| …
Là, je ne sais vraiment plus où
me mettre ! Je rougis de honte ! Je blêmis
de confusion ! Comment diantre ai-je pu
commettre un tel contresens ? Et comment
diable se fait-il que, depuis le temps
que cette notice est "en ligne",
aucun internaute n'ait pointé un
doigt accusateur sur ce pataquès
matrimonial ? Pourquoi aucun érudit
courroucé n'a-t-il, jusqu'à
présent, pas stigmatisé
cette bévue insane ? Y aurait un
dieu qui protège les historaillons
amateurs, mais étourdis, des légitimes
foudres des lecteurs perspicaces, sinon
indulgents ?
Évidemment, c'est bien Pompée,
époux de Julia, qui fut le gendre
de César,
et non l'inverse ! Un grand merci à
vous d'avoir pris la peine de me signaler
cette erreur, que je me suis empressé
de corriger. |
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| 20 Juin 2007 |
| Gerhardt
Stenger a écrit : |
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(…)
Je cherche à savoir
où Helvétius a pu trouver ce renseignement
: “[Les théologiens] n’ont
point condamné Decius pour s’être
voué dans les champs de la guerre aux dieux infernaux”.
Merci d’avance si vous trouvez quelque chose.
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| RÉPONSE
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Je me suis d'abord
lancé sur une mauvaise piste : polarisé
que je suis sur les empereurs romains, j'ai
cru que le Decius dont parlait Helvétius
était l'empereur
Dèce. De fait, la propagande chrétienne
aurait pu accuser ce grand pourfendeur de chrétiens
devant l'Éternel de s'être voué
aux puissances démoniaques (entendez,
les dieux traditionnels de Rome) ; son plus
grand crime étant, bien entendu, aux
yeux des "théologiens" d'avoir
persécuté
l'Église. Cependant, je n'ai rien
trouvé pour étayer cette hypothèse
de départ.
Évidemment, puisqu'elle était
erronée !
Élargissant donc le champ de ma recherche,
j'ai découvert - ce que vous avez probablement
déjà trouvé de votre côté
- que ce Decius dont question n'est point du
tout l'empereur Dèce, mais le consul
Publius Decius Mus, (vers 340
av. J.-C.). Pour assurer la victoire à
Rome, celui-ci se serait en effet "dévoué
aux dieux infernaux" lors de la bataille
indécise de Veseris, contre les Latins
(voir Tite-Live, livre
VIII, chap.
9). Tradition familiale sans doute : son
fils aurait utilisé le même rituel
de la devotio contre les Gaulois, à
la bataille de Sentinum, en 295 (Tite-Live,
Livre
10, chap.
28), et son petit-fils aurait fait de même
- mais là, il s'agit sans doute d'une
pieuse légende - en 279, à la
bataille d'Ausculum contre le roi d'Épire
Pyrrhus.
En revanche, je n'ai pu trouver la moindre
indication quant à l'identité
des théologiens qui se seraient
refusés à condamner ce sacrifice
patriotique, pouvant pourtant être assimilé
à un suicide.
Peut-être des casuistes jésuites,
ces bêtes noires de Blaise Pascal ? |
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Voilà, j'espère ne pas avoir enfoncé
trop de portes ouvertes !… |
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Conclusion de Gerhardt : |
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Merci
pour vos informations si précieuses. J’avais
pensé comme vous à l’empereur -
d’où mon recours à vos lumières,
bien supérieures aux miennes, après avoir
regardé toutes les sources disponibles - mais
je n’ai pas pensé à regarder d’un
autre Décius. C’est Helvétius qui
doit confondre les deux (il confond tout, d’ailleurs).
Dans ce contexte, il est difficile que des auteurs chrétiens
aient pu commenter, ou ne pas commenter, les pratiques
religieuses de notre consul. (…)
Avec tous mes remerciements. |
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| 23 Juin 2007 |
| Aline
a écrit : |
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J'aimerais
bien savoir qui est l'auteur d'une citation
latine que j'ai trouvée chez C.G JUNG
dans Dialectique du moi et de l'inconscient
et qui dit : Senatus bestia, senatores boni
viri.
Jung lui-même n'a peut-être pas cité
le texte latin mot pour mot et j'ai du mal à
retrouver le contexte de la phrase.
S'agit-il des paroles d'un empereur romain qui aurait
eu un peu de mal avec les Patres, turbulents
et pas assez soumis à son goût ? En ce
cas, lequel de ces"grands hommes" ? |
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| RÉPONSE
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| Senatores
boni viri, senatus mala bestia - Malheureusement,
j'ignore totalement l'origine de cette locution latine…
que, du reste, personnellement, je ne connaissais
même pas.
Il ne me reste donc plus qu'à soumettre votre
demande aux visiteurs de mon site dans l'espoir que
l'un d'entre eux, plus savant que nous (que moi),
pourra éclairer de ses lumières nos
faiblardes lanternes. Le cas échéant,
je ne manquerai évidemment pas de vous transmettre
les infos qui me parviendraient.
Désolé de ne pouvoir mieux vous renseigner.
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| Aline
réécrit : |
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| Je
vous remercie de m'avoir si vite et si gentiment répondu.
Je pense que la citation pourrait peut-être se
trouver chez SUÉTONE dans La vie des douze
Césars, à moins qu'il ne s'agisse
d'une des Pensées de MARC AURÈLE.
Reste à passer les textes au peigne fin… Dernière
hypothèse : la citation serait de JUNG lui-même,
qui aurait imaginé une réflexion que l'on
pourrait éventuellement attribuer à l'un
des empereurs ou à un philosophe. |
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| RÉPONSE
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| J'ai vérifié
dans le texte latin des Douze Césars
de SUÉTONE, présenté par le site
bcs.fltr.ucl.ac.be
de l'Université catholique de Louvain, et à
première vue, il n'y a aucun boni viri
là-dedans. Quant à MARC AURÈLE,
ses Pensées pour moi-même sont
rédigées en grec. Dès lors…
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| 23 Juin 2007 |
| Georges
a écrit : |
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Qui
pourrait me renseigner ?
Je cherche sur différents sites Antiquité
romaine, et je ne trouve pas.
Qui sont les parents de Marcus
Vipsanius Agrippa ?
Merci de combler cette lacune. |
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| RÉPONSE
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| À
première vue, personne ne sait
grand-chose de la famille de Marcus
Vipsanius Agrippa, sinon qu'elle était
d'origine italique et de condition assez
modeste. Toutefois, malgré ce manque
de lustre, cet obscur provincial, qui
se nommait Lucius Vipsanius Agrippa, accumula
une fortune suffisante pour accéder
à la classe équestre (deuxième
en dignité de Rome). C'est sans
doute aussi grâce à cette
relative aisance financière qu'il
put payer à son fiston de solides
études (au cours desquelles celui-ci
rencontra, puis se lia d'amitié
avec le jeune Octave,
futur Auguste).
(Sources : Wikipedia
: Lucius
Vipsanius Agrippa et Marcus
Vipsanius Agrippa).
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| 24 Juin 2007 |
| "rucarlucas"
a écrit : |
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Je
trouve ton site sur les empereurs romains très
intéressant, très complet et aussi très
agréable à lire. Cela dit, je trouve que
certaines expressions et termes n'ont rien à
faire sur un site aussi bien renseigné
: "à cette pute de Cléopâtre
et à ses bâtards" (biographie
d'Auguste).
Je pense que ses agissements n'ont pas à être
jugés de cette manière par une personne
vivant 2 millénaires après elle et dans
un contexte totalement différent.
Certes, l'ajout de certaines formules humoristiques
rend la lecture très agréable, mais je
pense qu'il y a une limite entre l'ironie, la petite
moquerie et l'insulte pure et simple (qui est totalement
inacceptable) !
Bref, je ne remets absolument pas en cause la très
bonne qualité globale du site, mais je pense
que certains passages peuvent être historiquement
choquants et déplacés.
Merci de m'avoir lu et bonne continuation. |
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| RÉPONSE
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Je tiens tout d'abord
à te remercier pour ce message ainsi
pour l'intérêt, aussi sympathique
qu'attentif, que tu témoignes à
mon site Web… même si tu me reproches
son style, à tes yeux parfois outrancièrement
familier.
En fait, j"assume assez volontiers ces
"dérapages", sinon ces outrances,
et je m'en suis déjà expliqué
à de multiples reprises. (Par exemple,
dans cette ancienne correspondance : Clic
!).
Je n'y reviendrai pas…
Toutefois, précisément à
propos de Cléopâtre,
je crois que tu me fais un mauvais procès.
La phrase - il est vrai assez grossière
- que tu relèves ne reflète évidemment
pas mon opinion personnelle sur la belle Cléo.
Elle bien plus nuancée que cela ! Ces
injures, je les place dans la bouche des "vrais
Romains" traditionalistes. Voulant ménager
Antoine
- débauché notoire, certes, mais
vrai Quirite, vrai Fils de la Louve
- ces "patriotes" trouvèrent
judicieux d'imputer la totale responsabilité
de la guerre civile à la seule reine
d'Égypte, cette sorcière étrangère,
ce serpent du Nil. Ces propos vulgaires ne sont
donc que l'exact reflet des tombereaux d'ignominies
que la propagande octavienne déversa
sur cette pauvre femme. Il n'y a qu'à
se référer au Recueil
des citations antiques relatives à Cléopâtre,
compilé par un visiteur de mon site pour
constater qu'en l'occurrence, j'ai sans doute
à peine égalé la virulence
des contempteurs antiques de la jolie petite
reine égyptienne.
Chose amusante : tu n'es pas le premier à
t'indigner de cette phrase quelque peu leste
et à prendre à cœur la défense
de la mémoire posthume de la jolie petite
Cléo (voir ici : Clic
!). Un correspondant d'ailleurs nettement
moins urbain, pondéré et modéré
que toi !… |
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