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Avril - Mai 2007 (page 2/4)
Sommaire Avril - Mai 2007 : Clic
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| 23 Avril 2007 |
| Gilles
[site lodace.net] a
écrit : |
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Il
y a quelques années, mon site lodace.com a
été acheté légalement
mais sournoisement par un lobby américain.
Ils m'ont empêché de racheter le nom
que j'avais créé.
Depuis quelque temps, le moral étant revenu,
j'ai redémarré (partiellement pour l'instant
mais j'y travaille tous les jours) mon site. Il est
désormais à l'adresse www.lodace.net
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| 27 Avril 2007 |
| Pierre
LEGEAY (site
www.nasium.net) a
écrit : |
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Je
viens de lire par hasard sur le forum un article sur
les Leuques (Clic
! et Clic
!). Étant président
de l'association « La Cité des Leuques
», je me permets de vous faire découvrir
le véritable pays des Leuques, situé
dans la « Gaule Belge » qui, à
cette époque, comprenait la Lorraine le Luxembourg
et la Belgique (actuelle).
La capitale des Leuques fut
durant 2 siècles et demi NASIUM,
situé à côté de Ligny-en-Barrois.
Cité gallo-romaine qui comprenait entre 10
et 15.000 habitants, c'est un des sites majeurs de
Lorraine, très souvent ignoré, d'où
le but de notre association.
L'intérêt de ce
site archéologique est qu'il possède
encore l'oppidum celte précédant la
cité gallo-romaine. On sait que ce site était
la capitale des Leuques car on y battait monnaie,
et l'importance du site (60 ha) laisse à supposer
une ville fortifiée Des fouilles sur le murus
gallicus ont lieu tous les ans depuis plusieurs
années. (…).
Vous pouvez vous rendre sur
notre site : www.nasium.net |
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| 27 Avril 2007 |
| Claude
a écrit : |
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Je
suis en train de lire un livre qui, je pense, devrait
vous intéresser particulièrement.
Stephen BAXTER
Les enfants de la destinée 1 - Coalescence
Presses de la Cité.
Si vous avez déjà
lu ce livre, bon, OK, l'avez-vous apprécié
?
Si vous ne l'avez pas lu, courez l'acheter toutes
affaires cessantes, il va vous passionner !
Le quatrième de couverture
donne un résumé qui ne reflète
pas ce à quoi je pense (voir plus bas). En
effet, la plus grande partie du livre se passe aux
temps des empereurs romains. C'est une source passionnante
d'informations, notamment sur la manière dont
l'Empire perdit la Bretagne (actuelle Angleterre)
et plus généralement, sur le déclin
de l'Empire.
Vous me tenez au courant ?
Quatrième
de couverture :
En Angleterre, à notre époque,
George Poole, quarante-cinq ans, divorcé
sans enfant, informaticien sans grand
avenir, vit et travaille à Londres.
En rentrant à Manchester pour l'enterrement
de son père, il découvre
un secret de famille : il a une sœur
jumelle, Rosa, qui a " disparu "
alors qu'ils avaient trois ans. Ses recherches
sur cette mystérieuse sœur
l'amènent à Rome, où
Rosa a été élevée
par une étrange institution, l'Ordre
de Sainte Marie Reine des Vierges, fondé
au début de l'ère chrétienne.
George, qui soupçonnait une sorte
de secte, découvre moins une religion
qu'un nouveau mode de vie destiné
à changer fondamentalement la nature
humaine. Mais, pour lui, les surprises
ne font que commencer…
Dans ce premier volet d'une ambitieuse
trilogie intitulée "Les Enfants
de la destinée", Stephen Baxter,
salué comme le digne successeur
du grand H. G. Wells, aborde les différentes
évolutions possibles de l'humanité.
Un époustouflant roman de science-fiction,
qui réussit tout à la fois
à décrire avec un réalisme
impressionnant la décadence de
l'Empire romain et, via un saut temporel
singulièrement hardi, à
la relier à l'époque actuelle.
Biographie
de l'auteur :
Né en 1957, Stephen Baxter a toujours
été fasciné par l'évolution
de l'humanité, qu'elle soit passée
ou à venir. Son roman précédent,
intitulé justement Evolution,
a été salué comme
un chef-d'œuvre absolu par la presse
spécialisée, qu'elle soit
anglo-saxonne ou française. |
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| RÉPONSE
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| Non, malheureusement,
je ne connais ni - évidemment et a fortiori
- n'ai lu ce livre que vous recommandez si chaudement
et qui, au vu du résumé et de ce que
vous m'en dites, semble, en effet, fort passionnant.
Mais aurai-je l'occasion de le lire ? That's the
question !… Il faut dire que l'état
de mes finances ne me permet hélas pas d'acquérir
tous les nombreux "indispensables" livres
que me recommandent nombre d'internautes, fort sympathiques
au demeurant, mais en l'occurrence un tantinet "tantalisateurs',
comme on disait au XVIe siècle. Force m'est
donc de choisir dans mes lectures, non entre la peste
et le choléra, mais plutôt - plus juste
comparaison - entre Vosne Romanée et Château
Cheval Blanc. Choix cornéliens !
Cela précisé, je ne manquerai évidemment
pas de publier votre "fiche de lecture"
dans les pages réservées au "Courrier
des visiteurs" de mon site Web, et qui sait,
peut-être d'autres internautes partageront-ils
votre enthousiasme et m'en feront part. Si c'est le
cas, je me ferai évidemment un devoir - et
un plaisir - de vous transmettre ces correspondances.
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| 3 Mai 2007 |
| Lætitia
a écrit : |
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Je
cherche à savoir pourquoi, selon certains
poètes, Rome a connu l’Age d’or
sous le principat d’Auguste. Or j'ai
beau chercher, impossible de trouver un bout de réponse.
Merci d'avance pour votre aide. |
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| RÉPONSE
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Effectivement,
les poètes contemporains d'Auguste, plus
particulièrement Virgile,
Horace, Ovide
et Properce, décrivirent le règne
du premier empereur romain comme un véritable
retour de l'Age d'Or (voyez à
ce sujet ce très ancien courrier : Clic
!). Mais il s'agissait là d'un genre
de propagande officielle ! Certes, Auguste
avait mis fin aux guerres civiles qui, depuis
près d'un siècle, ravageaient
Rome et saignaient sa population aux quatre
veines. Pourtant, le tant vanté "siècle
d'Auguste" ne fut pas pour autant un
long fleuve tranquille. Guerre, famines,
épidémies furent encore trop souvent
à l'ordre du jour, sans oublier les révolutions
de palais, les crimes politiques, les complots,
les purges, les intrigues dynastiques, etc…
Si ces auteurs - qui n'en étaient pas
moins de véritables génies littéraires
- exaltèrent à ce point cette
époque encore troublée, c'est
peut-être parce qu'ils y croyaient, mais
aussi (sinon surtout) parce qu'ils étaient
payés pour le faire. Mécène,
l'attaché culturel d'Auguste,
les avait pris sous son aile protectrice, et
les "encourageait" à orienter
leurs œuvres dans un sens favorable au
régime.
Bien sûr, comme le fait remarquer Lucien
JERPHAGNON dans son (excellente) Histoire
de la Rome antique, il ne faut pas imaginer
Mécène comme un Joseph Goebbels
avant la lettre, "dictant ses consignes
à une armée de plumitifs et définissant
le mot d'ordre à faire passer".
Le mode opératoire était plus
subtil, mais tout aussi efficace. Et quand Auguste
entendait réciter les vers de ces poètes
qu'il sponsorisait sans lésiner, "il
ne pouvait manquer que tout cela venait bien
à point. Très bien […]
l'exaltation des antiques vertus qui ont
fait les vrais Romains, et de l'antique santé
de la vie aux champs qui faisait les bons soldats
et les bons citoyens. Quelle chance, par tous
les dieux, que les poètes sachent si
bien le dire !" (Lucien JERPHAGNON,
op. cit., éditions Tallandier,
2002). |
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Pour en revenir
au retour de l'Age d'or, ce thème est
surtout abordé dans la célèbre
IVe Bucolique
de Virgile. Ce texte, assez énigmatique,
annonce l'avènement d'un enfant - non
moins mystérieux - né sous le
signe astrologique de la Vierge et qui, justement,
restaurera l'Age d'or :
"(…) Il s'avance enfin, le
dernier âge prédit par la Sibylle
: je vois éclore un grand ordre de
siècles renaissants. Déjà
la vierge Astrée revient sur la terre,
et avec elle le règne de Saturne ;
déjà descend des cieux une nouvelle
race de mortels. Souris, chaste Lucine, à
cet enfant naissant ; avec lui d'abord cessera
l'âge de fer, et à la face du
monde entier s'élèvera l'âge
d'or : déjà règne ton
Apollon. Et toi, Pollion, ton consulat ouvrira
cette ère glorieuse, et tu verras ces
grands mois commencer leur cours. Par toi
seront effacées, s'il en reste encore,
les traces de nos crimes, et la terre sera
pour jamais délivrée de sa trop
longue épouvante. Cet enfant jouira
de la vie des dieux ; il verra les héros
mêlés aux dieux ; lui-même
il sera vu dans leur troupe immortelle, et
il régira l'univers, pacifié
par les vertus de son père. (…)"
(VIRGILE, IVe Bucolique - texte complet,
voir : bcs.fltr.ucl.ac.be).
Qui était donc cet enfant ?
À vrai dire, on n'en sait trop rien.
Les Chrétiens du Moyen Age prendront
Virgile pour un genre de prophète chrétien,
annonçant l'avènement de Jésus-Christ
et de son Royaume de Dieu. "[Ils]
croiront si fort à l'« Annonce
faite à Virgile » qu'ils incluront
dans telle de leurs liturgies ce morceau admirable
où l'on voit en finale l'enfant apprenant
le sourire sur les lèvres de sa mère.
Plus personne ne croit aujourd'hui à
un quelconque « mystère de la IV,
Églogue », pour reprendre un titre
célèbre de Carcopino. Seuls nous
restent des vers que je n'ose même plus
dire inoubliables, puisque je les vois disparaître
de nos mornes programmes utilitaires.”
(Lucien JERPHAGNON, op. cit.). |
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| Il n'en reste pas
moins que “l'identification (…)
[de l’enfant de la IVe Bucolique] a
fait et fait encore l'objet de nombreuses conjectures.
Certains ont cru pouvoir y reconnaître Gallus,
le fils d'Asinius Pollion né l'année
précédente, d'autres l'enfant qu'attendait
Scribonia après son mariage avec Octavien
[= Auguste], d'autres encore le fruit attendu
de l'union entre Octavie et Marc Antoine. Peut-être
faut-il simplement y voir la promesse d'une paix
durable garantie par la concorde rétablie
entre les différents chefs du parti césarien,
Concorde à laquelle des monuments furent
dédiés dans de nombreuses cités
d’Italie.” (Pierre COSME, Auguste,
Éditions Perrin, 2005). |
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| 8 Mai 2007 |
| Patrick
a écrit : |
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Savez-vous
s'il existe un récapitulatif des droits
et devoirs des vétérans romains et une
carte de leurs implantations/ créations de villes
?
Merci beaucoup pour votre aide. |
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| 9 Mai 2007 |
| Magi
a écrit : |
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1.
Je fais actuellement une recherche sur quelques
empereurs romains (…). Initialement, je cherchai
à me documenter sur l'empereur Caracalla,
qui me semblait alors très intéressant.
Cependant j'aimerais rajouter une petite note d'originalité
à ces recherches. Connaîtriez-vous
quelques anecdotes sur cet empereur
? Bien entendu j'imagine que vous les auriez alors
déjà mis sur votre site, mais après
tout sait-on jamais.
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| RÉPONSE
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De fait, vous devriez
déjà trouver dans celui-ci pas
mal d'anecdotes croustillantes sur Caracalla.
Non seulement dans la courte notice
biographique que je lui ai consacrée,
mais aussi dans la correspondance que j'ai jadis
échangée à son propos avec
d'autres sympathiques internautes (Clic
!). Je vous invite notamment à jeter
un coup d'œil - si ce n'est déjà
chose faite - sur ce
courrier, où l'on raconte comment
Caracalla, cet "Alexandre le Petit",
se prenait à ses heures pour un nouvel
Achille. Ou encore sur cet
autre, où GRICCA, l'un de mes plus
fidèles correspondants, en remet une
couche en montrant qu'il valait mieux ne pas
encourir le courroux de cet empereur d'ailleurs
des plus irascibles !
Pour la bonne bouche, voici encore une anecdote
- pour le compte croustillante à souhait
-, sur notre ami Caracalla. Elle est tirée
d'un livre, très érudit, de François
FONTAINE :
"Ce que l'on peut croire, c'est
que Caracalla souffrait d'une déficience
cachée puisqu'il recourait en toute
occasion à la magie et visitait partout
les temples d'Esculape. Il fut chauve très
jeune et se coiffait d'une perruque blonde
lorsqu'il était chez les Germains,
ce qui accusait le caractère effrayant
de son visage tel qu'on le voit au naturel
sur ses statues. Il ne faisait rien, au contraire,
pour adoucir sa physionomie et il renvoya
sans le tuer et même avec de l'argent
un homme qui lui dit qu'il avait une figure
terrible.
On peut présumer qu'il était
affligé d'une difficulté à
faire l'amour par cette anecdote : il condamna,
pour se faire craindre, trois vestales à
être enterrées vives selon la
loi des ancêtres, sous prétexte
qu'elles avaient couché avec des hommes.
L'une d'elles, Claudia Laeta, dont il avait
voulu abuser dans l'espoir que le sacrilège
exciterait ses sens défaillants, protesta
de sa pureté jusqu'au dernier instant
en proclamant : « L'Empereur sait bien,
et pour cause, que je suis encore vierge.
»"
(François FONTAINE, Douze autres
césars, Ed. Julliard, 1985)
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2. Je
voulais également vous demander quel est
pour vous l'empereur romain le plus digne
d'intérêt, quel est celui qui vous
touche le plus ? Je suis allée voir
votre classement des empereurs et bien évidemment
figure en tête celui qui a le plus marqué
par son travail ou par ses idées. Il y a
donc sur lui un nombre inimaginable de référence
et je préfèrerais m'intéresser
à un empereur moins populaire.
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| RÉPONSE
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| Quel est mon empereur
préféré ?
J'ai déjà répondu à cette
question (voir ici : Clic
!). Mais, en sus de ce que j'écrivais à
l'époque, j'avouerais aujourd'hui un petit
faible pour les empereurs-soldats de la deuxième
moitié du IIIe siècle. Ces rudes guerriers
d'origine balkaniques, ces "Fils du Danube",
ces Claude II,
Aurélien,
Probus et
autre Carus
qui, courant d'un front à l'autre, en armes,
cul vissé sur la selle, sauvèrent l'Empire
romain alors qu'il était déjà
menacé d'anéantissement. |
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| 9 Mai 2007 |
| NICOLAS
a écrit : |
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J’aimerais
trouver quelques renseignements sur les grandes vagues
d’autodafés dans l’Empire
romain (auteurs des autodafés, principaux
écrivains visés…) Malheureusement,
ce sujet reste souvent dans l’ombre, Dieu seul
sait pourquoi… Connaissez vous des ouvrages
ou sites internet traitant de cela, et éventuellement
pourriez-vous me donner quelques dates et noms ?
D’autre part, pourriez-vous
me donner des indications sur la persécution
des philosophes dans l’Empire, spécialement
sous le règne de Dioclétien et des empereurs
à partir de Constantin ? |
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| RÉPONSE
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| Votre courriel ne laisse
pas de me plonger dans un abîme de perplexité…
Des "autodafés dans l'Empire
romain", écrivez-vous ?
Pour moi, ce ne terme autodafé ("acte
de foi" en portugais) se rapporte d'abord aux
bûchers de l'Inquisition, et plus précisément
encore à ceux des Inquisitions espagnole et
portugaise, qui sévirent à partir de
la fin du XVe siècle, donc bien longtemps après
la chute de l'Empire romain.
Donc, a priori, pas d'autodafé à
proprement parler dans la Rome de Césars…
Bien sûr, je crois comprendre ce qui vous tracasse
: savoir si des empereurs ordonnèrent des destructions
massives de livres jugés nocifs (avec ou non
leurs auteurs au milieu des flammes).
Je n'ai malheureusement pas trouvé d'informations
précises à ce sujet… Il me paraît
cependant évident que tout régime autoritaire
- et celui de la Rome impériale l'était,
ô combien - se doit d'entraver la diffusion
des idées qu'il juge subversives. Partout où
sévit une censure attentive et efficace, des
ouvrages sont détruits, mis au pilon, brûlés.
Le fait est universel et intemporel, et l'Empire romain
ne dérogea certainement pas à cette
règle.
Il ne faut cependant
pas perdre de vue que, l'imprimerie n'ayant
pas encore été inventée,
le "tirage" des ouvrages antiques
était des plus limité. Les livres
étaient recopiés à la main,
et très peu d'exemplaires étaient
mis en circulation. Ceci facilitait évidemment
le travail de la censure : il suffisait de confisquer
l'original et les quelques copies existantes
d'un ouvrage pour vouer celui-ci à l'oubli
définitif. Il eut donc été
bien saugrenu d'organiser de gigantesques cérémonies,
style "Troisième Reich", pour
brûler publiquement quelques maigres rouleaux,
quelques pelées tablettes dont, de surcroît,
on désirait faire oublier jusqu'à
l'existence.
Sans disposer non plus de documentation très
détaillée sur l'histoire de la
philosophie à l'époque romaine,
je ne me souviens pas avoir lu que Dioclétien
ou Constantin
persécutèrent les philosophes.
Quant à leurs successeurs chrétiens,
leur intolérance progressive envers le
paganisme causa sans doute de nombreux problèmes
aux philosophes, qui demeuraient très
majoritairement adeptes des anciens cultes.
Toutefois, je ne crois pas qu'aucun édit
de persécution fut jamais promulgué
contre eux. D'ailleurs, l'école philosophique
d'Athènes ne ferma définitivement
ses portes qu'en 529, lorsque Justinien retira
aux païens le droit d'enseigner. Mais cette
sévérité n'avait pas encore
cours au IVe siècle, époque où
l'on vit le philosophe Thémistius (ou
Thémistios - voir Wikipédia),
pourtant païen bon teint, faire une fort
belle carrière de courtisan auprès
de tous les empereurs (d'Occident et d'Orient),
depuis Constantin jusqu'à
Théodose…
sauf, paradoxalement, aux côtés
de son "coreligionnaire" Julien
dit l'Apostat, dont il déclina -
prudemment - l'offre de service. |
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| 12 Mai 2007 |
| Henri
a écrit : |
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Objet
: Néron plus gentil que Paul…
… On crois rêver. Relisez les écrits
de l'apôtre cela devrait vous éclairer |
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| RÉPONSE
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Relisons donc quelques
morceaux choisis, emplis de toute la bonté,
de toute la bienveillance, de toute la magnanimité
de ce bon vieux saint Paul :
- Saint Paul, 1re Épître
aux Thessaloniciens, 2 : 15-16 :
"… Ces Juifs,
qui ont mis à mort le Seigneur Jésus
et les prophètes, qui nous ont persécutés,
qui déplaisent à Dieu, et qui
sont les ennemis du genre humain, en nous
empêchant de parler aux païens
afin qu'ils soient sauvés : ainsi mettent-ils
sans cesse le comble à la mesure de
leurs péchés. Mais la
colère de Dieu a fini par les atteindre
!"
- Saint Paul, 1re Corinthiens, 6
: 9 :
"Ne savez-vous pas que les injustes
n’hériteront pas du Royaume de
Dieu ? Ne vous y trompez pas ! Ni impudiques,
ni idolâtres, ni adultères, ni
dépravés, ni homosexuels
(…) n’hériteront
du Royaume de Dieu".
- Saint Paul, 1 Romains 1 - 18-32
: .
"Aussi Dieu les [= les
païens] a-t-il livré
à l'impureté au gré de
leurs convoitises, en sorte qu'ils ont eux-mêmes
flétri leurs propres corps. Ils avaient
substitué le mensonge à la vérité
divine (…). Dieu les a donc
livré a des passions ignominieuses
: leurs femmes ont changé le commerce
naturel en celui qui est contre-nature ; de
même, les hommes, délaissant
le commerce naturel avec la femme, se sont
mis à brûler de désir
les uns pour les autres, entretenant d'homme
à homme des relations infâmes,
et recevant en leur corps un salaire digne
de leur égarement. (…) Dieu
les a livré à leurs sens pervers,
et de là, leur conduite indigne. Ils
sont remplis de toute espèce de malice,
de perversité, de cupidité,
de méchanceté. Ils sont
pleins d'envie, d'intentions meurtrières,
d'esprit de querelle, de sournoiserie, de
perfidie. Ils sont délateurs, médisants,
haïs de Dieu, arrogants hautains, fanfarons,
ingénieux pour faire le mal, rebelles
à leurs parents. Ils manquent d'intelligence,
de loyauté, d'affection naturelle,
de pitié. Eh bien, qu'ils
connaissent le jugement de Dieu qui
condamne à mort ceux qui commettent
de tels actes que non seulement,
eux, ils accomplissent, mais encore approuvent
ceux qui s'en rendent coupables".
Doux Jésus !!
De fait, je demeure ébloui par la bienveillance
et la tolérance du si bien nommé
apôtre des Gentils.
En comparaison, c'est vrai, Néron,
paraît bien monstrueux :
"Pour donner encore une meilleure
idée de son caractère, il
[= Néron] annonça qu'il
régnerait suivant les principes d'Auguste,
et ne manqua aucune occasion de montrer sa
libéralité, sa clémence
et sa douceur. (…) Un jour
que, selon l'usage, on lui demandait de signer
la condamnation d'un criminel : « Que
je voudrais, dit-il, ne pas savoir écrire
! »". (Suétone, Vie
de Néron, X).
On croit en effet rêver ! |
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| CONCLUSION
DE HENRI : |
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Ce
ne sont pas les Juifs qui ont crucifier Jésus,
ce sont nos et vos péchés.
Car Dieu a tant aimé
le monde qu'il a donné son Fils afin que quiconque
(même Lucien.J.Heldé) croit en lui ne
périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.
Jean 3v16
Dieu a donné son Fils,
personne ne lui l'a pris. Il l'a donné pour
le salut de quiconque. Mais celui qui le privilège
d'entendre ce message et le refuse n'a donc aucune
excuse.
Lettre aux Romains
à l'époque de Néron
1 : 20
En effet, les perfections invisibles de Dieu,
sa puissance éternelle et sa divinité,
se voient comme à l'œil , depuis la
création du monde, quand on les considère
dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables,
1 : 21
puisque ayant connu Dieu, ils ne l'ont point
glorifié comme Dieu, et ne lui ont point
rendu grâces ; mais ils se sont égarés
dans leurs pensées, et leur cœur sans
intelligence a été plongé dans
les ténèbres .
1 : 22
Se vantant d'être sages, ils sont devenus
fous ;
Cela rend aveugle et fou de
refuser la grâce de DIEU. |
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