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Sommaire Novembre - Décembre 2006 :
- 4 Novembre :
- Julien et le limogeage de Saloustios : Clic
!
- 9 Novembre :
- Gniphon, le précepteur du petit Jules : Clic
!
- 19 Novembre :
- Des malabars romains en Inde ? : Clic
!
- 29 Novembre :
- GRICCA : À propos des nombreuses propriétés
italiennes appartenant à Matidie l'Ancienne et
à sa fille Matidie la Jeune : Clic
!
- GRICCA : Des ouvrages récents sur l'Empire
romain : Clic !
- L'empire romain du IIIe siècle
- Michel CHRISTOL : Clic !
- Les légions romaines - l'armement à
travers 1000 ans d'histoire - Silvano MATTESIN : Clic !I
- Voyage chez les empereurs romains (Ier siècle
av. J.-C. - IVe siècle ap. J.-C.) -
Aquarelles de Jean-Claude GOLVIN - Textes de Catherine
SALLES : Clic !
- Constantin en son temps - Le Baptême
ou la pourpre ? - Robert TURCAN : Clic !
- La “crise” de l’empire romain
de Marc Aurèle à Constantin -
Mutations, continuités, ruptures, -
Marie-Henriette QUET (dir.) : Clic !
- L’atlas de la Rome antique : Clic !
- L’image de l’empereur en Gaule
romaine portraits et inscriptions - d’Emmanuelle
ROSSO : Clic !
- Le clan des Illyriens de Dioclétien
à Julien le Philosophe 284-363 - Anne
de LESELEUC : Clic !
- La Rome ancienne - Ier siècle avant
Jésus-Christ - Ier siècle après
Jésus-Christ - Hugues MOUCKAGA : Clic !
- Le proconsul et le prince, d'Auguste à
Dioclétien - Frédéric
HURLET : Clic !
- 5 Décembre :
- Moi, Claude empereur en français et
en DVD… : Clic !
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| 2e
Page |
- 6 Décembre :
- Mme Brison s'enquiert d'un homonyme… fort
tristement diminué ! : Clic
!
- 8 Décembre :
- Oppius et Balbus, espions de César ? : Clic
!
- 11 Décembre :
- À la recherche de nobles Romaines adeptes
de l'émancipation sur canapé
: Clic
!
- 11 Décembre :
- Une mosaïque à la gloire d'émules
de Polyeucte ? : Clic
!
- 13 Décembre :
- GRICCA : Constantin avait-il le choix des moyens
pour restaurer l'unité de l'empire ?
: Clic
!
- GRICCA : De beaux livres sur l'Empire romain
: Clic
!
- Héliogabale, empereur prêtre
et pornocrate - Emma LOCATELLI : Clic
!
- La trahison du pouvoir - Ève LERNE
: Clic
!
|
| 3e
Page |
- 13 Décembre :
- Le nom des dignes matrones : Clic
!
- 15 Décembre :
- Si Justinien avait réunifié l'Empire
romain (chronologie uchronique) : Clic
!
- 23 Décembre :
- Tacite et Suétone, l'éditorialiste
et le paparazzi ! : Clic
!
- 25 Décembre :
- Michel-Ange et la chapelle piscine… : Clic
!
- 28 Décembre :
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DANS LE SITE
"EMPEREURS ROMAINS"
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| 4 Novembre 2006 |
| Nicolas
a écrit : |
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Lorsque Julien apprit le départ de Salluste,
était-il en sa présence ? Comment
l’histoire du rappel de Salluste s’est-elle
déroulée exactement ? |
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| RÉPONSE
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| Le limogeage
de Salluste (que l'on nomme plus communément
Saloustios) constitue l'épilogue de
l'une des nombreuses couleuvres que Julien
eut à avaler lors de son séjour en Gaule
en tant que César (co-empereur subalterne)
de son cousin, "Son Éternité"
l'Auguste Constance
II.
Au cours de l'hiver
358-359, un obscur fonctionnaire fut accusé
de malversation. Théoriquement, l'affaire
aurait dû être tranchée par
Florentius, le Préfet du Prétoire
des Gaules, mais il apparut vite que ce haut
personnage était impliqué dans
ces magouilles.
Ledit Florentius se rendit bientôt compte
qu'il n'avait aucune indulgence à attendre
de l'intègre César Julien. Celui-ci
n'allait pas hésiter à mettre
en place une commission d'enquête, devant
laquelle il n'avait que bien peu de chance de
sortir blanchi, vu qu'il était manifestement
coupable. En guise de contre-attaque, il se
résolut alors à une manœuvre
de diversion. Prenant sa plus venimeuse plume
et un morceau de papyrus infiniment plus net
que sa conscience, il écrivit à
la chancellerie impériale une bafouille
secrète joliment tournée où
il accusait le questeur Saloustios, ami et homme
de confiance de Julien en Gaule, de l'avoir
indignement calomnié, et - qui pis est
- de pousser le jeune César à
prendre trop de libertés avec les mandements
de l'empereur.
Cette missive fit mouche. Normal ! elle exprimait
précisément ce que la chancellerie
impériale, peuplée d'ennemis de
Julien, avait envie de lire : toute occasion
était bonne à ces personnages
pour isoler le César et pour le discréditer
dans l'esprit de son "patron", l'empereur
Constance. "Bien sûr, tout était
de la faute de Saloustios, ce pelé, ce
galeux ! C'était lui qui tirait les ficelles
des infâmes accusations portées
contre le bon, le brave, l'intègre Florentius,
dont la conscience était plus blanche
que l'agneau naissant et les comptes plus clairs
et limpides que l'eau de la fontaine Clitumne
!"
Ce fut donc l'honnête Saloustios, et
non le corrompu Florentius, qui dut quitter
la Gaule et le service de son ami Julien. On
l'expédia d'abord en Illyrie puis vers
le front Perse… |
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Comme l'écrit Lucien JERPHAGNON dans l'excellent
bouquin où j'ai puisé ces renseignements
sur cette sombre affaire : "Cette injustice
affecta vivement Julien, qui savait trop bien d'où
elle venait. Il devait à Saloustios toute son
instruction militaire, et les deux hommes avaient
vécu ensemble plus d'un coup dur. Il lui fit
ses adieux dans une longue lettre écrite dans
le style des « Consolations », mais derrière
les artifices du style, derrière la pacotille
mythologique et les perpétuels beaux exemples,
on sent une tristesse sincère." (Lucien
JERPHAGHON, Julien dit l'Apostat, Seuil,
1986). |
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| 9 Novembre 2006 |
| Gérard
a écrit : |
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Comment
César rencontra-t-il son grammairien Gniphon
? Sa mère l'avait-elle convoqué,
ou le rencontra-t-il lui-même ?
Certains disent qu'il le choisit parmi plusieurs autres
grammairiens. Cela ce pourrait-il ? |
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| RÉPONSE
: |
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| À première
vue et au risque de vous décevoir, tout ce
que l'on sait de Gniphon, de sa vie,
de son œuvre, se trouve tout entier dans la petite
notice que lui a consacrée le brave Suétone
dans la section réservée aux grammairiens
(De Grammaticis) de ses Vies des hommes
illustres (De Viris illustribus) - un
ouvrage qui, du reste, paraît nous être
parvenu assez mutilé.
Je n'ai pas trouvé de traduction française
de ce texte. Aussi, je me suis risqué - la
maison ne recule devant aucun sacrifice - à
en risquer une moi-même, sous toute réserve
et uniquement pour info, sur base du texte
anglais mis en ligne par www.fordham.edu.
Voici mon pensum :
"VII. Marcus Antonius Gnipho
naquit en Gaule de parents libres, mais il ne fut
pas reconnu. Il fut affranchi par son père
adoptif et, selon certains, reçut son éducation
à Alexandrie, en intime association avec
Dionysius Scytobrachion - mais cela, je peux difficilement
l’attester, pour des raisons chronologiques.
On dit de lui qu'il était un homme de grand
talent, doté d’une puissance de mémoire
sans pareille et fort érudit, aussi bien
en latin qu’en grec. D’un naturel empli
de bonté et doté d'un abord aimable,
il ne récrimina jamais au sujet de ses honoraires,
ce qui le n'empêcha nullement d'être
comblé par la générosité
de ses élèves.
Il commença à prodiguer son enseignement
dans la maison du divin Jules, à l’époque
où celui-ci était encore un jeune
garçon. Ensuite, il donna ses cours dans
sa propre demeure. Il enseigna aussi la rhétorique,
enseignant l’éloquence chaque jour
et la déclamation seulement une fois par
semaine (les jours de marché). On prétend
également que certains hommes distingués
fréquentèrent son école, comme
Cicéron lui-même, alors qu’il
était préteur.
Bien qu’il n’atteignît point la
cinquantaine, il écrivit une œuvre abondante.
Toutefois, Ateius Philologus déclare qu’il
ne reste de lui que deux volumes, « sur la
langue latine », soutenant que les autres
ouvrages qui lui sont attribués ne sont pas
de lui mais de ses élèves. Pourtant,
son nom figure bien sur ceux-ci, par exemple…
[Le manuscrit de Suétone s’interrompt
ici]."
(SUETONE, De Viris illustribus - De Grammaticis,
VII - d'après a traduction anglaise de www.fordham.edu)
Comme vous le voyez, Suétone ne mentionne
pas la mère du César.
Il n'est cependant pas impossible - à vrai
dire, c'est même plutôt probable - que
ce soit elle qui ait engagé ce grammairien…
Surtout si l'on admet, à l'instar de Max Gallo
(dans son César imperator), que, souvent
absent, le père du petit Jules se soucia peu
de l'éducation de son rejeton.
À propos de Gniphon, voyez aussi (en anglais)
:
- Encyclopédie Wikipedia - Marcus Antonius
Gnipho : Clic
!
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| 19 Novembre 2006 |
| Christian
a écrit : |
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Cela
fait trop longtemps que je n'avais pas parcouru votre
site. J'en profite pour vous écrire le plaisir
que je prends à le consulter. Votre approche
de l'histoire est des plus roboratives et dans des
discussions, j'ai le plaisir d'évoquer les
destins de la savante Hypatie ou du mystérieux
Apollonius de Tyane.
Il faut dire que j'habite en Géorgie et que
certains de mes interlocuteurs pratiquent une orthodoxie
religieuse qui, après 70 ans de soviétisme,
semble provenir du fond des âges.
J'ai donc lu l'intervention
d'un habitant de Ferney, qui m'est proche parce
que j'habitais autrefois à Genève, à
côté de la villa des Délices
et que Voltaire, aujourd'hui plus que jamais, à
beaucoup à nous dire. Il y a une quinzaine
d'années, j'ai effectué un grand voyage
en Inde et je me suis arrêté
à Madurai, dans le Sud, où
se dresse l'un des grands temples du sub-continent.
Là, un guide m'a expliqué que dans l'Antiquité,
une partie des gardes étaient des légionnaires
romains, engagés en raison de leur
stature, et qu'en échange, les prêtres
envoyaient à Rome des soieries.
Légende ou vérité,
je ne sais. Mais peut-être y a-t-il là
un fond historique. |
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| RÉPONSE
: |
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| Je tiens tout d'abord
à vous remercier de l'intérêt
que vous témoignez à mon site internet.
Je suis sincèrement ravi et flatté que
vous y trouviez matière à "évangéliser"
à la mode de Voltaire vos interlocuteurs géorgiens.
"Écrasons l'infâme !"
devrait redevenir la devise de toutes les sociétés
démocratiques et laïques !
Pour en venir au problème indien qui vous
préoccupe, il est indéniable que des
liens commerciaux existèrent entre l'Empire
romain et le sous-continent (voyez ici : Clic
!). Cependant, a priori, je ne crois
guère à cette histoire de légionnaires
romains préposés à la garde de
temples indiens en échange de somptueuses soieries.
Y aurait-il eu pénurie subite de colosses sur
les côtes de Malabar ?
Non, à mon avis, les seuls "Romains "
qui atteignirent ces régions éloignées,
ce "bout du monde connu", n'étaient
probablement que d'audacieux marchands orientaux (syriens,
arabes, juifs). Bien sûr, ils étaient
probablement accompagnés de quelques robustes
gardes du corps, de baroudeurs peut-être recrutés
parmi les vétérans des légions.
Mais ceux-ci n'avaient aucune raison de rester en
Inde puisqu'ils devaient évidemment veiller
sur le voyage de retour de leurs patrons. Quant aux
vrais légionnaires, ils n'étaient déjà
pas trop nombreux pour protéger les frontières
de l'Empire. Alors, vous pensez, protéger les
temples indiens pour habiller de chatoyantes soieries
les élégantes de Rome, il n'y fallait
point songer ! |
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| Conclusion
de Christian : |
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Merci
de votre réponse, très probablement
conforme à la réalité. Mais je
trouvais la légende jolie, quoique peu vraisemblable.
D'autant que le temple de Madurai se situe à
l'Est de l'Inde, près du Golfe du Bengale,
donc sur la voie maritime conduisant vers la Chine.
Il est vrai que là, on n'avait pas affaire
à des Malabars, mais à des
plus petits Tamils.
Et pour rapprocher la Géorgie,
où j'habite, de vos pages, Pompée en
traversa une partie, qui se nommait alors Ibérie,
en venant d'Arménie. Il s'est arrêté
à Gori qui bien plus tard donnera naissance
à un certain Staline, appelé par certains
le Néron des temps modernes. (Oui, d'accord,
ce n'est pas gentil pour Néron !). |
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| 29 Novembre 2006 |
| Gricca
a écrit : |
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Présence
en Italie de propriétés appartenant
à Matidie lAncienne (68 ?-119)
et à sa fille Matidie la Jeune (vers 82 ?-162
?).
Depuis
ma notice
doctobre 2005 sur les Matidie, les sites
internet se sont multipliés.
On trouve désormais les renseignements
historiques (en anglais) sur le site : www.fofweb.com
Sur Matidie lAncienne : www.answers.com
Sur Matidie la Jeune : www.answers.com
et sur les princesses dans le culte impérial
dans la Rome ancienne, voir le site (Document
pdf à télécharger - en anglais)
: www.stm.unipi.it
Je naurais
donc rien à rajouter sur elles, sauf que
le souvenir de leurs propriétés sest
parfois conservé jusquà nos
jours en Italie. En voici quelques exemples :
En
quittant vers le sud Foligno (province de
Pérouse) en Ombrie, on entre sur la
commune de Trevi dont le premier hameau porte
le nom de Matigge qui dériverait probablement
de lInsula Matidiae. Cest
là que Trajan
aurait donné à sa nièce
Matidie lAncienne une villa non loin
de la Via Flaminia. Matidie
la Jeune en aurait hérité
et sut gérer ses affaires avec compétence,
bien que quand sa soeur cadette Sabine devint
impératrice, elle voyagea souvent avec
elle et son beau-frère Hadrien.
Passons
sur le littoral toscan où Strabon nous
parle du « Portus Cosanus » en
lien évident avec la cité étrusque
de Cosa. Avec la conquête romaine, la
localité est insérée,
probablement comme prise de guerre, dans une
vaste propriété foncière.
Celle-ci revint par la suite à la famille
des Ænobarbi Domitii, banquiers (argentarii)
de profession, qui, au titre des sommes versées
à la République durant la Seconde
Guerre Punique, avait obtenu comme solde de
tout compte, l'entier Promontoire, dit par
la suite "Argentariorum Mons",
actuel Monte Argentario (province de Grosseto).
A cette famille (dont Néron
est un descendant), devait, sans doute, appartenir
la villa romaine de Santa Liberata, dite Villa
Domitia, car incluse au Ier siècle
dans la dot de Domitia Longina, épouse
du patricien L. Aelius Lamia Aemilianus, enlevée
par lempereur Domitien
pour en faire sa propre épouse en 70.
Trajan la céda en dot à sa petite-nièce
Vibia Matidia, pour revenir sous lempereur
Marc Aurèle
(161-180) dans les possessions impériales
sous le nom dInsula Matidiae,
quelle portait encore lorsque lempereur
Constantin
en octroya les revenus à la basilique
romaine des Saints Marcellin et Pierre. Au
début du Ve siècle, le nom de
Mons Argentariorum réapparaissait
sous la plume de Rutilius Namatianus dans
son "De Reditu suo".
De Matidie
lAncienne, qui reçut le titre
dAugusta à la mort de
sa mère lAugusta Marciana
en 112, nous savons quelle avait de
grandes propriétés à
Rome sur lEsquilin. Mais lon connaît
aussi dans la capitale une basilique Marciana
et une basilique Matidiae à identifier
probablement avec les deux édifices
semblables à des portiques qui bordaient
de chaque côté le temple dédié
par Hadrien à sa belle-mère,
Matidie, sur le Champ de Mars, près
de lactuelle Piazza Capranica, telle
que le montre une monnaie impériale
datée de 120. - voir la maquette
du temple sur le site : www.maquettes-historiques.net |
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A quelques kilomètres
de Rome vers le sud-est, lAger Tusculum (actuelle
Frascati), lieu daccueil pour les aristocrates
romains, comprenait une constellation de maisons
de campagne, dont une « Villa Matidiae
», sous lactuel observatoire astronomique
de Rome à Monte Porzio Catone. Des soubassements
à laspect de grandes niches absidiales
dépoque romaine ont contribué
à donner à la zone le nom de «
Cappellette ». Ces ruines ont dabord
été identifiées au temple de
la « Bonne Fortune », puis arbitrairement
à une villa ayant appartenu à Caton
dUtique, jusquà ce quen
1888, on découvrit une conduite deau
en plomb portant une inscription se référant
à Matidia Augusta, cest-à-dire
à Matidie lAncienne. Depuis, sur le
site, on a découvert au moins 10 pièces
souterraines et des pavements de mosaïques,
mais la difficulté des fouilles à
cause de la présence de lobservatoire
et de la complexité de lorganisation
des phases de construction sur plusieurs niveaux,
rend lidentification de la Villa suburbaine
de Matidie non résolue. On émet lhypothèse
dune phase initiale entre la fin du IIe et
les débuts du Ier siècle avant J.-C..
Après des événements assez
complexes durant lesquels la première propriété
républicaine tardive semble se transformer
en une villa résidentielle avec dévidentes
phases de restructuration (les grandes pièces
hypogées sont probablement attribuables à
cette époque), on arrive au règne
dHadrien (117-138) sous lequel le complexe
subit une profonde transformation où la destination
dutilisation de quelques pièces semble
avoir profondément changée. La villa
appartenait alors peut être à Matidie
la Jeune. La dernière grande réorganisation
de la « Villa » dut avoir lieu à
la suite du IVe siècle, selon des concepts
non plus résidentiels mais économiques.
Lorsque Trajan
décida de doter Ostie, dun nouveau
port (Portus), il fit creuser un canal artificiel
(La fossa Traiana). Parmi les infrastructures, on
jeta un pont sur le canal pour relier lIsola
Sacra à Porto. Une inscription, datant des
règnes dHonorius
et Théodose II, soit entre 408 et 423, se
réfère à la dédicace
du « Pons Matidie » reconstruit
après avoir été détruit
par un incendie. Il avait donc été
dédiée à Matidie, trois siècles
plus tôt. Plus quune véritable
propriété personnelle cette dénomination
à Matidie semble se référer
à une sorte de largitio, cest-à-dire
à une distinction due au patronage effectif
de la famille impériale, peut être
personnel de Matidie la Jeune, pour lachèvement
de la grande œuvre commencée par Trajan.
Il devait aussi relier des propriétés
de Matidie situées de part et dautre
de la Fossa Traiana car nous savons que Matidie
lAncienne avait de vastes propriétés
à Ostie. On y a trouvé une inscription
dans la nécropole à gauche du canal
de Trajan, dun Mindius, son esclave, et une
fibule en plomb portant son nom. A la mort de Matidie
la Jeune, après 162, Marc Aurèle qui
avait été élevé chez
elle, décida de lhonorer par un funus
publicum. cest-à-dire par des funérailles
publiques et solennelles de jour. En relation avec
le pont, de chaque côté de la Via Severiana
(construite sous Septime
Sévère entre 198 et 209 pour relier
Ostie à Terracine) sur la rive gauche du
canal, se trouvait sans doute une statio établie
pour le paiement des droits de passage du pont et
de limportant trafic fluvial qui se déroulait
le long des rives. Ajoutons quune telle activité
entraîna la construction sous Hadrien dun
complexe thermal dit « de Matidie »
à cause de son voisinage du pont homonyme
et qui sera utilisé jusquau VIe siècle.
— sur les thermes de Matidie voir le site
: www.fiumicino-online.it
Matidie la
Jeune avait encore des biens à Suessa Aurunca
en Campanie (province de Caserte), où elle
fit construire une route de 7 milles avec des milliaires
à son nom. Elle contribua fastueusement à
la restauration du théâtre probablement
endommagé par un tremblement de terre sous
Antonin le Pieux
(138-161) et une splendide statue de la princesse
y fut placée.
Matidia la Jeune, très noble femme, petite-fille
de la divine Marciana Augusta, fille de la divine
Matidia Augusta, sur de la divine Sabina Augusta,
tante maternelle de lempereur Antonin Auguste
le Pieux, était sûrement très
importante pour limage publique de la dynastie,
cest pourquoi on en connaît de nombreux
portraits. Un buste en marbre, conservé au
Musée Archéologique de Naples, représentant
Matidie en âge mûr, en pose altière,
presque hiératique, la « Palla »
lui recouvrant partiellement la tête mettant
en évidence limposante coiffure, est
peut-être le plus majestueux de ces portraits.
- Voir des portraits de Matidie sur le site
: http://www.phil.uni-erlangen.de
Lorsquon
sait que ces propriétés passèrent
de la mère à la fille, pour aboutir
à Marc Aurèle et ensuite à
ses enfants, puis dans la famille des Sévères
qui se rattachèrent fictivement à
la famille des Antonins, on comprend que le nom
de Matidie soit resté dans la dénomination
de leurs propriétés pendant très
longtemps, jusquaux IVe et début du
Ve siècles. Dailleurs toutes ces grandes
dames du IIe siècle, comme Plotina, femme
de Trajan, Marciana, sur de Trajan, les deux
Matidia, les deux Domitia Lucilla, les deux Faustina,
Boionia Procilla, grandmère dAntonin,
Arria Fadilla, mère dAntonin, Aurelia
Sabina, fille, Annia Cornificia Faustina, sur
et Ummidia Cornificia Faustina, nièce de
Marc Aurèle, jouèrent, grâce
à leur richesse et bonne notoriété,
un rôle capital dans les relations familiales
en labsence dhéritiers mâles
chez les empereurs jusquà Marc Aurèle.
GRICCA
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Rubrique
: Ouvrages sur l'empire romain
Voici quelques livres (parutions
récentes - que je recommande) :
- L'édition
corrigée et augmentée de L'empire
romain du IIIe siècle de Michel
CHRISTOL
Éditions Errance Paris - ISBN 2 87772 344
5
- Les
légions romaines - l'armement à
travers 1000 ans d'histoire de Silvano
MATTESINI
Éditions Gremese Rome - ISBN 88 7301 621
9
Présentation en dos de livre : Quel était
l'équipement des divisions de l'armée
la plus puissante du monde antique ? Un voyage
passionnant au coeur de la romanitas conquérante
et guerrière, à la découverte
de l'armement qui accompagna dix siècles
de conquêtes …
- Voyage
chez les empereurs romains (Ier siècle
av. J.-C. - IVe siècle ap. J.-C.) - Aquarelles
de Jean-Claude GOLVIN - Textes de Catherine SALLES
Actes Sud Errance, Arles-Paris 2006 - ISBN
2 87772 342 9
Présentation en dos de livre : La plupart
des empereurs de Rome se firent bâtir des
palais qui rivalisaient de luxe et de démesure.
Néron avec sa Maison Dorée à
Rome, Tibère avec sa villa perchée
sur les hauteurs de Capri, Hadrien avec son énorme
propriété dans les environs de Rome.
Chacun y recherchera un décor surprenant,
modifiant l'environnement pour qu'il corresponde
à ses souhaits les plus extravagants. Le
faste de ces palais avait étonné
les auteurs antiques, leurs vestiges provoquent
l'admiration des visiteurs actuels.
C'est avec les empereurs qui dirigèrent
le monde méditerranéen que Jean-Claude
Golvin et Catherine Salles nous entraînent
dans un voyage extraordinaire parmi les constructions
les plus originales de l'Antiquité, vouées
au plaisir et à la magnificence.
- Constantin
en son temps - Le Baptême ou la pourpre
?, de Robert TURCAN
Éd. Faton, Dijon 2006 - ISBN 2 87844 085
4 (très beau livre)
Lavènement de Constantin il y a 17
siècles, le 25 juillet 306, prélude
à une mutation décisive pour le
destin du monde : lémergence dun
empire chrétien, fondement religieux de
la civilisation occidentale, marquée notamment
par lédit de Milan de 313 et le concile
de Nicée de 325.
Au moment où Constantin fut proclamé
empereur par larmée de Bretagne insulaire,
la Grande Persécution édictée
3 ans plus tôt continuait de sévir
aux dépens des chrétiens. Constantin,
comme son père Constance, connaissait une
part du message évangélique. Mais
celui-ci navait guère pénétré
que les milieux urbains. Les institutions et le
fonctionnement du pouvoir demeuraient païens
dans le fond et la forme. Les convictions intimes
dun souverain romain ne pouvaient donc saffirmer
demblée et trop ouvertement. En revendiquant
la vision de la Croix avant la victoire au pont
Milvius en 312, qui devait lui assurer la maîtrise
de lOccident, Constantin accomplit un premier
geste daffirmation chrétienne. Cependant,
il temporisa jusquà la réunification
de lEmpire en 324. Sa propre conversion
ne prit pas un caractère officiel. Respectueux
à sa manière dune certaine
apparence de romanité, il ne se fit baptiser
(juste avant sa mort, en 337) quaprès
avoir quitté la pourpre du manteau impérial.
Constantin a sans doute rêvé dune
monarchie chrétienne. Mais à la
fois prudent, lucide et résolu, il a dû
prendre en compte létat des choses
et des hommes.
Ce livre érudit nous montre Constantin
aux prises avec la variété des croyances
et des pratiques religieuses dun territoire
immense. Il nous offre le portrait dun personnage
dexception, qui a fondé une nouvelle
Rome en Orient, Constantinople.
- La
crise de lempire romain de Marc
Aurèle à Constantin Mutations,
continuités, ruptures, Marie-Henriette
QUET (dir.)
PUPS (Presses de lUniversité Paris-Sorbonne),
2006 - ISBN 2 84050 465 0.
Le présent livre réunit des études
élaborées dans le cadre dun
programme de recherche du Centre Gustave Glotz
(UMR 8585). Avec 716 pages, les articles sont
partagés en 3 rubriques : I - Des princes
et de leur image ; II - Du centre et de la périphérie
: Rome, Cités, Provinces et III - Temps
de crises et imaginaires religieux, politique,
social et historiographique.
- Latlas
de la Rome antique
Éd. Atlas Glénat, 2006
- ISBN 2 7234 5707 9
Source dinspiration majeure de notre civilisation
occidentale, Rome a joué un rôle
majeur dans nos cultures, en nous léguant
ses mythes, son art, et son architecture, sa culture
et son mode de vie. La Rome antique ne sest
jamais effacée des esprits, laissant dans
limaginaire collectif une marque indélébile.
Fascinante, la civilisation des Romains nous a
légué nombre de réalisations
étonnantes et subtiles. Cet ouvrage, magnifiquement
illustré, permet de découvrir des
peintures, sculptures, mosaïques et monuments
de la Rome antique. Il constitue une initiation
idéale pour les amateurs de lart
du monde classique.
- Limage
de lempereur en Gaule romaine portraits
et inscriptions, dEmmanuelle ROSSO
CTHS (Comité des travaux historiques
et scientifiques), Paris 2006 - ISBN 2 7355 0583
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Cet ouvrage porte sur la façon dont limage
de lempereur (au sens concret de représentation
statuaire) a été accueillie, assimilée,
reproduite et diffusée dans les provinces
gauloises et alpines. La richesse exceptionnelle
de ce corpus régional de portraits impériaux
- plus de 300 témoignages iconographiques
et épigraphiques, dont on trouvera ici
le catalogue détaillé -, permet
denvisager la question dans tous ses aspects
et toutes ses implications : la répartition
géographique et chronologique des oeuvres,
leur présentation formelle, les ateliers
qui les réalisaient, leurs dédicants,
leur financement. Toutefois, cest à
la re-contextualisation de ces images quest
consacrée la plus grande partie de létude
: on a successivement envisagé linsertion
du portrait impérial dans les groupes statuaires
dynastiques, les monuments, le tissu urbain ;
la concentration des hommages pendant la période
julio-claudienne et en Gaule Narbonnaise révèle
une forte corrélation entre la marmorisation
du sud de la Gaule et la diffusion programmée
de limage impériale. En outre, la
récurrence des pratiques dhommage
démontre que la dédicace dune
statue impériale est un phénomène
urbain et officiel, sinscrivant dans un
cadre hautement formalisé ne laissant que
peu de place aux initiatives locales.
- Le
clan des Illyriens de Dioclétien à
Julien le Philosophe 284-363, dAnne
de LESELEUC
Éd. du Sagittaire, Wimereux 2006
- ISBN 2 9516377 6 4
« Un
nouveau regard sur la décadence de lEmpire
romain. Ce nouveau regard, éclairé
par les textes latins et grecs contemporains des
faits, nous incite à découvrir la
période de 284 à 363 comme celle
de la naissance dun monde nouveau qui deviendra
le nôtre. Le mérite prend le pas
sur la naissance, le nouvel empereur Dioclétien
est fils dun esclave croate. Il divise lEmpire
en quatre territoires et sassocie à
trois généraux, comme lui sortis
du rang, marie les fils des uns avec les filles
des autres et crée une dynastie héréditaire
dont les successions vont savérer
tumultueuses. Les valeurs ancestrales sont bousculées
: les querelles politiques, religieuses avec lémergence
du christianisme agité par laffrontement
entre catholiques et ariens, les révoltes
sociales des Bagaudes en Gaule, les intrigues
féminines et les menaces des Perses. Laventure
familiale se terminera avec le dernier héritier,
mort sans enfant, Julien, dit lApostat.
César des provinces occidentales, de sa
résidence de Lutèce, il refusa denvoyer
ses troupes sur lEuphrate, et sera proclamé
empereur par les Parisiens. Il entreprendra une
première ébauche de lUnion
européenne regroupant les Gaules, lAllemagne
rhénane, la (Grande) Bretagne et lEspagne
».…
« Un livre qui se lit comme un roman ».
Anne de Leseleuc, docteur en Histoire et Civilisations
de l'Antiquité. Elle est l'auteur, notamment,
de la série
des « Marcus Aper », de «
Vercingétorix
ou l'épopée des rois gaulois
» et de « Le secret de Victorina ».
Elle nous entraîne à découvrir
la vérité sur les hommes et les
femmes de ce clan familial qui a bouleversé
l'ordre établi au profit d'une conception
plus moderne du pouvoir - 386 pages + 18 planches
en noir et blanc.
- La
Rome ancienne - Ier siècle
avant Jésus-Christ - Ier siècle
après Jésus-Christ, dHugues
MOUCKAGA,
Éd. L'Harmattan, Paris 2006 - ISBN : 2-296-01631-6
Au Ier siècle avant J.-C., Rome, devenue
capitale du monde grâce à son armée,
à l'équilibre de ses institutions,
à sa morale et à sa religion, était
engluée dans une telle crise qu'elle fut
réduite à l'état de ville
en déliquescence. Au Ier siècle
après Jésus-Christ, cette tendance
commença à s'inverser. Rome devint
une ville de reconstruction, en restructuration.
Cet ouvrage aide à comprendre tous les
ressorts sur lesquels Rome s'est appuyée
pour devenir et rester la Ville éternelle.
Au travers de Rome ancienne, l'auteur fait une
ouverture sur son pays, la Gabon, et tente d'en
comprendre certains travers.
- Le
proconsul et le prince, d'Auguste à Dioclétien,
de Frédéric HURLET,
Éd. Ausonius - Coll. « Scripta Antiqua
» n° 18, Bordeaux, 2006 - ISBN : 2-910023-77-X
:
L'analyse des relations entre le proconsul et
le prince est conçue comme une contribution
à l'étude plus générale
de la place des principaux sénateurs dans
l'entourage des Césars et le gouvernement
de l'Empire romain. Le livre veille à associer
la description du fonctionnement des structures
administratives et de son personnel politique
à une meilleure connaissance des pratiques
et des formes institutionnelles que le pouvoir
impérial eut à inventer pour choisir,
collaborer et communiquer avec la dizaine de gouverneurs
des provinces publiques.
GRICCA |
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| 5 Décembre 2006 |
| Henri
Lenique (Antartic vidéo)
a écrit : |
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J'ai
le plaisir de vous annoncer la sortie prochaine
(avril 2007) de I Claudius - Moi, Claude
Empereur, en DVD (VF et VO/St).
| NOTE
DU WEBMASTER (23 Mai 2007)
La série Moi,
Claude Empereur est désormais
disponible en DVD (luxueux coffret de 5 DVD
- Antartic Video). Pour conditions d'achat
voyez, par exemple : Clic
!, Clic
! ou Clic
!
Fierté
de la BBC en 1976, Claudius
- Moi, Claude Empereur
débarquera enfin dans nos rayons
à partir du 10 mai prochain.
L'éditeur Anatartic Vidéo
a mis les bouchées doubles à cette
occasion. En effet, l'éditeur prévoit
un coffret en bois comprenant l'intégrale
des treize épisodes étalés
sur cinq disques.
Résumé
:
Entre Histoire et pure fiction, mêlant
personnages réels et protagonistes
imaginaires, Claudius - Moi, Claude
Empereur dépeint, de l’enfance
à la mort, le parcours d’un
lettré humaniste qui, malgré
plusieurs lourds handicaps (il est bègue,
épileptique et boiteux), accède
au pouvoir suprême romain après
que son neveu Caligula eut été
assassiné. Témoin des
manoeuvres de sa grand-mère,
l’empoisonneuse Livia, qui, peu
à peu, élimine tous ceux
qui pourraient barrer à son fils
Tibère l’accès à
la succession d’Auguste, Claude
survit aux deux empereurs suivants,
Tibère justement et surtout Caligula
dont les excentricités et la
paranoïa plongent Rome dans la
luxure et la violence… Devenu Empereur
contre sa volonté, Claude s’affirme
en homme d’état de premier
ordre. Mais dans l’ombre, se trame
un complot qui, s’appuyant sur
les frasques sexuelles de sa femme Messaline,
aboutit à un nouveau mariage
avec l’une de ses nièces,
la perfide Agrippine…
- Audio : Français, Anglais
(Mono 2.0)
- Sous-titres : Français
- Format : 4/3
Bonus :
- Documentaire dédié
au film inachevé "I, Claudius"
qui réunissait Charles Laughton
et Merle Oberon sous la direction
de Josef von Sternberg en 1937
Sortie prévue le 10 mai 2007.
Source : Antartic Vidéo et dvdbelgorama.wifeo.com
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Pour
toutes les infos utiles et nécessaires
surcette prestigieuse série de
la BBC, voyez sur le site PEPLUM
- Images de l'Antiquité
de Michel ELOY ;
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