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Avril 2006 (page 2/2)

Sommaire du mois d'Avril : Clic !

 
17 Avril 2006
Jean-Yves a écrit :
 
Je me permets de vous envoyer ce courriel pour vous poser une question. Sur internet (Wikipedia.fr), j'ai trouvé qu'en 80 après J.C., un Africain est entré pour la première fois au Sénat. Je cherche son nom, et d'autres renseignements à son sujet. Je suis également à la recherche de la source historique de cette information. Je sais que J. Devreker, dont je ne connais que le nom, a écrit un article, dans une obscure revue allemande (ou du moins m'apparaît-elle comme telle), portant sur la composition du Sénat sous les Flaviens. Auriez-vous d'autres pistes ?
Merci de votre attention.
 
 
 
RÉPONSE :
 

Tout ce que j'ai trouvé dans ma (maigrelette) documentation réside en cette brève annotation : "Le chevalier le plus anciennement recensé comme originaire d'Afrique fut L. Iulius Crassus, de « Mustis », promu à l'époque de Tibère. Le premier issu de la province (« ex Africa ») à atteindre le consulat fut Q. Aurelius Pactumeius Fronto, de « Cirta » , sous Titus" (Patrick Le Roux, Le Haut-Empire en Occident d'Auguste aux Sévères, Éditions du Seuil, 1998).

Le personnage qui vous intéresse aurait donc porté ce doux nom d'Aurelius Pactumeius Fronto. Mais comment en savoir davantage sur lui ? Personnellement, j'ai déjà effectué une petite recherche sur le Web… qui n'a rien donné d'exaltant, sinon une page (en fait, un document Word téléchargeable : Clic !) qui indique que ce nom figurait sur une inscription romaine découverte à Constantine.

Je me propose dons de publier votre message dans les pages réservées au courrier des visiteurs de mon site, dans l'espoir qu'un internaute plus érudit que moi pourra éclairer nos lanternes vacillantes. Le cas échéant, je me ferai évidemment un devoir (et un plaisir) de vous transmettre les renseignements qui me parviendraient.

Désolé de ne pouvoir mieux vous renseigner.

 
 
 
21 Avril 2006
Jean-Claude a écrit :
 
Une petite question : l'histoire des fondateurs de Rome, je cite : Romulus et Remus, ont-ils réellement existé ? Cette époque [des Rois] est-elle différente, selon vous, par rapport a celle des Empereurs ?
 
 
 
RÉPONSE :
 

A ce qu'il me semble, aucun historien sérieux ne croit plus à la réalité historique de Romulus et de son malheureux frangin Remus.
Le mythe de la fondation de Rome par Romulus, bâtard divin né d'une vierge consacrée, nourri par un animal sauvage, recueilli par un homme du peuple, puis assassin de son frère Remus, tire probablement son origine d'un vieux fonds commun de traditions. Une légende du même genre était d'ailleurs déjà colportée à propos de Sargon, un roi mésopotamien (vers 2300 av. J.-C.). On pourrait aussi effectuer des parallèles intéressants avec les traditions relatives à Moïse, Thésée, voire à Alexandre le Grand ou à Jésus…

D'après ce que j'en sais, Rome naquit, vers le VIIIe siècle av. J.-C., de la réunion d'insignifiants petits villages latins, perchés sur ses fameuses "sept collines". Ensuite, la bourgade passa sous domination étrusque, dont elle se libéra vers 500 av.J.-C. pour commencer son expansion. (À ce sujet, voyez ici : Clic !, Clic ! et Clic !).

L'époque des Rois de Rome fut-elle très différente de celle des empereurs ?
Ben oui ! Probablement aussi différente que notre époque l'est - par exemple - de la Renaissance italienne de Léonard de Vinci et de Michel-Ange.

Il faut en effet bien se rendre compte que l'histoire de la Rome antique, ce n'est pas rien ! Elle s'étend sur plus douze siècles (de 753 av. J.-C. à 476 ap. J.-C. - voyez cette brève chronologie).
On la subdivise traditionnellement en trois périodes :

1. - L'époque des Rois de Rome (la royauté) de 753. à 509 av. J.-C.. Ces rois, de Romulus à Tarquin le Superbe sont des personnages largement mythiques. On ne sait pas s'ils ont réellement existé.
2. - La République, de 509 à 27 av. J.-C.
3. - L'Empire, de 27 av. J.-C. à 476 ap. J.-C. Ce sont ces empereurs, d'Auguste (le premier) à Romulus Augustule (le dernier) qui constituent l'objet d'étude de mon site internet.

Cela revient à dire que si la chute de l'Empire romain avait lieu aujourd'hui, en 2006, Romulus aurait créé Rome à l'époque de Charlemagne (vers 780), Tarquin le Superbe aurait été déposé peu après l'An Mil, et Octave Auguste, le premier empereur, se serait emparé du pouvoir vers 1500, vers l'époque où naquirent Charles-Quint et François Ier !
Vous comprendrez aisément qu'en un aussi grand laps de temps, les choses, les mentalités, des institutions, les arts, les sciences, eurent largement le temps d'évoluer…

 
 
Jean-Claude réécrit :
 
Vous devez sans doute connaître "la vie inimitable" de Cléopâtre et Marc Antoine, de qui nous parviennent ces sources, doit-on y faire confiance ?
 
 
 
RÉPONSE :
 

La description de la Vie inimitable d'Antoine à Alexandrie se trouve dans la Vie d'Antoine de Plutarque (voyez : site Noctes-Gallicanae).

Ce Plutarque de Chéronée (IIe siècle ap. J.-C.) était davantage un moraliste qu'un historien. Cependant, il ne me semble qu'aucun historien n'a fondamentalement remis en cause la réalité historique de la joyeuse vie menée par le triumvir en Égypte. Antoine était un viveur, un noceur, voire un débauché, et il serait naturel que, dans l'oisiveté et la touffeur du climat égyptien, sa dépravation naturelle soit revenue au galop.

 
antoine
 
 
24 Avril 2006
Jean-Pierre a écrit :
 

Pourriez-vous m'indiquer un site où je puisse trouver une bonne reproduction de la sculpture représentant la tête de Musa, le médecin d'Auguste, à laquelle Stendhal fait allusion dans les Promenades dans Rome, lorsqu'il visite les galeries vaticanes (Pléiade, Voyages en Italie, p 781) ?

Je vous remercie d'avance, vous qui m'avez déjà si aimablement renseigné, il y a deux ans, à propos du bas-relief représentant Antinoüs, du musée Massimo alle Terme, décrit par Marguerite Yourcenar.

 
 
 
RÉPONSE :
 

Mais c'est moi qui vous remercie, Jean-Pierre, pour votre fidélité à mes pages Web !…
Quant à Antonius Musa, il fut, en effet, le médecin personnel d'Auguste ainsi que celui du brave poète Horace (voir : www.cosmovisions.com). Selon Suétone (voir : bcs.fltr.ucl.ac.be), le plus auguste de ses patients lui aurait offert une statue pour le remercier de bons soins prodigués à l'occasion d'une grave maladie.

C'est qu'il n'était pas ingrat pour un sesterce, le bon Auguste !…

S'agit-il précisément de cette statue ou est-ce une copie ? Je n'en sais fichtrement rien… Quoi qu'il en soit, la seule reproduction de l'effigie de Musa que j'ai dénichée sur la Toile est disponible sur cette page : www.worldortho.com (pour l'image seule : Clic !).
J'espère que sa qualité - relativement médiocre - vous conviendra…

 
 
octave auguste
 
Conclusion de Jean-Pierre
 

Je vous remercie encore une fois pour vos patientes recherches, c'est vraiment très aimable de votre part.
Je prépare donc une nouvelle conférence sur Stendhal et les Beaux-Arts, en prenant des notes dans Promenades dans Rome (1829). Stendhal n'apprécie pas beaucoup les chefs-d'œuvre de la sculpture antique, pourtant unanimement admirés à son époque, ni leTorse, ni l'Apollon du Belvédère. Et il écrit : "Ce qui fatiguait nos amis, c'était la contemplation de statues nues et du beau idéal. Pourquoi se faire un devoir d'admirer l'Apollon ? […] j'ai remarqué que nos compagnes de voyage ont senti tout le mérite de plusieurs bustes représentant des gens comme il faut de la cour d'Auguste. […] elles reconnaissaient dans ces têtes l'habitude du désir de plaire et des goûts élégants. La tête de Musa, le médecin d'Auguste nous a surtout frappés (Braccio Nuovo)"
Voilà pourquoi je voulais en savoir plus sur l'effigie de Musa… Ceci dit, il me paraît que tout cela est écrit non sans ironie, mais il est bien vrai que le sculpteur de génie, pour Stendhal, reste un contemporain : Canova {…)
Jean-Pierre Puigrenier

 
 
 
24 Avril 2006
Julien Bouchard-Madrelle a écrit :
 

En avant-première et avant un montage complet en 2007…voire 2008 (croisons les doigts…)

La première scène de « Gallien »
de Julien Bouchard-Madrelle
sera représentée le dimanche 25 juin 2006 - 16h

Théâtre du Point Virgule
7 rue Sainte Croix de la Bretonnerie. Paris
Métro : Rambuteau ou Hôtel de Ville
8 euros l’entrée

Vous pourrez aussi voir des scènes de divers auteurs, classiques ou contemporains qui seront jouées par les élèves de l’Ecole de Théâtre de Paris.

Réservations : 01.42.36.82.31 (la salle n’est pas très grande…)
Nous jouons aussi le 18 juin même lieu même heure (scènes diverses)

 
 
 
24 Avril 2006
Gabriel a écrit :
 

S'agissant de mes compatriotes Paul de Samosate et Zénobie, leur amitié me semble aussi bien stimulée par des considérations d'ordre politique (se libérer du joug de Rome) que mental. Au niveau mental, la société syrienne d'alors est très marquée par l'approche littérale de l'information où le chef de file est Saint Lucien d'Antioche (235-312). Saint Lucien reste - à ce jour en 2006 - un des joyaux de la littérature syrienne et syriaque.

D'autre part, et sauf erreur de ma part, la présentation qui est faite en Occident de Paul de Samosate ne repose bien souvent que sur des supputations, sans fondement historique. Lorsqu'elle est rédigée par des historiens de culture antiochienne, l'histoire de l'Église d'Antioche rapporte irrévocablement que Paul de Samosate n'est connu que par la plume de ses détracteurs. La soi-disant "corruption" de Paul de Samosate me semble digne d'un réexamen par des yeux aussi vifs que les vôtres.

 
 
 
RÉPONSE :
 

Ce que vous écrivez là est évidemment frappé au coin du bon sens ! De ce côté-ci de la Méditerranée, la personnalité de Paul de Samosate, cet évêque d'Antioche, déposé après moult controverses haineuses et même - dit-on - suite à l'arbitrage de l'empereur Aurélien en personne, n'est guère connue qu'à travers les témoignages, forcément calomniateurs, des plus acharnés de ses adversaires.

C'est aussi à juste titre que vous soulignez la spécificité de l'Église d'Antioche, bien davantage attachée au sens littéral des Écritures que celle d'Alexandrie, traversée depuis Origène par des courants prônant leur interprétation allégorique. C'est d'ailleurs tout l'intérêt d'un personnage comme l'évêque Paul : de nous faire appréhender très concrètement combien le christianisme du IIIe siècle était divers, aussi bien sur le plan théologique que liturgique.
Voyez les rites pratiqués par Paul. Ses détracteurs ne manquèrent pas de nous les présenter comme autant de bouffonneries sacrilèges. Normal ! Ces chrétiens hellénisés ne pouvaient ni comprendre, ni accepter ce dont il s'agissait vraiment : des vestiges d'une antique tradition ecclésiale araméenne en voie être balayée par la "révolution dogmatique" qui était en train de s'accomplir. Car n'oublions pas que cette époque (milieu et fin du IIIe siècle) fut précisément celle de ces éminents savants chrétiens qui tentèrent, vaille que vaille (et plutôt mal que bien), de donner une couleur néo-platonicienne aux dogmes chrétiens. Et l'on peut supposer que ces constructions philosophico-religieuses aussi brillantes que spécieuses, qui, par exemple, transformaient Jésus en genre de démiurge à la mode gnostique, devaient sembler aussi bizarroïdes aux yeux de Sémites accoutumés à considérer le Christ comme un homme vaguement divinisé que semblaient irrévérencieuses aux yeux des chrétiens hellénisés les "messes" célébrées par l'évêque Paul d'Antioche.

 
 
 
25 Avril 2006
Didier a écrit :
 

Monsieur je ne sais pas si vous etes toujours en train de faire des recherches, j'aimerais tout d abord vous dire que je suis choqués de la manière que vous parlez de Jésus, des premiers chrétiens, etc…

Je crois que vous devriez rester dans vos recherches des empereurs romains et de leur histoire parsemée de mensonges, d'orgies , d'injustices,de corruptions de barbaries et de violences de persécutions et j'en passe, ceci pour une gloire éphémère.

Tant de croyants ont été tué pour leur foi au fils de Dieu, Etant moi-même chrétien, (intéressé par l'histoire, et faisant tant bien que mal mes recherches) , je suis choqué du comment vous parlez du Seigneur Jésus.
Si vous enseignez de cette manière a vos élèves , bonjour les dégâts.

Ayez je vous prie du respect pour celui qui vous donne souffle de vie chaque jour, ayez du respect comme nous en avons pour votre travail et pour vos recherches.

Et qui sait peut-être qu'un jour lors de vos recherches Dieu vous apparaisse, dans votre cœur, dans votre conscience.

Avez-vous au moins lu la Bible pour parfaire vos recherches ? Vous remarquerez que l'Ancien et le Nouveau Testament ne parlent en fait que de Jésus. Tant de types, de fêtes, de coutumes,ne sont en fait que des ombres de Jésus Christ. Il est le Messie qui était annoncé, malheureusement le peuple juif ne l'a pas reconnu, au contraire il l'ont fait crucifié. Un jour Jésus se promenant dans les rues de Jérusalem a pleuré sur elle et dit "si tu savais qui te visite en ce jour, plus aucune pierre en sera laissée debout car tu n'as pas reconnu celui qui te visitait". Nous savons que Titus a détruit Jérusalem quelques années plus tard …

Bien avant qu il naisse, il a été prophétisé tant d événements qui se sont accompli. Jésus n'est pas de Nazareth, il est né à Bethlehem , ceci a cause de Auguste et de son recensement vers l'an -2 , Joseph a du descendre se faire enregistrer dans le lieu de son origine. Ceci fut l'accomplissement de ce que le prophète Michée 5:1 avait annoncé 500 ans avant "De toi Bethléem, petite entre les villes , sortira celui qui régnera"

Que dire du jour de sa mort sous Ponce Pilate,? Tacite en parle , Flavius Josephe aussi. Jésus devait mourir le jour de la Pâques , nous savons que le lundi Jésus entra dans Jérusalem assis sur un ange (prophétisé la aussi par le prophete Zacharie 9:9 ) et du lundi au jeudi Jésus fut testé par les pharisiens, les saduceens, les romains eux aussi l'ont examinés et pilate a du dire de lui "qu il n y a rien dans cet homme qui merite de mourir"

Mais la parole de Dieu avait annoncé que le fils de l homme devait mourir en tant que l'agneau de Dieu, et la coutume juive voulait que l agneau soit sans défauts et sans tâches et qu il devait etre examiné durant 4 jours exactement comme Jésus le fut. Là a nouveau Jésus accomplissait les prophéties a son sujet. Que dire de la crucifixtion ? Invention barbare des romains et qui fut abandonnée quelques années plus tard pourquoi ?

Là a nouveau Jésus ne pouvait pas mourir autrement que pendu au bois. Comme lors de la sortie d egypte du peuple d'Israel , Moise avait instauré la Pâques et l'ont pendant bois un agneau , a qui l'ont recoltait le sang pour en placer sur les linteaux des portes des maisons afin d^tre sauvé de la colère de Dieu, Jean baptiste avait déclaré en voyant Jésus "voici l'agneau de Dieu qui ote le péché du monde".. Jésus était crucifié par des hommes qui ne savaient en fait même pas qu ils accomplissaient ce qui était écrit des siecles avant. Même cette invention barbare de la crucifiction était en fait sous l'autorité de Dieu…..

Ceci devait avoir lieu avant le sabbat qui avait lieu le vendredi dès 18h00
Jésus mourut vers 15h00 et on se dépecha de le descendre de la croix , de le mettre en sepulcre avant 18h00 heure du sabbat, afin que soit accomplie les écritures, il y aurait encore tellement de choses a dire sur ce Jésus que vous semblez dénigré.

Pour finir, lisez les écritures et avec votre connaissance historique (que je ne remet nulement en doute) vous decouvrirez l exactitude de la Parole de Dieu

Que Dieu puisse iluminer vos recherches et qu a l'avenir vous puissiez respecter votre créateur

 
 
 
RÉPONSE :
 

Tout d'abord, merci pour les vœux que vous formulez pour la conversion de mon âme et l'illumination de mon esprit. Très sincèrement, votre chrétienne sollicitude me touche énormément… Mais ne vous inquiétez pas des dégâts que mon enseignement pourrait occasionner à de jeunes esprits fragiles : je ne suis pas prof, et ne puis guère diffuser mes (hypo)thèses parfois irrévérencieuses (j'en conviens) "que" via la Toile.
Toutefois, et de toute façon, il me semble qu'en matière religieuse surtout, il est certainement infiniment moins dangereux d'inculquer le doute que des certitudes…

Bien sûr, j'ai moi aussi lu la Bible… mais probablement pas avec les mêmes yeux que vous qui la lisez à la lumière de votre Foi, tandis que moi, je dois me contenter des faibles loupiotes de mon esprit rongé de scepticisme.
Certes, un bon chrétien trouvera dans l'Ancien Testament d'irréfutables preuves de l'annonce du Messie Jésus. Mais des exégètes plus cartésiens (et qui peuvent parfois être aussi des chrétiens fort fervents) considéreront plutôt que les rédacteurs des Évangiles ont réécrit l'histoire de Jésus pour la rendre conforme aux prophéties bibliques.

Nous retrouverons là l'éternel débat qui oppose les tenants d'une lecture littérale des textes sacrés (pas seulement chrétiens) à ceux qui, pour les interpréter, prennent en compte des données d'ordre historique, philologique, philosophique, psychologique ou sociologique. Cette voie interprétative, qui sépare rigoureusement le dogme, de nature divine, des sciences humaines, est aujourd'hui très majoritairement acceptée par l'Église catholique romaine. L'Ancien et le Nouveau Testament sont désormais considérés comme des "textes inspirés", et non plus comme la Parole incarnée de Dieu. Il est donc licite - voire recommandé - de les soumettre à l'examen critique des exégètes qui ne pourront, en définitive, qu'en dégager les intemporelles vérités…

Cela précisé, je conçois bien volontiers que le ton de certains mes textes puisse choquer des chrétiens convaincus. Comme je l'ai déjà signalé à plusieurs reprises dans les pages de mon site (voyez par exemple ici : Clic !), là n'est pas mon intention. J'essaye seulement d'énoncer des hypothèses, souvent hautement aventurées (je suis le premier à le reconnaître), de la façon la plus plaisante possible, même si cela n'est pas toujours du goût de certains… ni même tout simplement "de bon goût".
Afin de dépasser cette probable allergie à ma prose, à vos yeux par trop irrespectueuse, et puisque vous m'écrivez que vous êtes passionné par l'"histoire du christianisme, peut-être puis-je vous inviter à acquérir et à visionner (si ce n'est déjà chose faite) les excellentes séries TV que Gérard Mordillat et Jérôme Prieur ont consacrées au récit de la Passion et à l'origine du Christianisme (pour plus d'infos : Clic !). On peut y voir divers exégètes de toutes obédiences (catholiques, protestants, juifs, athées) y étudier divers thèmes bibliques qui vous tiennent à cœur (prophéties messianiques, procès de Jésus, la crucifixion, la Pâque juive, etc…) Vous pourrez ainsi constater que, bien souvent, les hypothèses que j'énonce ne sont pas si éloignées que cela des opinions défendues par ces éminents spécialistes de la Bible.
Mais, évidemment, leur ton est aussi éloigné du mien que le style de San Antonio l'est de celui de Daniel-Rops !…

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