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Sommaire Février 2006 :
- 6 Février :
- Un arbre généalogique des Églises
chrétiennes orientales dissidentes ? : Clic
!
- 11 Février :
- Les "Douze Césars", c'est quoi ça
? : Clic !
- 11 Février :
- Diaduménien, tout frais émoulu sur le
site DIR… et
en français, qui mieux est ! : Clic
!
- Silbannacus : pas fictif pour deux sesterces ! : Clic
!
- 19 Février :
- Jésus et Apollonios (en chœur) : "J'suis
bidon !" : Clic !
- GRICCA : Un ouvrage sur Apollonius de Tyane et
Jésus : Clic !
- 20 Février :
- Le bandana des hiérophantes d'Eleusis…
: Clic !
- 22 Février :
- Un empereur né esclave ? : Clic
!
- 22 Février :
- Des infos sur Nymphidius Sabinus, "ami"
de Néron : Clic !
- Que devint Sporus après la mort de son impérial
époux ? : Clic !
- 25 Février :
- Des officiers grassement payés ? : Clic
!
- 28 Février :
- Pas d'Imperator Savinianus Augustus ? : Clic
!
- GRICCA : Mais bien un Sabinianus ! : Clic
!
- 28 Février :
- Toi, Trajan, un livre d'André VARENNE
: Clic !
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RECHERCHE
DANS LE SITE
"EMPEREURS ROMAINS"
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| 6 Février 2006 |
| Michèle
a écrit : |
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| Je
recherche un arbre généalogique
des églises séparées de Rome des
Chrétiens de l'Orient arabe avec dates
de rattachement et de dissidence. Merci |
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| RÉPONSE
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| Je n'ai malheureusement
pas trouvé un tel tableau, ni dans ma documentation
personnelle, ni même sur la Toile (seulement
cette
page… qui ne s'intéresse guère
aux églises orientales).
Du reste, je me demande si la présentation
de l'émergence des diverses confessions chrétiennes
sous forme de schéma est pertinente. Cela présuppose
en effet l'existence du dogme officiel (tronc
de l'arbre) avant l'apparition d'hérésies
qui le contestaient (les branches). Mais, le plus
souvent, cela ne s'est pas réellement passé
comme cela ! Diverses opinions (parfois violemment
antagonistes) coexistèrent longtemps au sein
du christianisme primitif avant que des conciles ne
définissent la doctrine officielle de l'Église,
en anathématisant ou en excommuniant les communautés
qui ne se ralliaient pas à leur point de vue.
Dans bien des cas, ce ne furent donc pas ces Églises
dites schismatiques ou hérétiques
qui se "séparèrent" de Rome,
mais plutôt Rome qui, fixant autoritairement
un dogme inacceptable pour elles, rompit les ponts
avec elles; qui restaient fidèles à
leur credo originel.
Pour reprendre la métaphore de l'arbre, on
pourrait dire que, dans l'histoire du christianisme,
les branches apparurent avant le tronc. Et si certains
de ces rameaux en rejoignirent (tôt ou tard)
de plus grosses branches pour former un genre de tronc,
d'autres, en revanche, restèrent à part,
isolée, pour survivre… ou mourir.
Comme vous le voyez, pas facile de représenter
cela schématiquement. |
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| 11 Février 2006 |
| Hélène
a écrit : |
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Ma
prof me demande un exposé sur les 12
césars et rien de plus.
Où puis-je trouver cela ? |
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| RÉPONSE
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| "Les douze
Césars" ?
Depuis que Suétone, un historien latin du début
du IIe siècle ap. J.-C. leur consacra un recueil
de biographies (intitulé, comme de juste, Vies
des douze Césars - voir site BCS
de l'Université catholique de Louvain), on
désigne par ce terme les douze premiers"empereurs
romains. Soit, pour mémoire :
1. Jules César…lequel
d'ailleurs ne fut jamais un vrai "empereur",
mais qui, en quelque sorte, mit le régime
impérial sur les rails ;
2. Auguste
(voir : http://www.empereurs-romains.net/emp02.htm)
: le premier "vrai empereur" romain ;
3. Tibère
;
4. Caligula
;
5. Claude
;
6. Néron
;
7. Galba
;
8, Othon
;
9. Vitellius
;
10. Vespasien
;
11. Titus
;
12. Domitien.
Le lien indiqué renvoie à la notice
biographique que j'ai consacrée à cet
empereur. Mais si vous n'avez ni le temps ni le courage
de lire l'entièreté de ces textes, parfois
assez longs, ce n'est pas grave ! vous devriez aisément
trouver sur la Toile d'autres sites qui proposent
des notices plus courtes (voyez, par exemple : wanadoo.fr/karl.claerhout
ou www.faulquemont.com).
Je vous invite aussi à consulter les très
nombreux liens référencés au
bas de chacune de mes notices ) : ces pages Web devraient
également vous fournir nombre d'infos utiles
à votre exposé. |
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| 11 Février 2006 |
| Raoul
a écrit : |
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Je
jetais un coup d'œil au site
DIR quand j'y vis une nouvelle biographie,
consacrée spécialement à
Diaduménien, qui plus est par un de
nos compatriotes linguistiques, M. GRAU.
Je me permets de vous y renvoyer : www.roman-emperors.org/diadumen.htm
En ce qui concerne Silbannacus,
il n'est pas si contesté que vous le
dites : deux monnaies sont connues à
son type, toutes deux authentiques, selon l'avis des
plus grands spécialistes du British Museum
et de la Bibliothèque nationale. |
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| RÉPONSE
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| Merci d'avoir pris la
peine de me signaler la parution de cet intéressant
article (et en français, qui mieux est
!) sur l'obscur césar que fut Diaduménien.
Pour Silbannacus, je me suis sans
doute mal fait comprendre… Dans la
réponse que vous évoquez, j'écrivais
seulement que l"existence de Sponsianus est davantage
contestée que celle de Silbannacus… laquelle
ne l'est pas réellement.
Je suis en revanche beaucoup plus sceptique à
l'égard des reconstructions de la vie de ce
mystérieux usurpateur qu'échafaudent
certains spécialistes, sur base des deux pelées
monnaies retrouvées au beau pays des quetsches
et les mirabelles (voyez ici : Clic
! et Clic
!). Personnellement, je trouve ces hypothèses
des plus fragiles… mais comme mes connaissances
en numismatique antique le sont tout autant, je préfère
rester au balcon en attendant que de plus savants
que moi se mettent d'accord sur l'époque (sous
Philippe l'Arabe,
Émilien
ou Gallien) et les circonstances
(à Rome, sur le limes rhénan)
de l'usurpation de ce présumé Gaulois
de Silbannacus. |
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| 19 Février 2006 |
| Robert
TINCHON a écrit : |
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Compliments
pour votre site.
Je me suis surtout attaché à Julien
concernant ses rapports avec les cultes et, en particulier
avec le christianisme dont j'ai entrepris une critique
exhaustive et originale élaborée sur
le judaïsme et le gnosticisme, notamment…
À ce propos, suite au dialogue
que vous avez eu concernant l'éventuel
rapport entre Apollonius de Tyane et Jésus,
il n'en existe aucun, en dehors de la légende,
ces deux figures étant totalement fictives…
À propos de jésus, il existe effectivement
un prototype antique mais fictif… ainsi qu'un
martyr réel de Rome ayant permis d'accréditer
la légende…
J'ai un site d'ouverture sur
le sujet : "Dieu"
par l'image - Un autre regard
Robert TINCHON - ledefricheur@cegetel.net |
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| RÉPONSE
: |
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| Merci pour ces intéressantes
réflexions… Et toutes mes félicitations
pour cette page Web Dieu
par l'image".
À vrai dire, je ne connais finalement que
peu de choses sur Apollonios
de Tyane. Toutefois, d'après ce que j'ai
récemment pu lire à son sujet, il semblerait
que ce soit Philostrate, le philosophe du début
du IIIe siècle qui rédigea sa "biographie"
(fortement romancée et idéalisée),
qui se serait inspiré des Évangiles
- pour en prendre souvent le contre-pied - alors que
j'aurais plutôt imaginé l'inverse. C'est
ainsi, par exemple, qu'Apollonios est présumé
avoir fréquenté les puissants de ce
monde (entre autres Néron
et ses successeurs flaviens, Vespasien,
Titus et Domitien).
Mais Jésus,
lui, ne s'adressa jamais qu'à de pauvres hères,
qu'à des gens du commun, voire au rebut de
la société (publicains, prostituées).
Etc…
Cela dit, tant la vie supposée d'Apollonios
que celle de Jésus sont évidemment de
nature mythique. C'est d'ailleurs le cas
des biographies de tous les fondateurs de religions
(ou même de sectes), qui ont foncièrement
tendance à "en rajouter" dans le
merveilleux. Néanmoins, à mon avis,
autre chose est de prouver, que ces mythes ne sont
pas fondés sur des personnages ayant réellement
existé, qu'ils furent créés ab
nihilo, à partir de rien. Si cela était
le cas, si Jésus n'était qu'un mythe
construit de toutes pièces, comment expliquer
alors la survivance dans sa "légende"
d'éléments qui génèrent
au plus haut point les premiers propagandistes chrétiens
? Sa condamnation à mort par un gouverneur
romain et son exécution infâmante sur
la croix, par exemple.
"Que penser d'un Dieu sauveur pourvu d'un
casier judiciaire ?", s'exclame plaisamment
Lucien Jerphagnon.
De fait, cela ne s'invente pas !
À cet égard, la bio d'Apollonios est
bien plus consensuelle…
| REACTION
À CE COURRIER |
| 18 Mars 2006 |
| Gricca
a écrit : |
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Un
ouvrage sur Apollonius de Tyane et Jésus
Je tiens à
signaler quil existe un ouvrage
de Jean-Louis BERNARD intitulé
« Apollonius de Tyane et Jésus
» paru en 1994 chez Guy Trédaniel
éditeur 76 rue Claude Bernard PARIS
5ème ISBN 2-85707-652-5, dont je
donne ici le résumé en dos
de livre :
« Au
Ier siècle
de notre ère, donc aux aurores
du christianisme, les annales gréco-romaines
signalent le passage du thaumaturge
Apollonius de Tyane, devenu si célèbre
quil sera surnommé le «
thaumaturge de lempire ».
Mais, dès la propagation des
Évangiles, une mystérieuse
cabale le fera glisser dans loubli.
Pourquoi ? Y avait-il concurrence entre
lui et Jésus ? Ou bien le christianisme
a-t-il eu deux fondateurs, thaumaturge
lun et lautre ?
Disciple de Pythagore, héritier
des mystères de lÉgypte,
Apollonius traverse les luxueuses métropoles
de son temps - Rome, Alexandrie, Antioche
- et pousse sa quête de la sagesse
jusquaux sources du Nil et jusquaux
lamaseries de lHimalaya. Chemin
faisant, il accomplit des prodiges qui
relèvent, non du miracle, mais
dune science secrète.
Escamoté par lHistoire,
Apollonius nen marquera pas moins,
mais en filigrane, le millénaire
de Byzance et, par delà, la Russie.
Aujourdhui que le christianisme
se penche, avec un intérêt
accru, sur larchéologie
du Christ, le problème de la
parenté entre Apollonius et Jésus
prend une importance capitale ».
GRICCA |
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| 20 Février 2006 |
| Guillaume
a écrit : |
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Je
suis étudiant en histoire. Je travaille sur une
inscription grecque de la deuxième moitié
du IIe siècle de notre ère. Sur la stèle
figure une expression que je ne comprends pas. "Il
a reçu le bandeau sacré de l'empereur,
le divin Antonin."
Cette inscription fait référence à
un hiérophante, exégète,
qui a reçu cette inscription honorifique pour
avoir initié certains empereurs, dont Antonin
le Pieux, aux mystères d'Éleusis.
Je suis en pleine recherche sur le contexte et je rencontre
un problème pour la définition de ce "bandeau
sacré" ?
Savez-vous ce que c'est et ce qu'il représente
? |
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| RÉPONSE
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| D'après le peu
que j'en sais, il semblerait qu'un bandeau
ornait le front des prêtres de Déméter-Cérès
("Phinée […] immole
Ampycus, prêtre de Cérès, dont
le front est ceint du bandeau sacré",
OVIDE, Métamorphoses, chant V), et en particulier
celui de l'hiérophante Éleusis,
sanctuaire défié à cette déesse.
Pour plus d'infos sur ce personnage, voyez cet extrait
de l'article "Mysteria" (in Dictionnaire
Daremberg et Saglio, 1877 - site www.mediterranees.net)
:
"Le hiérophante, o ierophantês.
Désigné à vie par le sort dans
la famille des Eumolpides, il peut se marier, au
moins jusqu'à l'époque des Antonins.
Il a eu, au moins depuis la fin du IIIe siècle
av. J.-C., l'hiéronymat. Il porte pendant
les cérémonies la robe en laine couleur
de pourpre avec des broderies et le bandeau
(strophion). Il dirige les Mystères,
envoie 1es spondophores, surveille la préparation
des mystes, fait la proclamation du concert avec
le dadouque, prend une part active aux
cérémonies de l'initiation, joue avec
la prêtresse l'union de Zeus et de la déesse,
montre aux mystes les objets sacrés, dit
les formules secrètes. En outre, il intervient
dans les cérémonies des autres temples
d'Eleusis, désigne les citoyens chargés
d'offrir un banquet sacré à Pluton,
à Athènes. Il conduit la procession
des Kalamaia avec le démarque et
le collège des prêtresses ; il annonce
la fête des proêrosia et assiste
avec les prêtresses d'Eleusis à la
veillée sacrée. Dès le Ve siècle
av. J.-C., aux grands et aux petits Mystères,
il touche de chacun des mystes une redevance d'une
obole par jour. A l'époque romaine, il surveille
les poids et mesures des marchands pendant la fête.
Sous l'Empire, il a une place au premier rang au
théâtre de Dionysos ; il figure avec
le dadouque, le o epi bômô,
et le hiérocèryx parmi les
aeisitoi nourris au prytané. I l
est une sorte de chef du culte et a souvent occupé
les plus hautes fonctions publiques."
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| 22 Février 2006 |
| Natacha
a écrit : |
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| Auriez-vous
la gentillesse de me donner le nom de l'empereur
romain, qui aurait été esclave puis affranchi
? |
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| RÉPONSE
: |
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| Je vais peut-être
vous décevoir, mais, à première
vue, je ne connais pas d'empereur romain né
esclave. Bien sûr, certains d'entre
eux - surtout au IIIe siècle, l'époque
des rudes empereurs-soldats balkaniques - provenaient
d'un milieu très modeste, voire proche de la
condition servile, mais cela ne signifie pas pour
autant qu'eux-mêmes subirent le joug de l'esclavage.
Par exemple, le père de Pertinax
était peut-être (?) un affranchi, comme
celui d'Aurélien,
qui aurait été colon (paysan asservi)
avant d'être affranchi par son "patron".
Le peu raffiné Maximin
le Thrace aurait été berger avant
de s'engager dans l'armée, ainsi d'ailleurs
que Galère
et son neveu, Maximin
Daïa . Quant aux parents du grand Dioclétien
, ils auraient effectivement été esclaves…
mais -encore une fois - cela ne signifie pas nécessairement
que leur fils Dioclès, le futur empereur Dioclétien,
soit "né esclave". |
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| 24 Février 2006
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| "Ganymède"
a écrit : |
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(…)
Je souhaiterais, si vous
avez le temps, avoir quelques informations
sur un dénommé Nymphidius
qui aurait essayé de prendre le trône
à Néron (que sait-on de lui ?). Et puis
aussi savoir ce qu'est devenu Sporus
(l'amant de Néron) après le
suicide de Néron ?
C'est tout. Merci… |
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| RÉPONSE
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| Attention, ô
Ganymède, aux aigles qui voletteraient, concupiscents
et menaçants, au-dessus de votre blonde tête
: incarnations de Zeus ou pas, peut-être sont-ils
porteurs du virus de la grippe aviaire !
Sporus et Nymphidius Sabinus vous
intéressent donc ?
En fait, j'ai déjà eu l'occasion
d'évoquer ces deux personnages dans mes pages
Web et de "synthétiser", en quelque
sorte, (le peu de) ce que l'on sait d'eux :
- Pour Sporus, voyez ici Clic
! (où est cité le texte de Suétone
qui rassemble l'essentiel des renseignements dont
nous disposons sur lui).
- Sur Nymphidius Sabinus : Clic
! (et aussi sur, le sire DIR
- De Imperatoribus romanis : Clic
!… en anglais, mais si limpide que moi-même
je le comprends, c'est dire !…)
Dans son roman
Moi, Sporus, prêtre et putain
(voir ici : Clic
!, Clic
! et Clic
!) , Cristina RODRIGUEZ imagine son héros
finissant sa vie, riche et heureux, sur les
rives du Nil, sous le chaud soleil égyptien…
Et ce précisément en compagnie
- comme le monde est petit ! - du fils de
Nymphidius Sabinus adopté par ledit
Sporus à la demande pressante de son
père biologique, soucieux de mettre
son rejeton, dernier de la "race de César"
(Nymphidius se prétendant fils naturel
de Caligula)
à l'abri de ses hasardeuses entreprises
et des dangers subséquents qu'il allait
lui-même encourir.
Un sympathique happy end pour un
joli roman, que je vous invite à lire
(si ce n'est déjà chose faite)
, ainsi d'ailleurs que, du même auteur,
Le César aux pieds nus, (voir
ici : Clic
!), où il est également
question de Nymphidius Sabinus et de ses parents.
Mais, en réalité, on ne sait
strictement rien du destin de Sporus après
la mort de Néron.
Cependant, à mon humble avis, il ne
dut être ni brillant ni glorieux : dans
la puritaine Rome du Haut-Empire, les eunuques
ne bénéficièrent jamais
de la considération dont ils jouirent,
quelques siècles plus tard, à
la cour des empereurs byzantins ou chez leurs
successeurs, les sultans ottomans. S'il survécut
aux purges qui suivirent la mort de l'empereur-artiste,
son seigneur et maître, et la terrible
guerre civile des années 69-70, il
est donc infiniment plus probable que Sporus
finit misérablement ses jours dans
quelque bouge sordide du quartier mal famé
de Suburre, ou qu'il fut contraint de vendre,
contre quelques menues piécettes, son
corps délabré aux abords des
sinistres nécropoles qui entouraient
la Ville Éternelle.
Sic transit gloria mundi…
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| 25 Février 2005
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| Vincent
a écrit : |
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| Je
suis étudiant en histoire et je suis amené
à travailler sur les troupes romaines (ensemble
de la hiérarchie) sous Auguste. Y a-t-il un
endroit où je puisse trouver les soldes
des officiers & officiers supérieurs fixées
sous Auguste ? . |
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| RÉPONSE
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| Je lis dans l'Histoire
de la Rome antique, de Lucien JERPHAGNON, qu'à
l'époque d'Auguste,
la solde des légionnaires était fixée
à 225 deniers par an.
Mais qu'en était-il de celle des officiers
?
Mystère et boules de gommes…
Si j'en crois cette page
Web, la solde d'un centurion valait douze fois
et demi celle du simple légionnaire, et celle
d'un officier supérieur, vingt fois. Cela
signifierait donc qu'au siècle d'Auguste,
un centurion aurait reçu environ 2.800 deniers
par an, et un tribun environ 4.500.
Honnêtement, ces proportions me paraissent
assez surévaluées… Et ce d'autant
plus que cet autre
site indique un rapport nettement moins important
(du simple au double) entre les soldes du légionnaire
et du centurion. |
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| 28 Février 2006
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| Agnès
a écrit : |
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| J'aimerais
savoir si un empereur romain s'est appelé
"Savinien". ses dates, sa situation
chronologique… |
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| RÉPONSE
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| Ben non, à
première vue, aucun empereur romain ne porta
le doux nom de Savinien (Savinianus).
Un saint chrétien, qui aurait été
martyrisé sous Aurélien
- donc vers 270-275 (voir ici : Clic
!) -, porta bien ce nom et devint le saint patron
de Sens (ou de Chartres), mais cela n'a rien à
voir…
| REACTION
À CE COURRIER |
| 18 Mars 2006 |
| Gricca
a écrit : |
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Pas
dempereur Savinianus mais un empereur
Sabinianus
Il ny a
pas eu dempereur nommé
Savinianus (Savinien),
mais il existe un usurpateur du nom
de Sabinianus (Sabinien),
peut-être proconsul dAfrique.
[On connaît un M. Asinius Sabinianus,
proconsul dAsie en 239. Sagit-il
du même déplacé
en Afrique ? à vrai dire on lignore
- un membre de la famille, C. Asinius
Praetextatus, fut consul en 242].
Ce que lon sait par Zosime (Histoire
Nouvelle, Livre Ier, 17-1) cest
que, sous le règne du jeune empereur
Gordien
III le Pieux (238-244), les Carthaginois,
ayant perdu la faveur impériale,
donnèrent lempire à
ce Sabinien.
LHistoire Auguste (Vie
des Trois Gordiens, 23-4) nous dit
que cette révolte fut fomentée
par Sabinien et date cet évènement
en 240. Sur lorigine de cette
rébellion, rien nest indiqué,
mais cela traduit certainement un malaise
en Afrique et particulièrement
à Carthage qui avait subi, deux
ans auparavant, la répression
de la IIIe légion Augusta,
commandée par le légat
Capelianus, pour avoir soutenu la révolte
des deux
Gordiens, père et fils. Les
Carthaginois sestimaient peut-être
mal récompensés par le
rejeton de ceux-ci, Gordien III, lequel,
devenu empereur, sétait
empressé de dissoudre la IIIe
légion, ce qui dut affecter la
sécurité et léconomie
de lAfrique.
Le conflit a pu aussi, peut être,
porter sur un problème dannone.
En tout cas, le différent sera
facilement surmonté. En effet
Gordien III chargea le procurateur (praeses)
de Maurétanie, sans doute Faltonius
Restitutianus, avec des troupes de Maurétanie,
renforcées probablement dunités
de Numidie, de marcher contre la capitale
africaine. Sabinien leva une armée
que lui fournirent les Carthaginois
pour se mesurer à ladversaire,
mais sa petite troupe fut complément
battue par les militaires aguerris du
procurateur et se débanda rapidement.
Les Carthaginois négocièrent
alors avec les autorités légales
et obtinrent le pardon de Gordien III.
Ainsi réconciliés, ils
livrèrent Sabinien à larmée
impériale qui lexécuta.
On ne connaît
aucune monnaie impériale au nom
de Sabinien. Par contre, lon possède
des monnaies dun empereur nommé
Sebastianus (Sébastien)
qui régna en Gaule de 412 à
413 comme associé de son frère
Jovinus (Jovin).
GRICCA
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| 28 Février 2006
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| Quoc
Cuong a écrit : |
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Serait-il
possible d'ajouter un lien vers la description d'un
ouvrage passionnant sur l'empereur Trajan
écrit par André VARENNE et
édité aux éditions l'Harmattan
:
André VARENNE
Toi, Trajan -Treize entretiens
avec un empereur païen au Paradis
Éditions l'Harmattan, mars
2000"
La page personnelle de
l'auteur : perso.numericable.fr/~varandre/avarenne
- Toi,
Trajan
|
D'AUTRES OUVRAGES
SUR TRAJAN ?
Voyez par ici : Clic
! |
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