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Sommaire Novembre 2005 :
- 1er Novembre :
- Tous les chemins mènent à Rome…
celui de Pompéi aussi ! : Clic
!
- Les cheminements de Marcus Aper (Anne de Leseleuc)
valent -ils ceux de Gordien (Steven Saylor) ou ceux
de Metellus Junior (John Maddox Roberts) : Clic
!
- 1er Novembre :
- Le fils de Vénus cocufié par la fille
d'Isis ? : Clic !
- 2 Novembre :
- Les peuples de l'Empire romain : le prophète
Daniel en aurait-il oublié ? : Clic
!
- 5 Novembre :
- Quelques pistes pour Cicéron et ses Philippiques
: Clic !
- 7 Novembre :
- Annia Faustina : une petite-fille de Marc Aurèle
dans le lit surpeuplé d'Elagabal : Clic
!
- 11 Novembre :
- Des sites Web sur Pline l'Ancien et Pline le Jeune
? : Clic !
- 12 Novembre :
- Une belle collection de monnaies à Conegliano
: Clic !
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| PAGE
SUIVANTE |
- 12 Novembre :
- GRICCA : La religion d'Eugène et d'Anthémius
: Clic
!
- 14 Novembre :
- Rendons à Ben Hur Marcel ce qui lui appartient
!… : Clic
!
- 22 Novembre :
- Néron assaisonné à la sauce Bush
? : Clic
!
- 26 Novembre :
- Ambroise ou Symmaque : Quel think-tank pour
les Iznogoud du Bas-Empire ? : Clic
!
- 27 Novembre :
- Pertinax : un père prématuré
? : Clic
!
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RECHERCHE
DANS LE SITE
"EMPEREURS ROMAINS"
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| 1er Novembre 2005 |
| Agnès
a écrit : |
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| Comment
voyageait-on, sous Vespasien, de Pompéi
à Rome. Par terre ? mais en empruntant
quelle voie ? ou par mer de Pouzzoles jusqu'à
Ostie ? |
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| RÉPONSE
: |
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| À ce qu'il me
semble, pour se rendre de Rome à Pompéi
(ou à n'importe quelle station balnéaire
de la baie de Naples) l'on pouvait aussi bien emprunter
la voie terrestre (Via Appia jusqu'à
Capoue, ou Via Latina - voir ici : Clic
!) ou la voie maritime. Question rapidité,
c'était à peu près la même
chose… C'est du moins l'avis de Marcus Aper,
le héros des (par ailleurs excellents) "romans
policiers antiques" d'Anne de Leseleuc. En effet,
devant se rendre d'urgence de Rome à Misène
(port militaire de la baie de Naples) afin d'interroger
un témoin en fuite, l'avocat gaulois aux belles
bacchantes déclare : "Si les vents
nous sont favorables, et si, à Ostie, un bateau
rapide est en partance, nous serons plus vite à
Misène par mer que par la route. En réunissant
toutes les chances de notre côté, nous
devrions arriver Misène demain avant la mi-journée."
(Anne de LESELEUC, Les calendes de septembre,
10-10 n°2608).
D'où jouissait-on du plus beau panorama sur
la ville de Rome lorsque l'on venait du Sud de la
Péninsule italienne ?
Votre question se rapporte probablement à la
célèbre légende de "Néron
chantant sur l'incendie
de Rome", tirée d'une assertion calomnieuse
de l'historien latin Suétone (Vie
de Néron, 38)
: le jeune empereur revenant d'urgence de sa villégiature
d'Antium (dans la baie de Naples) serait monté
au sommet de la Tour de Mécène pour
chanter la beauté des flammes qui ravageaient
sa capitale.
| REACTION
À CE COURRIER |
| 5 Décembre
2005 |
| Laurent
a écrit : |
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Concernant
les chemins qui mènent de Rome
(ou d'Ostie) à Pompéi
; à savoir quel est de la voie
maritime ou de la voie terrestre la meilleure
solution ? Je vous répondrais (de
par le peu que j'ai pu en lire) qu'entre
deux maux, il faut toujours choisir le
moindre !
L'insécurité
maritime ce sont les tempêtes (ou
les actes de pirateries beaucoup plus
rares à l'époque de Vespasien
qu'à celle de l'infortuné
César qui eut quelques problèmes
avec eux !) la période hivernale
étant pour la navigation une période
morte.
À
la voie terrestre (essentiellement la
Via Appia en ce qui nous concerne) si
elle peut être presque aussi rapide
que la voie maritime mais elle n'est pas
sans dangers non plus…le nombre
de brigands en voulant à votre
bourse étant de plus en plus élevé
dès que l'on s'éloigne d'une
ville…;
Puisque vous évoquez
les auteurs de romans policiers
"romains" permettez-moi
de vous recommander sur ce sujet précis
Meurtre sur la voie Appia de
Steven Saylor (Collection Grands détectives,
aux éditions 10/18). Toujours dans
cette même édition, les romans
de John Maddox Roberts ou de Daniela Comastri
Montanari offrent (à mon humble
avis) un intérêt "littéraire"
et "historique" bien supérieur
à celui d'Anne de Leseleuc…
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| RÉPONSE
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| Vous avez
parfaitement raison : voie maritime ou
terrestre, les deux moyens de communication
présentaient certains avantages
contrebalancés par des dangers
spécifiques. Je présume
que le Romain "lambda" qui devait
se rendre en Campanie pesait soigneusement
ces qualités et défauts
respectifs avant de choisir son mode de
locomotion…et je pense aussi que,
généralement, son premier
souci n'était pas nécessairement
d'arriver vite à destination, mais
d'y parvenir libre et/ou d'en revenir
vivant.
Les grands esprits se rencontrent, dirait-on
! Figurez-vous que, précisément
ce hier matin, j'ai entamé la lecture
du premier "policier antique"
de John
Maddox ROBERTS que, jusqu'ici, je
ne connaissais pas. Quant aux bouquins
de MONTANARI,
je ne les connais que de réputation.
En revanche, je suis déjà,
depuis un certain temps, fan
des aventures politico-policières
du limier Gordien cher à Steven
SAYLOR. Comme vous, les intrigues
d'Anne
de LESELEUC me branchent
moins… mais, en ce qui me concerne,
c'est peut-être une simple question
de goût : les aventures de Marcus
Aper sont souvent davantage axées
sur la civilisation gallo-romaine, qui
m'intéresse moins que l'arrière-plan
politique spécifiquement romain
des romans de Steven Saylor.
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NOTE
DU WEBMASTER
JANVIER 2006 : Parution, aux éditions
10-18 (Coll. Grands détectives)
du troisième violume de la
série SPQR
de Johh MADDOX ROBERTS
:
Sacrilège
à Rome.
Pour plus
d'infos : Clic
! |
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| 1er Novembre 2005 |
| Romain
a écrit : |
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J'aurais
une question à vous poser selon laquelle l'enfant
de Jules César et Cléopâtre VII,
surnommé Césarion, serait en
fait né d'une autre liaison entre la reine
d'Égypte et un autre homme. Est-ce
fiable ou plutôt les Romains n'acceptaient pas
cet enfant et inventèrent une liaison cachée
à Cléopâtre, ou bien Cléopâtre
aurait-elle pu "tromper" César avec
un autre (et avec qui ?) ?
Merci de me répondre. |
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| RÉPONSE
: |
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À vrai dire,
la seule personne capable d'avoir quelque certitude
quant à l'identité de Césarion,
c'était évidemment sa propre mère,
la jolie reine d'Egypte Cléopâtre…
qui ne semble jamais avoir nourri le moindre
doute à ce sujet : son fils était
aussi celui du divin Jules
César, descendant de Vénus
et de Mars !
Naturellement, quand Octave,
futur Auguste, entra en guerre contre Antoine,
il s'employa à faire porter le chapeau
de cette guerre civile romano-romaine à
l'Étrangère, à l'Égyptienne,
à la pauvre petite Cléopâtre,
qu'il fit passer pour la pire dévergondée
(osons le mot, la plus grande salope) que le
monde eut jamais supportée. C'était
de bonne guerre ! tout ce dénigrement
outrancier voire ordurier, toutes ces invectives
hautement testostéronisées,
ce n'était que de la propagande. Et comme
toute propagande, elle ne pouvait convaincre
que ceux qui étaient prêts à
l'être, c'est-à-dire les partisans
d'Octave. Les autres Romains, qui, eux, soutenaient
Antoine, se rendaient probablement compte, comme
nous, qu'une femme qui avait donné au
moins trois beaux enfants, aussi officiels que
légitimes, à son Antoine de mari,
ne pouvait que très difficilement être
la débauchée nymphomane qu'Octave
et ses amis décrivaient à l'envi.
Personnellement, je vois donc mal comment et
pourquoi l'on remettrait en cause la paternité
de Jules
César. D'ailleurs, celui-ci ne paraît
jamais avoir douté que cet enfant fût
de ses œuvres. Et puis, même Octave,
le fils adoptif du divin Jules, aurait reconnu
- fût-ce implicitement - cette filiation
césarienne du jeune Césarion qu'il
avait pourtant eu tout intérêt
à nier. N'aurait-il pas commenté
ainsi l'exécution du fils de la belle
Cléo : "Deux Césars,
c'eût été trop pour le monde
!". |
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| Michel
ELOY (Site
PEPLUM - Images de l'Antiquité)
réagit à ce courrier : |
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| Tu
écris (et je croyais comme toi, ayant vu le
CLEOPATRE de Mankiewicz !), à propos de Césarion,
que la paternité de César
ne fait aucun doute. Or je découvre un paragraphe
assassin dans Pierre Cosme, Auguste, Perrin,
2005, p. 30) :
"Quelques jours plus
tard [après l'assassinat de Jules César],
la reine d'Egypte Cléopâtre VII, que
César avait logée dans une de ses
propriétés sur la colline du Janicule,
quitta à son tour l'Italie pour regagner
son royaume. D'après une lettre de Cicéron
à son ami Atticus, c'est peut-être
seulement lors d'une escale en Grèce, ou
en arrivant à Alexandrie, que la souveraine
aurait donné naissance, vers le 20 avril,
à un fils. La nouvelle parvint à Rome
avant le 11 mai et les Alexandrins surnommèrent
cet enfant Césarion en attribuant à
César une paternité qui n'allait pas
de soi, puisque le fils de la reine d'Egypte aurait
été conçu pendant que le dictateur
combattait les derniers Pompéiens en Hispanie
(NBP : Cicéron, Lettres à Atticus,
XIV, 20, 2; J. Carcopino, Passion et politique
chez les Césars, Paris, 1958, p. 30-56;
R. Etienne, [Jules César, Paris, 1997]
op. cit., p. 64-65 et M. Chauveau, Cléopâtre
: au delà du mythe, Paris, 1998, p. 52-53.)"
J'ignorais que Césarion
fut : 1) un fils posthume et 2) conçu in
absentia.
Une hypothèse plausible
serait que si César choisit Octave pour héritier
- plutôt qu'un Césarion - c'était
parce qu'il était fils de citoyen et citoyenne
romains. Césarion n'était qu'un métèque
par sa mère, reine de surcroît, ô
honte.
Avoir un pharaon pour héritier, c'était
avouer bien haut que le dictateur aspirait à
la royauté - ce dont il s'est toujours prémuni.
Qu'en penses-tu ?
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| RÉPONSE
: |
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| Je suis entièrement
d'accord avec toi : l'adoption d'Octave par César
ne signifie pas nécessairement que celui-ci
ne reconnaissait pas le fils de la
belle Cléo comme son fils. À mon
avis, c'est le contraire qui aurait été
étonnant : que le grand Jules proclame urbi
et orbi que l'enfant, né de ses amours
illégitimes (voire illégales) avec une
étrangère (le fait qu'elle était
reine constituant plutôt une circonstance aggravante),
bref que ce bâtard, que ce métis était
bien son fils et unique héritier.
Pour le coup, c'eût sans doute été
se couper radicalement de toute l'opinion publique
romaine, plèbe et Sénat confondus, et
se précipiter sous les poignards des assassins
bien avant les ides de Mars !
Certes, s'il avait vécu, César aurait
pu reconnaître Césarion
comme son fils et héritier sans braquer le
tout Rome contre lui. Mais il aurait d'abord fallu
faire venir cet enfant à Rome, l'éloigner
de sa mère, le couper de la "dépravation
égyptienne", afin de l'éduquer
"à la romaine" pendant une bonne
quinzaine d'années, histoire de transformer
ce demi-Grec, ce demi-Égyptien en authentique
membre de l'illustre gens Julia.
Il n'en demeure pas moins exact que la filiation
de Césarion restera toujours controversée.
Elle l'était d'ailleurs déjà
du temps du temps de Cléopâtre, et il
n'y a aucune raison pour que cela change : les siècles
qui se sont écoulés depuis les Ides
de Mars n'ont apporté aucun élément
susceptible de trancher cette vieille polémique,
que du contraire ! Toutefois, dans son excellent livre
sur Cléopâtre, Benoist-Méchin
s'est livré à une petite analyse, quasi-pédagogique,
du problème qui nous intéresse. Lui,
il penche plutôt pour attribuer à César
la paternité du fils aîné de Cléopâtre,
et il force est d'avouer que son explication - à
charge et à décharge - me paraît
frappée au coin du bon sens.
Voici ce passage :
"Sur cet enfant
royal, les historiens se sont divisés.
Pour les uns, Césarion est le fils de
César, sans contestation possible. Ils
affirment qu'il a été conçu
au palais de Lochias, que Cléopâtre
l'a porté dans son sein durant le voyage
d'Assouan et qu'il est né à Alexandrie
au début de juillet 47, au moment où
l'Imperator est parti pour Antioche.
(C'est même l'attente de cet heureux événement
qui l'a incité à prolonger son
séjour en Égypte.) Ils fondent
leur opinion sur un certain nombre de témoignages,
au premier rang desquels figurent ceux de Plutarque
et de Cicéron. Ce dernier, en effet,
demande à son ami Atticus, dans une épître
datée du 11 mai 44, « de lui donner
des nouvelles de la reine et du fils de César
». Sous la plume d'un homme aussi bien
renseigné, cette formule mérite
d'être prise à la lettre. Les tenants
de cette thèse invoquent également
deux faits importants. Le premier est qu'au
lendemain de l'assassinat de César, Antoine
a notifié officiellement au Sénat
que l'Imperator défunt «
a reconnu Césarion pour son fils ».
Le second est qu'Antoine et Cléopâtre
célébreront la majorité
de Césarion au début d'avril 30.
Pour les princes de sang royal, l'accession
à l'âge viril coïncidait en
général avec le dix-septième
anniversaire. Césarion serait donc bien
né en 47, le décalage de quatre-vingts
jours entre juillet et avril correspondant à
l'introduction du calendrier julien.
Mais pour les autres, la naissance de Césarion
se situerait non en juillet 47, mais aux alentours
du 20 avril 44, c'est-à-dire postérieurement
à la mort de César. Celui-ci n'aurait
donc pas pu le reconnaître pour son fils.
En outre, Césarion aurait été
conçu non à Alexandrie, mais à
Rome, à une époque où César
n'était pas dans la capitale, puisqu'il
était occupé à faire la
guerre en Espagne. Le père de Césarion
ne serait pas César, mais Antoine, qui
aurait profité de l'absence de son chef
pour faire une cour assidue à la reine
d'Égypte. Les tenants de cette thèse
s'appuient principalement sur un opuscule rédigé
par Caius Oppius, un ami de César, à
propos duquel Suétone nous fournit les
précisions suivantes « César
toléra que le fils auquel Cléopâtre
donna le jour fût appelé par son
nom. Quelques Grecs ont déclaré
que celui-ci ressemblait à César
par son allure et sa démarche. Antoine
a affirmé devant le Sénat que
César l'avait reconnu et que plusieurs
amis de César le savaient, parmi lesquels
Caius Matius et Caius Opius ; mais ce dernier,
comme si le fait avait besoin d'être établi
et prouvé, a publié un opuscule
dont le titre était : Il n'est pas
le /ils de César, celui dont parle Cléopâtre.
»
Les historiens des deux camps - ceux pour qui
Césarion est le fils de César
et ceux pour qui il est le fils d'Antoine -
ont défendu leur point de vue avec un
grand luxe d'érudition. Ils ont scruté
une foule de documents avec une telle minutie,
qu'on reste ébloui devant l'étendue
de leurs connaissances. Mais quand on a examiné
l'un après l'autre tous leurs arguments,
on finit par ne plus savoir à qui donner
raison. À force de déplacer les
dates de naissance et d'entremêler les
paternités, ils ont posé plus
de problèmes qu'ils n'en ont résolus.
Si Césarion était vraiment le
fils de César, comment se fait-il que
le vainqueur de Pompée ait adopté
Octave ? Et s'il était le fils d'Antoine,
comment se fait-il qu'Antoine ne l'ait jamais
reconnu comme tel ?
Une chose,
cependant, ressort de cette dispute :
ni les uns ni les autres - raisonnant
in abstracto - ne semblent avoir
tenu suffisamment compte de l'énormité
de l'enjeu, ni des passions du moment.
Pour tous les ennemis de César
- et plus encore pour certains de ses
amis comme Octave - il était indispensable
de ruiner les prétentions de Césarion
à l'héritage de l'Empire.
Pour le disqualifier, tous les moyens
étaient bons et, plus que tout
autre, celui qui consistait à affirmer
qu'il n'était pas le fils de l'Imperator.
Il se peut que ceux qui contestent sa
filiation aient raison. Mais force nous
est aussi de constater qu'à travers
deux mille ans d'histoire, le témoignage
de Plutarque (du moins celui quil
pore dans sa Vie de César [46 :
4], car dans sa Vie dAntoine [54
: 3], il est moins affirmatif) et les
déclarations d'Antoine ont pesé
plus lourd dans la balance des siècles
que les réticences de Suétone
et le démenti d'Opius.
Quant à Cléopâtre,
qui devait savoir mieux que quiconque
à quoi s'en tenir et dont les relations
avec Antoine auraient été
grandement facilitées si elle avait
pu le persuader que Césarion était
son fils, elle n'en a jamais rien fait,
convaincue que c'était l'âme
de César qui revivait en lui. -Sur
ce point, elle ne semble avoir éprouvé
aucun doute.
C'est pourquoi Weigall refuse de voir
en elle une créature démoniaque,
embusquée au fond d'un rutilant
repaire oriental et cherchant à
faire triompher une odieuse imposture
Elle lui apparaît bien plutôt
comme « l'épouse et la veuve
du puissant César, luttant courageusement
pour l'enfant né de leurs amours,
et s'efforçant à travers
lui d'unir l'Égypte et Rome »."
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(BENOIST-MECHIN, Cléopâtre
ou le rêve évanoui, Perrin,
1977)
|
Tout cela me paraît assez logique.
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| 2 Novembre 2005 |
| Jean
a écrit : |
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Dans
le cadre d'une étude sur le prophète
Daniel, je cherche à savoir quels sont
les peuples qui composaient l'empire romain.
En effet, la prophétie indique une composition
de 10 royaumes, peuples… qui cohabitent sans
pourtant être vraiment allies, un nouveau (on
prétend que c'est le pouvoir des chrétiens,
la nouvelle Rome), ce nouveau royaume prend le dessus
et ce faisant réduit le nombre de ces 10 royaumes
à sept.
Je reste perplexe car
l'empire romain après JC peut s'entendre comme
étant l'empire d'orient tout aussi bien que
l'empire d'occident voire les deux.
La récupération du titre de pontife
par les chrétiens et la quasi-abdication de
Constantin qui ne cesse d'accorder des concessions
peuvent donner à penser qu'il s'agit de l'empire
d'accident.
Merci de votre avis.
J'en suis persuadé, vous connaissez la thèse
de Huria Smith à ce sujet.
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| RÉPONSE
: |
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| Ben non, j'ai bien peur
que vous ne surestimiez mon érudition car je
ne connais absolument rien des thèses de ce
M. Huria Smith…
Je crains aussi de ne pas pouvoir vous livrer une
liste de tous les peuples qui composaient l'Empire
romain. Mais en tout cas, je puis vous assurer qu'i
y avait bien plus que dix ! Voyez, par exemple, la
Gaule avec sa presque infinie diversité de
peuples (les spécialistes récusent
aujourd'hui le terme "tribu").
Vous m'objecterez peut-être que toutes ces nations
gauloises pourraient être réunies sous
le seul vocable de Celtes. Je vous l'accorde
bien volontiers, mais alors, tournons nos regards
vers l'Asie mineure (Turquie actuelle) : au temps
de la conquête romaine, elle était peuplée
de Mysiens, de Lydiens, de Cariens, de Lyciens, de
Pamphyliens, de Pisidiens, de Phrygiens, de Paphlagoniens,
de Galates, de Lycaoniens, de Cappadociens, de Ciliciens,
etc…
Comme vous le voyez, établir une liste exhaustive
des peuples qui composaient l'empire romain
(sans omettre les Belges qui, comme de bien entendu,
furent de tous les plus braves) représenterait
une entreprise longue et complexe. |
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| 5 Novembre 2005 |
| Daphné
a écrit : |
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Je
suis étudiante en rhétorique (…)
en option latin. Pour ce cours, je dois réaliser
un travail pointu sur la 6e Philippique de Cicéron.
(…)
Malheureusement les informations, documents et pistes
manquent.
Au vu de la qualité de votre site, je me suis
dite que peut-être vous pourriez me venir en aide.
En vous remerciant d'avance. |
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| RÉPONSE
: |
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| Malheureusement, j'ai
bien peur de ne pas être le mieux placé
pour vous renseigner sur Cicéron et sa 6e Philippique.
En effet, mon site internet est surtout axé
sur les biographies des empereurs romains, et comme
bavard de Cicéron se trouve être, en
quelque sorte, "a la périphérie"
de ce sujet, je ne dispose pour ainsi dire pas de
documentation le concernant.
Bien sûr,
dans la notice biographique que j'ai consacrée
à Octave
(futur Auguste), l'allié
occasionnel de Cicéron qui le laissa
froidement tomber dès qu'il trouva plus
opportun de se rabibocher avec son rival Antoine,
j'évoque brièvement la mort du
célèbre orateur (voir ici : Clic
!). En outre, lors d'un échange de
correspondance avec un autre sympathique internaute
(voir ici : Clic
!), j'ai également eu l'occasion
de parler de ces fameuses proscriptions de 43
av. J.-C., fatales à l'auteur des Philippiques.
Peut-être ces brèves notations
vous aideront-elles à recadrer le contexte
historique et les enjeux politiques qui aboutirent,
d'une part, à la mort de Cicéron,
et d'autre part, à l'instauration du
second Triumvirat, prélude à la
main mise d'Octave sur l'État romain.
Au cas où vous ne les auriez pas déjà
repérées vous-même lors
de vos recherches, je me permets aussi de vous
indiquer ci-dessous ces quelques pages internet
plus spécifiquement dédiées
par Cicéron et à son œuvre
:
- Site "Méditerranées.net"
- Cicéron : Clic
!
(Voyez en particulier la Vie de Cicéron
de Plutarque : Clic
! et Cicéron et ses amis
de Gaston Boissier : Clic
!).
- Site "Remacle.org" - Histoire
de la littérature romaine de Paul
ALBERT (1871) - Cicéron : Clic
!
- Ac-Versailles - Le Musée vivant
de l'Antiquité - Cicéron : Clic
!
- Site "Noctes Gallicanae" - Marcus
Tullius Cicero : Clic
!
- Site perso "SOS Philosophie" -
Cicéron : Clic
!
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| 7 Novembre 2005 |
| Faustina
a écrit : |
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(…)
Je voulais simplement vous dire que je suis arrivée
sur votre site tout à fait par hasard…
En fait, à 29 ans et quelques mois, j'ai été
soudain prise d'un désir irrépressible
d'en apprendre un peu plus - oh, juste un peu - sur
cette impératrice Faustina selon laquelle j'ai,
paraît-il, été nommée,
celle qui a un temple à son nom dans le forum
romain.
En fait j'ai découvert
au moins trois Faustina, la belle-sœur d'Hadrien,
l'épouse d'Antonin (celle que je connaissais
de nom, donc), et l'épouse de Marc-Aurèle.
En fait j'ai cru voir parmi la liste des enfants de
cette dernière qu'il y avait une autre
impératrice qui s'appelait Quelquechose-Faustina,
épouse d'Élagabal, mais je ne l'ai pas
retrouvée sur la notice biographique consacrée
à ce dernier (j'ai peut-être
mal cherché !).
Quoi qu'il en soit, avoir été
nommée par deux impératrices, et de
tempérament si dissemblable (l'une célèbre
par son bon cœur, l'autre d'avantage par la façon
dont elle assumait ses désirs, si j'ai bien
compris ?) (Je déteste le mot nymphomane, qui
n'a pas d'équivalent masculin…), cela
suffit largement à mon ego. {…) |
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| RÉPONSE
: |
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| Cette troisième
Faustina, épouse d'Élagabal,
que vous évoquez est mentionnée
dans une intervention
de Gricca, l'un de mes fidèles
correspondants.
Selon lui (une info qui ne se retrouve
pas dans toute ma documentation, mais
je fais confiance à sa vaste érudition),
une certaine Annia Faustina, petite-fille
de Marc Aurèle et de Faustine II
la Jeune, aurait bien épousé
en 221 cet allumé d'Élagabal…
Enfin bien épousé,
c'est façon de parler vu l'orientation
sexuelle dudit Élagabal, qui préférait
nettement les garçons costauds
aux jeunes filles en fleur (il aurait
d'ailleurs convolé en justes noces
homosexuelles avec son conducteur de chars
favori, Hiérocles - voir ici :
Clic
!).
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DEUX ANNIA
FAUSTINA POUR LE PRIX D'UNE ?
Voyez ici : Clic
! |
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| 11 Novembre 2005 |
| Léa
a écrit : |
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| Connaîtriez-vous
des sites sur Pline le jeune ainsi que Pline
l'Ancien, agrémentés de représentations
de ces deux hommes. |
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| RÉPONSE
: |
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| J'ai donc été
jeter un cop d'œil sur la Toile et j'ai sélectionné
quelques sites qui me paraissent intéressants.
Je vous les livre, en espérant qu'ils ne feront
pas double emploi avec ceux qui vous auriez trouvés
vous-même :
PLINE L'ANCIEN :
- Encyclopédie Wikipédia - Pline l'Ancien
: Clic
!
- Encyclopédie de l'Agora - Pline l'ancien
: Clic
!
- Site BNF - Biographie de Pline l'Ancien : Clic
!
- Site Orbis romanum - Pline l'Ancien : Clic
!
- MEMO - Le site de l'Histoire - Pline l'Ancien
: Clic
!
- Site Imago Mundi - Dictionnaire biographique -
Pline l'Ancien et Pline le Jeune : Clic
!
- Site decobed.club.fr - Mort de Pline l'Ancien
au Vésuve (extrait des lettres de Pline le
Jeune) : Clic
!
- Site Remacle.org - l'Histoire naturelle de Pline
l'Ancien : Clic
!
- Site Terra Antiqua - Extraits de l'Histoire naturelle
de Pline l'Ancien (géographie) : Clic
!
- Site Dicocitations - Citations de Pline l'Ancien
: Clic
!
PLINE LE JEUNE :
- Encyclopédie Wikipédia - Pline le
Jeune : Clic
!
- Site ATRIUM - Pline le Jeune : Clic
!
- Site Imago Mundi - Dictionnaire biographique -
Pline l'Ancien et Pline le Jeune : Clic
!
- Site Interna Selecta - œuvres de Pline le
Jeune : Clic
!
- Site Dicocitations - Citations de Pline le Jeune
: Clic
!
Quant aux représentations de ces deux écrivains,
c'est en en vain que farfouillé dans ma documentation
à la recherche de leur portrait - même
"moderne". En revanche, sur le Net, comme
vous le constaterez en consultant les liens référencés
co-dessus, les représentations du tonton Pline,
l'amiral curieux des secrets de la nature, abondent,
tandis que celles du neveu font cruellement défaut.
En fait, tout ce que j'ai trouvé le concernant,
c'est cette couverture d'un livre censée représenter
ce littérateur ami de Trajan : www.uhb.fr
(image : Clic
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| 12 Novembre 2005 |
| Fabio
a écrit : |
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Objet
: pièces romaines
Si vous allez un jour à
Conegliano (près de Treviso - Italie),
il y a une tour qui contient d'immenses collections
de monnaies (dont une représente l'empereur
Hadrien avec son ami Antinoüs)
NOTE
DU WEBMASTER :
Sur le Museo civico de Conegliano
: Clic
! et Clic
! |
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