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Septembre 2005 (page 3/3)
Sommaire du mois de Septembre : Clic
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| 28 Septembre 2005 |
| Hélène
a écrit : |
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Je
suis intriguée par vos affirmations concernant
les frères et sœurs de Jésus
dans votre article sur Judas
de Gamala. La citation sur laquelle vous vous
fondez ne saurait constituer une preuve. Vous n’êtes
pas sans savoir que, chez les Juifs de l’époque,
la famille se confondait avec la tribu (il y en avait
douze en Israël), c’est pourquoi, par exemple,
on a pu appeler Jésus le fils de David.
Quand on parle de frère ou de sœur ce
n’est absolument pas au sens restreint. D’ailleurs
cette acception est encore en vigueur dans nos banlieues
françaises.
Voyez plutôt en Jean
19, 25 « Or près de la croix de Jésus
se tenait sa mère et la sœur de sa mère,
Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala ».
La mère de Jésus s’appelle Marie,
et vous voyez que l’évangéliste
parle d’une autre Marie comme étant sa
sœur : il est peu probable que des parents manquent
à ce point d’imagination pour appeler
leurs deux filles Marie ! Il s’agit donc bien
de l’acception élargie du terme et non
de l’acception restreinte. Par ailleurs, si
Jésus avait eu un frère, c’est
évidemment à lui qu’il aurait
confié sa mère et non au disciple Jean. |
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| RÉPONSE
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| Dans les années
'70, le brave abbé qui tentait de nous inculquer,
à mes condisciples et à moi, les rudiments
de la Sainte Foi catholique, apostolique et romaine,
avait coutume d'affirmer, péremptoirement,
que les frères de Jésus
qu'évoquent les Évangiles, ne pouvaient
bien évidemment être que ses cousins,
que c'était comme cela et pas autrement,
et qu'il fallait être débile mental,
ou avoir le diable chevillé au corps pour oser
penser le contraire !
Faut dire que la fine pédagogie n'était
point son fort, à notre abbé !
C'est le même genre d'argument-massue que je
retrouve dans ma vieille Bible. Le verset de Luc indiquant
que Marie "mit au monde son fils premier-né"
(Luc, 2 : 7), qui pourrait pourtant donner penser
aux esprits mal tournés et aux mécréants
de tout poil que Jésus ne serait que l'aîné
d'une plantureuse marmaille, se voit aussitôt
corrigé d'une note explicative comminatoire
: "Premier né : et unique tout à,
la fois, puisque Marie est restée perpétuellement
vierge".
Naturellement ! Cela va de soi ! Rome a parlé
et l'affaire est jugée ! On se demande quel
genre de moquette saint Luc avait fumé pour
perdre de vue ce dogme élémentaire de
la virginité perpétuelle de Marie !
Mais il est vrai qu'à ses heures, il brossait
de fort jolis tableaux et, c'est bien connu, les grands
peintres ont parfois tendance à s'emmêler
les pinceaux…
Mais trêve de plaisanterie (excusez-moi d'ailleurs
si vous ne les trouvez pas des plus fines).
De nos jours, je crois que l'immense majorité
des exégètes, toutes confessions confondues,
athées ou croyants, admettent d'existence de
frères (et de sœurs) selon la chair
de Jésus. Le plus connu de ces frères
étant Jacques dit "le Juste", chef
de la communauté judéo-chrétienne
de Jérusalem jusqu'à sa mort, vers 62
ap. J.-C.
Il est vrai qu'il paraît quand même assez
difficile de faire dire aux Évangiles autre
chose que ce qu'ils disent réellement. En effet
ceux-ci s'acharnent comme à plaisir à
opposer une famille biologique proche (et non un clan
élargi), composée de la mère,
des frères et des sœurs de Jésus,
à la famille spirituelle de ses apôtres
et disciples.
Par exemple :
- "Après cet exposé des paraboles,
Jésus partit. Il se rendit dans sa ville
et y enseignait dans la synagogue, si bien que tous
disaient avec étonnement : « D'où
lui viennent cette sagesse et cette puissance miraculeuse
? N'est-ce pas le fils du charpentier ? Marie n'est-elle
pas sa mère ? Jacques, Joseph, Simon et Jude
ne sont-ils pas ses frères ? Toutes ses sœurs
vivent au milieu de nous…" (Matthieu,
13 : 53-56)
- "Sa mère et ses frères
arrivèrent, et
du dehors, le font appeler. La foule était
assise autour de lui. On lui dit : « Ta
mère et tes frères sont là-dehors,
et ils te cherchent. » Et il leur répondit
: « Qui sont ma mère et mes frères
? » Et portant ses regards sur la foule qui
l'entourait : « Voici ma mère et mes
frères. Celui qui accomplit la volonté
de Dieu, celui-là est mon frère, ma
sœur, et ma mère. »"
(Marc, 3 : 31-35).
- "La fête des Juifs approchait.
Ses frères lui dirent : « Pars d'ici,
va en Judée (…), manifeste-toi
au monde. » En effet, ses frères eux-mêmes
ne croyaient pas en lui." (Jean, 7 : 2-5).
- "En arrivant, ils montèrent dans
le cénacle où ils séjournaient.
C'étaient Pierre et Jean, Jacques, André,
Philippe, Thomas, Barthélemy, Matthieu, Jacques
fils d'Alphée, Simon le Zélote, et
Jude, frère de Jacques. ET tous, d'un seul
cœur, persévérèrent dans
la prière en compagnie des femmes, de Marie,
la mère de Jésus, et de ses frères."
(Actes, 1 : 13-14).
Par parenthèse, il ne faut pas nécessairement
croire sur parole les auteurs de ces textes lorsqu'ils
postulent le non-ralliement de sa famille au message
de Jésus. Ces insinuations perfides pourraient
tout aussi bien représenter la trace scripturaire
de bisbrouilles entre les communautés chrétiennes
se réclamant des apôtres et celles qui
procédaient d'une tradition détenue
par la famille biologique de Jésus. Dans le
contexte de la lutte d'influence idéologique
entre chrétiens hellénistes "progressistes",
regroupés autour de Paul, et les judéo-chrétiens
"traditionalistes" dont Jacques fut le chef,
qui caractérisa les premiers temps du christianisme,
les premiers avaient évidemment tout intérêt
à tenter de dénigrer les seconds en
les montrant peu enclins à suivre leur fils
ou frère dans sa folie messianique.
Ce qui, probablement, ne correspondait pas nécessairement
à la réalité des faits puisque
Jacques, frère de Jésus, s'empara des
rênes de la communauté judéo-chrétienne
de Jérusalem très tôt après
la mort tragique de son frérot.
Mais revenons-en à ces frères et sœurs
qui tant vous chagrinent.
Leur présence dans les Saintes Écritures
n'est devenue gênante que bien après
la rédaction de ces textes, quand s'imposa
le dogme d'un Jésus, fils unique de Dieu et
né d'une femme restée perpétuellement
vierge. À ce moment, sa famille biologique
- réelle et historique - apparut comme incompatible
avec les affirmations - théologiques - de la
transcendance absolue d'un Christ procédant
directement de la Divinité et de la virginité
perpétuelle de Marie. C'est alors que les commentateurs
de la Bible imaginèrent des subterfuges, plus
ou moins convaincants, pour évacuer cette encombrante
Sainte Famille. Saint Jérôme, par exemple,
expliqua que les prétendus frères de
Jésus ne seraient en fait que les fils d'une
autre Marie, et donc ses cousins. Et ses
partisans de souligner, comme vous le faites, que
dans la culture sémite, cette notion de fraternité
s'étend largement, au point que l'hébreu
ne distingue pas clairement frères et cousins.
Ben oui… mais les Évangiles furent écrits
en grec, langue où un vocabulaire précis
permettait de distinguer clairement frères
et cousins, et l'on ne comprend pas très clairement
pourquoi leurs rédacteurs auraient entretenu
une ambiguïté susceptible de devenir si
gênante pour des générations de
croyants.
Quant à cet autre texte que vous évoquez,
celui dans lequel Jésus, agonisant sur croix,
confie sa mère Marie au disciple qu'il
aimait, voici ce qu'en pense Jean-Pierre Lemonon
(Professeur à la faculté de théologie
de l'Université catholique de Lyon) :
"Parfois on dit que si Jésus avait
eu des frères et des sœurs, il n'aurait
pas eu besoin de confier sa mère au disciple
qu'il aimait. Là, je crois que l'on passe tout
à fait à côté du sens du
texte. et on le réduit à une espèce
de geste filial. Le texte a un tout autre sens : Jésus
est un train de constituer une nouvelle communauté,
dans laquelle sont rassemblés disciples et
membres de sa famille, redisant par là que
le vrai disciple ou le vrai membre de sa famille,
c'est celui qui se comporte comme le disciple qu'il
aimait." (Transcription de l'émission
TV L'origine
du Christianisme - Jacques, frère de Jésus). |
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| Hélène
réécrit : |
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Je
vous remercie de votre réponse. J’apprécie
votre style, c’est la raison pour laquelle j’ai
dirigé mes latinistes de troisième sur
votre site, à l’occasion d’une
séance « informatique ». Mais,
sur cette question, vous donnez davantage l’impression
de régler vos comptes avec les curés,
que de rechercher le fin mot de l’histoire.
D’abord, vous n’avez
pas pris en compte la citation que je vous ai transmise
concernant « Marie, mère de Jésus
et sa sœur Marie, femme de Cléophas
» qui confirme mon argument en faveur de l’acception
élargie des termes évoquant les membres
de la famille.
Ensuite, vous me dites que
l’Évangile est écrit en grec,
assurément, et c’est ainsi que je l’ai
lu. Mais ce n’est pas le grec d’Homère,
ni celui de Démosthène, c’est
le grec de la Koiné, de ceux qui parlent
grec dans les régions qui ont subi l’influence
grecque. Dans mon collège, à Créteil,
quand un de mes élèves me dit «
c’est de la carotte », cela n’a
rien à voir avec celle que vous mangez ! Bon
d’accord, l’exemple est un cas extrême,
mais c’est du même ordre. Jean et Luc
n’écrivaient pas en mauvais grec, mais
ils utilisaient des mots grecs dans un contexte qui
ne l’était pas ou plus, et ils ne s’adressaient
pas à des professeurs de littérature.
Allez donc en Côte d’Ivoire chercher les
frères de quelqu’un… et pourtant
ils parlent le français, qui distingue clairement
entre frère et cousin.
En revanche, je vous remercie
de la précision que vous apportez par la voix
de M. Lemonon, qui apporte au geste de Jésus
un sens bien plus riche que celui que je lui supposais.
Notez que cela éclaire également la
citation « Celui qui accomplit la volonté
de Dieu, celui-là est mon frère, ma
sœur, ma mère ». Jésus
lui-même, vous en conviendrez, donne donc à
ces mots une acception élargie !
Autre remarque : Saint Luc
n’a pas probablement pas écrit «
fils premier-né » par inadvertance.
Ce détail trahit plus vraisemblablement le
souci de montrer que la naissance du Christ accomplit
une prophétie « voici que la vierge (parthénos
en grec) concevra et enfantera un fils » (Isaïe
7,14). Chez lez Juifs, le premier-né représente
la bénédiction de Dieu sur un couple,
et d’après la loi de Moïse, il est
consacré à Dieu (Luc 2, 23). Noter que
Jésus est « premier-né »
est une manière, pour l’évangéliste,
de souligner sa dignité. La critique historique,
que je ne remets pas en cause et dont j’apprécie
par ailleurs les apports, a tendance à lire
les évangiles comme des biographies, alors
que ce n’est pas leur ambition, puisque leur
nom lui-même signifie non pas « vie
de Jésus » mais « bonne
nouvelle de Jésus ». Au lieu de
chercher ce qui, dans la lettre du texte, pourrait
ne pas correspondre à une vérité
historique au sens scientiste du terme, il vaudrait
mieux, à mon sens, si l’on veut comprendre
le texte, partir de son fonctionnement propre et ne
pas omettre de prendre en compte le contexte dans
lequel il a été écrit. C’est
la même chose pour Homère ! |
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| RÉPONSE
: |
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| Je crains bien que,
tout en restant courtois, comme il se doit entre les
gens bien élevés que nous sommes, nos
opinions divergent trop pour être jamais conciliables.
Même après des dizaines de mails, je
ne pense pas que vous parveniez à me convaincre
de la pertinence de vos arguments… Pas plus
que je ne parviendrai à vous rallier aux miens
!
Toutefois, vous comprendriez sans doute mieux les
positions que je défends (sans y être
arc-bouté puisque, précisément,
elles ne me sont pas réellement propres) en
visionnant la très intéressante série
TV"L'origine
du Christianisme de Gérard MORDILLAT et
Jérôme PRIEUR, ou (probablement, car
je ne l'ai pas encore lu) en parcourant le livre tiré
de ces émissions. En effet, l'essentiel des
thèses reprises dans mon mail précédent
sont inspirées d'extraits du deuxième
épisode de cette série, précisément
intitulé Jacques, frère de Jésus.
Ne croyez pourtant pas que j'ai éludé
votre remarque sur cette Marie, sœur de la Vierge,
présente au pied du Golgotha. En réalité,
si je n'ai rien dit à son sujet, c'est que
je n'ai rien de trouvé de très convaincant
- ni de très pertinent par rapport au sujet
qui nous intéresse - sur cette gente dame.
André-Marie GÉRARD, auteur d'un Dictionnaire
de la Bible (Éd. Robert Laffont, coll.
Bouquins) - qui, par parenthèse se refuse,
comme vous, à voir autre chose dans les frères
de Jésus que ses cousins - considère
que cette Marie de Clopas serait la mère
de Jacques le Mineur (dit aussi, Jacques d'Alphée).
Cet Alphée ou Clopas (ou Cléophas) n'étant
rien moins que le frère de saint Joseph. Comme
le monde est petit ! Cela signifierait alors que cette
Marie de Clopas, mère de Jacques le Mineur,
serait la belle-sœur de la Sainte Vierge.
À ce moment, je vous imagine toute contente
: "Vous voyez bien, me dites-vous par
télépathie, que les Évangiles
parlent de famille élargie puisque la prétendue
« sœur » de Marie est en réalité
sa « belle-sœur »".
N'étant pas contrariant pour un sou, en l'occurrence,
j'en conviens volontiers… Bien qu'il me semble
qu'il faille quand même un peu (beaucoup) solliciter
les textes évangéliques pour transformer
le fils de cette Marie de Clopas en frère
de Jésus (entendez, son cousin).
En effet, il faudrait pour cela que ce fameux Clopas
(ou Cléophas) et Alphée ne fassent qu'une
seule personne, et d'autre part, rassembler un seul
individu deux personnages apparemment distincts :
Jacques d'Alphée (dit Jacques le Mineur)
et Jacques dit le frère du Seigneur.
Une construction qui, à première vue,
me paraît assez alambiquée (même
si c'est celle que propose - qu'impose ? - l'exégèse
catholique la plus traditionnelle) et qui, de surcroît,
ne cadre pas avec certains passages des Écritures.
Voyez par exemple ces versets des Actes (1 : 13-14)
déjà cités ci-dessus : "En
arrivant, ils montèrent dans le cénacle
où ils séjournaient. C'étaient
Pierre et Jean, Jacques, André,
Philippe, Thomas, Barthélemy, Matthieu, Jacques
fils d'Alphée, Simon le Zélote,
et Jude, frère de Jacques. Et tous, d'un seul
cœur, persévérèrent dans
la prière en compagnie des femmes, de Marie,
la mère de Jésus, et de ses frères."
Ce texte distingue clairement les deux apôtres
nommés Jacques (Jacques, fils de Zébédée,
dit le Majeur, et Jacques, fils d'Alphée,
dit le Mineur) des frères de Jésus,
parmi lesquels se trouvait sans doute un autre Jacques…
A priori, je préfèrerais donc rester
au ras des pâquerettes des textes des Évangiles
et y voir à l'œuvre trois Jacques distincts
:
- Jacques, fils de Zébédée,
apôtre éminent (il assista à
la Tansfiguration avec Pierre et Jean), qui aurait
été exécuté sur ordre
d'Hérode Agrippa vers 41-44 ap. J.-C.
- Jacques le Mineur, dont on ne sait pas
grand-chose si ce n'est qu'il fit partie des Douze.
Si cela peut vous faire plaisir, je veux bien admettre
qu'il fut le neveu de saint Joseph et donc le cousin
de Jésus… enfin d'une certaine façon,
puisque Jésus est avant tout fils de Dieu.
- Enfin, Jacques, frère de Jésus,
qui s'imposa comme le chef de la communauté
judéo-chrétienne de Jérusalem.
Juif pratiquant, fort pieux, il finit lapidé
à Jérusalem, à l'instigation
du grand prêtre Ananias, vers 64-65 ap. J.-C.
(Pour être complet, on peut encore signaler
l'existence d'un quatrième Jacques, frère
ou père de l'apôtre Jude. Il est mentionné
dans Luc [6 : 16] ainsi que dans les Actes [1 :13],
mais à part cela, on ne sait vraiment rien
de lui).
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POST-SCRIPTUM
Peu après avoir répondu à
cette correspondante, m'est revenu en mémoire
un splendide roman qui aborde - un peu par la
bande, il est vrai - le problème de ces
très controversés frères
(et sœurs) de Jésus. J'en citerais
volontiers un extrait si je ne craignais de
dévoiler le dénouement final.
Je me contenterai donc de reproduire le texte
de la 4e de couverture et de recommander vivement
la lecture de ce passionnant bouquin, à
la fois amusant, érudit et gourmand (mais
oui !), à tous les internautes curieux
de belles énigmes historico-religieuses
comme le suaire de Turin, les manuscrits de
la Mer Morte… ou le frère Jacques
de Jésus.
Jacques
Neirynck
LE MANUSCRIT DU SAINT-SÉPULCRE
(Editions du Cerf,
1996)
Peut-on imaginer dans l'Église
un événement qui provoque
autant de remous que la chute du
mur de Berlin ?
Un prix Nobel de physique se lance
dans une enquête pour résoudre
les problèmes de datation
du Suaire de Turin. Mais, d'hypothèses
en découvertes, le savant
se trouve emporté beaucoup
plus loin qu'il l'imaginait. Un
texte ancien trouvé lors
de fouilles archéologiques
fait l'effet d'une bombe. Comme
la découverte des manuscrits
de la Mer Morte, il semble un moment
remettre en question les fondements
de la foi chrétienne. Il
ne fait qu'appeler Église
à la conversion, à
une redécouverte des exigences
de l'Évangile… jusqu'à
l'élection d'un pape surprenant.
Sous le mode du roman, Jacques
Neirynck propose une réflexion
suggestive sur la place de Église
dans un monde médiatique
et scientifique. Comme dans un roman
policier, le lecteur est tenaillé
par le désir de comprendre,
de découvrir la solution…
mais chaque découverte suscite
une nouvelle question.
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| Jacques
NEIRYNCK est professeur d'électricité
à l'École polytechnique
de Lausanne. il est l'auteur de nombreux
ouvrages scientifiques, de plusieurs
essais dont la Première épître
aux techniciens, d'un roman, Quand
Malville explosa. |
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Depuis, Jacques NEIRYNCK a aussi publié
(entre autres titres) :
- Le siège de Bruxelles (Desclée
de Brouwer 1996)
- Les cendres de Superphénix
(Desclée de Brouwer, 1997)
- L'ange dans le placard (Desclée
de Brouwer, 1999)
- La Prophétie du Vatican (Presses
de la Renaissance 2003)
Voyez aussi, sur le Web :
- interbible.org - le Manuscrit du Saint-Sépulcre
: Clic
!
- quarante-deux.org - Le Manuscrit du Saint-Sépulcre
: Clic
!
- loiseleur.com - Jacques Neirynck : Le Manuscrit
du Saint-Sépulcre : Clic
!
- cheminot.etsmtl.ca/robertgervais/ - Le Manuscrit
du Saint-Sépulcre de Jacques Neirynck
: Clic
!
- BCU - Ecrivains vaudois - Jacques Neirynck
: Clic
!
- home.worldcom.ch/pdelacre - Jacques Neirynck
: Clic
!
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| 30 Septembre 2005 |
| Kevin
a écrit : |
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Je
me permets d'apporter une précision concernant
le moyen mnémotechnique qui
vous avez conseillé à Agathe (voir
ici : Clic
!).
Ici, au collège, mon professeur de latin nous
avait également fait part de la même
technique, mais sous une forme différente;
lui disait "Cesauti Caclaune Galovi
Vestido", ce qui devient : "César,
Auguste, Tibère / Caligula,
Claude, Néron / Galba,
Othon, Vitellius / Vespasien,
Titus, Domitien".
Peut-être est-ce
à force de la répéter pour me
rappeler les noms des empereurs, mais j'ai bien plus
de facilité à prononcer (et donc à
me remémorer) celui-là qu'avec celui
que vous proposez
J'ai également tenté
de prolonger cette liste aux autres empereurs, mais
cela sonne étrangement moins bien, moins "latin"
: "Netraï(h)a Antomaluve Compedi
Secamélal" : Nerva,
Trajan (je me suis servi du fait que, dans
l'alphabet romain, le "i" et le "j"
ne faisaient qu'un), Hadrien / Antonin,
Marc-Aurèle, Lucius Ve
rus / Commode, Pertinax, Didius
Julianus / Septime (Sévère),
Caracalla, Macrin, Elagabal,
Alexandre (Sévère)
À vous de voir quoi
faire de cela ! |
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| RÉPONSE
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| Merci, Kevin, pour cette
amusante contribution à la mémoire posthume
des empereurs romains !
Du reste, dans le
courrier que vous évoquez, je n'avais guère
fait que "piquer" sur le Web ce fameux "césautica
claunégalo vivetido". Comme je l'ai
d'ailleurs signalé à cette occasion,
personnellement - mais je suis peut-être un
peu masochiste sur les bords -, je trouve ce moyen
mnémotechnique finalement moins commode (sans
jeu de mots) que la sèche énumération
des empereurs. "Pourquoi faire simple quand
on peut faire compliqué ?", conclus-je
alors.
Toutefois, ce n'est là que mon opinion personnelle.
Il est possible, et même probable, que votre
ingénieuse (quoique assez sibylline) devise
sur les empereurs des IIe et IIIe siècles aidera
des internautes en panne sèche d'inspiration
impériale romaine.
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