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Août 2005 (page 2/2)

Sommaire du mois d'Août : Clic !

 
24 Août 2005
Élodie a écrit :
 

Je suis tombée sur ton site en cherchant comment confectionner une toge romaine. Je suis moi-même une passionnée de l'histoire romaine. Mais je n'arrive pas à trouver les mesures exactes d'une toge et la façon de la draper ? Si, par hasard, tu avais une info…

 
 
 
RÉPONSE :
 

Outre ces deux pages internet (Clic ! et Clic !), j'ai trouvé, dans un bon bouquin de Catherine SALLES, ces renseignements, d'ordre assez général, mais qui te seront peut-être utiles :

"Mille et une manières de porter sa toge
Si les gens en deuil revêtent une toge brune, la toge se porte généralement blanche. Mais elle n'est pas particulièrement éclatante ; aussi, les candidats aux élections ont pris l'habitude de faire blanchir leur toge à la craie pour qu'on les distingue facilement dans la foule… Certaines toges ont des signes distinctifs la toge « prétexte », bordée d'une bande de pourpre, est réservée aux magistrats. Quant à l'empereur, il revêt une toge entièrement pourpre.
La toge, le plus souvent confectionnée avec de la laine écrue, se présente comme un grand demi-cercle de plus de 6 mètres de long que l'homme enroule autour de son corps selon des règles précises. Il est difficile d'ajuster avec élégance la toge, et on n'y parvient qu'avec l'aide d'un esclave. On place un tiers de l'étoffe sur l'épaule gauche, puis on remonte le reste vers l'épaule droite en formant un pli arrondi. On serre le tissu sur la poitrine en formant une sorte de ceinture, et le reste de la toge est rejeté derrière l'épaule droite. En cas de pluie, il est possible de se couvrir la tête avec ce pan du vêtement. Les plis qui se forment sur la poitrine servent souvent de poche dans laquelle on glisse de petits objets. Toutefois, elle est considérée comme un vêtement encombrant, lourd, chaud, laissant peu de liberté au bras gauche. Aussi, pendant l'Empire, ne la porte-t-on plus à Rome dans la vie courante. Cependant les clients qui, le matin, viennent saluer leur patron doivent prouver leur citoyenneté en portant la toge. Lors des grandes manifestations publiques, comme les jeux, des édits impériaux imposent aux citoyens de la revêtir, sous peine de punition. Les provinciaux, fiers de témoigner ainsi de leur qualité de citoyens, la portent beaucoup plus fréquemment que les habitants de Rome.
"
(Catherine SALLES, La vie des Romains au temps des Césars, Larousse, 2004)

toge romaine

Et dans un autre livre de Catherine SALLES, ce texte de l'orateur Quintilien (Ier siècle ap. J.-C.) qui décrit la façon correcte de porter ce vêtement de cérémonie qu'était la toge :

"Pour la toge elle-même, je voudrais qu'elle soit ronde et bien coupée à la mesure, autrement elle sera irrégulière à bien des égards. Par-devant, elle doit s'arrêter à mi-jambe et par-derrière un peu plus haut, en proportion de la longueur de la tunique. Le pli sera très élégant s'il est un peu au-dessus du bas de la tunique et, de toute façon, ne doit pas être au-dessous. L’autre pli, qui passe, comme un bouclier, obliquement de droite à gauche, ne doit pas être trop serré ou trop lâche. La portion de la toge que l'on dispose ensuite doit tomber un peu plus bas. En effet, elle se disposera mieux et gardera sa place. Une partie de la tunique doit être tirée en arrière afin qu'elle ne tombe pas sur le bras au moment de la plaidoirie. Son pli doit être rejeté sur l'épaule et il n'est p inconvenant de jeter l'extrémité par-derrière. D'autre part, il ne faut pas couvrir l'épaule et l'ensemble du cou, autrement le vêtement sera trop serré et fera perdre toute la dignité qui existe dans l'ampleur de la poitrine. Le bras gauche doit pouvoir se lever de façon à former un angle droit avec l'épaule en avant les deux parties de la toge qui tombent à longueur égale des deux cotés."
(QUINTILIEN, De l’institution oratoire, XL, 3, 137-141 - in Catherine SALLES, L’Antiquité romaine, Larousse, 2002).

 

livre salles
 
 
26 Août 2005
Alain a écrit :
 

Je voudrais vous conseiller la lecture d'un livre très bien fait sur l'origine du christianisme. Il s'agit de Jésus après Jésus de Gérard MORDILLAT et Jérôme PRIEUR aux éditions du Seuil.

livre jesus apres jesus
 
 
 
RÉPONSE :
 

Oui, je connais le livre de MORDILLAT et PRIEUR… sans pourtant l'avoir jamais eu entre les mains. J'ai en effet visionné avec un intérêt passionné les émissions TV dont ce bouquin est tiré (à moins que ce ne soit l'inverse). Cette série, intitulée L'Origine du Christianisme, fut diffusée en 2004 sur la chaîne franco-allemande ARTE et est disponible en DVD.
Je suis par ailleurs également un très grand fan de la série Corpus Christi", réalisée en 1997 par le même tandem, à laquelle je me réfère maintes fois dans mes pages internet. A ce qu'il paraît, cette série aussi va tout prochainement être disponible en DVD (voir le site d'ARTE - Section Boutique).

dvd corpus christi dvd mordillat et prieur
 
 
 
26 Août 2005
Olivier a écrit :
 
C'est en recherchant en quelle langue ont été écrits les évangiles apocryphes de Nag Hamadi, découverts en 1945, que je suis tombé sur votre site.
Mais je ne trouve pas la réponse à ma question…
 
 
 
RÉPONSE :
 

Si j'en crois le Dictionnaire du christianisme ancien (éditions Brépols, 1994), la majeure partie des 45 traités gnostiques (répartis sur 14 codex du IVe siècle), découverts en 1945 à Nag Hamadi, étaient rédigés en copte, langue nationale des indigènes égyptiens. Le reste de la collection était en grec, la langue parlée à Alexandrie, capitale culturelle de l'Égypte hellénistico-romaine.

 
 
 
28 Août 2005
Gricca a écrit :
 

A l’heure de Benoît XVI, pourquoi parler d’un pape totalement ignoré,
nommé Antéros (235-236) ?

NB : [J’emploie le mot « pape » par commodité, mais, à l’époque et jusqu’au IVe siècle, il n’était appelé qu’évêque de Rome]

Dans « L’Eglise des premiers siècles » [Perrin 1999], l’auteur, Maurice Vallery-Radot, dit sur ce pape : « Anteros passa comme un météore (235-236) » et c’est tout ! Il est vrai que les sources historiques ne sont pas particulièrement riches en renseignements sur lui, d’autant que le Liber Pontificalis (rédigé par des clercs à partir du VIe siècle) et le Catalogue Libérien (dressé en 354 par le scribe Furius Dionysius Philocalus) ne fournissent à son sujet que des notices incertaines et contradictoires. Plusieurs raisons en fait obligent à parler d’Antéros. Tout d’abord de tous les papes qui se sont succédés durant l’empire romain jusqu’en 476, il eut le pontificat le plus court : du 21 novembre 235 au 3 janvier 236 et que celui-ci eut la particularité de se dérouler alors que son prédécesseur, Pontien, était encore en vie. Mais aussi c’est Antéros qui, le premier, aurait été enterré dans cette crypte dite « des papes » des catacombes de Calixte et, de plus, sa pierre tombale serait la plus ancienne inscription (rédigée en grec suivant l’usage officiel de l’Eglise du IIIe siècle) mentionnant non seulement un pontife romain, mais même un responsable du clergé : « Antéros - Evêque ».

Qui donc fut ce pape « météore » à avoir bénéficié d’un tel honneur ?. En 235, le nouvel empereur Maximin le Thrace, qui venait, près de Mayence, de se débarrasser, par l’assassinat, d’Alexandre Sévère, s’empressait de prendre le contre-pied de la politique bienveillante de son prédécesseur envers les chrétiens en s’attaquant à la hiérarchie de l’Eglise qu’il considérait comme favorable aux Sévères. Maximin dépêcha à Rome des ordres pour cela et le pape de l’époque, Pontien (230-235), fut arrêté et condamné « ad metalla », c’est-à-dire aux mines, et envoyé en Sardaigne. Arrivé sur place, le pape se rendit compte qu’il ne reviendrait pas vivant de son exil en raison des dures conditions de vie et du climat, et, pour que son absence définitive ne mît pas en difficulté dans un moment aussi difficile la gestion de l’Eglise de Rome, qui s’était rapidement développée depuis le temps de Commode (180-192), il renonça à son pontificat le 28 septembre 235. C’est la première démission papale qui ne sera imitée qu’une seule fois par Célestin V en 1294.
Presque deux mois plus tard, le 21 novembre 235, l’Eglise lui trouvait un successeur en la personne d’Antéros, dont le nom suppose une origine grecque.
On ne sait rien de son très court pontificat sinon qu’il aurait donné un évêque à la ville de Fondi à l’extrême sud du Latium. Le passage du Liber Pontificalis qui relate le motif de son martyre est fort obscur et donne lieu à diverses conjonctures. Il semble que dans le but d’honorer les martyrs l'Eglise ait cherché à collecter les copies des procès-verbaux d’interrogatoires de fidèles morts pour leur foi afin de les déposer dans ses propres archives. Anteros, en voulant acheter aux greffiers les actes du procès d’un certain Maxime, prêtre que l’on disait mort pour la foi chrétienne, aurait commis une imprudence qui lui valut d’être arrêté et jeté en prison où il dut mourir le 3 janvier 236, puisque le Catalogue Libérien dit qu’il « s’endormit dans le Seigneur » ce qui écarte une mort violente par le bourreau.
Il est le premier pape à être enterré dans une crypte nouvellement achevée des catacombes de Calixte, celle dite des papes. Sa tombe fut très modeste : un simple loculus creusé dans le tuf.
Son successeur Fabien, élu le 10 janvier 236, eut un des plus long pontificat du IIIe siècle, il sera décapité le 20 janvier 250 durant la persécution de Dèce. C’est lui qui, avec son clergé, alla en Sardaigne récupérer le corps de Pontien décédé d’épuisement sous les coups de fouet dit le Liber Pontificalis un 30 octobre (236 ?) pour le faire ensevelir dans la même crypte qu’Antéros un 13 août d’une année non précisée mais probablement postérieure à la mort de Maximin en 238, car il fallait pour le transfert de corps de condamnés, l’autorisation des autorités impériales.
Fabien sera enterré dans la même crypte que ses deux prédécesseurs martyrs ainsi que tous les papes jusqu’à Eutychien † 283 à l’exception de Corneille exilé en juin 252 à Civitavecchia par Trébonien Galle, successeur de Dèce, où il mourut un an plus tard. Son corps rapatrié sera enseveli dans les catacombes de Calixte mais dans une crypte adjacente à celle des papes dite de « Lucine », un 16 septembre. Son épitaphe contrairement à toutes les autres n’est pas en grec mais en latin. On explique cela soit par le fait qu’il appartenait à la noble famille romaine des Cornelii, soit à la tardivité de l’épitaphe vers la fin du IIIe siècle.

Signalons toutefois qu’on a retrouvé dans la crypte des papes le nom (en grec) de deux évêques, Urbain et Numidien. Or le prédécesseur du pape Pontien fut un Urbain † 230, dont Le Liber Pontificalis dit qu’il aurait été enterré dans le cimetière de Prétextat. Mais le martyrologe de St Jérôme l’enterre à St Calixte et la légende associe son nom à celle de Ste Cécile dont la crypte est précisément à côté de celle des papes. Le Liber Pontificalis aurait commis une confusion avec un confesseur homonyme. Urbain serait bien le pape (222-230) et détrônerait ainsi Antéros de la primeur d’être enterré dans la crypte des papes avec sa pierre tombale comme la plus ancienne inscription mentionnant un pontife romain. Quant à l’évêque Numidien, dont le nom indiquerait une origine africaine, on ne sait pas qui il était, ni évêque d’où, ni pourquoi il fut enterré dans la crypte des papes, peut-être avait-il assuré un intérim de l’Eglise de Rome durant une vacance pendant une persécution, à moins qu'il ait secondé un pape ?.

Précisons que le complexe de Calixte désigne une surface d’une trentaine d’hectares, située à droite de la via Appia Antica en venant de Rome, formée de plusieurs noyaux de cimetières qui se sont étendus avec le temps et dont certains ont même fusionné. Les catacombes proprement dites s’étendent sur une quinzaine d’hectares atteignant une longueur de presque 20 km sur 4 niveaux. Les chrétiens acquirent un des cimetières dont le pape Zéphyrin (198-217) en confia l’administration à son futur successeur Calixte (217-222) qui en fut pendant presque 20 ans le gardien fidèle. Elu évêque de Rome, il y fit enterrer son prédécesseur Zéphyrin dans un tombeau à ciel ouvert car la crypte des papes n’était pas encore achevée de creuser. Par un hasard malencontreux Calixte lui-même ne fut pas enterré dans les catacombes qui porteront désormais son nom, mais dans celui de St Calépode sur la via Aurelia Antica près du lieu où il fut tué durant une émeute.
C’est en 1854 que le célèbre archéologue italien de Rossi découvrit la crypte funéraire des papes dans les catacombes de Calixte. Neuf papes du IIIe siècle y furent enterrés : six certains : Pontien † 236 ?, Antère † 236, Fabien † 250, Lucius † 254, Sixte II † 258, Eutychien † 283 et trois très probables : Etienne I † 257, Denis † 268, Félix † 274.
Le pape Sixte II est le seul que l’on peut considérer comme le vrai martyr des catacombes romaines. Il fut en effet surpris par les soldats de Valérien dans le cimetière de Calixte tandis qu’il célébrait une assemblée religieuse et il y fut décapité le jour même après un procès ultra-rapide le 6 août 258.
Après Eutychien, les papes Caius † 296 et Eusèbe † 310 dont le corps sera rapatrié de Sicile, ainsi que Miltiade † 314 (sa tombe n’a pas encore été identifiée) seront encore enterrés dans les catacombes de St Calixte mais ailleurs.
Quant aux successeurs de Miltiade, avec la paix constantinienne, ils seront désormais enterrés dans des édifices de surface, soit dans le complexe de St Calixte comme Marc † 336 et Damase † 384, soit dans d’autres cimetières autour de Rome. Marcellin † 304 et Marcel † 308 ou 309, les deux papes de la persécution de Dioclétien, furent enterrés dans des cimetières privés puisque ceux appartenant à l’Eglise étaient alors confisqués.
Bien que la loi tenait pour lieu sacré tout sépulcre, les cimetières chrétiens ou catacombes furent par deux fois confisqués par les autorités romaines de 258 à 260 avec la persécution de Valérien et de 303 à 310 avec celle de Dioclétien. Cela parce que les chrétiens refusaient énergiquement le culte officiel de l’empereur et prêchait ouvertement l’égalité des hommes devant Dieu ce qui entamait la structure même de l’Empire inégalitaire et exploiteur par excellence. C’est donc toute l’organisation de l’Eglise avec ses propriétés qui était déclarée illégale par mesure de sûreté.

GRICCA

 

NOTE DU WEBMASTER

Il y a quelques années de cela, j'ai moi-même rédigé une courte notice biographique sur cet éphémère pape Antéros. Je me permets de la reproduire ci-dessous, en guise de très modeste addendum à l'érudit article du non moins érudit ami Gricca

Saint Antéros (21/11/235 - 3/01/236)

Déporté aux mines de Sardaigne sur l'ordre de cette grande brute de Maximin, le pape Pontien avait souhaité qu'on procédât à la désignation d'un nouvel évêque de Rome sans attendre son plus que probable décès. Les voix des fidèles se portèrent sur Antéros, un Grec, sans doute d'origine servile, dont on ne sait pratiquement rien, ni avant, ni après son élection. Il est vrai qu'il ne régna qu'un mois et dix jour, laps de temps un peu trop bref pour marquer l'Histoire ecclésiastique d'une empreinte indélébile.

Sauf à le supposer victime du syndrome de Jean-Paul Ier (1), on pourrait croire, vu la brièveté de son pontificat, que notre Grec Antéros mourut victime de la "persécution" de Maximin (2). Ce ne semble pourtant pas de cas : l'épitaphe de sa pierre tombale (3), n'indique pas qu'il fut martyrisé et se borne à mentionner son nom et sa qualité d'évêque.

Le Liber Pontificalis nous dit toutefois bien qu'Antéros fut exécuté pour avoir rassemblé les Actes des Martyrs et avoir caché ces précieux documents dans quelque planque, à l'abri de la curiosité des autorités romaines. Mais le Liber Pontificalis, de rédaction très tardive (VIe siècle), n'est pas la plus fiable des sources, loin s'en faut.

Si vous voulez mon avis, les Chrétiens de Rome, en butte à l'hostilité de Maximin et prévoyant un avenir bien sombre, choisirent volontairement, parmi les ecclésiastiques présents à Rome, le prêtre le plus vieux, le plus chenu et le plus valétudinaire.
Peut-être, ne se résigna-t-on à désigner le Doyen du Sacré Collège (4), le cacochyme Antéros, pour succéder à Pontien que faute de candidats, les ecclésiastiques papables ne se bousculant pas ou portillon pour affronter de plein fouet l'ire de ce soudard de Maximin. Ou bien encore, préféra-t-on, par calcul sordide, élire un vieil étranger, à moitié gâteux, qui ne rendait réellement pas réellement compte du dangereux honneur qui lui était fait, plutôt qu'un jeune prélat romain vigoureux et porteur de toutes les espérances… Un peu comme ces Phéniciens idolâtres scrupuleux, mais hostiles à tout gaspillage, qui préféraient sacrifier au dieu Moloch les esclaves que l'âge ou les infirmités rendaient trop coûteux à entretenir... Ou comme ces généraux de la Grande Guerre qui, afin "d'épargner le sang français", envoyaient de préférence au casse-pipes, en première ligne, les tirailleurs sénégalais et autres troupes coloniales.

Mais la "persécution" de Maximin (on parlera plutôt d'épuration) fut de courte durée. Accaparé par ses campagnes militaires contre des peuples encore plus sauvages que lui, puis par une guerre civile, l'empereur trouva bien vite d'autres victimes pour apaiser son inextinguible soif de vengeance ! Et puis, comme je l'ai déjà signalé, Maximin le Thrace, pendant son règne, ne mit jamais les pieds à Rome. Grâces en soient rendues aux matrones romaines qui, paraît-il, étaient tellement épouvantées par la sinistre réputation de l'usurpateur qu'elles s'assemblaient en foule dans les temples et adressaient les plus ferventes prières aux divinités afin qu'elles tinssent à jamais éloigné ce fléau humain de leur belle Ville ! (5)
Notre Antéros, fusible de sûreté désormais superflu, put donc s'éteindre paisiblement dans son lit et laisser la place à un prélat plus jeune et plus énergique : Fabien (10/01/236 - 20/01/250).


NOTES

(1) Élu pape le 26 août 1978, Jean-Paul Ier entra en charge le 3 septembre et mourut le 28 septembre 1978. De mort naturelle, paraît-il. - Retour texte

(2) "Eusèbe de Césarée affirme que Maximin, « par ressentiment contre la maison d'Alexandre (Sévère), composée d'une majorité de fidèles, suscite une persécution ». Il ajoute, mais il est seul dans ce cas, que son édit visait les évêques « responsables de l'enseignement selon l'Évangile »" (M. Christol, Dict. Historique de la Papauté, Art. Antéros) - Retour texte

(3) C'était une pierre oblongue et étroite, qui recouvrait le tombeau et qui fut découverte en 1854 par l'archéologue italien De Rossi. - Retour texte

(4) Anachronisme voulu. Naturellement, à cette époque, l'évêque de Rome est toujours désigné par l'assemblée des fidèles, diacres et prêtres. On ne parlera pas de "Sacré Collège" ("ensemble de cardinaux - évêques, prêtres et diacres - jouissant du privilège d'élire collégialement en conclave le souverain pontife et d'administrer les affaires courantes de l'Église en cas de vacance du Siège apostolique") avant le début du XIIe siècle (Voir Dictionnaire historique de la Papauté, Art. Sacré Collège). - Retour texte

(5) Hist. Aug., Maximin, VIII, 6 : "Le Sénat le craignait (Maximin) à un point tel que même les femmes, accompagnées de leurs enfants, faisaient dans les temples, sous forme publique ou privée, des vœux pour qu'il ne vienne jamais dans la ville de Rome". Un véritable Croquemitaine que ce Maximin ! - Retour texte

 

 
 
 
29 Août 2005
Alain a écrit :
 

Sur votre page consacrée à Néron, vous déplorez l'absence de traduction française du Satyricon, je pense en avoir trouvé une sur l'excellent site de Philippe Remacle : Clic !

J'espère que ce lien vous sera utile

 
 
 
RÉPONSE :
 

Bien sûr, je connaissais de très longue date le site de Philippe Remacle, aussi excellent qu'utile à tous les amateurs d'histoire antique, mais je n'avais pas repéré cette traduction du Satiricon de Pétrone.

Je fais immédiatement le nécessaire pour intégrer cette référence dans la page consacrée aux livres "des temps néroniens".

 
 
 
30 Août 2005
Xavier a écrit :
 
Sait-on quel âge avait Romulus Augustulus au moment de son abdication ?
 
 
 
RÉPONSE :
 

Non, nous ne connaissons pas précisément l'âge de Romulus Augustule au moment de sa déposition en 476.

Les textes anciens suggèrent qu'Odoacre aurait répugné à verser le sang de ce "bel enfant", mais cela ne signifie pas pour autant qu'il était encore à l'âge des langes, des tétines et des hochets ! Nous parlerions sans doute d'un bel éphèbe, d'un bel adolescent…

On estime généralement que Romulus Augustule serait né vers 460. Il aurait donc été âgé d'une quinzaine d'années quand Odoacre le contraignit de renoncer à ce trône sur lequel son père Oreste l'avait fait asseoir - vraisemblablement sans trop lui demander son avis non plus.

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