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Sommaire Août 2005 :
- 1er Août :
- Les contorniates : pas seulement de la mitraille !
: Clic !
- 5 Août :
- Suffit pas de s'appeler Jules pour descendre d'un
César !… : Clic
!
- Français et Italiens : deux peuples frères
? : Clic !
- 6 Août :
- 8 Août :
- La stèle de Pula : la solution de l'énigme :
Clic !
- 8 Août :
- Et les rois de Rome ? on s'en tamponne ? : Clic
!
- Octavie, ou les méfaits du sauna : Clic
!
- 12 Août :
- 16 Août :
- Otacilla, épouse de Philippe l'Arabe, était-elle
chrétienne ? : Clic
!
- 18 Août :
- 21 Août :
- 25 Décembre, fête païenne… :
Clic !
- 22 Août :
- Comment les Gaulois appelèrent-ils leurs premiers
curés ? : Clic
!
- Les premiers "prêtres" gaulois étaient-ils
tous vieux ? : Clic
!
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| PAGE
SUIVANTE |
- 24 Août :
- Cedant arma togæ : l'art et la manière
de revêtir la toge romaine… : Clic
!
- 26 Août :
- Le livre Jésus après Jésus,
de Gérard MORDILLAT
et Jérôme PRIEUR : Clic
!
- 26 Août :
- 28 Août :
- GRICCA : Pourquoi parler du pape Antéros ? :
Clic
!
- 29 Août :
- Le Satiricon disponible sur la Toile ! :
Clic
!
- 30 Août :
- Romulus Augustule, un bien jeune retraité !…
: Clic
!
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RECHERCHE
DANS LE SITE
"EMPEREURS ROMAINS"
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| 1er Août 2005 |
| Raoul
a écrit : |
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J'ai
eu le plaisir de regarder quelques passages de votre
site. (…) [J'aimerais] ajouter un détail
sur les contorniates : ils ne sont pas tous
de mauvaise qualité, certains sont même
extraordinaires (voir à ce sujet le site du
Classical
Numismatic Group). Le livre de référence
n'est pas l'ouvrage de Andreas Alföldi tel quel
mais la réédition retravaillée
par sa fille, Elisabeth Alföldi-Rozenbaum.
En vous souhaitant un bon travail. |
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| RÉPONSE
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| Un grand merci pour
ces renseignements sur les contorniates.
N'étant moi-même pas numismate pour
un sesterce, et mes pages Internet n'étant
pas prioritairement consacrées à la
numismatique, j'ignorais tout de ces fameux médaillons
contorniates jusqu'à ce qu'un internaute ne
m'en parle (voir ici : Clic
! et Clic
!). J'apprécie donc vivement lorsque des
correspondants bien plus savants que moi prennent
la peine de remettre à l'heure mes pendules
défaillantes ou de compléter les renseignements
trop lacunaires tirés de ma documentation bien
trop sommaire. |
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| 5 Août 2005 |
| Stéph
a écrit : |
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Une
question "bête", à vous poser
: je sais bien que le plus loin que l'on puisse remonter
en généalogie, c'est le haut Moyen-Âge
(souvent ce sont les grandes familles nobles), mais
existe t'il des personnes qui ont pu remonter jusqu'à
l'époque romaine, autrement dit, existe-t-il
des descendants actuels connus d'un des empereurs
romains? |
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| RÉPONSE
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| Vous trouverez sur la
Toile les arbres généalogiques de simples
quidams prétendant descendre qui de Néron,
qui de Théodose,
etc… Personnellement - et je l'ai signalé
à plusieurs reprises dans mes propres pages
Web (par exemple ici : Clic
! ou Clic
!) - , je considère toutes ces généalogies
avec le plus grand scepticisme. Comme vous le rappelez
fort justement, au-delà du Moyen Age (et pas
même nécessairement, le "haut"
Moyen Age), plus rien n'est sûr.
Évidemment, plus on remonte dans le temps,
plus augmente pour chacun d'entre nous la chance statistique
de tomber sur un ancêtre illustre (voir ici
: Clic
!). Certes… mais puisque cette éventualité
est le lot commun de l'humanité entière,
et puisque ces généalogies fabuleuses
demeurent et demeureront toujours aussi hypothétiques
qu'improuvables, il est inutile de tirer d'aïeux
aussi mythiques la moindre gloriole personnelle !. |
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| Autre
question : j'ai toujours considéré que
les peuples français et italiens étaient
des peuples frères, voire plus, tellement ils
se ressemblaient. Y a-t-il des origines communes entre
les peuples gaulois et romains (ligures, étrusques,
celto-italiotes) ? Peut-on dire, finalement,
que français et italiens sont les deux branches
qui descendent d'un seul et même peuple ? |
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| RÉPONSE
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| Les peuples romain et
gaulois étaient-ils apparentés ?
À première vue - mais je ne suis pas
très versé dans ces questions -, les
Latins et les Celtes étaient tous deux des
peuples indo-européens (ce qui n'était
pas le cas des Étrusques, peuple voisin des
Latins, dont l'origine reste controversée).
Si je me souviens bien, les Celtes, une fois détachés
du noyau primitif iranien, se répandirent en
Europe occidentale à partir d'un centre situé
entre le Sud de l'Allemagne et le Nord des Balkans
(civilisation de Hallstatt, voir ici : /www.arbre-celtique.com).
Quant aux Latins, voici ce qu'écrit Pierre
GRIMAL à propos de leur origine :
"Le début
de l'âge du fer est daté, en Italie
centrale, des environs de 800 av. J.-C. II correspond
à l'arrivée dans le pays de populations
immigrantes, venues du Nord, et appartenant à
la « culture » indo-européenne.
On peut penser que ces populations se répandaient
ainsi à la suite de « printemps sacrés
» (= installations pacifiques de jeunes
gens sur des terres inoccupées). Il
ne semble pas en effet que leur invasion ait été
brutale ni accompagnée de guerres ; on
croit discerner des vagues progressant lentement,
qui s'étalent depuis la plaine du Pô
jusqu'en Italie centrale et en Campanie.
On admet que ces populations parlaient une, ou
plutôt des langues de caractère indo-européen
; ce qui devait devenir le latin est l'une d'elles.
Les Latins sont le nom que prirent, à l'époque
historique, les hommes du groupe qui, finalement,
s'installa en Latium et y demeura. Nous ne pouvons
reconstituer que d'une manière très
approximative le trajet suivi par ces «
Latins ». Il est possible qu'ils soient,
au moins en partie, arrivés d'Orient, ou
du moins des Balkans, en traversant l'Adriatique.
La possibilité de ce détour expliquerait
quelques similitudes de culture entre le Latium
et certaines régions de la Yougoslavie.
Mais d'autres hypothèses peuvent rendre
compte de ces faits, qui se réduisent à
une ressemblance constatée entre des types
de poterie : il n'est pas croyable que l'Adriatique
ait formé une barrière infranchissable
entre la côte balkanique et l'Italie. Des
infiltrations, au moins « culturelles ».
se sont certainement produites, à date
très ancienne, de l'Orient vers l'Occident,
comme nous en trouverons aux temps historiques.
Ce qui importe, c'est de se persuader que ces
populations, dont la progression fut très
lente et s'étend sur des siècles,
n'apportaient pas avec elles une civilisation
toute faite. La « culture » des Latins
paraît bien n'être qu'une variante
développé localement de celle qui
recouvrit l’Italie du Nord et du Sud au
début de l’âge du fer."
(Pierre GRIMAL, Voyage à Rome,
Éditions Robert Laffont, Coll. Bouquins,
pp. 15-16). |
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Les Celtes et les Latins appartiendraient donc bien
à la même grande famille, mais je laisse
aux spécialistes le soin de déterminer
jusqu'à quel point leurs liens de parenté
furent étroits ou relâchés. Néanmoins,
au moins un fait me semble difficilement contestable
: si, aujourd'hui, il y a finalement assez peu de
différences culturelles entre un Français
(ou un Belge, ou un Suisse, ou un Espagnol, voire
un Allemand ou un Hollandais, etc) et un Italien,
c'est à moins à cause de leur origine
indo-européenne commune que grâce à
la conquête romaine. En effet, quasiment toute
l'Europe occidentale demeura sous l'autorité
de Rome pendant près de cinq siècle,
et l'influence, prolongée et profonde, de la
civilisation (gréco-romaine) exportée
par les Romains créa certainement davantage
de liens entre les différents peuples européens
que l'origine indo-européenne de la
plupart d'entre eux.
(Pour éviter toute polémique, je précise
encore que la conquête romaine ne fut évidemment
pas le seul facteur d'unification culturelle des peuples
européens : la diffusion du christianisme y
a largement contribué aussi). |
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| 6 Août 2005 |
| François-Dominique
Fournier a
écrit : |
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Si
cela vous intéresse, ou vos lecteurs, sachez
que je viens de créer un nouveau site :
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| 8 Août
2005 |
| Dominique
(site GladiatorStories)
a écrit : |
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L'identité
de l'empereur de la stèle de Pula
est enfin trouvée…
A force de circuler
sur la toile, j'ai eu la chance d'envoyer
la photo à une bonne adresse qui
m'a dirigée vers la personne la
plus compétente, semble-t-il, pour
résoudre cette énigme à
savoir le Dr Alka Starac du musée
de Pula.
Sa réponse
: "inscription belongs to the
emperor
Licinianus and it is dated
to the period 307-323 AD"
C'est Marjeta S.
Kos du ZRC SAZU (Slovenie) qui m'avait
donné l'adresse du Dr Alka Starac.
Ci-joint un lien de leur site gis.zrc-sazu.si/zrcgiseng/.
Elle m'avait aussi
donné comme information :
"Most
probably this was an emperor of the 3rd
century, judging by the formula in the
last line (devota numini maiestatique
eius)." le DNME mentionné
tout à la fin de la stèle.
Et voilà
! le mystère est enfin résolu
! Et m'a permis d'en apprendre plus sur
un empereur dont je n'avais jamais entendu
parler. |
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| RÉPONSE
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| … Comme quoi ceux
qui médisent de la Starac en prétendant
que cela ne sert à rien ne sont pas toujours
nécessairement dans le vrai !
Voilà effectivement résolue cette énigme
qui nous tarabuste depuis près d'un an.
Licinius… De fait, vu
les conflits qui l'opposèrent à son
beau-frère Constantin
et son peu de sympathie pour la religion chrétienne,
une stèle portant son nom avait toutes les
(mal)chances de finir martelée par des mains
vengeresses ou trop pieuses !… |
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| 8 Août 2005 |
| Bonnet
Desplan a écrit : |
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Un
travail de la même catégorie que celui
de votre site ne pourrait-il pas être fait pour…
les rois romains ? il est en effet
très difficile de trouver des renseignements
sur cette période de l'histoire.
Je suis néanmoins tout
à fait d'accord, comme vous l'avez fait remarquer
à
un autre internaute au sujet de Spartacus,
qu'il est impossible de parler de l'ensemble de l'histoire
de Rome. Cependant je me dois de rappeler que les
rois sont les fondateurs de Rome et du début
de son empire. Enfin, je me permets de rappeler, comme
le laisse si souvent entendre Suétone dans
les vies de César et d'Auguste (mais Suétone
est-il partial ?), que ces derniers ne se sont pas
proclamés rois, c'est juste pour la forme et
permettre d'assouvir plus facilement leur pouvoir
en dupant le peuple. |
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| RÉPONSE
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| Les rois de
Rome ?
Bof, le sujet ne me branche pas tellement…
Tout d'abord, parce que l'étude de ces rois
qui vécurent, dit-on, près de six ou
sept siècles avant la naissance du Christ constituerait
une incohérence de taille dans un site internet
tel que te mien, axé prioritairement sur les
rapports qu'entretint le christianisme primitif avec
l'autorité romaine.
Et puis, il faut bien reconnaître que ces personnages
sont plus mythiques qu'historiques. Jusqu'à
présent, aucune découverte archéologique
ou épigraphique n'a pu réellement confirmer
les légendes colportées à leur
sujet par les auteurs antiques (en particulier par
Tite-Live au livre
I de son Histoire
romaine). Notez cependant que, naturellement,
la réciproque est également vraie :
ce n'est pas parce que nous ne savons pas grand-chose
de sûr à propos de ces Romulus, Numa,
Tullus Hostilius, Ancus Martius, Tarquins et autre
Servius Tullius qu'ils n'ont pas existé. Une
histoire devenue mythe n'est évidemment pas
dépourvue de tout fondement historique…mais
encore faut-il retrouver cette vérité
cachée sous une montagne de légendes
accumulée pendant des siècles, et cela,
c'est l'affaire de savants spécialistes, dont
je ne fais pas partie.
Pour vous faire une idée plus précise
de ces questions (et de leur complexité), je
vous recommande vivement la lecture de cet article
de Jacques POUCET, Les Rois de Rome. Autopsie
d'un récit historico-légendaire
: Clic
!. |
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| Bonnet
Desplan réécrit : |
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| Qu'est
devenue la sœur de Britannicus et première
femme de Néron après que celui-ci l'eut
répudiée ? |
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| RÉPONSE
: |
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| Après avoir été
répudiée par Néron,
Octavie ne fit pas de vieux os ! Cette fille de l'empereur
Claude, cette
sœur de Britannicus
fut reléguée dans l'île de Pandateria
où elle fut contrainte au suicide. Si l'on
en croit les historiens antiques, les soldats envoyés
par Néron lui ouvrirent les veines, mais le
sang de la pauvrette s'écoulant trop lentement,
ils la flanquèrent dans un bain bouillant où
elle suffoqua (voir ici : Clic
!).
Si vous souhaitez vous en référer aux
textes des historiens antiques qui ont rapporté
cette édifiante histoire, voyez :
- TACITE, Annales, Livre XIV, chap. 61-64
: Clic
!
- SUÉTONE, Douze Césars, Vie de
Néron, 35 : Clic
!
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| 12 Août 2005 |
| "perfect
florent" a écrit : |
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Je
suis le webmaster de
www.totalwar.fr un site communautaire sur un célèbre
jeu Rome Total War, concernant
la Rome antique (pour plus de précisions :
Clic
!).
Nous avons une formidable
communauté de joueurs, ainsi que de fans d'histoire
sur la Rome. Le site a deux objectifs, informer sur
le jeu Rome Total War et partager les connaissances
concernant l'histoire !
Je vous propose donc
de venir nous rejoindre sur
le forum du site.
Sur ce forum, vous pourrez donc partagez avec d'autres
personnes de votre niveau vos impressions en tout
genre, et passer de très bon moment ! |
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| 16 Août 2005 |
| Philippe
a écrit : |
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Concernant
votre article sur l'hypothétique confession
chrétienne de Philippe Ier,
j'ai lu quelque part - mais où était-ce
? - que c'est en fait son épouse, Otacilie,
qui aurait été chrétienne,
et non l'empereur lui-même, d'où la relative
bienveillance de cet empereur envers les chrétiens.
Avez-vous des informations
sur cette hypothèse ? |
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| RÉPONSE
: |
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Malheureusement,
j'ai bien l'impression qu'à part son
nom (Marcia Otacilla Severa) et le
fait qu'elle donna au moins un fils à
son époux (le futur Auguste
Philippe II, né vers 237), on ne sache
rien de l'épouse de Philippe
l'Arabe.
Déjà que cet empereur est très
très mal connu (nous ne disposons à
son sujet d'aucune source fiable). Alors, son
épouse, vous pensez…
Cela dit, l'hypothèse de l'appartenance
de Philippe
à la religion chrétienne ne
se fonde pas uniquement sur les témoignages,
toujours suspects de partialité, d'écrivains
chrétiens du siècle suivant. Elle
se base aussi (sinon surtout) sur le fait que
cet Arabe provenait d'une région (la
Trachonitide) où le christianisme semble
s'être rapidement imposé comme
la religion majoritaire.
Naturellement, si cette Otacilla était
une payse de Philippe, une de ses compatriotes,
elle avait autant de chances que lui d'être
chrétienne. Mais était-ce bien
le cas ? le nom de cette gente dame paraît
bien romain… Et le fait que Philippe l'épousa
certainement avant de monter sur le trône
des Césars (leur fils naquit sept ou
huit ans avant que son géniteur n'accède
au pouvoir suprême) ne signifie pas nécessairement
grand-chose : ce soldat devait être au
service de Rome depuis sa prime jeunesse.
Mais, de toute façon, Romaine ou Arabe,
chrétienne ou non, rien ne pourra jamais
prouver que cette digne matrone (Philippe lui
accorda la titre honorifique d'Augusta
- impératrice sacrée) influa sur
la politique religieuse de son impérial
mari. Rien !… |
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| 21Août 2005 |
| "Cerny"
a écrit : |
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Je
vous écris car il y a une erreur sur votre
site.
Noël n'est pas la naissance du petit
Jésus, comme vous dites, mais une fête
païenne pour célébrer le Dieu Soleil,
car Noël est bien plus ancien que la naissance
de Jésus, soit 2000 ans avant sa naissance.
Si vous cherchez des " preuves " en voici
: Noël
avant Christ ? La surprenante histoire |
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| RÉPONSE
: |
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| Tout d'abord, merci
pour l'intérêt que vous portez à
mon site internet. Toutefois, je ne crois pas avoir
commis l'erreur que vous me prêtez.
J'écris certes (voir ici : Clic
!) que "selon les savants calculs (et
la puissante imagination) de ce bon moine [Denys
le Jeune], le petit Jésus serait né
le huitième jour des calendes de janvier
de l'an 754 de Rome, c'est-à-dire, le 25
décembre de l'an 1 de notre ère"…
Mais j'ajoute aussitôt : "Une date
qui allait s'avérer assez fantaisiste, le
Christ étant, comme chacun le sait, né
quelques années avant Lui-Même.".
Je n'ignore évidemment pas que les premiers
Chrétiens auraient (entre autres choses)
"volé" au culte de Mithra cette
fête du Soleil Invaincu, transformée
pour la (bonne ?) cause en celle du Sauveur de l'Humanité.
[Voyez ici - Clic
! - , où j'écris : "Le
choix du 25 décembre pour la date de Noël
qui est, probablement, le résultat d'une
récupération chrétienne de
la fête païenne du Sol Invictus (évidemment,
le solstice d'hiver, c'est normal !)].
Précisons encore, pour terminer, que, lorsque
- dans ce courrier
de Décembre 2004 - j'indique qu'au terme
de "savants calculs (…) j'en
suis arrivé à proposer 9 av. J.-C
comme année de naissance de Jésus
… Pour être précis, le 1er
avril 9 av. J.-C. - 1er avril : le jour
des "poissons d'avril", bien sûr
!…", il s'agit évidemment
d'une boutade.
Quoique !…
Selon l'Évangile de Luc, Jésus,
tout nouvellement né, aurait été
adoré par des bergers qui paissaient leurs
troupeaux dans les collines des environs de Bethléem.
Or, en haute Judée, de telles activités
pastorales ne peuvent se concevoir en plein hiver
: il fait bien trop frisquet !
Alors pourquoi ne pas reporter la naissance du petit
Jésus aux premiers beaux jours, lorsque la
nature reverdit, les oiseaux gazouillent, et les
agnelets regagnent leurs verts pâturages ? |
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| 22 Août 2005 |
| Bidzina
a écrit : |
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| L'Église
orientale utilise le mot Presbyter
pour désigner un prêtre. Je voudrais
savoir, si le même terme Presbyter
était utilisé en France dans
les premiers temps du Christianisme. |
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| RÉPONSE
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| Tout porte à
croire que tous les premiers chrétiens, tant
orientaux qu'occidentaux (et donc également
les Gaulois christianisés), utilisaient le
mot grec presbuteros (= "ancien",
"vénérable") pour désigner
certains responsables de leurs communautés.
Pourquoi ?
Tout d'abord parce que le grec resta longtemps
la langue liturgique des premières communautés
chrétiennes d'Occident, même à
Rome. Ensuite parce que les Églises
de Gaule (d'ailleurs assez peu nombreuses jusqu'à
la fin du IIIe siècle) semblent avoir été
majoritairement composées de chrétiens
originaires des provinces orientales de l'Empire
(la plupart des Martyrs
de Lyon provenaient d'Asie mineure [Turquie
actuelle]).
Et puis, n'oublions pas que le mot français
actuel prêtre dérive directement,
par évolution phonétique naturelle,
du grec presbyter qu'utilisent aujourd'hui
encore les chrétiens d'Orient.
On peut donc dire que non seulement ce mot était
employé dans le christianisme gaulois primitif,
mais qu'il est toujours usité aujourd'hui
par les chrétiens francophones, sous une
forme ayant subi l'usure du temps. |
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| Bidzina
réécrit : |
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Merci
pour votre réponse. Mais quel était
le mot, dans le christianisme gaulois primitif,
pour désigner le prêtre dans le sens
moderne.
Si je vous pose cette question,
c'est parce que le mot Presbyter
a été utilisé pour désigner
le prêtre âgé.
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| RÉPONSE
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| Bien sûr, le
mot grec Presbuteros signifie "ancien".
Mais cela ne veut pas pour autant dire que, dans
le christianisme gaulois primitif, il ne servait
qu'à désigner de vieux prêtres…
Il ne faut pas imaginer que les premières
communautés chrétiennes fonctionnaient
d'une façon aussi hiérarchisée
que l'Église catholique actuelle. Ceux que
l'on nommait les "anciens" (presbytres)
n'étaient pas vraiment des prêtres
catholiques au sens moderne du terme. Primitivement,
il s'agissait seulement de chrétiens baptisés
depuis longtemps qui, en raison de cette ancienneté
- et non d'un sacerdoce différent de celui
du "fidèle de base" -, se voyaient
confier les tâches, cultuelles ou administratives,
nécessaires à la survie, tant spirituelle
que séculière, de la communauté
dont ils faisaient partie. L'Ancien présidait
aux agapes sacrées, à la commémoration
de la Cène, s'occupait des secours aux nécessiteux,
de la gestion des biens de la communauté,
etc… Mais (du moins aux premiers temps du
christianisme), il n'était pas investi d'une
grâce divine particulière. Il n'était
nullement le représentant du Christ dans
sa communauté, mais seulement un chrétien
plus expérimenté, donc plus "crédible"
et plus "vénérable" que
le commun des croyants.
Il fallut attendre le IIe siècle (voire
le IIIe) pour que s'établisse clairement
la hiérarchie ecclésiale - évêque,
prêtre, diacre -, telle que nous la connaissons
encore aujourd'hui. Avant cela, ces titres existaient,
mais il est difficile de savoir les fonctions qu'ils
recouvraient ou ce qui les distinguait l'un de l'autre.
Naturellement, l'établissement (progressif)
de cette hiérarchie modifia le statut et
le ministère des prêtres au
sein de leurs communautés. Même si
on continuait à les appeler "Anciens",
ils n'étaient plus nécessairement
les plus âgés. Le presbytre,
c'était avant tout le vénérable
représentant de l'évêque. Et
on oublia vite le sens premier du mot grec presbuteros
( = "ancien"), surtout dans les provinces
occidentales de l'Empire romain, où la langue
grecque était pratiquement inconnue.
Pour en revenir à votre question, quand
le christianisme commença à se diffuser
en Gaule (à partir du IVe siècle),
ce fut avec la terminologie d'origine grecque -
stéréotypée - dont il s'était
doté au cours des trois siècles précédents.
Les noms (prêtres ; évêques)
s'imposèrent probablement d'eux-mêmes,
sans que l'on soucie nécessairement d'étymologie.
Quel que soit son âge, un presbytre,
c'était le prêtre qui desservait l'église
de son quartier ou de son village. |
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