|
Juin 2005 (page 3/3)
Sommaire du mois de Juin : Clic
!
|
|
| |
| 25 Juin 2005 |
| François-Dominique
(site Des
Textes pour l'Histoire) a
écrit : |
| |
A
propos de la naissance de Jésus-Christ,
au travers quelques lectures anciennes quand même,
je voudrais vous livrer mon propre sentiment :
Ernest Desjardins, dans
Le
Recensement de Quirinus (La revue des
questions historiques - Tome 2 - 1867), tend
à prouver que Sulpicius Quirinus fut légat
de Syrie de 750 à 753 (4 à 1 av. J.-C.).
Pour cela, il s'appuie sur une restitution du monument
de Tivoli :
P. Sulpicius Quirinius, fils de Publius, consul
préteur. Il obtint comme proconsul la province
de Crète et de Cyrénaïque
Légat propréteur du divin Auguste
de la province de Syrie et de Phénicie, il
fit la guerre contre la nation des Homonades qui
avait tué le roi Amyntas, et cette nation
ayant été réduite en la puissance
et sous les lois du divin Auguste et du peuple romain,
le sénat décréta deux supplications
aux Dieux immortels pour les succès qu'il
avait obtenus et lui décerna les ornements
du triomphe. Il obtint, en qualité de proconsul,
la province dAsie, et, en qualité de
légat propréteur du divin Auguste,
la province de Syrie et de Phénicie pour
la seconde fois.
Rapportons aussi ce que j'ai
pu lire dans l'Examen
des historiens d'Auguste d'Émile Egger,
ch. I, section II :
Or, on lit dans Suidas le témoignage suivant,
évidemment emprunté à quelque
historien grec dont le nom est perdu : César
Auguste, empereur, ayant choisi vingt citoyens distingués
par leurs murs et leur probité, les
envoya dans toutes les parties du monde soumises
à lempire, pour y faire le recensement
des personnes et des biens ; puis il détermina
équitablement la part que chacun fournirait
à lÉtat. Ce fût le premier
recensement (de ce genre) ; car, avant Auguste,
que nenlevait-on pas aux propriétaires
? La richesse était devenue un crime public.
Et plus loin :
San Clemente a déjà rangé
parmi ces commissaires Publius Sulpicius Quirinus,
consul en 741 (fils de lun des deux censeurs
de lan 711), envoyé, en 747, pour le
recensement de lAsie, avec des pouvoirs extraordinaires
dont il délégua une partie à
C. Sentius Saturninus, gouverneur de Syrie, lequel,
à son tour, aura chargé Hérode,
alors roi de Judée, de faire dans ce royaume
le dénombrement des personnes, attesté
par saint Luc.
Enfin M. Adolphe Dureau de
la Malle, Économie
politique des Romains, livre I, chapitre
XIX, note 1 page 194 (je suis en cours de le mettre
en ligne) :
Je crois avoir prouvé, dans une dissertation
encore inédite, d'après les synchronismes
des proconsuls de Syrie, de la mort d'Hérode,
combien avec les textes des Évangiles et
des premiers Pères de l'Église, que
Jésus-Christ est né véritablement,
non pas six ans seulement, comme l'a dit San-Clemente,
ni huit ans, comme l'a soutenu le père Magnan
(Problema de anno nativitatis Christi, Rome,
1772), mais onze ans avant le commencement de l'ère
vulgaire, enfin l'an de Rome 743 [M. Tullius
Cicéron étant légat de Syrie].
Suivant les Res gestæ
Divi Augusti, Auguste fit 3 recensements, le
premier avec Agrippa, lors de son sixième consulat,
soit l'an 726 de Rome (28 av. J.-C.), le second l'an
746 (8 av. J.-C.), sous le consulat de C. Censorinus
et de C. Asinius, enfin le dernier, avec son fils
Tibère, sous le consulat de Sex. Pompeius et
de Sex. Appuleius, soit l'an 767 (14 ap. J.-C.).
Ainsi pour ma part je serais plutôt partisan
de San Clemente pour adopter l'hypothèse de
la naissance de Jésus-Christ l'an de Rome 747,
soit 7 av. notre ère. Par contre je serais
heureux de pouvoir partager avec vous votre interprétation,
bizarroïde dites-vous, de l'an de Rome 745 (9
av. J.-C.). |
| |
| |
| |
| RÉPONSE
: |
| |
| Un grand merci pour
ces pour ces nouvelles pièces à porter
au volumineux et controversé dossier de la
date de la naissance de Jésus… Dossier
qui n'est pas près d'être refermé
de sitôt puisque, rien que les auteurs que vous
citez mentionnent déjà trois dates différentes
: 4, 7 ou 11 av. J.-C.
Tout
repose évidemment sur les dires de l'évangéliste
Luc, selon lequel Jésus serait né
au moment du "recensement de Quirinus".
Or, le seul recensement effectué sous
la responsabilité de ce Quirinus que
nous connaissons avec certitude fut effectué…
en 6 ap. J.-C. : une date de naissance de Jésus
a la fois un fifrelin trop tardive et inconciliable
avec une autre donnée de l'Écriture
sainte, selon laquelle Jésus aurait vu
le jour sous le règne d'Hérode
le Grand (mort en 4 av. J.-C.).
Dès lors, afin de tenter de concilier
ces données contradictoires, des érudits
s'échinent, depuis maintenant plus de
deux siècles, à trouver trace
d'un autre gouvernorat de Quirinus en Orient,
de quelques années antérieur à
celui qui est dûment attesté, et
lors duquel il aurait déjà prescrit
un recensement des Juifs. Mais, pour autant
que je puisse en juger selon les modestes lumières
de ma petite jugeote de simple amateur d'histoire,
jusqu'ici, tout ce travail exégétique
ne semble pas avoir débouché sur
les preuves bien convaincantes… (Voyez
à ce sujet : Clic
!). |
 |
Le vrai problème, c'est qu'à mon avis,
on ne peut pas accorder trop de crédit à
l'information chronologique délivrée
par Luc. En effet, ce recensement doit surtout être
considéré comme un "ressort dramatique"
du récit évangélique : c'est
l'événement qui force Marie et Joseph
à mettre fin à leur dolce vita
sous le beau ciel étoilé de Galilée
afin de se rendre en Judée se faire recenser
conformément à la loi. Dame ! pour relier
le Messie Jésus à la lignée davidique,
ne fallait-il pas qu'il naquît à Bethléem,
village natal de David, plutôt que dans un trou
perdu au fin fond Galilée ?
Par parenthèse, je me demande aussi s'il n'y
aurait pas aussi là-dedans comme un genre de
construction littéraire de nature théologico-eschatologique
: au moment précis où le pouvoir séculier,
incarné par le divin Auguste,
prescrit un recensement de toute la terre,
la Toute-Puissance Divine s'incarne dans
Celui qui, à la fin des temps (que l'on pense
toute proche), recensera définitivement
l'humanité entière en jugeant les vivants
et les morts…
Tout ça, c'est vraiment trop beau !
Au demeurant, et contrairement à ce qu'affirme
Luc, Auguste n'a jamais ordonné de recensement
de la terre entière. Celui effectué
par le gouverneur Quirinus se limitait à la
Judée. Quant à ceux dont le premier
empereur se prévaut dans ses Res Gestae,
il ne s'agissait probablement que d'actions effectuées
dans le cadre de ses fonctions de censeur
et qui ne visaient à dénombrer que les
citoyens et les sénateurs romains (voir texte
des Res Gestae sur le site Noces
Gallicanae).
Et puis, qu'est-ce que cette histoire d'obligation
faite aux gens d'aller se faire inscrire chacun dans
la ville d'origine de sa famille ? Quant on sait que
ce recensement était organisé à
des fins fiscales, je vois vraiment mal l'intérêt
de la chose ! Le pauvre Joseph allait-il être
obligé de se taper chaque année la traversée
de la Terre Sainte, du Nord au Sud (en passant par
la Samarie, où les Juifs étaient plutôt
fraîchement reçus), pour payer ses impôts
dans le patelin natal de son mythique ancêtre
? Vive la simplification administrative !
Et pourquoi le pouvoir romain aurait-il bêtement
généré d'ingérables flux
de population dans une province infestée de
bandits et de rebelles, alors qu'il peinait déjà
à maintenir un semblant d'ordre dans ce pays
foncièrement hostile à sa présence
impie ?
Cette indication chronologique de Luc étant
décidemment peu fiable, il ne nous reste plus
qu'à présumer la naissance de Jésus
dans "les dernières années
du règne d'Hérode", étant
entendu qu'en l'état actuel de la documentation
dont nous disposons (mais qui est toujours susceptible
de s'enrichir d'une trouvaille, qui sait ?) il est
difficile, voire impossible, de préciser davantage…
Vous proposez 7 av. J.-C. En ce qui me concerne, pour
des raisons assez canularesques (voir ici : Clic
!) -, ce serait plutôt 9 av. J.-C.…
Mais ce pourrait tout aussi bien être -6, -11
ou -15 !
|
|
| |
| |
| François-Dominique
a écrit : |
| |
Merci
pour cet échange.
Je voudrais vous livrer quelques
réflexions quant à la mort du Christ,
que, pour votre part, vous situez en l'an 33. Pour
moi, et après étude attentive du calendrier
judaïque et de la Bible, la Pâque de cette
année-là tombait un jeudi (de notre
vison du jour), soit le mercredi soir suivant la notation
judaïque (cf. la Bible [Genèse,
1, 5] : Il y eut un soir, il y eut un matin). En relisant
les Évangiles, il y a visiblement chez les
quatre prétendus écrivains, une grosse
lacune dans leurs connaissances du judaïsme et
de ses traditions. Comment le Christ aurait-il partagé
le pain et le vin de la Pâques, le mercredi
soir, et non le jeudi soir (là encore une autre
contradiction), sans partager l'agneau immolé
(voir l'Exode, le Lévitique,
les Nombres et le Deutéronome)
; en effet l'agneau ne fut plus immolé qu'à
partir de la diaspora juive, c'est-à-dire après
la destruction du Temple en 70 de notre ère.
Ainsi donc, si nous nous concentrons
sur la période où Ponce Pilate fut "gouverneur",
"préfet" ou tout autre titre qu'il
pourrait avoir eu, seules deux années correspondent
à sa crucifixion : le 9 avril 27 ou le 5 avril
30 (calendrier grégorien).
Autrement, nous allons beaucoup plus tard, et si nous
allons dans le sens de Jean, 8 : 57 (Jésus
a la cinquantaine), nous pourrions tomber sur la date
du 29 mars 47. Mais Ponce Pilate n'était plus
là depuis belle lurette, une petite vingtaine
d'années.
Nos quatre évangélistes,
ou peut-être les trois synoptiques, auraient-ils
lu Flavius Josèphe et repris des noms dans
ses œuvres, comme cela, au hasard ? Et même
le nom de Jésus que l'on retrouve, de mémoire,
comme prénom que plus de quatre personnages
différents dans la Guerre des Juifs
? Dont un qui pris pour fou, jugé devant le
peuple, et finalement écrasé par une
grosse pierre (livre VI, V, 3)...
|
| |
| |
| |
| RÉPONSE
: |
| |
| Même si date de
la mort de Jésus est un tantinet moins controversée
que celle de sa naissance, elle n'en reste toutefois
pas moins un peu floue elle aussi.
| La crucifixion ayant
eu lieu lors d'une année où la Pâque
coïncidait avec un jour de sabbat, les spécialistes
retiennent, en général, trois dates
possibles : en 27, en 30 ou en 33. Mais, comme
vous le savez, Jésus commença son
ministère public (d'une seule
année selon les synoptiques, de trois ans
selon Jean) après la disparition de Jean
le Baptiste. Or, l'Évangile de Luc situe
précisément - une fois n'est pas
coutume - le début de l'action du Baptiste
à la quinzième année du règne
de Tibère.
. C'est-à-dire en 26 ou en 28 ap. J.-C.,
selon que l'on prenne en considération
l'année où ce prince fut associé
au pouvoir ou celle où il succéda
effectivement à Auguste
(voir ici : Clic
!). Si l'on retient donc cette donnée
chronologique, situer la mort de Jésus
en 27 paraît difficile (Jean le Baptiste
étant à peine entré en scène
à cette date). Quant à retenir la
date de 33 ap. J.-C., cela allongerait la durée
du ministère public de Jésus bien
au-delà des trois ans que lui assigne l'évangile
le plus "optimiste" à cet égard.
Reste donc 30 ap. J.-C. pour la crucifixion (les
auteurs que j'ai consultés précisent
: vendredi 7 avril de l'an 30, selon notre calendrier).
|
 |
Sauf erreur ou distraction de ma part, dans les pages
de ce site internet, c'est toujours cette date (30
ap. J.-C.) qui est citée pour la crucifixion
de Jésus (par exemple : Clic
!, Clic
! et Clic
!). Néanmoins, vous avez raison : jadis,
j'avais opté pour une chronologie longue, qui
faisait mourir Jésus en 33 ap. J.-C, mais il
y a belle lurette que je me suis rallié à
l'avis autorisé et quasi unanime d'exégètes
bibliques infiniment plus savants que moi…
|
| |
| |
|
|
|
|
| |
| 27 juin 2005 |
| Charles
a écrit : |
| |
Objet
: futur de l'empire romain
Pourquoi ne mettez vous rien
sur l’aspect futur de l’empire romain,
dont parle la Bible (site www.bibliquest.org)
? |
| |
| |
| |
| RÉPONSE
: |
| |
| Pourquoi mettrai-je
quelque chose à ce sujet sur mon site puisque,
si j'en crois le lien que vous me faites le plaisir
de communiquer (et que je ne manquerai pas de partager
avec les visiteurs de mes pages internet), d'autres
s'en perlent visiblement mieux et bien plus exhaustivement
(sinon objectivement) que je ne pourrais jamais le
faire… |
| |
| |
|
|
|
|
| |
| 29 Juin 2005 |
| Alexandre
a écrit : |
| |
Ma
question concerne cette fameuse crucifixion
concernant ledit Jésus.
Voici la définition que donne le site
Wikipédia de cette forme de condamnation
: "La crucifixion est une méthode de mise
à mort en usage dans l'Antiquité
grecque et romaine. Chez les Romains
cette peine est particulièrement infâme
et réservées d'abord aux esclaves
ou aux rebelles, puis plus tard aux brigands et aux
pirates, parfois aux prisonniers de guerre et aux
condamnés pour motifs politiques."
Je ne vois pas comment le dit
Jésus aurait pu être condamné
à mourir crucifié puisque celui-ci n'était
d'abord ni un esclave et encore moins un rebelle.
Pouvez-vous m'expliquer en quoi Jésus se serait
rebellé ? À mon humble avis, il n'y
a aucun document racontant que ce Jésus se
serait rebellé contre Rome ou l'empereur donc
dans ce cas-ci, aucune raison de le crucifier. Il
n'était pas brigand ou pirate ni prisonnier
de guerre (il n'y a pas eu de rébellion durant
la préfecture de Pilate n'est-ce pas ?) Une
chose que l'on peut croire selon certains auteurs
de l'Antiquité, ou même encore les Saintes
Écritures, ce fameux Jésus n'a fait
que rassembler les foules pour leur parler, ce qui
a toujours été permis à Rome
sur les rostres. Il n'y a là aucun crime commis
par cet homme donc aucune crucifixion valable. On
aurait dû plutôt le flageller et le décapiter
si crime il y avait eu pour je ne sais quelle raison
mais il n'était pas citoyen romain donc ce
châtiment n'aurait pas pu être appliqué.
Il reste la lapidation, mais les Juifs ne pouvaient
appliquer de mise à mort dans les provinces
romaines.
J'en viens donc à conclure
que Jésus (s'il a existé) n'a jamais
été condamné puisqu'il n'a commis
aucun crime envers Rome et l'Empire et certainement
jamais crucifié. Il serait donc mort de vieillesse
et aurait connu des jours paisibles après ces
enseignements. L'histoire de la crucifixion serait
tout bonnement sortie de l'imagination des Chrétiens
du IVe siècle qui ont certainement modifié
les Écritures.
Qu'en pensez-vous ? |
| |
| |
| |
| RÉPONSE
: |
| |
| Vous mettez là
le doigt sur le problème central de toute l'histoire
des origines du christianisme : qui était réellement
Jésus ? Car il va de soi que si Jésus
ne fut que l'inoffensif prêcheur ou le bienfaisant
thaumaturge décrit à l'envi par l'Histoire
sainte à l'usage des écoles chrétiennes
(si vous voyez ce que je veux dire), ni les Romains,
ni les Juifs n'auraient eu la moindre raison de le
mettre à mort, que ce fût par crucifixion,
décapitation ou lapidation. Mais le hic, c'est
que s'il y a bien une seule chose dont nous sommes
(à peu près) certain à propos
de Jésus, c'est qu'il fut crucifié sur
ordre du préfet romain Ponce Pilate.
"Pourquoi en sommes-nous si sûrs ?"
m'objecterez-vous.
Eh bien, parce
que tous les Évangiles - unanimement
- l'affirment alors même qu'ils auraient
eu tout intérêt à passer
cette exécution sous silence. En effet,
comme vous le faites remarquer, la mort sur
la croix - supplice horrible, dégoûtant,
sanglant, obscène et scatologique - était
réputé infâmant. C'était
effectivement la mort réservée
aux plus grands criminels, c'est-à-dire
à ceux qui contestaient l'ordre naturel
de la société romaine, comme les
esclaves révoltés contre leurs
maîtres ou les rebelles (brigands, pirates)
qui offensaient la majesté de Rome et
de son empereur. C'est dire que les premiers
écrivains chrétiens auraient sauté
sur l'occasion d'occulter le fait que le Maître
dont ils se réclamaient avait subi cette
abomination ! Mais voilà, à l'époque
où ils écrivaient, l'exécution
de Jésus par la croix était fort
probablement tellement de notoriété
publique que, bien qu'elle fut embarrassante
au plus haut point, ils devaient bien s'en accommoder…
Il faut d'ailleurs noter que l'une des premières
mesures que Constantin
prit après sa conversion au christianisme
fut précisément d'interdire le
supplice de la croix : les nouveaux convertis
n'auraient jamais admis que le "Fils de
Dieu incarné", le "Rédempteur
de l'humanité", le "Christ-Roi"
eût pu mourir d'une telle façon,
accroché à un poteau tel un vulgaire
morceau de bidoche à l'étal d'un
boucher pour agoniser à petit feu, étouffé
par ses glaires, et baignant dans immonde bouillasse
de sécrétions intimes malodorantes
!
"Mais, m'écrivez-vous, le doux
Jésus n'était ni brigand ni pirate.
Alors pourquoi diantre fut-il crucifié
?"
Ici encore, les Évangiles sont unanimes
: Jésus fut exécuté parce
qu'il s'était prétendu le roi
des Juifs. De ce fait, il s'était
rebellé contre l'empereur et méritait
donc la Croix - "quiconque se fait
roi se déclare ennemi de l'empereur"
ne manquent pas de rappeler les chefs des
Juifs à Pilate [Jean, 19
:12]. Naturellement, les textes évangéliques,
déjà foncièrement antisémites,
s'emploient lourdement à dédouaner
les Romains de la mort de Jésus pour
en faire "porter le chapeau" aux seuls
Juifs. Toutefois, malgré cette réécriture
de l'histoire et malgré leurs tentatives
de donner une connotation symbolique au titre
de roi des Juifs hautement revendiqué
par Jésus, ils n'ont pu occulter entièrement
la nature politique de sa condamnation.
Il y aurait encore beaucoup de choses à
dire là-dessus puisque, comme je vous
l'ai signalé d'emblée, ce problème
de la personnalité de Jésus (fut-il
un réformateur du judaïsme, un zélote,
un rabbin thaumaturge, un prétendant
à la royauté d'Israël ?)
est au cœur même de l'histoire du
christianisme primitif. Mais comme j'ai déjà
eu l'occasion, à de multiples reprises,
d'aborder cette thématique (et bien d'autres
relatives à Jésus, sa naissance,
sa vie publique ou privée, sa mort, et
même sa résurrection) dans les
pages de mon site, je préfère
vous renvoyer à quelques-uns de ces textes
: |
 |
|
| |
| |
| |
| Conclusion
d'Alexandre |
| |
Je
veux bien vous croire, mais les évangiles ne
sont pas des livres très crédibles à
mon avis. Je crois plutôt que ces écrits
ne sont que propagande écrite au IIIe siècle
par des Chrétiens pour vendre leur salade.
Si on regarde les « vrais »
auteurs crédibles, c'est-à-dire les
auteurs païens, on n’y trouve guère
de référence concernant ce fameux Galiléen
donc est-ce que cette histoire est bien crédible ?
Je ne doute pas que Jésus ait existé
mais les écrits que nous possédons aujourd’hui
sur sa vie ont été rafistolé
bien des fois et n’ayons pas peur de le dire,
ce Jésus a été déifié
au temps de Constantin qui lui a beaucoup changé
les écrits originaux.
Jésus peut s’être
déclaré roi des Juifs, mais il n’a
pas pris les armes contre Rome ni l’empereur
donc pas de raison de le condamner à mort.
Si quelqu’un par exemple arrivait un jour en
France et se déclarait roi des Français,
ceux-ci rigoleraient bien et s’en moqueraient
c’est tout. S’il prenait les armes
contre les autorités, c’est une toute
autre histoire. Ce Jésus n’a pas pris
les armes contre Rome, je le répète.
Plus j’y pense, moins je suis convaincu de cette
crucifixion et moins je trouve les évangiles
crédibles. Il y a matière à réfléchir… |
| |
| |
|
|
|
 |
|