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Sommaire Avril 2005 :
- 1er Avril :
- De quels pays actuels l'Empire romain se composait-il
? : Clic !
- 1er Avril :
- Une formule magique pour ne plus mélanger Caligula
et Néron ? : Clic !
- 3 Avril :
- Comment un pape choisit-il son nom ? : Clic
!
- 4 Avril :
- Le retour de Gabriel, le héros de Dieu
: Clic !
- 6 Avril :
- Un plan de la bataille d'Actium ? : Clic
!
- 6 Avril :
- Philippe l'Arabe, premier empereur chrétien
? Existe-t-il des preuves ? : Clic
!
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| 2e
PAGE |
- 7 Avril :
- Titus Flavius Postuminus, l'Armoricain, nous parle
de ses racines celto-romano- troyennes : Clic
! …
- … Et, en vrac, d'Ambrosius Aurelianus, de
saint Martin, de saint Patrick, de saint Germain
l'Auxerrois… : Clic
!
- 8 Avril :
- Un siècle et demi pour transformer rabbi
Jésus en Dieu ? : Clic
!
- 8 Avril :
- Une dette envers l'épatante Histoire de
la Rome antique de Lucien Jerphagnon ? : Clic
!
- 8 Avril :
- Qu'est devenu l'or du Temple de Jérusalem ?
: Clic
!
- 9 Avril :
- Qui était Caius Carrinas ? : Clic
!
- 11 Avril :
- L'impératrice la plus connue ? : Clic
!
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| 3e
PAGE |
- 13 Avril :
- Jésus, un improbable Messie en patchwork
? : un livre de Michel GOZARD : Clic
!
- 16 Avril :
- Des monnaies frappées au nom du Sénat
de Rome en plein Moyen Age ? : Clic
!
- 17 Avril :
- Où l'on reproche au webmaster d'en prendre
à son aise avec les textes anciens : Clic
! …
- … Et de négliger l'œuvre politico-administrative
des Césars : Clic
!
- 19 Avril :
- Qu'est-ce qu'un Légat d'Auguste ?
: Clic
! …
- … Et un Bénéficiaire consulaire
? : Clic
!
- 19 Avril :
- Pourquoi n'y a-t-il pas, sur ce site, un moteur de
recherche interne… pour retrouver, par exemple,
une remarque sur la mort de Spartacus ? : Clic
!
- Les exécuteurs des basses œuvres romains
étaient-ils à la hauteur ? : Clic
!
- Du plomb dans la tête des pauvres Romains :
Quelques précisions d'un spécialiste…
: Clic
!
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| 4e
PAGE |
- 20 Avril :
- Notre nouveau Saint Père Benoît XVI ne
serait-il qu'un vil plagiaire ? : Clic
!
- 20 Avril :
- Caracalla fut-il l'heureux père de roses fillettes
? : Clic
!
- Hiérocles : le rude mari de l'empereur Elagabal
: Clic
!
- L'historicité du "Moi, Sporus…"
de Cristina RODRIGUEZ : Clic
!
- 21 Avril :
- Pourquoi "Douze Césars"
? Que signifie ce titre de Suétone ? : Clic
!
- 21 Avril :
- La Dacie : dans l'Empire d'Occident ou dans celui
d'Orient ? : Clic
!
- L'évacuation de la Dacie a-t-elle précipité
la chute de l'Empire romain ? : Clic
!
- Pourquoi Byzance n'a-t-elle pas secouru Rome ? : Clic
!
- 23 Avril :
- De quoi Trajan est-il mort ? : Clic
!
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| 5e
PAGE |
- 24 Avril :
- Prisca, l'épouse de Dioclétien, et Valeria,
sa fille, étaient-elles chrétiennes ?
: Clic
!
- 26 Avril :
- Quelques capiteuses précisions sur les couronnes
de César… : Clic
!
- 27 Avril :
- A la recherche d'infos sur la villa de Vespasien à
Castel Gandolfo… : Clic
!
- 28 Avril :
- Pontifes, flamines, augures et tutti
quanti : quelques précisions sur les desservants
des cultes romains : Clic
!
- 29 Avril :
- Saint Ambroise et l'usurpateur Maxime : excommunication
ou accommodements ?… : Clic
!
- 30 Avril :
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RECHERCHE
DANS LE SITE
"EMPEREURS ROMAINS"
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| 1er Avril 2005 |
| Élisabeth
a écrit : |
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| Je
suis en deuxième secondaire (pour la Belgique)
et je fais un travail en latin. Cependant, il y a une
question à laquelle je ne trouve pas la réponse
: "Cite tous les pays actuels qui ont fait
partie de l'empire romain". |
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| RÉPONSE
: |
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| La liste des pays modernes
qui firent jadis partie de l'Empire romain est assez
facile à établir. Il suffit de prendre
une carte représentant cet empire à
son extension (par exemple celle qui figure dans ce
site : Clic
!) et de la comparer avec une "carte politique"
moderne.
Sauf erreur ou omission de ma part, tous les pays
suivants furent donc soumis, un jour ou l'autre, à
l'autorité de Rome :
En Europe :
- l'Angleterre et le Pays de Galles,
- le Portugal,
- l'Espagne (avec Andorre),
- la France (y compris la Corse, et avec Monaco),
- l'Italie (y compris les îles de la Méditerranée
- Sardaigne, Sicile, etc -, et avec Saint-Marin
et la Cité du Vatican),
- la Belgique,
- le Sud-Ouest des Pays-Bas,
- le Grand-Duché de Luxembourg,
- l'Ouest et le Sud de l'Allemagne (rive gauche
du Rhin, rive droite du Danube)
- la Suisse,
- le Liechtenstein,
- l'Autriche,
- l'Ouest de la Hongrie,
- la Slovénie,
- la Croatie,
- la Bosnie-Herzégovine,
- la Serbie Monténégro,
- le Sud de la Roumanie,
- la Bulgarie,
- l'Albanie,
- la Macédoine,
- la Grèce,
- la Turquie d'Europe (Thrace).
En Asie :
- la Turquie,
- la Syrie,
- le Liban,
- Israël (avec les territoires palestiniens),
- la Jordanie,
(À noter que, sans être réellement
annexés à l'Empire, le Nord de l'Arabie
saoudite, le Nord de l'Irak, l'Arménie, la
Géorgie et l'Azerbaïdjan se trouvèrent,
sporadiquement, dans la zone d'influence romaine).
En Afrique :
- l'Égypte,
- le Nord de la Libye,
- la Tunisie,
- le Nord de l'Algérie,
- le Nord et le Nord-Ouest du Maroc.
En Méditerranée :
Ouf… |
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| 1er Avril 2005 |
| Annie
a écrit : |
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| Connaissez-vous
la phrase mnémotechnique qui
relie le début de chaque nom des empereurs romains,
pour retrouver la chronologie de leur règne
? Je l'ai entendue une fois, et n'arrive pas à
la retrouver. |
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| RÉPONSE
: |
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| Si j'en crois cette
page de l'encyclopédie libre Wikipedia,
cette fameuse phrase, censée être plus
facile à retenir que la liste des premiers
empereurs romains, serait : "césautica
claunégalo vivetido…"…
C'est-à-dire, en la décomposant :
Naturellement, pour que ce truc tordu fonctionne,
encore faut-il déjà avoir une vague
idée de l'ordre de succession des maîtres
de Rome. Sinon, comment savoir que le "ti"
de "césautica" rappelle
Tibère et non Titus
? Ou que le "o" de "claunégalo"
désigne un empereur nommé Othon
et non un certain Ovide, Oreste
ou Onésime ?… Aussi,
à tout prendre, je me demande s'il n'est pas
préférable et plus aisé de mémoriser,
une bonne fois pour toutes, les noms de ces "Césars"
plutôt que d'encombrer son esprit d'une phrase
sibylline…
Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué
? |
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| 3 Avril 2005 |
| Alexandre
a écrit : |
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(…)
J'ai une question pour
vous dont j'ai cherché la réponse partout
surtout avec la mort toute récente de Jean-Paul
II et avec la venue prochaine d'un autre pape qui,
évidemment, changera de nom, je voulais savoir
comment se décidaient les noms des
papes et je voulais savoir si vous aviez
des informations sur comment cela est choisi. Car
après tout, la nomination de papes provient
depuis St Pierre dans l'Antiquité jusqu'à
aujourd'hui. J'ai eu des belles listes de noms de
pape (comme Clément, Alexandre, Innocent, Jean
et etc.), mais on n'expliquait jamais comment le nom
était choisi. J'aimerais donc savoir si vous
avez des informations là-dessus et, si oui,
j'aimerais que vous m'en fassiez part s'il vous plaît. |
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| RÉPONSE
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| Comment les papes choisissent-ils
leur nom pontifical ?
On a coutume de dire que le nom d'un pape constitue,
en quelque sorte, son "programme politique".
Le ci-devant Saint Père Karol Wojtila aurait
choisi de se s'appeler Jean-Paul parce qu'il voulait
indiquer que son pontificat se s'inscrirait dans la
continuité de ses prédécesseurs
immédiats Jean-Paul Ier, Paul VI et Jean XXIII…
En réalité, c'est un peu plus compliqué
que cela…Aussi, afin de ne rien oublier - et
de ne pas proférer trop de grosses bêtises
-, je préfère citer (en le condensant,
résumant et simplifiant quelque un peu) un
article extrait du Dictionnaire historique de
la Papauté, un gros et pesant bouquin
que je conserve toujours à portée de
main et qui, je le pressens, risque bien de m'être
fort utile ces prochains jours afin de décrypter
le cérémonial d'inhumation d'un pape
défunt, les mystères du conclave, et
les fastes de l'intronisation (je crois qu'aujourd'hui,
on parle plutôt d'inauguration) de
son successeur.
"Ce n’est
qu’à partir du pontificat de Serge
IV (1009) que le changement de nom devint une
véritable règle (bien que non
écrite). Deux élus seulement devinrent
papes sous leur prénom : Adrien IV (1154-1159)
et Marcel II (1555).
Le choix du nom pontifical a d'abord surtout
obéi à un principe généalogique
qui parut ensuite suspect : aussi les parents
proches eux-mêmes l'évitèrent.
Ce n'est qu'à partir de 1500 qu'on y
revint à l'occasion (Pie III, Clément
VIII).
Les papes de la Réforme (grégorienne),
marchant sur les brisées théologiques
et politiques de Grégoire V (996-999)
et de Silvestre II (le pape de l’An
Mil, 999-1003), choisirent les noms de
prédécesseurs légendaires
ou historiques antérieurs au sæculum
obscurum (le Xe siècle, le "siècle
obscur" - ô combien ! - de la Papauté).
Cela explique la remarquable fréquence
du chiffre Il : sur le total des vingt-sept
sept candidats (y compris les candidats qui
ne furent pas reconnus par la suite) qui se
succèdent entre 1046 (concile de Sutri)
et 1145 (assassinat de Lucius II), seize papes
portent le chiffre II. Quatre autres se réfèrent
également à des prédécesseurs
qui avaient déjà eu des successeurs
homonymes : Léon IX, Étienne IX,
Grégoire VII, Silvestre IV. (…)
À partir de cette époque (plus
précisément, à partir de
Landon, 913-914), il n'y a plus de noms nouveaux
; de sorte que le chiffre I disparaît
jusqu'à 1978 (Jean Paul Ier).
Tandis qu'entre 1145 et 1159, les papes rompirent
de manière frappante avec la tradition
des noms grégoriens (Eugène III,
Anastase IV, Adrien IV), les papes de l'époque
des Hohenstaufen et de la période qui
va de la fin de la lutte entre la papauté
et la famille des Staufen jusqu'à Innocent
V (1276) revinrent exclusivement au fonds des
noms des papes grégoriens (Alexandre,
Victor, Pascal, Calixte, Innocent, Lucius, Urbain,
Grégoire, Clément, Célestin,
Honorius). Par la même occasion, il n'est
point rare que les noms de profession retenus
expriment un dessein politique d'actualité
(Alexandre III, Grégoire IX).
À la fin du XIIIe siècle, le
choix des noms pontificaux est souvent indépendant
de toute considération ecclésiologique
et politique. Jean XXI (Pierre d'Espagne) prit
sans doute ce nom en mémoire du cardinal
Giovanni Gaëtano Orsini ; Nicolas IV en
souvenir de son protecteur Nicolas III. Adrien
V et Nicolas III se référaient
au saint patron de leur église cardinalice
; Martin IV au patron de Tours. Pour Célestin
V (Pietro del Morrone), c'est l'étymologie
qui fut sans doute déterminante.
Au XIVe siècle, les papes reprirent,
avec Jean, Boniface et Benoît, les noms
du sæculum obscurum qui avaient
perdu leur connotation négative. Pour
les papes d'Avignon, le rappel de leurs prédécesseurs
français constituaient une manière
de programme.
Durant le Grand Schisme, le parti français
reprit des noms de papes avignonnais (Clément,
Benoît), tandis que le parti romain renvoyait
aux représentants les plus illustres
d'une conception romaine de la souveraineté
universelle (Boniface IX, Innocent VII, Grégoire
XII).
En 1415, Martin V marqua une rupture en choisissant
le saint du jour, renonçant ainsi aux
mobiles politiques.
À l'époque des papes de la Renaissance,
se fait jour un désir d'originalité
et d'individualisation ; le chiffre II, devenu
rare, réapparaît (Pie II, Paul
II, Jules II). On évoque explicitement
le souvenir des héros païens (les
discours d'intronisation d'Alexandre VI font
allusion à Alexandre le Grand ; les satires
contre Jules II rappellent Jules César).
À
partir du XVIe siècle, le nom des
papes est toujours inspiré par
le principe de la pietas : certains
papes s'attribuèrent le nom de
ceux de leurs prédécesseurs
qui les avaient élevés au
cardinalat, certains celui du pape qui
leur avait ouvert la voie de la carrière
curiale, d'autres enfin choisirent le
nom du pape qui avait activement soutenu
leur famille.
La reprise du nom d'un prédécesseur
avait non seulement valeur de remerciement
symbolique, mais marquait aussi la volonté
d'être fidèle et soumis à
un héritage spirituel. C'est pourquoi
la succession des noms pontificaux à
l'époque moderne prend un caractère
stéréotypé, conservateur.
Jules, Marcel et Sixte ne furent choisis
qu'une seule fois ; mais pour le reste,
le choix des noms, au cours des quatre
cents ans environ qui séparent
le concile de Trente (milieu du XVIe siècle)
de Vatican II, se réduit à
neuf : Paul, Pie, Grégoire, Urbain,
Innocent, Clément, Léon,
Alexandre et Benoît. Aux XVIIIe
et XVIIIe siècles, c'est le nom
de Clément qui domine, puis ensuite,
jusqu'en 1958, celui de Pie. Jean XXIII
(A. Roncalli, 1958) est le premier à
reprendre un nom médiéval,
soulignant ainsi symboliquement la fin
de la « papauté des Pies
». Son successeur Paul VI fit un
choix subjectif, inspiré d'abord
par une réflexion théologique.
Jean Paul Ier est le premier pape de l'histoire
à avoir adopté un double
nom, mais son choix demeure cependant
fidèle au principe de pietas
respectueuse à l'égard de
ses prédécesseurs. Le nom
pontifical de Jean Paul II rassemble le
souvenir de ses trois prédécesseurs
immédiats. "
(D'après Bernd-Ulrich HERGEMÖLLER,
article onomastique pontificale,
in Dictionnaire Historique de la Papauté,
Éditions Fayard, 1994) |
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| 4 Avril 2005 |
| Paul
a écrit : |
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Permettez-moi
à nouveau de vous poser une question, par rapport
à la réponse
au courrier de JP Landrier du 5 nov. 2004.
Vous écrivez :
"Quoi qu'il en soit, nul contemporain du Christ
mieux que ce Judas de Gamala, chef charismatique
de l'insurrection du recensement et fondateur de
la secte des Zélotes, ne pourrait prétendre
au titre de héros de Dieu… qui, en
hébreu, se dit Geber El. Et justement,
Geber El (en français "Gabriel"),
c'est précisément le nom de l'ange
qui annonça à Marie qu'elle était
enceinte des œuvres de l'Esprit-Saint."
Judas de Gamala - héros
de Dieu - Geber El - Gabriel
Ça concorderait tout à fait avec les
théories de Massé, de Cascioli…
Mais si je veux bien croire que Gabriel vient de Geber
El et que cela signifie héros de Dieu,
j'aimerais avoir plus de précision
sur le lien entre Judas et cette dénomination
de héros de Dieu.
Est-ce une déduction
émise par vous suite à la "bravoure"
de Judas ? ou est-ce que cela est référencé
quelque part ?
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| RÉPONSE
: |
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| Votre remarque est à
nouveau fort pertinente !
Comme je le précise plus loin dans cette
réponse que vous me faites l'honneur de
citer, "même si elle est séduisante",
je ne "souscris pas entièrement"
à la thèse qui ferait de Judas de Gamala
le père de Jésus. Il faut dire que cette
hypothétique paternité suscite bien
peu d'enthousiasme de la part de exégètes
sérieux. Personnellement, je ne l'ai jamais
lue que chez Robert Ambelain, qui avoue lui-même
s'être inspiré des travaux de Daniel
Massé… et je ne suis moi-même pas
assez spécialisé ès sciences
bibliques pour juger de la valeur exégétique
et historique des recherches de ces deux érudits…
Cela précisé,
à mon avis, Robert Ambelain ne considère
le fait que le nom attribué à
l'ange de l'Annonciation (Gabriel, en hébreu
"héros de Dieu") rappelle Judas
de Gamala (le "héros de la Révolte
du Recensement") que comme un indice supplémentaire
susceptible d'étayer son hypothèse,
et non comme un fondement de celle-ci. En fait,
s'il présente Jésus comme le fils
de Judas de Gamala, c'est surtout parce qu'il
estime avoir trouvé la preuve que d'une
part Simon-Pierre et Jacques seraient bien des
frères charnels de Jésus, et que
d'autre part, ces deux apôtres seraient
fils de Judas de Gamala.
D'où ce syllogisme :
"a) le Simon et le Jacob que Tiberius
Alexander fit crucifier, à Jérusalem,
sont les mêmes que le Simon Pierre et
le Jacob, dit Jacques, des Évangiles,
b) comme tels, ils sont « fils de Juda
de Gamala », alias Juda de Gaulée
ou Juda le Gaulonite, le « héros
de la Révolte du Recensement »,
c) étant établi qu'ils sont
frères puînés de Jésus,
Jésus est donc nécessairement,
lui aussi, « fils de Juda de Gamala,
et le fils aîné…"
(Robert AMBELAIN, Jésus ou le mortel
secret des Templiers, éd. Robert
Laffont, 19,70).
Un syllogisme évidemment imparable…
Pour autant bien sûr que ses prémisses
le soient également. Et ça, c'est
une autre paire de manches ! En effet, les textes
auxquels se réfère Robert Ambelain
(apocryphes ou œuvres de Flavius Josèphe)
ont été tellement tripatouillés
au cours des siècles que l'on peut facilement
y trouver matière à étayer
deux thèses complètement antagonistes. |
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Par exemple, prenez l'apôtre Jacques. En bien,
vous lirez bien chez Flavius Josèphe le témoignage
qui permet à Robert Ambelain de le faire mourir
sur la croix en 46-17, en tant que "fils
de Judas de Gamala" (Antiquités
Judaïques, XX, 2). Mais si vous poursuivez
la lecture de cette œuvre de Josèphe,
vous y trouverez aussi mention d'un Jacques, "frère
de Jésus" mort vers 62, lapidé
sur ordre du grand-prêtre Ananus (Ant. Jud,
XX, VIII).
Évidemment, à moins que ce deuxième
Jacques serait lui aussi un fils de Judas de Gamala
(ce que Josèphe n'indique pas), le beau syllogisme
de Robert Ambelain prend un peu de plomb dans l'aile
!…
Voilà (entre autres) pourquoi, comme je vous
l'ai dit d'emblée, je reste assez circonspect
face à cette hypothèse - au demeurant
séduisante et féconde - qui ferait de
Jésus le fils aîné de Judas de
Gamala… que celui-ci ait été surnommé
"le héros de Dieu" (Geber El,
Gabriel) ou non. |
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| 6 Avril 2005 |
| Isabelle
a écrit : |
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Salut,
ô Auguste,
Ma prof de latin m'a donné
un exposé te concernant, mais je n'arrive pas
à trouver une carte retraçant
la bataille d'Actium ou du moins une carte
situant cette ville
Merci d'avance, grand Auguste |
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| RÉPONSE
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| Ben oui… mais
moi, je m'appelle Lucien, et pas Auguste !…
Si vous voulez vous adresser directement au premier
empereur, c'est plutôt au site Dialogus
qu'il faudrait vous adresser (voir cette page : Clic
!).
J'étais convaincu que j'avais quelque part
un plan de la bataille d'Actium.
Pourtant j'ai eu beau farfouiller partout, pas moyen
de remettre la main dessus… Mais ce n'est pas
trop grave puisque j'en ai trouvé un sur le
Web qui devrait vous convenir, bien qu'il soit légendé
en anglais : Clic
!.
Vous pouvez aussi aller jeter un coup d'œil sur
cette page (malheureusement en anglais, elle aussi)
qui présente d'autres cartes : The
Actium Project.
Enfin, si vous souhaitez approfondir vos connaissances
sur cette bataille célèbre, vous trouverez
peut-être quelques renseignements utiles à
votre exposé dans mon propre site, à
cette page où sont référencés
d'autres liens concernant la bataille d'Actium : Clic
!. |
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| 6 Avril 2005 |
| Philippe
a écrit : |
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Existe-t-il
des preuves que Philippe l'Arabe était chrétien
?
Sur cette question qui décidemment
fait couler beaucoup d'encre depuis quelques siècles,
je me permets une réflexion sur un simple constat
qui en lui-même est assez significatif.
Les preuves historiques en
ce qui concerne cet empereur sont assez concordantes
pour reconnaître que durant son règne
bon nombre de postes importants étaient occupés
par des chrétiens. D'autre part nombreux sont
aussi les chrétiens qui s'étaient enrichis
durant cette période. Par ailleurs ces faits
ont par eux-mêmes été à
l'origine de mouvements populaires de la part d'une
population romaine ou romanisée jalouse de
prérogatives accordées à des
représentants de ce que l'on considérait
alors comme une secte dangereuse (les chrétiens).
Alors je me pose la question
de savoir, si en dehors du fait de sa protection avérée
des chrétiens durant son règne, il se
serait entouré d'autant de serviteurs (sens
général) chrétiens s'il n'avait
pas lui-même été chrétien.
Il me semble que l'on retrouve de tout temps ce comportement
en politique, où l'on place auprès de
soi ses partisans et les gens de son bord. Il n'a
pas échappé à cette coutume de
bon sens.
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| RÉPONSE
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| Votre réflexion
est frappée au coin du bon sens ! Effectivement,
il semblerait bien que, sous le règne de Philippe
l'Arabe, la religion chrétienne ait acquis
une "visibilité" qu'elle n'avait
pas encore connue jusque-là. C'est là
bien sûr un indice sinon du ralliement de l'empereur
au christianisme, du moins de la faveur qu'il accordait
à cette religion. J'ai d'ailleurs l'impression
que ce que l'on a coutume de nommer la
persécution de Dèce ne fut,
pour l'essentiel, qu'une épuration politico-économique.
Selon moi, elle aurait surtout été destinée,
d'une part, à briser l'influence politique
toute neuve de ces sectaires soupçonnés
(à tort ou à raison) d'antipatriotisme
sournois (ou déclaré), et d'autre part
à confisquer le magot d'une Église
devenue scandaleusement riche alors que l'État,
qu'elle haïssait, devait quant à lui faire
feu de tout bois pour repousser l'ennemi de provinces
ruinées.
L'on n'aura probablement
jamais la preuve formelle que Philippe l'Arabe
fut le premier empereur chrétien, même
si, en ce qui me concerne, je me rallie de bon
cœur à l'opinion de plusieurs grands
savants - passés et présents -
favorables à cette hypothèse.
Mais il n'en reste pas moins qu'il faut bien
reconnaître que ceux qui la refusent disposent
d'un argument-massue : un empereur chrétien
n'aurait pas célébré les
fêtes, nécessairement païennes,
du millénaire de Rome.
D'accord, leur réponds-je (modestement)
! Toutefois, n'oublions pas qu'Eusèbe
de Césarée prétend qu'un
évêque lui aurait interdit de participer
à l'office de Pâques avant qu'il
n'ait confessé et expié "les
nombreux crimes qu'il avait commis".
Et puisqu'il n'est pas sûr que Philippe
fût responsable de la mort de son prédécesseur
Gordien
III, peut-être n'est-il pas impossible
que, parmi les "crimes" évoqués
par l'austère prélat, se trouvait
son apostasie formelle lors du jubilé
de Rome.
Et c'est peut-être aussi pour cela que
l'Abrégé des Césars
(texte anonyme de la fin du IVe siècle)
rapporte que, lors de ces fameuses fêtes
du Millénaire de Rome, l'empereur Philippe
adopta une attitude des plus désinvoltes,
et qu'il encourut pour cela les reproches de
son fils.
Je cite :
"Son "fils (de Philippe l'Arabe)
Caius Julius Saturninus qu'il avait associé
au pouvoir (…) avait un caractère
si sévère et triste que, dès
l'âge de cinq ans, aucun stratagème
de quiconque ne put jamais le faire rire. Ainsi,
voyant son père s'esclaffer sans la moindre
retenue lors des jeux séculaires, il
le blâma, malgré son très
jeune âge, en détournant le visage."
(Pseudo Aurelius Victor, Abrégé
des Césars, XXVIII) |
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Dame ! Philippe, empereur chrétien, se moquait
ouvertement de ces cérémonies insanes
auxquelles il devait pourtant présider, tandis
que son jeune fils à la triste figure, chrétien
convaincu lui aussi, trouvait qu'il n'y avait vraiment
pas de quoi rigoler. En faisant mine d'adorer ces
idoles répugnantes, non seulement son père
risquait son âme, mais, en plus il paraissait
y prendre du plaisir, le bougre !… |
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