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Février 2005 (page 3/3)
Sommaire du mois de Février : Clic
!
REMARQUE DU WEBMASTER
(30 Mars 2005):
La société ("ifrance"),
qui hébergeait jusqu'à présent ce site
internet, ayant connu de gros problèmes techniques,
je ne puis garantir que toutes mes réponses soient
bien parvenues à leurs destinataires, ni non plus
d'avoir reçu tout le courrier qui m'aurait été
expédié.
Désormais, ce site est confié à un
hébergeur bien plus fiable (Nexenservices),
et l'accessibilité du site devrait s'en trouver considérablement
améliorée, tant du point de vue de la navigation
que de celui de la correspondance.
Je vous présente toutes mes excuses pour les désagréments
que vous avez subis lors de vos visites, et vous remercie
de la patience dont vous avez dû faire preuve à
ces occasions. Je suis également désolé
si vous trouvez ci-dessous une réponse dont vous
n'auriez pas eu la primeur, ou si vous n'en avez reçu
aucune de ma part. Dans ce dernier cas, ayez l'obligeance
de m'adresser à nouveau votre message - si du moins
il n'est pas trop tard !… |
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| 10 Février
2005 |
| Michel Lévy (www.cdweb.com/mll)
réécrit : |
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Je
reviens sur votre
réponse concernant le mois
d'août, ainsi nommé d'après
Auguste.
"Quant
au mois d'août (anciennement sextilis,
sixième mois), c'est Octave Auguste
qui, en toute modestie, décida de lui
donner son propre nom, et ce bien qu'il fût
né en septembre. Suétone explique
qu'il choisit sextilis "parce
que c'était ce mois-là qu'il
avait obtenu son premier consulat, et qu'il
avait remporté ses plus grandes victoires"
(Suétone, Douze Césars, Vie
d'Auguste, XXXI).
Bien sûr, il est amusant de constater
que le huitième mois de notre calendrier
tire son nom du titre d'un empereur dont le
patronyme (Octave) évoque
le nombre huit. Mais ce n'est là, à
mon humble avis qu'une coïncidence purement
fortuite."
Ne pourrait-on
cependant admettre qu'il n'y a ni "modestie"
ni "coïncidence purement fortuite"
: quand Auguste choisit de donner son nom au
huitième mois, ça tombe
bien, il s'appelle Octave ! |
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| RÉPONSE
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| Effectivement, que notre huitième
mois porte le nom d'un Auguste
qui se nommait originellement Octave, cela peut
paraître troublant… Toutefois, notre mois d'août
étant le sixième mois du calendrier romain
(d'où son nom latin pré-augustéen :
sextilis), cette coïncidence devait
sauter nettement moins aux yeux des contemporains d'Auguste
qu'aux nôtres. Ce ne sera en effet qu'à partir
de la fin de Moyen Age (XIVe - XVe siècles), quand
le début de l'année sera généralement
fixé au premier janvier et non plus au 1er mars ou
à Pâques, que le mois d'Octave Auguste deviendra
- fortuitement - le huitième mois des calendriers
occidentaux.
En fait, si les thuriféraires antiques d'Octave
avaient suivi votre raisonnement, c'eût été
le mois d'octobre (explicitement, leur huitième mois)
qu'ils auraient choisi pour célébrer le grand
homme, et non leur sixième, sextilis. |
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| CONCLUSION
DE Michel Lévy : |
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Merci
de votre réponse, mais je ne suis pas d'accord.
Il y avait longtemps que janvier
était le premier mois de l'année "civile",
c'est-à-dire politique et administrative, et donc
que la sixième lune, sextilis, coïncidait peu
ou prou avec le huitième mois solaire.
Je me réfère à "Calendriers
Sagas": calendriers romains pré-juliens
: « Aujourd'hui, on pense que ce calendrier pré-julien
aurait vu naissance sous les decemvirs (450 av. J.-C.) et
que les deux mois Januarius et Februarius auraient été
ajoutés avant Martius. On en aurait alors profité
pour faire passer le début de l'année en janvier.
Le commencement de l'année serait alors passé
de l'équinoxe de printemps au solstice d'hiver. »
Pour moi, je ne vois pas la
difficulté à faire coexister un calendrier
lunaire pour l'agriculture, les paysans, et solaire pour
l'administration, les fonctionnaires.
J'ajoute que Janus est le dieu du
recommencement, dont Voltaire (Dictionnaire
philosophique, article Elie
et Enoch) rapproche le nom de celui du patriarche
Enoch :
« Que le Janus connu ensuite en Italie était
l’ancien Anach, ou Annoch, de l’Asie ;
Que non seulement Énoch signifiait autrefois chez
tous ces peuples le commencement et la fin de l’an,
mais le dernier jour de la semaine ;
Que les noms d’Anne, de Jean, de Januarius, Janvier,
ne sont venus que de cette source. »
Michel Louis Lévy
www.cdweb.com/mll |
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| 11 Février 2005 |
| Violaine
a écrit : |
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Voulez-vous
m'épouser ?
Hum, pardon. Je voulais juste vous remercier mille et une
fois pour votre fantastique site. J'avoue n'avoir pas tout
parcouru, mais je le garde dans mes favoris pour y jeter
un coup d'œil à l'occasion…
Comme je suis certaine que vous n'avez
que ça à faire que de lire ma passionnante
vie, sachez que je suis tombée sur votre site après
avoir reçu en cours d'épigraphie latine un
arbre généalogique des Julio-Claudiens qui
m'a laissée perplexe ! En fait, il est assez clair,
mais pour ce faire son auteur a été évidemment
obligé de marquer plusieurs noms à plusieurs
endroits différents, avec leur sacrée nom
d'un chien de manie de se marier trente-six fois et de mélanger
maritalement les différentes branches (je ne vise
personne…).
Bien amusée par cet extraordinaire
fouillis généalogique, je m'apprêtais
à faire une petite note humoristique à ce
sujet sur mon blog (eh oui, moi aussi…), en me demandant
ce qui se serait passé si nos chers Jules avaient
voulu faire comme ce brave Mécène qui, paraît-il,
était si fier de ses origines étrusques qu'il
faisait admirer son arbre généalogique.
Pour illustrer ladite note, j'ai donc cherché sur
google un "tableau généalogique des Julio-Claudiens".
Voilà comment, cher Monsieur, vous avez eu le bonheur
de conquérir le cœur d'une nouvelle lectrice
: moâ !
À force de voir des "Clic
!" partout, j'ai fini par cliquer partout ; c'est comme
ça que j'en ai appris davantage sur celui qui restera
maintenant pour moi ce "pauvre" Tibère,
qui, vraiment, n'avait pas de bol !… Vraiment, merci
pour cette extraordinaire leçon d'Histoire. Excellent,
magnifique, et tant pis si le parti pris est honteusement
évident ! On se croirait vraiment retourné
à l'époque en question ! Donc donc, merci
mille fois.
Bien sûr, maintenant, c'était
tellement bien que je ne la ferai pas, ma petite note. Votre
arbre généalogique est en effet "très"
simplifié, mais le moyen de faire autrement ? Moi
qui cherchais un truc avec des petites flèches partout,
des adoptions dans tous les coins… Tant pis pour moi
; et tant pis pour les trois lecteurs de mon blog. Surtout,
je ne saurais atteindre la perfection de votre brillante
prose… Ah, vraiment, bravo et merci ! (je me répète,
là…)
À part ça, pour faire
semblant de faire un commentaire constructif, et pour que
vous n'ayez pas trop le sentiment d'avoir lu ce long baratin
pour rien, je me permets une petite question. Je peux ?
Bon. C'est juste un petit détail. Dans votre
arbre généalogique, vous indiquez que le père
et le grand-père de Néron s'appelaient tous
deux Lucius Domitius Ahenobarbus. Notre charmant
prof d'épigraphie latine nous a bel et bien dit qu'il
était fréquents que les Citoyens romains,
décidément peu imaginatifs, refilent leur
prénom à leur fils aîné. Ça
ne me dérangerait donc pas que père et fils
s'appellent pareil, si, sur l'arbre généalogique
que ce même prof m'a refilé (vous suivez ?),
l'époux d'Agrippine la Jeune, donc le père
de Néron, n'était pas appelé…
Cnaeus Domitius Ahenobarbus. Alors ? Qui a tort
? Qui a raison ? Si vous avez raison, appuyez sans languir
sur le bouton "supprimer" pour vous débarrasser
de ce mail bien trop longuet ; sinon, vous pourrez corriger
l'arbre généalogique, et je pourrai me dire,
la larme à l'œil, que j'ai contribué
à votre merveilleux Œuvre. |
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| RÉPONSE
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| Un grand merci pour ce message.
Votre sympathique enthousiasme pour mes pages internet consacrées
aux "Empereurs romains" me va droit au cœur…
Même s'il convient d'attendre encore un peu pour publier
les bans de notre futur mariage : à seulement quelques
jours de la saint Valentin, je m'en voudrais de pousser
au désespoir votre petit ami… et surtout de
vous priver des magnifiques cadeaux dont il va vous couvrir
à cette galante occasion !… ;-))
Pour le papa de ce brave Néron,
vous (et votre sagace professeur) avez mille fois raison
: il était bien affublé du prénom assez
mordant de Gnæus (ou - c'est chou
vert et vert chou - Cnæus).
Je pourrais certes atténuer ma culpabilité,
faire passer cette regrettable erreur pour une malencontreuse
coquille typographique en vous signalant qu'un autre tableau
généalogique de mon site (Néron,
descendant d'Antoine) rend bien au paternel du "divin
citharède" le prénom qui lui est dû.
Mais foin de ces coquetteries ! Je préfère
encore reconnaître franchement mon erreur, battre
ma coulpe, me prosterner devant vous à l'instar des
bourgeois de Calais devant Édouard III, pieds nus,
en chemise de crin et des cendres répandues sur la
tête, en implorant votre magnanimité (ainsi
que celle de votre prof, toujours aussi sagace) et en vous
assurant que le nécessaire sera fait pour que soit
corrigée au plus vite cette horreur, qui offense
tant la vérité historique que l'harmonie esthétique
du document incriminé. |
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| 12 Février 2005 |
| Gricca
a écrit : |
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Les
enfants de Marc Aurèle et de Faustine ou les sœurs
de Commode
En réponse au
mail dArianne du 8 janvier 2005 qui aimerait en
savoir plus sur les surs de Commode, il ny a
malheureusement pas grand chose à ajouter, déjà
que la chronologie des naissances des nombreux enfants de
Marc Aurèle
et de Faustine la Jeune reste assez confuse. Le couple en
30 ans de mariage (145-175) aurait eu entre 11 et 14 enfants
dont 7 dépassèrent lenfance (ceux marqués
en gras).
Voici la liste donnée par
Anthony Birley dans sa biographie de Marc Aurèle
(B.T. Batsford Ltd - London 2e édition, révisée
1987) qui comptabilise 14 enfants :
1) Domitia Faustina (30 novembre
147 - 151)
2 & 3) les jumeaux T. Aurelius Antoninus et
T. Aelius Aurelius (149 - 149)
4) Annia Aurelia Galeria Lucilla (7 mars
150 - 182/3) épousa Lucius Verus puis
Ti. Claudius Pompeianus, il y eut descendance, on
connaît un consul Clodius Pompeianus en 241.
5) Annia Galeria Aurelia Faustina (151 -
?) épousa Cn. Claudius Severus consul
en 173, ensemble ils eurent une descendance, en
effet leur petite fille Annia Faustina épousa
en 221 lempereur Elagabal.
6) T. Aelius Antoninus (né et mort en
152)
7) un fils anonyme (né et mort fin 157/début
158)
8) Fadilla (159 - ?) épousa M.
Peducaeus Plautius Quintillus consul en 177
9) Cornificia (160 - 213) épousa
M. Petronius Sura Mamertinus consul en 182 exécuté
en 190/1, puis L. Didius Marinus, son suicide forcée
par Caracalla
doit dater de 213. LHistoire Auguste
(Vit. Pert. XII 8) rapporte que Pertinax
causa dit-on un grand scandale par ses relations
amoureuses avec Cornificia, qui avait 33 ans en
193, ce trait pour expliquer quil ne soccupa
jamais de la vertu de sa propre épouse Flavia
Titiana.
10 & 11) les jumeaux T. Aurelius Fulvus
Antoninus (31 août 161 - 165) et L. Aurelius
Commodus (31 août161 - 31- décembre
192) lempereur Commode.
12) M. Aurelius Verus (162 - 169), César
en 166.
13) Hadrianus ( ? )
14) Vibia Aurelia Sabina (vers 170 - ?) épousa
un africain de Thibilis (auj. Announa entre Constantine
et Guelma en Algérie) L. Antistius Mundicus
Burrus, consul en 181 avec Commode et exécuté
à la suite dun complot vers 187. Sabina
lui survécut et se remaria avec un certain
L. Aurelius Agaclytus. Elle est honorée à
Thibilis et Calama (Guelma) du titre de patronne.
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En 1992 Walter Ameling reprenant
le problème en se basant essentiellement sur la numismatique
supprime les n° 2 & 3 qui seraient identiques aux
n° 6 & 7 et supprime aussi le n° 13 qui serait
identique à lun des n° 6 ou 7, ce qui nous
donne 11 enfants.
Clive Foss dans son Roman Historical
Coins (Seaby London 1990) compte 13 enfants dans lordre
et avec les dates que voici :
1) Anna Galeria Aurelia Faustina
(146 - après 161)
2) T. Aelius Antoninus (147 - 147)
3 & 4) les jumeaux Lucilla (149 - 182) et T. Aurelius
Antoninus (149 - 149)
5) T. Aelius Aurelius (152 - 152)
6) Domitia Faustina (157 - 159)
7) Fadilla (159 - après 172)
8) Cornificia (160 - après 211)
9 & 10) les jumeaux Commode
(161 - 192) et Antoninus (161 - 165)
11) M. Aurelius Verus (162 - 169)
12) Hadrianus (c. 165)
13) Vibia Aurelia Sabina (170 - après 211).
Joël Schmidt dans son ouvrage
sur les Antonins de 1969, donne dans le désordre
13 enfants, il mélange les maris des surs de
Commode, donnant Claudius Severus (sic) à Fadilla,
Antistius Burrus à Cornificia, Patronius Mamertinus
à Sabina et Cn. Claudius Severus (sic) à
Faustina. Bref inutile dinsister, il y aura toujours
des divergences. De toute façon sous le règne
de Commode (180-192)
après lexil et lexécution de Lucille,
et aussi de limpératrice Crispine, les autres
surs eurent un rôle relativement effacé
tout en ayant libre accès à leur frère,
comme le rapporte lhistorien Hérodien qui nous
indique que cest Fadilla (Dion Cassius moins vraisemblable
cite la concubine Marcia) qui put lavertir de
lémeute populaire déclenché à
Rome contre la disette et contre Cléandre, alors
que Commode se trouvait dans la villa suburbaine des Quintilii
(quil leur avait confisquée) sur la Via Appia
(c'est Dion qui nous donne cette précision).
En fait, la femme qui eut le plus dinfluence sur Commode
fut sa maîtresse Marcia, cest elle aussi qui
joua un rôle actif dans sa mort et lélévation
de Pertinax à
lempire. Bien que les textes soient peu prolixes à
son sujet, jespère dici peu apporter
quelque lumière sur cette femme remarquable.
GRICCA |
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| RÉPONSE
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| Un grand merci pour ces infos
complémentaires. Votre remarquable érudition
me laisse une fois de plus pantois ! |
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| 16 Février 2005 |
| Xavier
a écrit : |
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Je sais
que vous n'aimez pas que l'on vous prenne pour le bureau
de renseignement du coin, mais vous constituez mon dernier
espoir multimédia. Je n'aurai ensuite plus qu'à
m'abîmer dans la lecture de poussiéreux ouvrages
que par ailleurs je ne possède pas. Voici : Que
savons-nous de Marcus Censorinus, qui mourut avec le fils
Crassus en 53 av. J.-C. ?
D'avance merci |
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| RÉPONSE
: |
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| Oh, vous savez, ce qui m'embête
surtout, ce n'est pas tant de passer pour "le bureau
de renseignements du coin", mais plutôt
de ne pouvoir répondre correctement à des
internautes qui s'adressent à moi pour des questions
hors du sujet de mon site, et donc de mes compétences
! Or, en l'occurrence, ce que vous me demandez atteint l'extrême
limite de mon seuil d'incompétence historique : Crassus
étant un personnage de la fin de la République
romaine, je ne dispose que de peu de documentation sur sa
vie, sa famille, et les comparses de son fils.
Tout cela pour vous dire que je n'ai pas pu recueillir
des masses de renseignements sur le Marcus Censorinus
qui vous intéresse.
Il faisait partie probablement d'une noble famille romaine.
Voyez à ce sujet cette page
du site LacusCurtius, consacrée à l'écrivain
latin Censorinus (IIIe siècle) et qui évoque
certains illustres membres de sa gens (mais sans
mentionner "notre" Censorinus").
Pour le reste, on dirait bien que tout ce que l'Histoire
a retenu de cet homme, c'est précisément sa
mort, aux côtés du jeune Crassus lors du désastre
de Carrhes. Cette mémorable raclée infligée
aux aigles romaine fut relatée par Plutarque (Vie
de Crassus), et - bonne nouvelle - il ne vous sera
point besoin, pour lire ce récit, de vous plonger
dans de vieux grimoires poussiéreux. En effet, vous
trouverez sur le Web (site remacle.org)
une traduction française de ce texte : Vie
de Crassus (voyez en particulier les chapitres
XXXI et XXXIII).
J'ai moi-même eu l'occasion d'évoquer cette
bataille de Carrhes - et accessoirement le décès
du fiston Crassus -, lors d'une intéressante correspondance
(voir ici Clic
!) traitant de l'éventuelle déportation
de captifs romains aux confins orientaux du royaume parthe.
En dépit du funeste destin que lui prête Plutarque
- qui, à vrai dire, n'en savait probablement guère
plus sur le sort réservé aux vaincus de Carrhes
-, votre ami Censorinus faisait-il partie de ces légionnaires
prisonniers qui, finalement, auraient fondé un village
dans le Céleste Empire chinois ? Mystère et
boules de gommes !…
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| 18 Février 2005 |
| Alain
a écrit : |
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| Octave
a-t-il épousé une certaine "Claudia"
qui aurait été antérieure à Scribonia
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| RÉPONSE
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| Effectivement, avant de convoler
avec Scribonia, Octave,
futur "Auguste" épousa une certaine
Claudia, qui n'était autre que la
belle-fille du triumvir
Antoine… Enfin, épouser, c'est
beaucoup dire : il paraît en effet que ce mariage,
manifestation d'un accord politique vite remis en question,
ne fut pas consommé.
Précision amusante,
l'Augusta Livie,
troisième et dernière épouse
d'Octave Auguste,, était également une
Claudia.
"Comment cela ?" me direz-vous.
Eh bien, c'est tout simple ! De naissance, le père
de dame Livie appartenait lui aussi à l'illustre
famille patricienne des Claudiens (gens Claudia).
Mais, vers 91 av. J.-C., pour Dieu sait quelle raison
politico-familiale, ce M. Claudius Pulcher fut adopté
par le tribun du peuple M. Livius Drusus et, conformément
à la tradition, prenant le nom de son père
adoptif, s'appela désormais M. Livius Drusus
Claudianus (comme Octave s'appela officiellement
Caius Julius Cæsar Octavianus après
son adoption par César).
Quant à sa fille, qui devint la troisième
épouse de d'Auguste, elle porta évidemment
le nom de Livia Drusilla, alors qu'elle était
bien d'ascendance claudienne (comme d'ailleurs son
premier mari, son cousin Tiberius Claudius Nero, père
de l'empereur Tibère,
voir tableau
généalogique).
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| 21 Février 2005 |
| Audrey
a écrit : |
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Peut-être
pourriez-vous m'aider… Je suis à la
recherche de quelqu'un pouvant traduire du grec ancien pour
vérifier mes traductions de Priscus. Peut-être
connaissez vous quelqu'un ou un site qui pourrait m'aider
?
Audrey : superbibus@yahoo.fr |
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