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Sommaire Novembre 2004 :

  • 1er Novembre :
    • Deux reliques de bobonne pour illustrer Constantin… : Clic !
  • 1er Novembre :
    • Une étrange rencontre avec un avatar féminin de Néron… et du comte de Saint-Germain : Clic !
  • 1er Novembre :
    • Deux énigmes sur la famille de Gallien : le troisième fils et la mystérieuse Galliéne : Clic !
    • A la recherche de sites sur les livres portant sur l’empire romain : Clic !
  • 4 Novembre :
    • Le cursus honorum de Titus : Clic !
  • 4 Novembre :
    • À la recherche d'infos sur Firmus, usurpateur berbère : Clic !
2e PAGE
  • 5 Novembre :
    • Judas de Gamala, patriote, "philosophe"… et père du Christ ? : Clic !
  • 7 Novembre :
    • Libanios et la pénurie des élites municipales : Clic !
  • 8 Novembre :
    • Le brave Julien dans le rôle du vil courtisan… : Clic !
  • 9 Novembre :
    • Mos maiorum et valeurs républicaines : Ça rigolait pas des masses, chez les Romains ! : Clic !
3e PAGE
  • 9 Novembre :
    • Une légion romaine pour surveiller le "gay Lutèce " ? : Clic !
      • Mauricio envisage la (re)création d'une légion parisienne : Clic !
  • 11 Novembre :
    • Pourquoi Constantin reçut-il le baptême d'un bon arien ? : Clic !
  • 11 Novembre :
    • Qui est l'auteur de cette Lettre à Salvius ? : Clic !
  • 12 Novembre :
    • Jésus lapidé par les Juifs et non crucifié par les Romains ? : Clic !
    • Esséniens et premiers chrétiens, même combat ? : Clic !
  • 12 Novembre :
    • Des problèmes avec les signataires de l'Édit de Thessalonique… : Clic !
  • 13 Novembre :
    • Mais, finalement, qui donc était la mère d'Agrippine l'Ancienne ? : Clic !
  • 14 Novembre :
    • Qu'y avait-il d'écrit sur le bouclier d'Auguste ? : Clic !
  • 16 Novembre :
    • Longtemps, longtemps après que le poète a disparu… Que reste-t-il de l'âme poétique de Néron ? : Clic !
4e PAGE
  • 16 Novembre :
    • Deux séries BD "antiques" : La Dernière prophétie (Gilles Chaillet) et Vae Victis (Mitton) : Clic !
  • 20 Novembre :
    • Calvitie césarienne et bouquet garni triomphal… : Clic !
  • 20 Novembre :
    • Llivia, enclave espagnole : la faute à Sidoine Apollinaire ? : Clic !
    • Valeurs chrétiennes et extension du droit d'exégèse critique à toutes les religions… : Clic !
  • 21 Novembre :
    • De la République à l'Empire : une (r)évolution immobile !… : Clic !
  • 21 Novembre :
    • L'Edit de Milan et la Lettre de Licinius au gouverneur de Bithynie : Clic !
  • 26 Novembre :
    • Caligula à Lyon : les sources ?  : Clic !
    • Lyon, ville maudite pour les empereurs romains ? : Clic !
    • Les Belges bravissimi : la faute à Goscinny ? : Clic !
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"EMPEREURS ROMAINS"
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1er Novembre 2004
Sarah a écrit :
 

Merci beaucoup, d'avoir répondu à ma demande. J'ai adoré tout ce que vous m'avez fait découvrir. Cependant si vous pouviez m'envoyer les références de deux images, traitant de la conversion de Constantin et de la bataille du pont Milvius, illustrant l'article "Constantin Ier", je serais encore plus heureuse.

vision constantin pont milvius
 
 
 
RÉPONSE :
 

Je suis vraiment ravi d'apprendre que les renseignements que je vous ai transmis ont pu vous être utiles !…
Quant à ces deux images, elles sont extraites du même vénérable bouquin dont je me suis permis de vous livrer un long extrait lors de notre correspondance précédente. Pour rappel, cet édifiant ouvrage, qui s'intitule Le Triomphe de la Croix, naquit, au début du XXe siècle de la plume d'un certain L. Le LEU et fut édité par les éditions Casterman, à Tournai (Belgique) en 1909.

Ça ne nous rajeunit pas !

Pour être complet, je me dois de vous signaler que la recherche de la vérité historique ou l'esprit critique n'entraient pas précisément au premier rang des préoccupations de l'auteur de ce bouquin. En fait, ce recueil, qui me vient de ma grand-mère - défunte depuis bien longtemps -, était surtout conçu pour fournir de "saines et édifiantes lectures" à des sages jeunes filles et futures mères chrétiennes d'avant la Grande Guerre 14-18. Elles recevaient ce livre de prix en guise de récompense après une dure année de fructueuses études au sein d'une d'institution scolaire catholique, durant laquelle de pieuses "machersœurs" (souvent quelque peu moustachues) s'étaient échinées à leur inculquer des disciplines aussi essentielles que la broderie, la couture, l'art de se tenir en société et (surtout) l'obéissance, la patience et la soumission envers tout ce qui portait pantalon ou soutane… sans oublier - soyons quand même objectifs - des rudiments de lecture, d'écriture et de calcul…

 
 

 

 
1er Novembre 2004
Sébastien a écrit :
 

Je ne connais rien au sujet de Néron, mais je peux vous dire ce qui suit, est intrigant pour moi…

Je suis livreur pour particuliers qui achètent des vêtements ou meubles par correspondance.
Ce jeudi dernier, j'ai livré un téléviseur chez une vielle femme qui m'a étonné. Elle me dit : "C'est scandaleux, vous savez, Monsieur, je vis toute seule !", et elle commence à raconter une de plus belles histoires qui mont été racontées jusqu'à présent.

Elle prétendait que, dans une vie antérieure, elle était le meilleur ami de Néron. (Au départ, je la prenais pour une folle). Elle m'a récité l'arbre généalogique complet de Néron, et m'a décrit toute la vie de cette personne.
J'étais sidéré !
Elle me disait qu'il ne savait pas chanter (Néron ne voulait pas croire son meilleur ami et s'obstinait). Mais il réussit à le convaincre… et il récita alors ses poèmes au lieu de les chanter…
Elle m'a aussi dit que Néron n'était pas un salaud et un meurtrier comme le dit l'histoire. C'était un homme doux et plein d'humour. Dans les livres, il est écrit qu'il a tué une femme célèbre qui empoisonnait tout le monde. Eh ben non ! elle est tombée en arrière et c'est brisé le cou en présence de Néron, de son meilleur ami, et de deux gardes… car cette empoisonneuse avait, paraît-il, des talons aiguilles. (Bizarre ?…).

La femme prétendait parler vingt langues différentes, dont la grecque, l'italien, araméen, anglais et bien d'autres langues perdues dont on ne connaîtrait même pas l'existence.

Elle m'a également affirmé avoir connu le fameux "Jeshuah", dit Jésus de Nazareth. Et affirmait que c'était un imposteur et qu'il était jumeau…
Ce quelle ma dit était tellement gros que j'en suis resté bouche bée ! Moi, livreur de courrier "express", je suis resté, sans le savoir, plus de deux heures à l'écouter. Et ça debout !

Elle affirmait que Jeshuah avait encore quatre frères, dont le fameux Barabbas !
Lors de la crucifixion, un Romain aurait dit : "Ne touchez aucun organe vital !". Il n'est resté que deux heures sur la croix. La lance ne l'a pas transpercé plus profondément que deux centimètre.
Son jumeau était déjà caché dans la tombe lorsqu'on y mit "le Christ".
Marie vint avec des petits pots, soi-disant pour sa sépulture. En réalité, il y avait de la nourriture dedans. Après trois jours, le jumeau de "Jeshuah" a bougé la pierre tombale qui était de forme ronde. Les deux gardes romains ont pris peur. Le jumeau a pris la fuite, et Jeshuah, soi-disant ressuscité, est sorti de sa tombe…

Enorme, non ?
Moi je n'y crois pas, mais la façon qu'elle racontait ça venait du cœur. Elle racontait ces deux histoires comme si c'était des souvenirs de vacances ! …

 
 
 
RÉPONSE :
 

Eh bien, quelle histoire que celle que vous me racontez là !…

Je me doutais un peu que les livreurs en voyaient et en entendaient des belles, des sordides, des rigolotes ou des vertes et des pas mûres, mais de là à imaginer une discussion historico-théologique au coin d'un téléviseur en attente de livraison, il y avait un gouffre que, jusqu'ici, mon imagination s'était refusé à franchir.
Comme quoi la télé mène à tout, même (voire surtout) si elle reste débranchée…

Oublions le fait que cette brave dadame soit ou non la réincarnation d'un pote à Néron et qu'elle ait très bien connu Jésus dans une vie antérieure. Après tout, une bonne partie de l'humanité (les Indiens hindouistes, les Chinois bouddhistes, etc) croit dur comme fer à la métempsychose…Et puis finalement, ces doctrines de "migration des âmes dans plusieurs corps" sont tout aussi valables - ou tout aussi invérifiables - que celle du paradis chrétien aux angelots roses bonbon voletant au-dessus de vertes et fraîches prairies bucoliques, ou que celle de son concurrent islamique, avec ses 72 vierges partouzardes !

Pour le reste, c'est-à-dire en ce qui concerne les "révélations" de cette dame, il n'y a certes pas besoin de se prétendre l'avatar d'un contemporain de Néron ou Jésus pour les énoncer. En fait, la plupart des bons historiens actuels estiment que l'empereur romain ne fut probablement pas le démon incarné que la tradition présentait. Ils l'ont à peu près disculpé de la plupart des crimes dont on l'accusait jadis (empoisonnement de son demi-frère Britannicus, incendie de Rome, meurtre de son épouse Poppée). Je me suis d'ailleurs fait l'écho de cette tendance à la réhabilitation de ce soi-disant monstre dans la notice biographique que je lui ai consacré (voir ici : Clic !).

Même chose pour Jésus : il existe à son sujet toute une histoire secrète qui postule son mariage (avec Marie-Madeleine, avec Salomé ?), sa descendance (le Sang royal, c'est-à-dire le Saint Graal), sa survie après la crucifixion (voire la crucifixion de quelqu'un d'autre que lui : son frère jumeau Thomas, Joseph d'Arimathie ?) et sa vraie mort en Gaule (l'énigme sacrée de Rennes le Château).

Ce sont là des thèses aussi amusantes qu'intéressantes parce qu'elles ouvrent des perspectives nouvelles sur l'histoire des origines du christianisme - une histoire qui est loin, mais vraiment très loin d'être claire comme de l'eau de roche -, mais qu'il ne faut pas considérer comme "parole d'Évangile".

Ici encore, j'ai eu l'occasion d'aborder ces questions dans mon site internet. Si cela vous intéresse, voyez à ce sujet :

  • Vox populi, Vox dei - Personnages : Jésus : Clic !
    Et en particulier :
    • Jésus et les femmes : Clic ! et Clic !
    • Jésus et Barrabas : Clic !
    • La résurrection de Jésus : Clic !
    • Jésus, bien vivant à Rome dix ans après sa prétendue mort sur la croix : Clic !
    • Thomas, le jumeau de Jésus : Clic !
    • L'incinération du squelette du Christ, trois siècles et demi après la résurrection : Clic !

Et pour terminer, si la BD vous intéresse, je vous recommande vivement la série Le Triangle secret de Didier CONVARD (sept albums parus aux éditions Glénat), qui évoque elle aussi l'histoire secrète du christianisme, la crucifixion du frère Thomas à la place de Jésus, et la survie de Jésus bien longtemps après sa prétendue résurrection.

 
 

 

 
1er Novembre 2004
Gricca a écrit :
 

Deux énigmes sur la famille de Gallien :
le troisième fils et la mystérieuse Galliéne

Plusieurs sites, comme ceux référencés ci-dessus :

donnent un troisième fils, nommé Egnatius Marinianus, au couple impérial Gallien - Salonine.

Le problème des fils de l’empereur Gallien a été longtemps débattu (l’Histoire Auguste le faisait déjà dès le IVe siècle sur le nom de Salonin), mais aujourd’hui les historiens sont d’accord pour lui en attribuer deux, l’aîné Valérien, César de 256 à 258, et le cadet Salonin, César de 258 à 260, autoproclamé Auguste en 260 lors de la révolte de Postumus et tué peu après. Aucun des deux, semble-t-il, ne dut guère dépasser l'âge de 18 ans. On possède des monnaies à leur effigie. Le Valérien consul en 265 est le jeune frère de Gallien et ne fut jamais César. Quant à l’Egnatius Marinianus, le consul de l’année 268, il n’est pas un fils de Gallien, mais plus certainement un parent, cousin ou petit cousin du côté maternel de Gallien, la mère de Gallien s’appelait en effet Egnatia Mariniana. Gallien, en lui accordant le consulat, le mettait ainsi sur l’avant scène politique comme son éventuel successeur en l’absence d’héritier légitime (voir plus loin), car l’autre consul de l’année, (Aspasius) Paternus, était un homme de confiance qui avait été proconsul d’Afrique en 257-258 et surtout préfet de Rome de 264 à 266, si toutefois il s'agit bien du même Paternus, en tout cas ce n'est pas le (Ovinius) Paternus consul en 267.

gallien

Cependant l’existence d’un troisième fils de Gallien se pose, en particulier à cause de deux légendes monétaires. On a, en effet, des monnaies à l’effigie de Salonine, émises lors du 7ème consulat de Gallien en 266, exaltant la fécondité de l’impératrice, du coup on a supposé la naissance en 265 d’un troisième fils du couple impérial. Si c’était le cas et qu’il s’agisse de notre Marinianus, il n’aurait eu que 3 ans pour son consulat en 268, ce qui fait bien jeune en une année qui s’annonçait particulièrement difficile pour son père (guerre dans les Balkans contre les Goths et surtout révolte d’Auréolus en Italie du Nord). Cette légende pourrait simplement indiquer l’espoir d’avoir un héritier. Il faut en effet se méfier des hypothèses hâtives tirées de la seule numismatique, ainsi de monnaies de Salonine où est mentionnée « Augusta in Pace » on a voulu y voir une référence au christianisme, alors que Salonine et son mari étaient « païens » et fréquentaient à Rome le cercle du philosophe néoplatonicien Plotin, même si le couple impérial mit fin à la persécution de Valérien contre les chrétiens.
Plus intrigante est la monnaie frappée à l’effigie d’un jeune César avec la légende Divo Caes(…) Q(…) Gallieno. Que signifie ce Q., normalement il s’agit du prénom Quintus, on aurait donc un Quintus Gallienus, César « inconnu des historiens » décédé au moment de l’émission puisque divinisé, serait-ce celui supposé né en 265, fait César et mort presque aussitôt ?. Le Q. pourrait aussi signifier « quondam = autrefois ou jadis » et se rapporter aux Césars Valérien et/ou Salonin ?. Enfin Gallien eut-il un fils naturel, sinon des enfants, de sa relation avec sa concubine Pipara ?. Le problème n’est toujours pas résolu, en tout cas l’Histoire Auguste (Gallieni duo XIX 8) nous indique que la famille de Gallien avait des descendants au IVe siècle.

Une autre énigme demeure, celle de la mystérieuse Galliéne, cousine germaine de Gallien, qui aurait elle-même tué le tyran Cornelius Celsus, nouvellement proclamé empereur en Afrique selon l’Histoire Auguste. Ce récit pour le moins douteux fut peut être inspiré par la curieuse monnaie à l’effigie de Gallien au nom de GALLIENAE AVGVSTAE avec au revers la mention VBIQVE PAX = la Paix partout. Voilà donc une Galliéne célébrée pour avoir ramené la paix partout en se débarrassant de cet encombrant Celsus.
Bien sûr que non, il faut chercher ailleurs une explication plus sérieuse, ainsi l’initiation aux mystères d’Eleusis produisant une certaine identification avec la déesse Déméter, Gallien aurait fait commémorer son initiation (à Athènes en 264) en faisant inscrire sur les monnaies son propre nom au féminin : GALLIENAE AVGVSTAE. Une autre hypothèse suggère que GALLIENAE AVGVSTAE représente une forme rarement utilisée du cas vocatif [en latin, on utilise le cas appelé vocatif pour désigner la personne à qui on s'adresse ou interpelle. Le mot vocatif est issu du verbe latin vocare qui signifie "appeler". Les terminaisons du vocatif sont en général les mêmes que celles du nominatif, tant au singulier qu'au pluriel. Seul le vocatif singulier des noms terminés en us au nominatif singulier présente une terminaison différente, e. (Exemple : dominus : vocatif : domine)]. C’est possible, Gallien (GALLIENUS) semble avoir introduit le concept des inscriptions aux cas autres que le nominatif ou le datif, incluant une série de petits médaillions en bronze où son nom est rendu GALLIENVM.


A la recherche de sites sur les livres portant sur l’empire romain

On retrouve le personnage de Gallienne, qui est mentionnée dans la Vita Celsi des « Trente tyrans » de l’Histoire Auguste, dans un tout nouveau roman de Jean-Michel Thibaux « Imperator » paru chez Plon (2004). Elle y est la nièce de Gallien. Signalons que les deux autres femmes des « Trente tyrans », Victorina en Gaule et Zénobie en Syrie, ont aussi inspiré des romans récents : « Le secret de Victorina » de Anne de Leseleuc paru aux éditions de l’Archipel (2003) et « Souviens-toi de Palmyre » de Myriam Antaki aux éditions Grasset (2003). Il y a d’autres romans sur la même époque, mais j’arrête là, ce site n’étant pas un salon littéraire. Toutefois je regrette, comme il y a de bons sites pour les amateurs de « peplum » (par ex. sur Quo Vadis) ou de bandes dessinées historiques (par ex. sur Murena, je n’ai pas trouvé grand chose sur une autre série « La dernière prophétie » de Gilles Chaillet), qu’il n’y en ait pas sur les livres ayant trait à l’empire romain (ouvrages historiques, romans etc… anciens, récents et nouveautés).
Quelqu’un pourrait-il me recommander un ou plusieurs sites ?

En attendant une réponse, voici une sélection de mes dernières acquisitions :

  • Le chef d’œuvre en BD de Gilles Chaillet « Dans la Rome des Césars » aux éditions Glénat GRENOBLE 2004
  • La traduction de l’œuvre magistrale d’Adolf Von Harnack « Mission et expansion du christianisme dans les trois premiers siècles » aux éditions du Cerf PARIS 2004.
  • « Maintenir l’ordre à Rome (IIe-IVe siècles ap. J.-C.) » d’Hélène Ménard aux éditions Champ Vallon SEYSSEL 2004
  • « Synthèse Thématique d’Histoire romaine » de Marie-Pierre Arnaud-Lindet aux éditions du Temps NANTES 2004
  • « Britannia Histoire et civilisation de la Grande-Bretagne romaine Ier- Ve siècles apr. J.-C. » de Patrick Galliou aux éditions Errance PARIS 2004
  • La traduction du «Trajan» d’Horian I. Ursu aux éditions Thélès PARIS 2004
  • La traduction de « L’évolution du monde de l’antiquité tardive » de Peter Garnsey et Caroline Humfress aux éditions la Découverte PARIS 2004
  • « Folies, extravagances et cruautés dans l’empire romain » de Monique Jallet-Huant aux Presses de Valmy 2004
  • Le remarquable « Justinien l’épopée de l’Empire d’Orient » de Georges Tate aux éditions Fayard 2004.
  • Pour la beauté de ses photos « Jardins du monde romain » de Patrick Bowe traduction aux éditions Flammarion PARIS 2004.
  • « L’armée romaine de Dioclétien à Valentinien Ier » Actes du Congrès de Lyon en 2002, rassemblés et édités par Yann Le Bohec et Catherine Wolff- LYON 2004 – diffusion De Boccard PARIS.
  • Enfin l’indispensable sur le sujet magnifiquement illustré d’images de reconstitution « Le soldat romain à la fin de la république et sous le Haut-Empire » de François Gilbert aux éditions Errance 2004.

A bientôt - GRICCA

PS.
Dans la précipitation de mon dernier envoi sur les livres d'histoire acquis récemment (et qui peuvent intéresser les internautes), j'en en ai omis quelques-uns très intéressants que voici :

  • "Saint Jérôme Chronique - Continuation de la Chronique d'Eusèbe, années 326-378" traduction de Benoît Jeanjean et Bertrand Lançon aux Presses Universitaires de RENNES 2004.
  • "La Garde Prétorienne dans la Rome antique" de Monique Jallet-Huant aux Presses de Valmy 2004.
  • "La Libye antique" de Claude Sintes dans la série "Découvertes Gallimard" 2004.
  • "Les Parthes et la Route de la Soie" d'Emmanuel Choisnel aux éditions l'Harmattan PARIS 2004, cet ouvrage centré sur l'empire parthe rival de l'empire romain raconte les relations méconnues avec Rome et l'Asie.
    A recommander PASSIONNANT !
 

 

 
4 Novembre 2004
Julie a écrit :
 

Pourriez-vous me donner un maximum de renseignements sur le cursus honorum de Titus, et pourquoi pas plus d'informations sur sa vie et peut-être quelques anecdotes… car je prépare un exposé sur lui, mais les autres sites sont trop vagues sur ce qui le concerne.

Sinon auriez-vous un site consacré à lui dans ce cas, vous pourriez me la donner.

 
 
 
RÉPONSE :
 

En gros, le "cursus honorum" de Titus pourrait se résumer ainsi :

"C'est en marchant sur les traces de son père (c'est-à-dire Vespasien), en l'accompagnant dans ses missions, et en collaborant très étroitement avec lui, que Titus conquiert son titre d'héritier. Il fait ses premières armes en Germanie et en Bretagne comme tribun militaire. Questeur en 65, il est nommé, de 66 à 69, légat de la légion XV "Apollinaris", sous les ordres de son père.
En 69, celui-ci, devenu empereur, lui demande d'achever la pacification de la Judée. Ce que fait Titus en prenant Jérusalem en été de l'an 70. (…). En 71, père et fils célèbrent ce triomphe sur les Juifs.
Associé au gouvernement de l'Empire en recevant la puissance tribunitienne et l'
imperium proconsulaire, Titus occupe diverses charges : censeur en 73-74, il est chargé de procéder au dernier dénombrement officiel des citoyens romains. Entre 70 et 79, il est sept fois consul. De 71 à 79, il est nommé chef du prétoire."
(François ZOSSO et Christian ZINGG, les Empereurs romains, Éditions Errance, 2002).

titus

Des infos sur la vie de Titus et quelques anecdotes ?
Il est vrai que la notice biographique de Titus qui figure dans mon site internet est encore assez sommaire. Toutefois, ces maigres renseignements peuvent être partiellement complétés par les liens qui figurent au bas de cette notice. J'attire plus particulièrement votre attention sur ces courriers, échangés jadis avec d'autres sympathiques internautes, et où sont évoqués certains aspects marquants du règne ou du caractère de cet empereur :

  • Titus était-il aussi parfait que l'historien latin Suétone voudrait le faire croire : Clic !
  • Que pensait le bon peuple de Titus : Clic !
  • Des "anecdotes sympas" sur Titus : Clic !
  • Titus et les sinistrés de Pompéi : Clic !

À première vue, je ne connais pas de site internet exclusivement et spécifiquement dédié à Titus. Cependant, si vous souhaitez une chronologie - forcément brève - du court règne de Titus, je vous recommande celle du site "Tiberius13" : Clic !
Et puis, évidemment, vous pourrez toujours lire avec délectation la biographie de Titus des Douze Césars de l'inénarrable Suétone (trad. française sur site BCS : Clic !). Un texte qu'il ne faut certes pas prendre pour argent comptant, mais qui reste néanmoins l'une des bases majeures de nos connaissances sur cet empereur.

 
 

 

 
4 Novembre 2004
Jean Pierre a écrit :
 

Je voudrais m'intéresser à une période de l'Afrique Romaine sous Théodose Ier, Donatien, Romanus et spécialement de Firmus, fils de Nubel.

Rares sont les articles consistants à son sujet sur le net. Je n'ai qu'un extrait papier de l'Encyclopédie Berbère de Gabriel Camps.

Quelles sont les sources, papier ou en ligne, qui m'aideraient sur ma recherche ?

 
 
 
RÉPONSE :
 

Vous avez mille fois raison : l'usurpateur Firmus (vers 372-375) n'est guère présent sur la Toile… En fait l'article le plus consistant que j'ai déniché à son sujet est celui de l'excellent site anglophone DIR - De imperatoribus romanis : Clic !
Cerise sur le gâteau : cet article comporte une bibliographie ainsi qu'un copieux appareil de notes susceptibles de vous fournir des infos complémentaires.
J'espère seulement que vous maîtrisez la langue de Shakespeare…

Éventuellement, voyez aussi cette autre page (toujours en anglais) consacrée aux fils de Nubel et où vous pourrez peut-être puiser quelques renseignements susceptibles de vous intéresser :

  • ancienthistory.about.com : Clic !

Mais naturellement, mieux vaut encore aller puiser aux sources antiques - c'est d'ailleurs ce que je ferai si je rédige un jour une notice biographique sur cet évanescent personnage. Dans le cas de Firmus, je crois que l'essentiel (du peu) de ce que l'on sait de lui se trouve chez Ammien Marcellin (Histoires, Livre XXX, chap. 5).
Vous trouverez une traduction de ce texte sur le site AgoraClass de l'Université de Louvain : Clic !.