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Février 2004 (page 2/2)

Sommaire du mois de Février : Clic !

 
22 Février 2004
P. Lanceau a écrit :
 

Je me permets de vous poser une question, je dirais même "une colle", qui, je l'avoue, me tient en échec : sauriez-vous me dire qui a condamné à mort des auriges "verts" ?
Je ne suis même pas certain qu'il s'agisse d'un empereur... Caligula ? Commode ?
Mes recherches ont été totalement infructueuses jusqu'ici.

 
 
 
RÉPONSE :
 

Je confirme : le problème que vous me soumettez est, effectivement, une colle !

Certes, ces joyeux drilles d'empereurs romains trucidèrent pas mal de monde tout autour d'eux, des gens de toutes sortes et de toutes conditions (sénateurs, affranchis, esclaves, ministres, épouses, maîtresses, parents, amis, ennemis, chrétiens, etc.). Cependant, j'ai eu beau farfouiller dans les sens mes éditions de Suétone ou de l'Histoire Auguste, je n'en ai point trouvé un seul qui aurait jeté son dévolu meurtrier sur les auriges de la faction des Verts. Il faut dire que, traditionnellement, c'était cette écurie que les Césars supportaient : Caligula (voir Suétone : Clic !), mais aussi Néron, Domitien ou Commode furent d'enthousiastes fans des Verts !

Plus j'y réfléchis, plus je me demande si l'anecdote que nous évoquez ne se rapporte pas plutôt à l'Empire byzantin, où les querelles des factions de l'hippodrome dégénérèrent souvent en véritables insurrections, durement réprimées par le pouvoir impérial. Je pense en particulier à la célèbre "Sédition Nika", presque fatale au régime de l'empereur Justinien (voyez, site Byzantina : Clic !).

 
 
 
P. Lanceau réécrit :
 

J'avais également pensé à la sédition Nika, mais il ne s'agissait pas, à proprement parler, d'une condamnation à mort. Le fait est suffisamment rare (condamner des verts, il fallait une bonne dose soit de courage, soit de folie… c'est pourquoi j'avais pensé à Caligula ou Commode) pour s'y intéresser.

Mais, eurêka - je l'espère - dans une vieille édition de P. Grimal (La civilisation romaine) : il s'agirait de Vitellius. L'empereur aurait condamné à mort les auriges pour "avoir mal parlé aux bleus" (sic) !
Je n'ai cependant pas trouvé de détails supplémentaires...

 
 
 
RÉPONSE :
 
vitellius

Ben oui, Suétone rapporte que Vitellius aurait été très attaché à l"écurie des Bleus (voir : Vie de Vitellius, VII).
Le même historien relate aussi qu'il n'hésita pas à verser le sang pour défendre l'honneur de sa faction chérie : "Quelques hommes du peuple furent mis à mort pour avoir médit publiquement de la faction des bleus. Il pensait qu'ils n'avaient eu cette hardiesse que par mépris pour sa personne et dans l'espoir d'une révolution" (Vie de Vitellius, XIV).
Cependant, comme vous le constatez, il n'est pas question ici d'exécution d'auriges de la faction adverse, mais de mise à mort de simples quidams (texte latin : "Quosdam et de plebe") ayant manifesté trop ostensiblement leur aversion envers ces Bleus chers au cœur de Vitellius.

Évidemment, cela change tout !
Si, au nom d'une passion sportive partagée, le peuple pouvait peut-être pardonner à ce gros César la condamnation de quelques "hooligans", en revanche, la mise à mort de ces dieux vivants qu'étaient les auriges aurait véritablement constitué, à ses yeux, un crime inexpiable.

J'ai rapidement recherché confirmation de cette anecdote chez Tacite et chez Dion Cassius, mais, à première vue, ces deux auteurs restent muets sur ce crime hippique. Reste donc à savoir pourquoi Grimal a transformé ces "citoyens lambda" en aurige.
Mystère et boules de gomme

 
 

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23 Février 2004 :
Coralie a écrit :
 
J'ai un travail à faire en latin. Je dois trouver un texte de Tacite disant la raison pour laquelle Agrippine a tué son mari Claude. J'aimerais avoir le texte en latin et sa traduction. J'ai cherché partout et je n'ai pas trouvé.
 
 
 
RÉPONSE :
 

On pourrait dire qu'Agrippine empoisonna son mari, l'empereur Claude, parce que celui-ci commençait tout doucettement à la trouver empoisonnante… Et aussi peut-être parce qu'outre le fait que la présence à ses côtés de cette impérieuse dame devenait pesante, Claude songeait qu'il avait commis une injustice en déshéritant son fils biologique Britannicus au profit de son fils adoptif, Néron, le rejeton de son envahissante épouse.

Tout cela est expliqué, en long et en large, dans le livre XII des Annales de Tacite, tout entier consacré à la période (de 49 à 54 ap. J.-C.) durant laquelle ce bafouilleur de Claude fut uni à la démoniaque Agrippine par les doux liens du mariage (tu parles !). Mais puisque ce sont les mobiles du crime de cette mégère qui vous intéressent plus particulièrement, vous les trouverez dans les derniers chapitres (en fait les paragraphes) de ce livre.

Voyez donc :Tacite, Annales, livre XII, chap. 64 à 69 :

 
 

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26 Février 2004
Michel a écrit :
 

Je viens de lire sur un forum belge (en néerlandais) un article qui pourrait vous intéresser :
Un nouvel empereur (usurpateur gaulois) du nom de Domitianus aurait été découvert.
Il ne s'agit pas bien sûr "du Domitien" du premier siècle, mais d'un empereur éphémère du IIIe siècle.

Une première monnaie (antoninien) au nom de "IMP DOMITIANUS PF AVG", avait déjà été découverte en France il y a une centaine d'années. L'authenticité de la monnaie avait été mise en doute, or récemment un prospecteur (détecteur à métaux) anglais a trouvé sur son île une monnaie identique ! Voici l'article : Clic !

Une fois de plus, la prospection par détecteur métallique vient en aide à la science, et la numismatique complète l'histoire écrite.
Je n'ai pas perdu une seconde pour vous faire part de la chose !

 
 
 
RÉPONSE :
 

Merci pour ce scoop !

Je dois vous avouer que ce Domitien tardif n'avait pas attiré mon attention jusqu'ici. Je viens pourtant de constater que l'excellent site DIR - De Imperatoribus romanis (mon modèle en matière d'empereurs romains sur internet) lui consacre un court articulet

Traduction :
Domitianus (vers 270/271 ap. J.-C.)
Domitianus fut proclamé empereur au début du règne d'Aurélien, mais fut tué peu de temps après. Sa révolte semble avoir été le résultat d'une incursion barbare. Il s'agit peut-être de ce général Domitianus qui aurait vaincu les Macriens en 261 ap. J.-C.. La seule monnaie connue frappée au nom de Domitianus est probablement un faux.

(texte anglais du site DIR , voir ici : Clic !).
L'auteur de ce texte semble donc douter de l'authenticité de ce Domitianus, mais, naturellement, si une seconde pièce à été découverte (le terme exact serait inventée, mais ça fait un peu magouilleur), cela forcera les historiens à revoir leur position quant à l'historicité de ce personnage… Et pendant ce temps-là, nous, modestes historiens amateurs, assisterons au spectacle en comptant les coups, les horions et les lazzis !
 
 

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26 Février 2004
Sarah a écrit :
 
En ce qui me concerne je cherche les blasons, les emblèmes des empereurs romains !
Peux-tu m'aider ?
Merci
 
 
 
RÉPONSE :
 

Les blasons, c'est une invention du Moyen Age (vers le XIe siècle), soit six cents ans après la chute de l'Empire romain. Les grandes familles impériales romaines (les Julio-claudiens, Flaviens, Antonins, Sévères, etc) n'en possédaient donc pas.

Faute de blasons ou de drapeaux, c'étaient les enseignes (en latin : signa) des légions qui exprimaient le mieux la puissance de Rome ainsi que la gloire de ses divins empereurs, "toujours heureux et toujours invaincus", comme le voulait la terminologie officielle. En règle générale, il s'agissait d'une hampe portant un aigle avec la foudre dans ses serres, et parfois ornée de médaillons à l'effigie de l'empereur régnant.

Ces emblèmes étaient porteurs d'une force symbolique considérable : lors d'une bataille, la prise d'enseignes par l'ennemi était perçue comme une catastrophe pire que la défaite. Évidemment, ces enseignes de légions étaient également très fréquemment représentées sur les monuments qui célébraient les victoires de l'Empire. Ainsi, par exemple, sur la Colonne Trajane (voir ici : Clic ! ou Clic !) ; ou encore sur la cuirasse de la statue d'Auguste (Clic !).

Si ces enseignes symbolisaient la puissance de Rome, c'est parce qu'elles matérialisaient le génie (c'est-à-dire la force vitale), des légions dont elles étaient l'emblème. Les soldats païens vénéraient ces enseignes, mais aux yeux des Chrétiens, il ne s'agissait là que d'idoles aussi détestables que les statues qui peuplaient les temples. Ceci explique pourquoi Constantin, le premier empereur chrétien, ordonna, en 324, que les enseignes païennes fussent remplacées par le labarum, c'est-à-dire par l'étendard marqué du monogramme du Christ.

Une petite précision pour terminer :
Comme je te l'ai signalé au début de ce mail, les blasons sont une invention du Moyen Age. C'est pourquoi, si l'Empire romain d'Occident, disparu en 476, ne les a ni connus ni utilisés, ce n'est pas le cas de celui d'Orient, de cet empire byzantin qui subsista, vaille que vaille, jusqu'en 1453. Je lis dans cette page internet (Clic !) qu'il représentait une aigle bicéphale sur fond jaune. Cet emblème sera repris ensuite par la Russie des Tsars, la "troisième Rome".

enseignes
 

RÉACTION À CE COURRIER
(10 Mars 2007)

GRICCA - Les insignes impériales de Maxence : Clic !

 
 

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29 Février 2004
Patrice a écrit :
 
Je n'ai pas trouvé le sujet que je recherchais ! si vous pouviez m'aider ! S.V.P ! mon sujet était : les différentes classes sociales à Rome ! et je ne trouve nulle part !
 
 
 
RÉPONSE :
 

Voici les références de quelques pages internet où vous devriez trouver des infos susceptibles de vous intéresser. :

  • Ac. Versailles - Musée vivant de l'Antiquité : la citoyenneté à Rome : Clic !
  • Site du Collège la Ville aux Roses - Les classes sociales à Rome (Travail d'élève) : Clic !
  • Site "Empire romain" de Karl Claerhout - les Citoyens romains et les non-citoyens : Clic !
  • Site E. Robin - Les classes sociales sous l'Empire : Clic !
  • Site "Encyclopaedia Gentium Boni" - Aspects de la Civilisation romaine - Les Classes sociales : Clic !
  • Site Histégé - Citoyen et citoyenneté à Rome (un cours multimédia sur Rome au IIe siècle) : Clic ! (voir plus particulièrement Clic ! et Clic !)
  • Site remacle.org : La Citoyenneté dans la République romaine, par M. Nicolas CORSI : Clic !
 
 

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29 Février 2004
Alain a écrit :
 

Au risque de passer pour un pignouf, je reste désolé, mais les effectifs énoncés par les anciens auteurs et auxquels se référent les historiens modernes me stupéfient.
Ou bien je suis un crétin indécrottable ou alors il y aurait comme qui dirait un malaise.
En effet annoncer une armée romaine de 70 000 hommes sous Valérien, ou 40 000 hommes avec Valens cela a tendance à me consterner.Quant à dire que Stilicon a écrasé une armée de 200 000 barbares, alors là, je rêve !

Ces effectifs n'ont été atteints que lors des règnes de Louis XIII ou Louis XIV, époque où le pays était stable la monnaie pas trop dépréciée et ou les souverains commençaient à pouvoir compter sur une administration solide, ce qui est loin d'être le cas dans les périodes troublées de la fin de l'empire. De plus cela ne tient pas compte des problèmes de logistique, d'équipement, de solde. Comment faire vivre tant d'hommes dans des territoires qui ont été traversés et mis au pillage depuis des années ? Il suffit de relire les textes sur la guerre de Trente Ans pour se rendre compte qu'en fait dans de telles circonstances on vit sur le terrain, et que seuls de petits groupes de l'ordre de 4000 à 5000 hommes peuvent agir. Pour le chiffrage des barbares, je serais plus coulant, car cela ne donne peut-être pas exactement le chiffre des guerriers mais aussi la famille qui accompagne ceux-ci.

Et pour conclure souvenons nous que Charlemagne n'a jamais pu disposer que de 8000 à 9000 hommes au plus lors de ses campagnes victorieuses, et que Clovis ne disposait au plus que de 3000 à 4000 guerriers pour conquérir la Gaulle, dans les périodes sombres ce n'est pas le nombre qui est important mais la situation.

 
 
 
RÉPONSE :
 

Sur le fond, je suis entièrement d'accord avec vous : dès qu'il s'agit de dénombrer des belligérants, les données chiffrées fournies par les historiens antiques doivent être maniées avec la plus grande prudence. Pour le reste, étant assez peu familier des questions militaires, qu'elles soient antiques ou modernes, j'hésite à prendre clairement position par rapport à vos remarques sur la faiblesse supposée des effectifs dont disposaient les empereurs romains… Mais je ne doute pas qu'elles feront bondir certains visiteurs de ce site !

Je voudrais toutefois, partager avec vous quelques modestes réflexions qui me sont venues à l'esprit en lisant votre mail.

En ce qui concerne les effectifs globaux de l'armée romaine, par exemple.

Voyez l'empereur Auguste. Quand il s'empara du pouvoir, il s'empressa de "dégraisser" les effectifs de l'armée, démesurément enflés par un demi-siècle de guerre civile. Et que fit-il pour cela ? il réduisit le nombre de légions à vingt-cinq.
Bon ! avec 6.000 soldats par légion, cela fait quand même 150.000 hommes, auxquels il faut, bien sûr, ajouter un nombre sensiblement égal d'"auxiliaires" (voir cette intervention de notre ami Michel Eloy : Clic !). Ce qui signifie qu'au début du premier siècle, l'empire romain - en plein désarmement - maintenait encore environ 300.000 hommes sous les drapeaux. Rassembler cinquante, soixante ou septante mille soldats pour une campagne, et les aligner en une seule fois lors d'une bataille n'a donc, à mon avis, rien d'invraisemblable.

Un exemple bien avéré parmi d'autres : en 9 ap. J.-C., le gouverneur Varus perdit la vie et trois légions (environ 18.000 hommes, plus sans doute à peu près autant d'auxiliaires) lors de la bataille de Teutoburg. Et il ne s'agissait là que nous appellerions aujourd'hui d'une simple "opération de police". Même pas une guerre locale !

Bien sûr, l'Empire romain d'Auguste et de Trajan n'était pas celui de Valérien, de Valens ou de Stilicon. D'accord… Mais, si j'en crois de forts savants historiens, l'armée romaine du Bas-Empire était certainement aussi nombreuse (faute d'être aussi efficace) que celle des Ier et IIe siècles de notre ère (voir ici : Clic !).

Vous évoquez les problèmes d'intendance, de logistique.
Bien sûr…

Toutefois, à partir de Dioclétien, l'Empire romain accorda une priorité absolue à l'entretien de sa pléthorique armée. La quasi-totalité de ses ressources (financières, économiques, humaines) fut affecté au budget de la "défense nationale", et l'impôt, en argent ou en nature fut perçu avec une minutie sourcilleuse afin payer et nourrir des soldats de plus en plus nombreux et de plus gourmands. Et croyez-moi sur parole, question organisation, centralisation, bureaucratie, l'État romain, même décadent c'était tout de même autre chose que le royaume de Clovis ou que l'Empire de Charlemagne !…

En outre, l'incomparable réseau routier resta certainement praticable jusqu'au début du Ve siècle, permettant encore de transférer rapidement et aisément les unités mobiles de l'armée de campagne (une innovation des Tétrarques) d'une extrémité à l'autre de l'Empire.
Mutatis mutandis
, l'empereur Julien (361-363 ap. J.-C.) pourra déployer ses légionnaires gaulois dans les vallées du Tigre et de l'Euphrate avec autant de souplesse tactique que le président Bush ses Marines d'Alabama !
Il faudra attendre le début du XIXe siècle pour que les pays européens se dotent d'un réseau routier sensiblement aussi performant que ces "voies romaines".
Dès lors, je ne sais pas, mais à ce qu'il me semble, la mobilité des légions de César, de Trajan, de Dioclétien ou de Julien devait être meilleure que celle des bandes du général T'Serclaes de Tilly ou de Wallenstein, que celle des régiments de Louis XIV, ou même que celle des Grandes Armées du Petit Tondu.

Vous avez encore raison quand vous soulignez l'effarante pression économique que nécessitait l'entretien de la puissante armée de Rome. C'est d'ailleurs sans doute là l'une causes de la chute de l'Empire romain. Le chant du cygne de Rome retentit lorsque les villes et les provinces, épuisées par des décennies d'acharnement fiscal, ne suèrent plus assez d'argent pour payer des soldats (désormais composée de Barbares de plus en plus avides), et lorsque les paysans ne furent plus assez nombreux pour produire les tonnes de céréales nécessaires à cette soldatesque et à sa cavalerie.

À ce moment, Clovis pourra se tailler un vaste royaume en Gaule avec seulement quelques milliers de guerriers. Mais s'il avait vécu seulement un siècle plus tôt, il se serait contenté d'y effectuer des razzias sans lendemain, avec la peur de Rome au ventre et ses légions aux fesses -, ou, plus probablement, se serait cantonné dans son rôle d'"ami et d'allié du peuple romain".

 
 
 
Conclusion d'Alain :
 

Rebelote, certes je ne disconviens pas de la globalité des chiffres, mais c'est ponctuellement que cela paraît difficilement faisable.

Je m'explique : que Rome eut disposé de 25 légions qui multipliées par 6000 font 150 000 hommes que l'on peut doubler en y ajoutant les auxiliaires cela est un exercice de style intéressant, mais c'est purement mathématique. Cela ne tient pas compte de certains paramètres. Tout d'abord 300 000 hommes pour tenir un front aussi étendu que les frontières impériales c'est toujours très peu, alors concentrer 150 000 hommes dans un secteur c'est d'autant dégarnir le reste.

Un petit exemple intéressant, si je ne me trompe pas lors de la campagne de Cestius Gallus en 66 ap JC en Palestine, son armée se composait de 3 légions de 6 cohortes auxiliaires, et de 4 ailes de cavalerie auxquels se rajoute des troupes de souverains affiliés que je ne compterais pas vu que je m'intéresse à l'armée romaine. Donc si je fais un calcul d'épicier cela fait 3 X 6000 + 3000 + 2000 soit 23 000, or en réalité la legio XII alignait 8 cohortes soit 4000 et la légio III 2000, idem pour la légio XXII, en admettant, ce qui est loin d'être sûr, que les effectifs des auxiliaires soient complets, cela donnera en réalité 13 000 et cela au moment où l'empire est au mieux de sa forme.

Lors de la révolte de la reine Boadicée en 60 ap JC en Bretagne le gouverneur Suétone Paulinus aurait eu 5000 légionnaires et 4000 auxiliaires avec 2 ailes de cavalerie soit 11 000 hommes pour faire face à une révolte très importante.

Mais prenons une période plus troublée, Julien en 357 ap JC aurait aligné lors de la bataille d'Argentoram 1 légion palatine soit 1500 hommes, 4 cohortes auxiliaires soit 2000 hommes, 2 légions classiques soit à peu prés 3000 hommes auxquels se rajoutent 6 autres cohortes auxiliaires soit 3000 hommes, ce qui fait un total de 11 500 fantassins auxquels se rajoutent 1700 cavaliers, et on est ici en présence de l'empereur.

Ces quelques faits pour continuer à affirmer que les chiffres sont à prendre avec prudence.

Réaction à ce courrier :
voir ici : Clic !
 
 

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