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Novembre 2003 (page 3/3)
Sommaire du mois de Novembre : Clic
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20 Novembre 2003 |
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Guillaume a écrit : |
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Très cher confrère
(Bin oui tout amateur d'histoire romaine n'est-il pas
un frère ?)
Loin de moi l'idée de mettre
en cause votre travail sur l'Anarchie militaire.
Mais si je puis y ajouter un paramètre
En effet, dans le choc du Sénat
et de l'armée, il y a un détail à
ajouter. Depuis que le dossier "Bas-Empire ou Antiquité
Tardive" a été réouvert, des recherches
ont porté sur ce duel des âges sombres de
l'empire entre l'aristocratie et les bidasses.
D'après l'interprétation
des textes d'Aurélius Victor, on peut s'intéresser
à l'importance du péril extérieur
dans la politique de succession impériale. Avez-vous
vu cette jolie série de reportages sur Arte sur
le conflit Isrælo-Palestinien ? L'analyse des historiens
contemporains montre le choc des Faucons et des Colombes,
ceux qui achètent la paix et ceux qui vont la chercher
avec des grenades. Je crois que l'on peut débattre
à ce sujet à Rome.
En effet, vous donnez aux prétoriens
et à l'armée de bien grands défauts.
Pour les prétoriens, certes
ils aiment leur beurre dans les épinards et leurs
empereurs bien généreux. Mais l'armée
? Qu'en est-il de la Légion ? Là est la
nouveauté, si l'on s'attarde sur le "règne"
de Sévère Alexandre, on a l'image d'un empereur
ami du Sénat, dirigé par le sénat
d'ailleurs. Et la conséquence, me direz-vous ?
Et bien c'est que l'empereur paye la paix. Il cherche,
après un combat rude et mitigé face aux
Parthes qui sont devenus les Sassanides (ce que d'ailleurs
les Romains n'ont pas remarqué au début),
à gagner par des négociations, la stabilisation
du Front de Germanie.
Le point de vue des colombes si
vous me suivez. Sur ce point, les Faucons ne sont pas
jouasses. Les barbares, y'a pas 36 solutions, y'en a qu'une,
faut que ça saigne si on veut la paix. Et Maximin
le Thrace est l'émanation de cette pensée.
Le premier des empereurs soldats qui trahissent l'inquiétude
qui règne à Rome face aux incursions de
plus en plus difficiles à maîtriser.
Le fait que Maximin eût été
un soudard de haute renommée est à nuancer,
mais Trajan buvait aussi beaucoup, ce détail montre
que la boisson est l'apanage des empereurs (d'où
l'expression : la soif de pouvoir). Cela dit, Maximin
compte aussi de grandes réussites. Et ce qu'il
est intéressant de noter, comme le souligne Claude
Lepelley (historien de son état) c'est que Maximin,
issu d'une province conquise par Rome avec tout ce que
cela sous-entend, a atteint la pourpre. Ce qui soulève
une particularité magnifique de Rome. La ville
a su intégrer dans sa destinée et rendre
solidaire de son avenir ses anciens ennemis. Car Maximin
n'est pas particulièrement assoiffé de pouvoir
(de vin surtout mais c'est un autre débat) il considère,
avec ses légions d'ailleurs que les frontières
doivent être gardées par le glaive, pas par
l'argent, ce qui inquiète le sénat. Et qui
explique beaucoup de choses quant à la succession
des quelques futurs empereurs. Deux partis s'affrontent
pour juguler une crise grave qui ne trouvera son aboutissement
qu'à l'avènement de Dioclétien... |
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RÉPONSE : |
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"Un avis, c'est comme un nez, tout le monde en
a un !" grommelait dans un film l'inspecteur Harry-Clint-Eastwood
(à cela près que "Dirty Harry" évoquait
un autre orifice, plus "méridional").
Il en va un peu de même avec l'Anarchie militaire
: chaque historien semble avoir sa petite idée
sur cette période, les uns recourrant à
l'analyse marxiste (avec lutte de classes), les autres
recherchant des explications politico-structurelles, ou
démographiques, ou militaire, etc.
Et comme, de plus, les sources historiques sont assez
rares, généralement assez tardives et peu
fiables, cela n'arrange pas les bidons !
En fait, je partage plutôt votre opinion. La menace
croissante que les Barbares faisaient peser sur les frontières
de l'Empire fut probablement un important facteur de déstabilisation
interne.
Vous avez également raison d'insister sur l'opposition
entre les partisans de la guerre à outrance et
les "pacifistes" qui préféraient acheter
la retraite des envahisseurs. J'évoque d'ailleurs
cet affrontement dans les notices biographiques consacrées
à Sévère
Alexandre et à son successeur, votre ami le
brave Maximin
le Thrace.
Il me faut pourtant préciser la première
version de la notice du grand Maximin était nettement
plus explicite (et plus énergique) que celle qui
est actuellement "en ligne". Pour présenter les
multiples raisons de la chute d'Alexandre Sévère
et montrer comment Maximin avait convaincu les chefs de
l'armée de participer à son putsch,
j'avais en effet placé cette vigoureuse harangue
dans sa large bouche :
| "C'est tout de même incroyable
! (
) Voilà bien quinze ans que
vous supportez d'être commandés par
des Syriens efféminés qui passent
leur temps à se prosterner devant des femelles
libidineuses et à baiser les pantoufles de
Sénateurs gâteux ! Ouvrez les yeux
! Ces mollassons d'Orientaux vous imposent une discipline
de fer qu'ils seraient bien incapables de supporter
eux-mêmes. Et tout ça pour des prunes
: on ne combat jamais, on reste inactifs dans des
camps sans espoir ni de gloire, ni de butin. Et
même ici, à Mayence, alors qu'on est
théoriquement là pour ça, ne
pensez pas qu'on va se battre. Même si les
Germains, ces sauvages, sont à portée
de voix de l'autre côté du Rhin et
qu'ils nous injurient, ces sagouins, on ne tirera
pas l'épée ! Par des paroles sales
et fâcheuses, ces bâtards mettent impunément
en doute la virilité de votre père,
la vertu de vos mères, la chasteté
de vos surs et la légitimité
de vos fils, et vous croyez qu'on va venger leur
honneur bafoué ? Perdez vos illusions ! Je
vous parie que cet enfoiré d'Alexandre Sévère,
conseillé par sa p
de mère,
fera comme il a fait avec les sauvages barbus d'au-delà
de l'Euphrate : il achètera honteusement
la paix sans en découdre. Ensuite, c'est
du tout cuit, il prendra prétexte de cette
paix artificielle, bâclée et injurieuse,
pour raboter notre solde ! Et puis, ce maudit Syrien
avare et couard nous renverra, sans butin et gros
jean comme devant, moisir dans nos casernements
pouilleux. Usque tandem camarades, allez-vous supporter
cette honte !" (D'après : Hérodien,
VI, 7 : 9 et VI, 8 : 3 ; et Histoire Auguste,
Vie de Maximin, VII, 5).
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Voyez également la notice biographique consacrée
à Regalianus,
un des "Trente
tyrans" de l'Histoire
Auguste. Pourquoi ce général est-il
acclamé empereur par ses soldats et la population
du Haut Danube ? Parce qu'il faut pallier les carences
du pouvoir de central et repousser d'urgence une invasion
des Sarmates qui menaçait la région.
Ici aussi, l'anarchie naît de l'opposition entre
"faucons" et "colombes".
Vous m'objecterez que Gallien,
sous le règne duquel se situerait l'usurpation
de ce Régalien
(et de bien d'autres) fut loin d'être un "pacifiste
bêlant".
Tout à fait d'accord avec vous !
Cependant, devant affronter de très nombreux dangers
(usurpations en cascade, invasions sur tous les fronts),
cet empereur était (trop) souvent contraint à
des arrangements ponctuels avec les Barbares. Bien sûr,
dans l'esprit de Gallien, ce n'était que reculer
pour mieux sauter - les ennemis extérieurs de Rome
seraient exterminés dès que l'Empire serait
réunifié -, mais, les populations frontalières,
elles, considéraient ces tractations financières
comme des capitulations aussi humiliantes qu'inutiles.
La création de l'éphémère
"Empire romain des Gaules" de Postumus
et de ses épigones ne s'explique pas autrement.
D'ailleurs, cet empire sécessionniste s'écroulera
comme un château de cartes dès qu'il aura
perdu sa raison d'être : quand, restauré
par un empereur-soldat énergique (Aurélien),
le pouvoir central semblera à nouveau capable d'imposer
sa loi aux ennemis extérieurs, le dernier "empereur
gaulois" (Tetricus)
se rendra sans combattre, ou presque
Ce qui est assez comique, c'est que cette opposition
entre "va-t-en-guerre" et "pacifistes" causera à
peu près les mêmes problèmes à
l'Empire byzantin du IXe et du XIe siècle qu'à
l'Empire romain de l'époque de l'Anarchie militaire.
Là, ce sera l'opposition entre kes nobles propriétaires
terriens d'Anatolie, partisans de la guerre à outrance
contre les Arabes (puis les Turcs Seldjoukides), et les
"bureaucrates de Constantinople", recommandant le versement
d'un tribut aux envahisseurs, qui, à plusieurs
reprises, manquera de conduire prématurément
l'Empire grec à sa perte. |
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20 Novembre 2003 |
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Liza a écrit : |
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Quelle a été l'attitude
des empereurs envers les religions orientales sous le
Haut-Empire ? |
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RÉPONSE : |
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Difficile de répondre rapidement, par mail,
à une question aussi complexe dont l'étude
mériterait sinon un gros bouquin, du moins quelques
chapitres bardés de notes explicatives. En effet,
il n'y a pas "une" attitude des empereurs envers les religions
orientales, mais plusieurs : en fonction de ses idées
politiques ou philosophiques, chaque empereur adopta un
comportement particulier.
Voyons cela, nécessairement sans pouvoir approfondir
(et en n'oubliant pas que l'historien Suétone,
très souvent malveillant envers les premiers empereurs,
ne doit pas être crû sur parole) :
- Auguste,
plus superstitieux que pieux, avait peu d'estime pour
les religions exotiques : "Quant aux rites étrangers,
il avait le plus grand respect pour ceux qui étaient
anciens et approuvés chez les Romains, mais il
méprisait tous les autres. Initié aux
mystères d'Athènes, il eut, un jour qu'il
siégeait à Rome, à prononcer sur
les privilèges des prêtres de la Cérès
attique ; et, comme on avançait certaines choses
qui devaient rester secrètes, il renvoya ses
assesseurs et tous les assistants, et entendit seul
discuter l'affaire. D'un autre côté, dans
son voyage en Égypte, il ne se détourna
pas même pour voir le buf Apis, et il loua
son petit-fils Caius de ce qu'en traversant la Judée,
il s'était abstenu de tout hommage religieux
à Jérusalem." (Suétone, Vie
d'Auguste, 93).
- Tibère,
empreint de philosophie stoïcienne, était
franchement hostile aux religions exotiques : "Il
interdit les cérémonies des cultes étrangers,
les rites égyptiens et judaïques. Il obligea
ceux qui étaient adonnés à ces
superstitions de jeter au feu les habits et les ornements
sacrés. Sous prétexte de service militaire,
il répartit la jeunesse juive dans des provinces
malsaines. Il exila de Rome le reste de cette nation
et ceux qui pratiquaient un culte semblable, sous peine
d'une servitude perpétuelle en cas de désobéissance.
Il bannit aussi les astrologues ; mais il leur pardonna,
sur la promesse qu'ils lui firent d'abandonner leur
art." (Suétone, Vie
de Tibère, 36).
"Il s'occupait d'autant moins des dieux et de la
religion, qu'il s'était appliqué à
l'astrologie et qu'il croyait au fatalisme. Cependant
il craignait singulièrement le tonnerre ; et,
quand le ciel était orageux, il portait toujours
sur sa tête une couronne de laurier, parce que
la feuille de cet arbre est, dit-on, à l'abri
de la foudre." (Idem,
69).
- Caligula
aurait voulu être adoré comme un dieu vivant
: Clic
!
Sa volonté d'élever une statue à
son effigie envenima ses relations avec les Juifs :
Clic
!
Le cinéma le présente, peut-être
à juste titre comme un adorateur Isis - voyez,
sur le site Péplums
- Images de l'Antiquité : Clic
!.
- Claude
chassa les Juifs de Rome, mais pas pour des motifs religieux
: Clic
!
Sur les rapports de Claude avec les Juifs : Clic
!
On sait aussi que Claude persécuta les druides
- voir Suétone, Vie
de Claude, 25.
- Néron
fut, aux dires de Suétone, un moment adepte de
la déesse syrienne Ma (ou Mên) que les
Romains assimilaient à Bellone. Ensuite, il adora
une étrange statuette : "Il affichait partout
le mépris de la religion, à l'exception
du culte de la déesse syrienne. Mais dans la
suite, il en fit si peu de cas, qu'il la souilla de
son urine. Il eut une autre superstition, la seule à
laquelle il fut opiniâtrement attaché :
c'était la statuette d'une jeune fille dont un
plébéien qu'il ne connaissait pas lui
avait fait présent, comme d'une protection contre
les complots. Une conspiration fut découverte
dans le même temps ; et dès lors il fit
de cette idole sa divinité suprême, et
l'honora constamment de trois sacrifices par jour. Il
voulait qu'on crût qu'elle lui faisait connaître
l'avenir. Quelques mois avant sa mort, il observa aussi
les entrailles des victimes, sans jamais en tirer un
heureux présage." (Suétone, Vie
de Néron, 56).
- Othon
aurait été un adepte d'Isis : "On le
vit souvent en habit de lin, comme les prêtres,
célébrer publiquement les fêtes
d'Isis". (Suétone, Vie
d'Othon, XII).
- Vespasien
: Suétone le montre consultant l'oracle de Sérapis
et opérant des guérisons miraculeuses
au nom de ce dieu : "Vespasien commença donc
la guerre civile. Il envoya ses généraux
et ses troupes en Italie, et se rendit à Alexandrie
pour s'emparer des portes de l'Égypte. Là,
ayant éloigné sa suite, il entra seul
dans le temple de Sérapis pour le consulter sur
la durée de son règne. Après s'être
pleinement assuré la faveur du dieu, il se retourna.
(
) Vespasien, prince nouveau et en quelque
sorte improvisé, manquait encore de ce majestueux
prestige qui appartient au souverain pouvoir : il ne
se fit pas attendre. Deux hommes du peuple, l'un aveugle
et l'autre boiteux, se présentèrent devant
son tribunal, le priant de les guérir, sur l'assurance
que Sérapis leur avait donnée pendant
leur sommeil, que l'un recouvrerait la vue, si l'empereur
voulait imprégner ses yeux de salive, et que
l'autre se tiendrait ferme sur ses jambes, s'il daignait
le toucher du pied. Vespasien, n'augurant aucun succès
d'une telle cure, n'osait pas même l'essayer.
Ses amis l'encouragèrent. Il fit donc l'une et
l'autre expérience devant le peuple assemblé,
et réussit." (Suétone, Vie
de Vespasien, 12)
- Titus
: après avoir pris la ville de Jérusalem
et détruit le Temple, il se rendit en Égypte
et y participa à une cérémonie
du culte d'Apis : "Ces démonstrations (des
soldats stationnés en Judée) firent
soupçonner qu'il voulait abandonner son père,
et se créer un empire en Orient. Il confirma
ces soupçons lorsqu'il vint à Alexandrie,
et qu'en consacrant à Memphis le buf Apis,
il mit le diadème sur sa propre tête. C'était
une antique cérémonie de la religion égyptienne
; mais on l'accompagna d'interprétations malveillantes."
(Suétone, Vie
de Titus, 5)
- Domitien
"vouait un culte superstitieux à Minerve",
une déesse bien romaine, celle-là (Suétone,
Vie
de Domitien, 15).
On sait aussi - mais là, ce n'est pas Suétone
qui le dit, mais Dion Cassius (Histoire romaine,
67, 13-14) - qu'en 95, cet empereur fit rechercher les
personnes qui vivaient "comme les Juifs". Parmi
elles, on arrêta un membre de la famille impériale,
le consul Flavius Clemens, cousin de l'empereur. Celui-ci,
convaincu "d'athéisme et de murs juives",
fut exécuté ainsi que ses fils. Peut-être
s'agissait-il déjà de chrétiens
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24 Novembre 2003 |
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Philippe a écrit : |
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Je me pose deux questions en
ce moment.
1.
Tout d'abord j'aimerais savoir s'il reste des vêtements
de l'époque romaine antique
(toge ou autre), et si oui ou sont-ils exposés
(ou représentés) ? |
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RÉPONSE : |
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À ma connaissance, aucun authentique
vêtement romain n'est parvenu jusqu'à nous.
J'ai bien peur que les seuls tissus antiques dont nous
disposions encore proviennent de bandelettes de momies
égyptiennes (sans parler du très controversé
"Saint Suaire" de Turin, bien sûr).
C'est que c'est fragile, les textiles
Surtout les
vêtements !
N. B. Pour quelques liens sur les habits des
anciens Romains, voyez cet ancien courrier : Clic
!
Tissus romains : un drapeau (vexillum)
conservé dans les sables égyptiens ! :
Clic !
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2.
Je me demande ce que sont devenus
les insignes impériaux (et notamment l'insigne
qu'Odoacre renvoya en Orient après avoir détrôné
Romulus Augustule).
Reste-t-il des insignes de l'empire d'orient ? |
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RÉPONSE : |
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Pour vous parler franchement, je ne sais
pas très précisément en quoi consistaient
ces "insignes impériaux" qu'Odoacre expédia
à Constantinople après la déposition
de Romulus
Augustule. Une couronne ? Un globe doré ? Une
bannière ? Je ne sais
Mais finalement, cela
me paraît assez peu important. Ce qui compte là-dedans,
c'est la symbolique du geste : le chef barbare proclamait
ainsi à la face du monde que, pour le peu d'autorité
dont un empereur romain disposait encore dans la partie
occidentale de l'Empire romain, il n'était plus
nécessaire d'y maintenir la fiction d'un Empire
distinct de celui d'Orient. Le seul empereur romain légitime
serait désormais celui de Constantinople
et celui-ci n'exercerait plus qu'une autorité symbolique
sur ses "vassaux", les rois Barbares qui gouvernaient
"en son nom" (tu parles !) les riches provinces du ci-devant
"Occident romain".
En ce qui concerne les insignes impériaux de
l'Empire d'Orient, on raconte que, juste avant que
Constantinople succombe sous les coups des Janissaires
du sultan turc Mehmed II (29 mai 1453), Constantin XII
Dragasès, dernier empereur byzantin, se dépouilla
de ses insignes impériaux, se jeta dans la mêlée
afin de périr, armes à la main, en même
temps que son Empire-croupion. Ni son corps ni les insignes
ne furent retrouvés
Mais rassurez-vous, les authentiques insignes de l'Empire
romain étaient sans doute perdus depuis belle lurette
! S'ils ne disparurent pas lors du sac de Constantinople
de 1204, ce haut fait d'armes de la sinistre "quatrième
croisade", ils furent dilapidés durant les règnes
de ces éphémères "empereurs latins
d'Orient", perpétuellement à court d'argent,
qui s'installèrent dans la ville saccagée
comme des asticots dans une charogne... En effet, au cours
de leurs règnes fauchés, toutes les merveilles
du trésor impérial byzantin (y compris les
plus saintes reliques) qui n'avaient pas été
volées par leurs amis, les Croisés de 1204,
furent mises en gage et disparurent dans les coffres de
banquiers vénitiens, lombards, parisiens, anglais,
etc. |
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26 Décembre 2003 |
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Guillaume
réécrit : |
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En consultant votre site, encore
et encore et encore, - que voulez-vous, il est tellement
agréable pour moi de trouver quelqu'un, enfin,
pour parler de Rome sans déclencher des ronflements
et autres comas - Je suis tombé sur cette question
(voir ici : Clic !)
:
1er octobre 2003
Bertrand à écrit :
Une question qui a peut-être déjà
été posée
Les combats de
gladiateurs se déroulaient-ils dans tout l'empire
à l'époque d'Auguste et de Tibère
y compris en Judée ?
Jésus en avait-il connaissance ?
Et saint Paul ? À mon avis, il devait être
au courant étant donné ses nombreux voyages
dans l'empire.
Pourquoi ni Jésus ni saint Paul n'ont-ils protesté
?
Je me permets de vous apporter
quelques munitions
En effet, la critique des jeux
de l'amphithéâtre (le cirque, c'est
les petits chevaux, c'est pédant, je sais, mais
l'université nous façonne comme ça
!), n'est pas un genre littéraire à Rome,
c'est le moins qu'on puisse dire, Sénèque
d'une part, critique la foule ! Dans les lettres à
Lucillus, le philosophe se plaint de voir les gladiateurs
et autres condamnés pour les jeux de midi, donnés
en pâture non aux lions, mais à la férocité
de la plèbe. Tertullien (chrétien lui) condamne
aussi les spectateurs qui s'avilissent en assistant à
de pareilles exhibitions. Enfin, Ovide, dans l'Art
d'aimer, consacre plus de temps à sa dulcinée
qu'au spectacle.
Et les tueries alors ?
Personne n'en parle !
Devant cette absence de critiques,
peut-on reprocher à Jésus ou à Paul
leur manque de revendications pacifistes. En fait, je
pense qu'il faut bien relativiser la cruauté des
jeux
(Opinion très controversée, mais
j'assume...) En effet, les exécutions publiques
sont une chose, c'est sanglant, cruel, sadique (liste
d'adjectifs non exhaustive) mais les combats des gladiateurs
à proprement parler, semblent être bien moins
sanglants. Désolé pour Maximus dans Gladiator,
mais les gladiateurs sont des professionnels qui coûtent
très cher ! Alors on ne va pas les trucider à
tour de bras.
Mais je vois l'objection arriver
: si les combats de gladiateurs sont une sorte de sport
assez peu meurtrier, qu'en est-il des joyeuses séances
d'étripage de condamnés et autres chrétiens
récalcitrants ?
Et bien, il semble que les sources dont nous disposions
soient surtout l'uvre de lettrés, d'intellectuels
du Sénat. C'est-à-dire une sorte d'Aristocratie
du savoir. Ainsi, ils ne vont certainement pas très
souvent à l'amphithéâtre (dixit Sénèque
le Philosophe), autant demander à André
Chastagnol de regarder le "Big Dil" sur TF1 (vous
ne connaissez pas en Belgique ? Quelle chance !). Ainsi,
les jeux ne font pas partie de la vie des écrivains
dont on a gardé les textes, et les problèmes
qu'ils évoquent sont loin du sable de l'arène.
Et Jésus ainsi que Paul, sont empreints de cette
culture de "celui qui sait et qui ne va pas voir les trucs
des vulgaires".
De là, Jésus ou Paul dans une arène
à crier au public qu'il faut s'aimer les uns les
autres, à mon humble avis c'est aussi inutile que
dangereux. Ajoutons à cela que Paul avait bien
d'autres choses à faire que de s'attaquer au gros
morceau" que constituent les jeux. En effet, ils sont
avant tout un rite religieux (ça n'a pas l'air,
mais si !) et les attaquer trop directement, face aux
Romains païens et traditionalistes, constitue une
occasion de connaître la joie d'être traîné
par un croc dans toute la Ville jusqu'au Tibre.
Voilà, Jésus et Paul = innocents car dangereux
et pas au centre de leurs préoccupations !
À vérifier, je crois que les seuls à
s'attaquer aux jeux dans leur contenu, soient Juvénal
et Martial, nous avons là des auteurs de la foule,
qui vivent et critiquent dans la plèbe, mais là
encore je ne suis pas sûr car ils s'attaquent aussi
beaucoup au public.
J'espère n'avoir pas été
trop choquant dans ces écrits, je ne suis pas un
défenseur des massacres en public (je le précise
à cause des tristes réminiscences que les
Talibans nous ont offertes en Afghanistan). |
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| RÉPONSE
: |
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| Je suis d'autant
moins choqué par vos idées sur
la qladiature que je les partage (cf. ce très
vieux courrier de septembre 2001 : Clic
!).
Faudrait voir jusqu'à quel point nous
ne projetons pas les tares de nos sociétés
modernes sur ces pauvres Romains amateurs
de spectacles pimentés car, en matière
de cruauté, nous n'avons de leçon
à donner (ou à recevoir, selon
le point de vue moral auquel on se place)
de personne !
Sans vouloir polémiquer (sainte horreur
de ça, temps perdu !), je suis un petit
moins d'accord avec vous lorsque vous supposez
que Jésus et Paul auraient ignoré
les jeux vulgaires de l'amphithéâtre
parce qu'ils auraient été empreints
de culture élitiste gréco-romaine.
Rabbin pharisien, thaumaturge itinérant,
chef zélote, ou encore prétendant
"messianique" au trône d'Israël,
Jésus baignait jusqu'au cou dans une
culture judéo-araméenne qui,
au mieux, ignorait la "romanité hellénistique"
ou, au pire, lui était radicalement
hostile.
Je vous accorde que le cas de Paul est moins
clair. Certes, certains extraits de ses Épîtres
donnent à penser qu'il connaissait
(à défaut d'apprécier)
quelques bons auteurs grecs. Certes, il discourut
avec les philosophes d'Athènes (ce
qui représenta d'ailleurs une dure
épreuve pour son immense orgueil !).
Néanmoins, le plus souvent, Paul se
présentait comme un Juif plus Juif
que le plus Juif des Juifs, un pharisien né
de pharisien, élevé "aux
pieds de pieds de Gamaliel", le plus savant
de ces rabbins pharisiens qui rejetaient en
bloc l'impiété gréco-romaine.
D'autre part, il est tout aussi vrai que Paul
revendiquait haut et fort sa qualité
de citoyen romain. Il fréquentait les
dirigeants romains (le procurateur Félix,
par exemple) et fit appel à César
lorsque les Juifs, excédés de
ses blasphèmes, commencèrent
à lui faire des misères. Et
puisque nous avons conservé une correspondance
(apocryphe) entre Sénèque et
lui, il est possible que l'Apôtre des
Gentils ait effectivement fréquenté
le philosophe stoïcien et partagé
ses préjugés élitistes
sur la gladiature
qu'il condamnait déjà
"par principe".
De toute façon, la personnalité
de Paul est à peu près insaisissable.
Quant à ses uvres, on peut, on
peut, en cherchant bien, y trouver tout et
son contraire |
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2. Outre
le fait que j'ai enfin trouvé quelque chose
à redire sur les informations de votre site
(c'est vicieux, je sais), je vous apporte LA
référence sur Agrippa, telle
qu'un lecteur vous l'a demandé (voir ici
: Clic
!) :
Jean-Michel RODDAZ,
Agrippa, Paris, Bibliothèque des écoles
françaises d'Athènes et de Rome, 1984.
Ce livre ne donne pas l'absolue
vérité sur le personnage, mais il
s'agit là d'une recherche particulièrement
aboutie sur le vainqueur d'Actium, Parole de Xavier
Lapray, Chargé de TD à l'Université
de Bourgogne, c'est là que je joue à
être historien...
Attention toutefois, il s'agit
d'une thèse, c'est très indigeste
!
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28 Novembre 2003 |
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Henri a écrit : |
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Je recherche des informations
historiques sur deux saintes martyres espagnoles : Ste
Eulalie de Mérida et Ste Léocadie de Tolède,
persécutées sous Dioclétien comme
d'autres.
Leur culte aurait connu un extraordinaire
développement dans tout l'Empire, y compris en
Septimanie, cette ancienne province de la Narbonnaise
devenue le Languedoc-Roussillon d'aujourd'hui.
En raison de l'appartenance de la Septimanie au royaume
wisigoth d'Espagne, entre le VIe et le VIIIe siècle,
ces saintes martyres sont devenus les titulaires de nombreuses
églises, notamment de la région de Montpellier
(France - Hérault). C'est le cas de mon village,
Mireval, antique paroisse Sainte Eulalie et du village
voisin de Vic-la-Gardiole antique paroisse Sainte Léocadie.
Ces deux paroisses formaient un seul prieuré jusqu'à
la Révolution. Lorsqu'en 1696 les communautés
durent choisir des armoiries, ces deux villages (sous
l'influence du prieur ?
) choisirent chacune leur
sainte patronne.
Auriez-vous par ailleurs des références
bibliographiques à me recommander pour l'objet
spécial de mes recherches ? |
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RÉPONSE : |
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"Buona pulcella fut Eulalia : bel avret corps,
bellezour anima" (Eulalie fut une jeune fille
très courageuse : son physique était très
avenant, mais son âme plus belle encore).
C'est par ces deux vers célèbres que commence
la Cantilène de sainte Eulalie, la toute
première uvre de la littérature française
(fin du IXe siècle).
En fait, ce vénérable poème en très
vieux français (que je me suis amusé à
restituer en français moderne dans la notice consacrée
à son persécuteur, l'empereur Maximien
"Hercule", voir ici : Clic
!) résume parfaitement tout ce que nous
savons de cette vierge et martyre espagnole du début
du IVe siècle. À douze ans, notre Eulalie
aurait quitté secrètement le domaine de
ses parents pour se rendre à Mérida. Là,
confessant sa Foi chrétienne, elle se serait volontairement
livrée aux bourreaux et serait morte sur le bûcher,
exhalant son âme sous la forme d'une colombe.
Une église fut construite sur son tombeau, à
Mérida, quelques années seulement après
son martyre, et à partir de là, son culte
se répandit dans tout l'Occident romain.
Le premier à avoir rapporté la Passion
d'Eulalie paraît être son compatriote,
le poète chrétien Prudence (fin du IVe siècle)
dans son "Livre des Couronnes" (Peristephanon,
Hymne 3). Si cela vous intéresse, vous trouverez
le texte de Prudence (en latin) ici : Clic
!. Une version anglaise est disponible ici : Clic
!, et une traduction française partielle,
hélas, téléchargeable sur ce site
: Clic
! (pour le téléchargement, cliquez
sur : "Une sacrée gamine").
En ce qui concerne, Léocadie, voici, en
gros, ce que la Catholic
Encyclopedia (article St.
Leocadia) rapporte à son sujet :
Vierge et martyre, sainte Léocadie mourut
vraisemblablement le 9 décembre 304, lors de la
persécution
de Dioclétien. De 303 à 305, cette dernière
grande persécution fournit en effet à l'église
d'Espagne un fort joli contingent de martyrs.
Des Actes rapportent que Léocadie, enflammée
par le récit de la Passion de sainte Eulalie,
voulut suivre son exemple et se sacrifier pour la Foi
chrétienne. Elle fut emprisonnée et cruellement
torturée sur ordre du gouverneur Dèce,
qui est décrit dans les récits hagiographiques
comme le plus féroce persécuteur de la
chrétienté d'Espagne (ne pas confondre
avec l'empereur du même nom, lui aussi grand tourmenteur
de chrétiens devant l'Éternel - voir ici
: Clic
! et Clic
!). Mais Léocadie resta ferme dans sa
foi et, refusant véhémentement d'apostasier,
elle fut renvoyée en prison où elle mourut
des suites de ses tortures. Une église fut construite
sur sa tombe, et deux autres églises de Tolède
lui furent dédiées.
Léocadie n'est pas mentionnée dans l'hymne
que le poète Prudence consacra aux Martyrs espagnols,
mais une église de Tolède, vraisemblablement
érigée sur sa tombe, semble avoir été
vouée à son culte très peu de temps
après son martyre. Cette église accueillit
des synodes en 633, en 636 et en 638, mais Léocadie
était vénérée à Tolède
bien avant cette époque.
Si la réalité historique de son martyre
ne semble guère douteuse, en revanche, la date
du 9 décembre pour sa commémoration annuelle
repose évidemment sur une tradition de l'église
de Tolède.
Sainte patronne du diocèse de la ville où
elle souffrit le martyre, Léocadie est représentée
avec une tour, qui indique que la courageuse jeune chrétienne
mourut en prison.
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Novembre 2003 |
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Michel
a écrit : |
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| Nouveautés
du site Archeobel
:
- Tout d'abord, la page
consacrée aux monnaies des IVe et Ve
siècles est enfin en ligne : Clic
!
Les monnaies étant présentées
dans l'ordre chronologique. On peut ainsi constater,
rien qu'en les regardant, la dégradation
progressive de l'empire romain aux IVe et Ve siècles.
Les beaux follis de Dioclétien de
10 et 11grammes, argentés, disparaissent
progressivement de la circulation, et à
l'époque d'Honorius, on ne trouve plus
guère que d'affreux petits bronzes de quelques
grammes.
Bien sûr, il y avait encore les monnaies
en or ou en argent
mais elles étaient
sans doute déjà aussi rares à
l'époque qu'aujourd'hui !
Il est vrai que ce n'est pas tous les jours non
plus que l'on voit un billet un 500 euros
Autres nouveautés
du mois :
- Un sesterce de Trajan,
assez usé, mais ô combien intéressant.
Il fut frappé en 116 à l'occasion
du couronnement par Trajan du roi de Parthie Parthamaspates,
un fantoche à la botte des Romains. Naturellement,
la propagande impériale n'a pas raté
l'occasion de mettre Trajan en valeur. Pas modeste
pour un sou, on le voit trônant sur une
estrade, accompagné du préfet du
prétoire et de quelques autres notables,
tandis que le "roi" Parthamaspates s'agenouille
est agenouillé à ses pieds. Faut
ce qu'il faut n'est-ce pas ? : Clic
!
- Les lampes à
huiles romaines, c'est mon dada ! Quelques-unes
se sont ajoutées, mais comme toutes les
pages consacrées aux lampes ont été
bouleversées suite à ces acquisitions,
mieux vaut commencer par la première :
Clic
!
J'attire plus particulièrement vote
attention sur la lampe ornée d'un paon,
présentée sur cette
page.
Les plumes de la queue du paon, bien visibles
lorsque l'oiseau fait la roue, sont ornées
d'ocelles (petits yeux). Or, justement, la beauté
de la déesse Junon (IVNO REGINA) résidait,
paraît-il surtout dans ses jolis yeux. Le
paon est donc l'animal qui symbolise Junon.
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