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Sommaire Novembre 2003 :
- 1er Novembre :
- Titus et les sinistrés de Pompéi : Clic
!
- 1er Novembre :
- Le retour des mystérieux gardes germains : Clic
!
- 1er Novembre :
- Le grand Jules est-il né par césarienne
? : Clic !
- 2 Novembre :
- Des précisions sur Abbir Majus : Clic
!
- 4 Novembre :
- Le webmaster est un malotru ! : Clic
!
- 5 Novembre :
- Pourquoi les catholiques romains implorent-ils le Seigneur
en grec (Kyrie eléison) ? : Clic
!
- 6 Novembre :
- La barbe d'Hadrien (suite) : Clic
!
- 7 Novembre :
- Il n'avait pas la grosse tête, l'empereur Tibère
! : Clic !
PAGE
SUIVANTE
- 13 Novembre :
- Quand et pourquoi la ville de Milan devint-elle la capitale
de l'Empire romain ? : Clic
!
- 13 Novembre :
- Quelles étaient les fonctions d'un Légat
impérial d'Auguste ? : Clic
!
- La carrière administrative de Quirinius (ou Quirinus)
: de l'art de concilier les Écritures Saintes avec
celles qui ne le sont pas
: Clic !
- 15 Novembre :
- Qui est le "Colosse de Barletta" ? : Clic
!
- 15 Novembre :
- Saint Sébastien, sa légende et ses flèches
: Clic
!
- 15 Novembre :
- Quelques imposteurs peu connus
: Clic
!
- 17 Novembre :
- Nos ancêtres, les Gaulois
: la famille
Lequeux et les Leuques : Clic
!
- 19 Novembre :
- 19 Novembre :
- Les Romains se prélassaient-ils sur des tapis d'Orient
? : Clic
!
3e
PAGE
- 20 Novembre :
- L'Anarchie militaire : une lutte entre faucons
et colombes ? : Clic
!
- 20 Novembre :
- L'attitude des premiers empereurs envers les religions
orientales : Clic
!
- 24 Novembre :
- Des tonnes de naphtaline pour admirer d'authentiques vêtements
romains ? : Clic
!
- Que sont devenus "insignes impériaux" renvoyés
par Odoacre ? : Clic
!
- 26 Novembre :
- Les combats de gladiateurs : Jésus et de Paul partageaient-ils
le mépris des lettrés païens pour ces
jeux ? : Clic !
- "La" référence sur Agrippa ! : Clic !
- 28 Novembre :
- Sainte Eulalie et sainte Léocadie, deux jeunes
filles très résolues ! : Clic !
- Novembre 2003 :
RECHERCHE
DANS LE SITE
"EMPEREURS ROMAINS"
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1er Novembre 2003 |
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Jonathias a écrit : |
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Je suis à la recherche
du nom de l'empereur romain qui gouvernait l'État
romain le 24 Août 79, soit le jour de l'éruption
volcanique qui devait ensevelir Pompéi (Vespasien
ou son fils Titus ?) et quelles décisions prit-il
à l'égard de la ville sinistrée ? |
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RÉPONSE : |
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Cela faisait deux mois, montre en main, que Titus
avait succédé à son père Vespasien
quand, le 24 août 79 ap. J.-C., le Vésuve entra
en éruption et détruisit les villes campaniennes
de Pompéi et d'Herculanum (voir ici : Clic
! et Clic
!).
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Bien qu'il fût un débauché
de la pire espèce et malgré la cruauté
dont il fit preuve lors de la répression de
la grande révolte juive, Titus reçut
de ses compatriotes romains l'élogieux surnom
de "Délices du genre humain". Il faut
dire, que du jour où il devint le maître
de Rome, son comportement changea du tout du tout.
Alors que l'on craignait qu'il ne devînt "un
autre Néron", il se montra décent
dans ses murs, respectueux à l'égard
du Sénat et bienveillant envers le peuple.
Il faut aussi préciser que le bon Titus ne
régna que deux ans (jusqu'au 13 septembre 81)
; les belles résolutions du César frais
émoulu n'eurent donc pas le temps de subir
les épreuves du pouvoir avant de fondre comme
lave pompéienne.
Chassez le naturel, il revient au galop !
Pour en revenir à l'éruption du Vésuve,
l'empereur Titus se montra, en l'occurrence, aussi
secourable que de coutume - n'avait-il pas l'habitude
de dire qu'une journée où il n'avait
prodigué de bienfaits à personne était
une journée perdue ?.
Selon l'historien latin Suétone, l'empereur
"ne se borna pas à montrer la sollicitude
d'un prince, mais déploya toute la tendresse
d'un père, consolant tour à tour les
sinistrés par ses édits, et les secourant
par ses bienfaits. Il tira au sort, parmi les consulaires,
des curateurs chargés de soulager les maux
de la Campanie. Il employa à la reconstruction
des villes ruinées les biens de ceux qui avaient
péri dans l'éruption du Vésuve
sans laisser d'héritiers." (Suétone,
Vie
de Titus, VIII).
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Un siècle après Suétone, Dion Cassius
(milieu du IIIe siècle) dit sensiblement la même
chose : "Titus envoya aux Campaniens deux ex-consuls
chargés diriger la restauration de la région
et offrit aux habitants non seulement des aides en argent,
mais aussi les biens de tous ceux qui avaient perdu la vie
dans la catastrophe sans laisser d'héritier. De son
côté, il n'accepta aucun don de quiconque,
et bien que beaucoup de personnes privées, de villes
ou de rois alliés lui eussent offert ou promis de
grosses sommes, toutes les régions dévastées
furent réhabilitées grâce à des
fonds immédiatement disponibles." (Dion Cassius,
66 : 24)
Quand je vous disais que Titus était un bon gars
! |
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1er Novembre 2003 |
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Michel
ELOY
a écrit : |
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Tu te souviens qu'on s'était
interrogés (Clic
!) concernant ces damnés barbares qui constituaient
la garde rapprochée des empereurs. Qui le premier
s'en était constitué une ? Caligula sûrement,
mais peut-être déjà Tibère
?
Voici ce que je trouve dans Yves
LE BOHEC, L'armée romaine sous le Haut-Empire,
Picard, 2002 (3e éd.), p. 23 :
Les "Germains gardes
du corps" ou "Bataves" (TAC. An., I, 24, 2 etc.
......) (corporis custodes), au nombre de 100 à
500, ont été recrutés par Auguste
; à l'origine, ils formaient une sorte de milice
privée. Dissoute après le désastre
de Varus, cette unité a été reconstituée
avant 14 de n.E., et c'est Caligula qui l'a définitivement
militarisée. Une nouvelle dissolution sous Galba
est suivie d'une autre reconstitution sans doute sous
Trajan. Comme il s'agit de cavaliers, ces soldats sont
organisés en turmes, commandées par des
décurions et un tribun; leur troupe fut ce qu'on
appelait un numerus, c'est-à-dire une unité
d'irréguliers. |
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RÉPONSE : |
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Voilà donc notre lanterne éclairée
! Ainsi ce serait ce vieil hypocrite d'Auguste
- pourtant si soucieux d'apparaître comme le parangon
de vertus républicaines - qui, le premier, aurait
confié la garde de son (auguste, cela va de soi)
personne à de blonds mercenaires germaniques.
M'est avis que, quand il apparaissait au Sénat
dans un tel équipage, entouré de géantins
barbares armés jusqu'aux dents, les vénérables
Pères conscrits devaient se racrapoter dans leurs
stalles ! |
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1er Novembre 2003 |
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Florence a écrit : |
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D'où vient le cognomen
Cæsar ?
Ce nom vient-il de "césarienne"
? |
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RÉPONSE : |
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Ce serait plutôt le mot "césarienne"
qui vient du nom propre "César" et non l'inverse
En fait, l'origine du cognomen Cæsar
est controversée (voir également ici : Clic
!).
Selon les anciens Romains eux-mêmes, ce mot pouvait
dériver :
- Soit de cæsus, participe passé
du verbe latin cædere (= couper).
Un des ancêtres du grand Jules
César serait donc peut-être né
par césarienne
Notez cependant, d'une part,
que personne n'a jamais prétendu que le grand
Jules lui-même était né par césarienne
; et d'autre part, vu l'état des connaissances
en matière de gynécologie, de chirurgie
obstétrique et de prophylaxie à l'époque
héroïque des premiers Jules, une telle opération
avait toutes les "chances" de se transformer en boucherie
fatale tant à la mère qu'à l'enfant
!
- Soit du mot latin cæsaries, signifiant
"chevelure longue et abondante".
Jules César fut pourtant l'un des chauves les
plus célèbres de l'histoire
mais
le premier de sa gens (= famille) était
peut-être, quant à lui, pourvu d'une toison
digne d'Absalon !
Toutefois, d'après le "Le Robert - Dictionnaire
historique de la langue Française", il ne s'agit
probablement là que d'étymologies populaires.
Le nom "Cæsar" provient très sans doute d'un
mot étrusque inconnu de nous.
Nous voilà bien avancés ! |
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2 Novembre 2003 |
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Gricca
a écrit : |
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Sur la localisation
de l'évêché d'Abbir Maius
(Réaction à
ce Courrier : Clic
!)
Je me permets d'apporter une précision
trouvée dans deux ouvrages que je mentionne, sur
la localisation de l'évêché d'Abbir
Majus.
Tout d'abord le nombre d'évêchés
en Afrique du Nord a toujours impressionné, on
en connaît plus de 700 noms, dont la liste est donnée
dans l'Épiscopat de l'Afrique romaine vandale
et byzantine par Jean-Louis Maier (Institut Suisse
de Rome - 1973) Il situe Abbir Majus, dont il fait Abbir
Cella, à "Henchir en Naam" et Abbir Germaniciana
ou Minus qu'il situe "probablement à Henchir
el Khandak".
Or des corrections sont à apporter dans la localisation
de ces évêchés à la lumière
de découvertes postérieures au début
des années 1970. Le municipe (sous Caracalla
211-217) d'Abbir Majus (à distinguer d'Abbir Cella)
a en effet été identifié au lieu-dit
"Henchir el Khandaq" non loin du village de Bir
Halima entre El-Fahs et Zaghouan (au Sud de Tunis) dans
la province d'Afrique Proconsulaire. Son évêque,
pratiquement le seul connu, Félix, est le 148e
souscripteur des actes de la conférence de Carthage
de 411. Le lieu-dit "Henchir el Naam" correspond
bien à Abbir Cella (différente donc d'Abbir
Majus) au Nord-Ouest de El Fahs, et la civitas Abbiritana
ou Abbir Germaniciana qui serait peut-être l'Abbir
Minus (on n'a pas de témoignages à ce sujet)
se situe plus loin au Sud-Ouest d'El Fahs et fut aussi
un évêché. Ces précisions se
trouvent dans Les actes de la conférence de
Carthage de 411 par Serge Lancel (Sources chrétiennes
n°373 Éditions du Cerf - Paris 1991), qui
contient à la fin une carte permettant de localiser
Abbir Majus et Abbir Cella.
Ce sont les souscriptions conservées
des évêques aux conciles tenus en Afrique
du Nord depuis vers l'an 220 jusqu'en 646 à la
veille de l'invasion arabe qui nous donnent les noms des
évêchés et beaucoup ne sont que des
vicus, castra, villa, fundus,
etc
qu'on ne peut localiser sans découvertes
d'inscriptions. Il faut aussi distinguer les homonymes
comme les "Majus" et "Minus". Rappelons
qu'un peu au nord d'El Fahs se trouvent encore les ruines
romaines de Thuburbo Majus, le troisième grand
site archéologique de la région de Tunis,
après Carthage et Utique (à visiter pour
les amateurs qui empruntent la route de l'intérieur,
plutôt que celle longeant le golfe d'Hammamet pour
se rendre de Tunis à Kairouan).
GRICCA. |
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4 Novembre 2003 |
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Rastakobe a écrit : |
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Tu donnes de bonnes informations,
mais pourquoi utiliser forcement des termes tels que foutre
de sa gueule et compagnie ? ou encore parler
d'épuration stalinienne sans guillemets
alors que l'on est encore loin, tres loin du XXe siècle
? d'ironiser par des termes tel que le petit Caracalla,
la maman
Je suis peut-être chiant
de te dire ça, mais ca n'incite pas au premier
abord de lire la suite
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RÉPONSE : |
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Pourquoi adopté-je un style si peu noble
(je n'ose écrire "ignoble") pour traiter des "Empereurs
romains", ce sujet ô combien auguste ?
En fait je me suis déjà expliqué
de nombreuses fois à ce sujet. S'il m'est permis
- une fois n'est pas coutume - de me citer moi-même,
voici, ce que j'écrivais, à la fin de l'année
passée, à un internaute qui me faisait,
grosso modo, le même reproche que toi (pour lire
l'entièreté de ce courrier, voir ici : Clic
!) :
Ce sont ces lacunes en matière de méthodologie
historique qui m'ont conduit à opter pour ce style
que vous qualifiez (avec trop d'indulgence encore) d'"irrévérencieux".
Je vous explique : Avant de me consacrer aux "Empereurs
romains" j'avais commencé à écrire,
dans un style plus "scientifique", des notices biographiques
consacrées aux premiers papes. Mais je me suis
vite rendu compte que ça ne fonctionnait pas du
tout. Le texte étant complété par
des notes infra textuelles destinées à "justifier"
les hypothèses avancées, toute ironie légère
se transformait en satire mordante, toute critique en
attaque virulente, toute hypothèse "irrévérencieuse"
en affreux blasphème. Bref l'historien amateur,
sceptique mais indulgent que je suis, y apparaissait comme
un pseudo savant pédant; partial et hargneux !
Dès lors, quand, un peu plus tard, j'ai entrepris
d'écrire des notices biographiques d'empereurs,
j'ai décidé de changer mon fusil d'épaule,
de jouer d'emblée cartes sur table, et de ne plus
endosser un costume d'historien qui ne me convenait pas.
Au risque de paraître grossier à certains,
j'ai opté pour un ton léger, à la
limite de l'irrévérence ; et au risque de
paraître trop abrupt ou foncièrement irréligieux,
j'ai choisi d'éviter de trop justifier mes hypothèses
douteuses. Et si cela "décribilise" quelque peu
mon site, tant mieux !Mes pages internet ne sont pas conçues
comme des réservoirs de connaissances où
il n'y a plus qu'à puiser une vérité
prédigérée, mais plutôt comme
des invitations à réfléchir, à
vérifier et à se faire une opinion personnelle
?
Vous voyez, dans mon esprit, fond et forme sont liés.
Puisque l'honnêteté me commande de ne pas
me faire passer pour l'historien que je ne suis pas,
je préfère adopter un style qui ne pourrait,
en aucun cas, être confondu avec celui d'un scientifique
de niveau universitaire. Et mon apparente légèreté
de ton, que d'aucun pourraient juger irresponsable,
est en réalité l'aboutissement d'une réflexion
sur la meilleure façon d'aborder un sujet finalement
assez sensible.
Cela précisé, tu as mille fois raison de
me reprocher cet infâme bout de phrase que l'honnêteté
et la décente m'interdisent de reproduire ici.
Sans doute est-ce, comme le chante plaisamment Brassens
une expression triviale que, par le plus grand des hasard,
"ma Muse, d'un derrière distrait, pondit sans
le faire exprès", car je ne suis point coutumier
d'expressions aussi triviales. Cette occurrence est d'ailleurs
la seule où les mots f
et g
apparaissent dans mon site internet. J'ai vérifié
!
J'ai donc corrigé cette par trop énergique
expression par une autre, plus correcte (se payer la
tête). La métaphore assimilant l'élimination
des partisans de son Geta
à une "purge stalinienne" a également
été dotée des caractères italiques
qu'elle méritait. |
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5 Novembre 2003 |
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Bidzina
a écrit : |
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Pourriez-vous me renseigner
pour quelles raisons les mots grecs "Kyrie Eleison"
ont été conservés dans la liturgie
catholique ? |
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RÉPONSE : |
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C'est exact, le "Kyrie", est la seule prière
grecque qui subsiste dans le rite latin.
C'est seulement vers la fin du IIIe siècle, sans
doute lors de la "Petite paix de l'Église" (entre
260 et 306) que, dans l'Occident romain, le latin remplaça
définitivement le grec comme langue liturgique
de la toute jeune Église chrétienne.
Mais pourquoi seul le Kyrie échappa-t-il
à la traduction ?
Si j'en crois le vieux Missel de feue ma très
sainte mère, le Kyrie reprend le cri que
les malades adressaient à Jésus. À
trois reprises chaque fois, les fidèles implorent
le Père (Kyrie eléison, c'est-à-dire
"Seigneur, prends pitié"), puis le Fils (Christe
eléison, "Christ, prends pitié") et
enfin le Saint-Esprit (à nouveau Kyrie eléison)
d'accorder miséricorde au peuple chrétien
:
| Kyrie eléison. |
Seigneur, ayez pitié. |
| Kyrie eléison. |
Seigneur, ayez pitié. |
| Kyrie eléison. |
Seigneur, ayez pitié. |
| - |
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| Christe eléison. |
Christ, ayez pitié. |
| Christe eléison. |
Christ, ayez pitié. |
| Christe eléison. |
Christ, ayez pitié. |
| - |
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| Kyrie eléison. |
Seigneur, ayez pitié. |
| Kyrie eléison. |
Seigneur, ayez pitié. |
| Kyrie eléison. |
Seigneur, ayez pitié. |
Je n'en suis pas sûr à 100 %, mais, à
mon avis, si le "Kyrie" a gardé sa forme grecque,
c'est parce qu'il n'était pas vraiment considéré
comme une banale prière, mais plutôt comme
une véritable invocation rituelle. Pour les premiers
Chrétiens, cette "formule magique", héritée
des temps évangéliques, permettait de détourner
la colère divine de la tête de qui le prononçait
; c'est-à-dire qu'elle donnait, en quelque sorte,
prise sur la Divinité.
Évidemment, dans ce cas, le respect scrupuleux
de la forme originelle de ces paroles rituelles était
la condition sine qua non de leur efficacité.
D'ailleurs, la répétition incantatoire
de la formule du Kyrie montre bien qu'il ne s'agissait
pas là d'une prière "comme les autres".
Jésus lui-même n'avait-il prévenu
son monde : "Ce n'est pas ceux qui répètent
Seigneur, Seigneur qui seront sauvés " (Mt,
7 : 21) ? De fait Dieu n'est pas sourd
Dès
lors, pourquoi, dans le Kyrie, invoquer à
neuf reprises Son Très Saint Nom ?
Magie et superstition, vous dis-je ! |
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6 Novembre 2003 |
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Gérard
a écrit : |
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Cette fameuse barbe
ne servait-elle pas à dissimuler tout simplement
une cicatrice que l'empereur Hadrien trouvait disgracieuse
? Il me semble bien avoir lu quelque chose dans ce genre,
mais impossible de me rappeler où ! |
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RÉPONSE : |
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Oui, à moi aussi, cela me rappelait vaguement
quelque chose, cette histoire de cicatrice disgracieuse
que la barbe d'Hadrien
aurait occultée. Avant de répondre à
la question de cette charmante internaute (voir ici :
Clic !),
j'avais d'ailleurs relu rapidement, en diagonale, plusieurs
pages des Mémoires d'Hadrien de Marguerite
Yourcenar afin d'y retrouver cette anecdote. En vain
mais cela ne veut pas pour autant dire de qu'elle ne s'y
trouve point, car ma recherche fut des plus expéditives.
Suite à votre
message, j'ai effectué, par acquit de conscience,
une petite recherche à ce sujet sur Internet.
Ô surprise, quelques sites évoquent
la fonction de camouflage de la barbe d'Hadrien
(par exemple janblanc.free.fr,
netclasse.com
ou salade.com,
lequel, entre autres salades, indique aussi qu'Hadrien
n'aimait pas se raser). Cependant, ces pages omettent
de mentionner l'origine de l'anecdote.
J'ai donc terminé par là où
j'aurais dû commencer et consulté les
principales sources antiques pour le règne
d'Hadrien : Dion Cassius et l'Histoire
Auguste.
Le premier ne dit mot de l'impériale barbe.
L'Histoire Auguste, en revanche, fournit
une explication de cette pilosité faciale,
d'ordre esthétique certes, mais qui diffère
un tantinet de celle que relayent les sites internet
mentionnés ci-dessus. La voici : Hadrien
"était de haute taille, bien fait de sa
personne, avec une chevelure artistiquement peignée
et une barbe fournie pour cacher des marques qu'il
avait de naissance sur son visage (en latin
: "promissa barba, ut vulnera quae in facie naturalia
erant, tegeret")". (Histoire Auguste,
Vie d'Hadrien, 26 : 1, trad. André
Chastagnol, Édition Robert Laffont, coll.
Bouquins).
Admettons donc que la barbe d'Hadrien cachait des
cicatrices (vulnera)
mais, contrairement
à ce que l'on pourrait croire, celles-ci
n'étaient pas les séquelles de sa
carrière militaire ; c'est depuis sa naissance
que l'empereur portait ces stigmates sur son auguste
face (in facie naturalia
erant').
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7 Novembre 2003 |
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Cindy a écrit : |
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Actuellement, je fais des recherches
sur internet pour aider une amie qui doit réaliser
un commentaire de texte portant sur le temple de Tibère
à Smyrne. Elle n'a trouvé aucun document
sur les livres, les dictionnaires et livres sur l'archéologie.
Je me permets, dès lors,
de vous contacter dans l'espoir de recevoir quelque renseignement
de votre part. |
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RÉPONSE : |
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Moi non plus, je n'ai pas trouvé grand-chose
sur le temple de Tibère
à Smyrne : uniquement ces extraits d'un excellent
bouquin consacré à cet empereur.
Bien sûr, il y est davantage question de l'attitude
du deuxième "princeps" face au problème
de sa déification que du temple de Smyrne lui-même
- celui n'apparaissant qu'incidemment. Cependant, je ne
doute pas que votre amie sera intéressée
par ce texte que, personnellement, je trouve éclairant
à plus d'un titre.
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"C'est surtout lorsqu'il s'agissait du culte
impérial et que sa propre personne entrait
en cause, que Tibère faisait preuve de
modestie. Pour ce qui est de cette antique coutume,
Auguste avait aimé se mouvoir dans un certain
clair-obscur ; les honneurs divins convenaient
pourtant mieux à la royauté envisagée
par César qu'au principat. On est frappé
au contraire par l'attitude de refus catégorique
de Tibère lorsque la question se pose pour
la première fois avec acuité. C'était
en 15 ; cette année-là, la ville
de Gytheum en Laconie, ce pays qui avait gardé
des liens d'amitié avec la famille de Tibère,
décida d'accorder l'apothéose au
divin Auguste et de rendre en même temps
à Tibère et (sa mère)
Livie des honneurs divins. Là-dessus,
Tibère écrivit une lettre, qui nous
est conservée, dans laquelle il déclinait
ces honneurs pour sa personne, étant donné
son aversion pour toutes ces manifestations qui
le mettaient au-dessus de l'humain, mais il acceptait
qu'on rende des honneurs à Auguste en raison
de tous les bienfaits qu'il avait accomplis dans
le monde. Tibère ajoutait que sa mère
prendrait la décision qu'elle voudrait.
Nous ne savons pas quelle fut la réponse
de Livie aux Gythéates, mais le statut
des fêtes organisées pour les souverains
laisse à penser qu'elle fut affirmative.
(
)
Conformément
aux vux exprimés par Tibère,
on lui réserva des honneurs simplement
humains. Il est nommé Autokrator
(latin Imperator) bien qu'il n'ait
même pas porté officiellement
ce nom-là à cette époque
; en outre, on le vénéra sous
le nom d'Auguste et de « Père
de la patrie », titre qu'il avait également
refusé, autrefois. On lui rendit
par conséquent, comme il le désirait,
des honneurs « humains », et,
en lui attribuant des titres qu'il avait
refusés jusqu'ici, on voulait l'honorer
sans pour cela le mettre au rang des dieux.
Livie par contre, nous l'avons dit,
est mise au même rang que la Tyché
(la « Fortune ») en ville et en
province. On sait par ailleurs qu'on lui
donna d'autres attributs divins, on la compara
notamment à Junon, Héra, Cérès,
Déméter, Salus. Quant aux
deux « princes héritiers »,
ils sont simplement associés aux
cultes des dieux, Germanicus dans le temple
de Nikè, Drusus dans le sanctuaire
d'Aphrodite.
On désigne la famille princière
sous le titre générique de
« dieux et princes » ("hégémons"
= guides), Auguste et Livie représentant
les « dieux », Tibère
et ses fils les « princes ». La
différence d'attitude entre la mère
et le fils dans la question de la divinisation
ne rendit pas la tâche facile à
leurs sujets. On s'en aperçut au
cours de la cérémonie proprement
religieuse de la fête. Chacun des
six jours de fête débuta par
un office divin célébré
dans le théâtre de la ville
et introduit par le sacrifice de supplication
habituel offert par les conseillers municipaux
et les magistrats. On portait alors en procession
sur un autel les portraits des souverains
: ceux d'Auguste et de Livie venaient en
tête puis, derrière, c'est-à-dire
en troisième position, celui de Tibère.
Le Princeps avait refusé les honneurs
divins et voilà, ce qui en résultait
: le portrait de Livie était porté
en tête, avant celui du Prince régnant,
simplement parce qu'elle avait satisfait
aux goûts orientaux de déification
avec plus de grâce que son fils resté
enraciné dans l'humain, plus proche
de la nature.
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Ne nous étonnons pas de voir que chez
ce peuple de flatteurs qu'étaient les Grecs
(græca adulatio), la manière
de voir de Livie, proche d'ailleurs de celle d'Auguste,
ait triomphé à la longue. En effet,
pendant son voyage en Égypte en 19, Germanicus
refusa l'apothéose, proclamant alors, dans
un édit aux habitants d'Alexandrie qu'il
fallait réserver cela à son père
et à la mère de celui-ci, sa grand-mère.
Mais le culte impérial s'était déjà
introduit dans les villes, en particulier en Orient
où l'on rendit toutes sortes d'honneurs
divins, non seulement à Livie mais aussi
à son fils malgré ses réticences.
Mais c'est seulement lorsque des provinces entières
demandèrent qu'on leur accordât des
cultes nationaux pour leurs territoires, que le
« Premier » eut à soutenir l'épreuve
de force pour garder sa position, tandis qu'on
glissait vers la monarchie. C'est alors que le
point de vue de Tibère, qui nageait à
contre courant, se manifesta à nouveau
au grand jour.
La déification était assez habituelle
dans l'Antiquité. Cela se comprend quand
on pense qu'alors le divin, en l'homme, était
estimé beaucoup plus haut que de nos jours
ou, autrement dit, que l'on considérait
que le domaine de l'humain était plus limité
et que l'élément divin se trouvait
également sur terre. C'est en 19 que l'on
comprit la singularité de la position adoptée
par Tibère. On lui offrit alors encore
une fois le titre de « pater patriae
» pour avoir accompli des actes qui pourtant
n'avaient rien de très remarquable (il
s'agissait d'une famine à laquelle il avait
mis fin à Rome ; cela se produisait assez
fréquemment dans cette ville qui ne comptait
que des consommateurs). Il interdit d'ailleurs
que l'on dise de ses occupations qu'elles étaient
« divines » et qu'on le nomme «
maître » (dominus). Il estimait
en effet que c'était de la flatterie ;
or, comme le dit Tacite lui-même, il haïssait
cela par-dessus tout.
(
)
Pour la première fois en 23, une province
fit une demande concernant le culte impérial.
Il s'agissait de l'Asie, qui désirait élever
un sanctuaire national à, Tibère
et Livie, car on savait depuis longtemps en Orient
que la mère du Princeps était favorable
aux honneurs divins. Le Princeps se trouvait à
nouveau devant la délicate question de
sa propre divinisation. Il résolut cette
fois le problème en demandant à
la province de faire entrer aussi le sénat
dans la communauté divine, de même
que son prédécesseur avait été
associé, ou plutôt vénéré,
à côté de la déesse
Rome, par la Grèce, qui avait fondé
un temple pour la province. Il est vrai qu'il
y avait une grande différence entre diviniser
Rome comme l'avait fait la république et
diviniser une assemblée. Ainsi naquit sous
Tibère - et ce n'était possible
que de son temps ! -une étonnante Trinité
divine au sein du culte impérial : Tibère,
Livie et le divin Sénat (1).
C'est à cette occasion que le jeune
Néron (fils de Germanicus) apparut
pour la première fois au sénat pour
exprimer sa reconnaissance aux sénateurs
et à son « grand-père »
- ce fût le premier acte officiel de ce
jeune homme à qui était destiné
le principat. Tacite (Ann. IV, 15, 3) fait
à ce propos la remarque suivante :
« Le jeune homme avait véritablement
une dignité et une allure princières
et les dangers qui le menaçaient - on connaissait
la haine que Séjan lui portait - augmentaient
encore la sympathie que l'on pouvait avoir pour
lui. »
La bienveillance que les historiens avaient
témoignée au père se reporte
donc sur son fils. Il bénéficiait
de sa qualité d'héritier de, Drusus
que l'histoire popularisa Pour toujours.
Après de longues discussions pour savoir
dans quelle ville on construirait le temple dédié
à Tibère, ou finit par choisir en
26 Smyrne, la patrie, d'Homère (2).
(
)
L'événement le plus marquant
de cette année-là (32 ap. J.-C.)
fut une requête présentée
par l'Espagne ultérieure, la province de
Bétique, concernant le culte impérial.
Cette année-là, pour le malheur
du Princeps, la mode du culte impérial
gagna l'Ouest. La Bétique, imitant l'Asie,
demanda la permission d'élever un temple
au Princeps et à sa mère. Auguste
déjà n'avait pas agi sur ce point
de la même façon avec l'Ouest et
l'Est de l'Empire : tandis qu'il avait donné
son accord à l'Asie pour dédier
des temples à Rome et à Auguste,
il n'admit, à l'Ouest, que des autels de
Rome et d'Auguste.
Tibère n'en fit rien, mais il n'alla
pas non plus dans le sens où il avait agi
en 23 pour la province d'Asie ; il avait, nous
le savons, donné son accord à la
province, à condition qu'elle fît
une place au Sénat dans les divinités.
Il refusa tout net la requête pour lui et
pour sa mère et tint au sénat un
discours qui, plus qu'aucun autre, met en lumière
la tournure d'esprit de cet homme (3).
Il était conçu en ces termes :
|
« Je sais, Pères conscrits,
que beaucoup ont cru voir un démenti
à ma conduite dans le fait qu'à
propos du vu récent et identique
des cités d'Asie, je ne me suis pas
levé pour le combattre. Je vais donc
justifier mon silence d'abord, puis vous
révéler ce que je compte faire
à l'avenir. Comme le divin Auguste
ne s'était pas opposé à
ce qu'on élevât à Pergame
un temple consacré à sa personne
et à la ville de Rome, moi, qui me
fais une loi de respecter tous ses actes
et toutes ses paroles, j'ai suivi d'autant
plus volontiers l'exemple qu'il me donnait
par son acquiescement que le sénat
devait être associé avec moi
à la vénération des
peuples. Mais si l'on peut m'excuser d'avoir
accepté une fois, on ne pourrait
laisser toutes les provinces adorer nos
images comme celles des dieux sans vanité
et sans orgueil ; d'ailleurs les honneurs
accordés à Auguste s'aviliront,
si l'adulation doit les prodiguer sans mesure.
Oui, je suis mortel, Pères conscrits,
et les devoirs, dont je m'acquitte sont
ceux d'un homme ; il me suffit d'occuper
le premier rang ; de cela je vous prends
à témoin et je veux que la
postérité se souvienne ; elle
rendra à ma mémoire un hommage
assez et même trop éclatant,
si elle croit que j'ai été
digne de mes ancêtres, attentif à
vos intérêts, constant dans
les périls, intrépide contre
les rancunes, quand il s'agissait de l'intérêt
public. Mes temples sont dans vos curs
comme mes statues les plus belles et les
plus durables. En effet les monuments de
marbre sont dédaignés à
l'égal des tombeaux quand le jugement
de la postérité les a rendus
odieux. Je supplie donc nos alliés,
mes concitoyens et les dieux mêmes,
ceux-ci de m'accorder jusqu'à la
fin de ma vie la paix de l'âme et
l'intelligence des lois divines et humaines,
ceux-là d'honorer, quand j'aurai
quitté la terre, mes travaux et mon
nom de leurs louanges et de leurs bons souvenirs.
» (4)
Ce qu'il y a de plus grotesque dans
le portrait déformé que Tacite
nous fait de Tibère, c'est que même
après ce discours d'une très
grande humanité, prononcé
par un homme profondément malheureux,
Tacite reprend ses critiques et négligemment
passe à côté des points
essentiels (Tac., Ann., IV, 38, 4-5).
Car ce que l'on peut apprécier ici,
c'est la modestie d'un vrai grand homme,
or il l'accuse de manquer de confiance en
lui, ou encore selon une source très
douteuse d'avoir une âme basse. Pour
rabaisser une fois de plus Tibère,
son historien fait l'apologie des cultes
créés pour les mortels par
flatterie et soumission et il estime que
cela est normal : « Quiconque méprise
la renommée méprise aussi
les vertus. »
Là mieux qu'ailleurs peut-être,
on aperçoit le critique malveillant
qui, de parti-pris, n'épargnera pas
le moindre trait de son héros. Tacite
était du même avis que Tibère
sur les questions de divinisation, mais
puisque Tibère se comportait ainsi,
ce n'était plus un haut fait, c'était
un méfait (5)."
E. KORNEMANN, Tibère, Payot,
1962, pp. 100-103 ; 145 ; 169-170.
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| NOTES DE L'AUTEUR
:
(1)
Tac., Ann., IV; 15, 3 Le " dieu
Sénat " fut représenté
sous les traits d'un jeune homme bouclé,
ou encore d'une femme. - Retour
texte
(2)
Tac, Ann., IV, 55 sq. Smyrne devint
ainsi, après Pergame, la capitale
officielle de la province et Éphèse,
la capitale réelle, la troisième
ville d'Asie. - Retour
texte
(3)
Tac., Ann., IV, 37 sq. ; H. DESSAU,
Gesch. d. Röm Kaïserzeit,
II 1, 48, note 1, considère que
le fond de ce discours est authentique.
- Retour texte
(4)
Trad. H. Glzer. - Retour
texte
(5)
À juste titre, H. DREXLER [Tacitus,
Frankfort . 1939] reconnaît
également que cela est incompréhensible.
- Retour texte |
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