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Octobre 2003 (page 3/4)
Sommaire du mois de Octobre : Clic
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| 11 Octobre 2003 |
| CHUIPPS
a écrit : |
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| J'aimerais
des renseignements pour un exposé sur les thermes,
les bains et la médecine chez les Romains.
Je n'ai pas encore trouvé d'image.
Pouvez-vous faire quelque chose pour moi ? |
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| RÉPONSE
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| Je puis seulement me permettre
de vous conseiller ces quelques sites où vous trouverez
certainement tous les renseignements et illustrations
dont vous aurez besoin pour votre exposé.
Pour les thermes et les bains à Rome,
voyez (entre autres) :
- Site J. Honoré - Divertissements à
Rome, les Thermes : Clic
!
- Noctes Gallicanae - Thermae, balneae, balneum "les
thermes et les bains" : Clic
!
- Empire romain (Karl Claerhout) - Décors de
la vie, hygiène, santé : Clic
!
- Portail Netclasse - Les thermes et l'hygiène
à Rome : Clic
!
- nlsn' s site - Vie quotidienne au temps des Romains
- L'hygiène : Clic
!
- Civilisation romaine - La vie quotidienne à
Rome - les Thermes dans l'Antiquité : Clic
!
- Site Lycée Le Rebours - Les thermes de Lutèce
: Clic
!
- vroma.org - Roman Baths and Bathing : Clic
!
- crystalinks.com - Ancient Rome - Baths : Clic
!
- theplumber.com - The history of plumbing - Pompéi
and Herculanum : Clic
!
Sur la médecine :
(liste complétée et vérifiée
le 29/10/2004)
- Histoire de la civilisation romaine - la médecine
à Rome : Clic
!
- La vie quotidienne à Rome - La médecine
antique : Clic
- Travail d'élève - Hygiène et
médecine au temps des Romains : Clic
!
- nlsn' s site - Vie quotidienne au temps des Romains
- la médecine : Clic
!
- Ac Bordeaux - La vie quotidienne à Rome -
la médecine : Clic
!
- BCS - Points d'entrée spécialisés
- Médecine antique : Clic
!
- The surgery of ancient Rome : Clic
!
- University of Virginia - Medicina Antiqua : Clic
!
- Site Empereurs
romains.net - Quelques liens sur Galien et la
médecine à Rome : Clic
!
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| 11 Octobre 2003 |
| "Ferru"
a écrit : |
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| Je
m'intéresse au christianisme (
) et je recherche
l'évangile apocryphe de Philippe désespérément.
Il relate les rapports qui pouvaient exister entre Jésus
et Marie-Madeleine. Je trouve qu'ils auraient fait un
beau couple.
Personne n'a jamais pu savoir si
elle était la femme adultère ou la pécheresse
qui oint Jésus, chez Simon le lépreux. |
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| RÉPONSE
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| Tu as raison, Marie-Madeleine et
Jésus formeraient un joli couple ! Certains
auteurs soutiennent d'ailleurs que la Magdalénienne
fut bien l'épouse du Christ, que les célèbres
noces de Cana ne furent rien d'autre que la fête
de leurs épousailles, que les "sept démons"
prétendument sortis de cette Marie de Magdala
seraient les sept fils nés de son mariage
avec Jésus, etc, etc
Évidemment, les preuves manquent !
C'est sans doute cette histoire des sept démons
"sortis" de Marie-Madeleine (Luc,
8 : 1) qui conféra à cette Sainte
Femme une réputation un tantinet scabreuse.
Bien que les Évangiles canoniques résistent
à ces identifications, on prétendit
ainsi que la femme adultère pardonnée
par Jésus n'était autre que la Magdalénienne,
et que ce fut cette même pécheresse
de Magdala qui répandit un parfum coûteux
sur les pieds de Jésus (Mt, 26 : 6-13
; Mc, 14 : 3-9 ; Jn, 12 : 1-11 - pour
celui-ci c'est Marie, sur de Lazare qui effectue
cette onction).
Et ainsi, à cause de ces évangéliques
quiproquos, la pauvre Marie-Madeleine devint, au
Moyen Age, la sainte patronne protectrice des ribaudes
et de leurs corporations !
Personnellement, je ne connais de l'Évangile
de Philippe que le fragment cité
par Épiphane dans sa réfutation des
gnostiques et dont une traduction figure dans le
recueil que la célèbre collection
"La Pléiade" des éditions Gallimard
consacre aux apocryphes chrétiens.
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| Voici ce court texte :
"Le Seigneur m'a révélé
ce que l'âme doit dire quand elle monte vers
le ciel et comment elle doit répondre à
chacune des puissances d'en haut :
« Je me suis reconnue moi-même
« et je n'ai, pas disséminé d'enfants
pour l'Archonte,
« mais j'ai déraciné ses racines
« et rassemblé les membres dispersés.
« Et je sais qui tu es :
« Car je suis de ceux d'en haut ""
(Écrits apocryphes chrétiens,
vol I, Bibliothèque de la Pléiade,
Gallimard, 1997).
Comme tu le vois, pas plus de Marie-Madeleine là-dedans
que d'inesthétique duvet sous les irréprochables
aisselles de Claudia parce-qu'elle-le-vaut-bien
Schiffer !
Cependant, il semblerait qu'il soit bien question
de cette "Sainte Femme" (je parle de Marie-Madeleine,
pas de Claudia Schiffer, évidemment !) dans
un autre Évangile de Philippe, écrit
en copte celui-là, et découvert en
1945 à Nag Hamadi (Égypte). Bien que
cet apocryphe soit apparemment complet, le fragment
cité par Épiphane n'y figure pas.
La plupart des spécialistes optent donc pour
l'existence de deux Évangiles distincts portant
le même nom : celui du fragment d'Épiphane
et celui retrouvé en Égypte.
Cet Évangile de Philippe copte a
été traduit et publié par Jean-Yves
Leloup. Voici les références exactes
de ce bouquin, qui, à première vue,
doit être aussi aisément disponible
que peu onéreux : Jean-Yves LELOUP, L'Évangile
de Philippe, Albin Michel poche (voir ici :
Clic
! et Clic
!). |
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| L'Évangile
de Philippe est désormas
sur le Web !
Voir ici : Clic
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12 Octobre 2003 |
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Gricca
a écrit : |
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Du brigandage sous
Septime Sévère (193-211)
L'historien Dion Cassius
(v.150-235) est ici notre principale source d'informations,
mais ses livres LXI à LXXX sont perdus et remplacés
par les épitomés (ou résumés)
de l'abréviateur Jean Xiphilin, moine byzantin
de la deuxième moitié du XIe siècle.
Pour l'épisode de Maternus, seulement mentionné
ci-dessous, l'historien Hérodien (IIIe siècle)
est notre seule source d'information (Dion Cassius n'en
parle pas), il suffit donc de se reporter à la
traduction française de son Histoire des empereurs
romains de Marc Aurèle à Gordien III
- La Roue à Livres - édition Belles Lettres,
Paris, 1990.
Après les troubles causés
en Gaule et jusqu'à Rome par la bande du déserteur
Maternus en 186-187, sous le règne de Commode,
le brigandage continua de sévir sous celui de Septime
Sévère (193-211). Dion Cassius (Epitomé
livre LXXVII) nous rapporte l'histoire d'un bandit, nommé
Bulla surnommé Félix, qui fut assez habile
et puissant pour narguer pendant deux ans (205-207) en
Italie même les forces envoyées contre lui,
il réussit par ces méfaits à entraver
la route Rome-Brindisi, et sa facilité à
échapper aux poursuites eut pour effet de mettre
en fureur l'empereur, qui finit par dépêcher
spécialement un tribun de sa garde à la
tête de nombreux cavaliers avec mission de capturer
coûte que coûte le bandit. Ce tribun, ayant
appris que Bulla entretenait une liaison avec une femme
mariée, alla trouver le mari, pour qu'il décide
son épouse, contre promesse d'impunité,
à lui livrer Bulla. Celle-ci indiqua une grotte
qui servait de cachette à Bulla, où les
soldats vinrent le capturer dans son sommeil. Conduit
à Rome, Bulla sera traduit en justice devant le
préfet du prétoire Papinien, qui lui demanda
pourquoi il était devenu un bandit, celui-ci lui
répondit : "Et toi pourquoi es-tu préfet
?". Condamné à mort il fut jeté
en proie aux bêtes du cirque et sa bande se dispersa.
Il avait pu réunir jusqu'à 600 hommes. Bulla
disait que les esclaves fuyaient leurs maîtres pour
se grouper en bandes de brigands pour la raison que leurs
maîtres ne les nourrissaient pas, même des
affranchis impériaux mal payés se joignaient
à ces bandes.
Je n'insisterai pas sur les exploits
de Bulla décrits par Dion Cassius, comment il délivra
deux de ses hommes emprisonnés et destinés
aux fauves, et l'histoire du centurion chargé de
l'exterminer, car il est impossible d'en mesurer la véracité
(Hérodien ne parle pas de Bulla).
L'insécurité régnait
jusqu'aux abords de Rome, on connaît par une inscription
funéraire romaine du début du IIIe siècle
(CIL 6.20307) érigée par la veuve Otacilia
Narcisa, qu'un maître d'école très
estimé en ville, Julius Timotheus, âgé
de 28 ans, étant allé faire une petite excursion
à la campagne, tomba dans une embuscade et fut
massacré par des voleurs avec sept de ses élèves.
Le reste de l'Empire n'était
pas non plus épargné par le fléau.
Ainsi, en Égypte, à la fin du IIe siècle,
un édit de Bæbius Iuncinus menace les paysans
qui protégent les brigands du delta du Nil qui
s'étaient sauvagement manifestés sous Marc
Aurèle avec le soulèvement des "Boukoloi"
entre 167-174. Dion Cassius (Epitomé livre LXXV)
mentionne encore, dans le contexte de la première
guerre parthique de 195, des troubles occasionnés
par un chef de brigands nommé Claudius en Syrie-Palestine.
Alors qu'il était activement pourchassé,
Claudius n'hésita pas à se rendre en Mésopotamie,
avec une troupe de cavaliers, dans le camp de Septime
Sévère pour le saluer et l'embrasser,
comme le font certains tribuns, et repartir sans que l'empereur
n'ait soupçonné la bravade.
Un curieux épisode, toujours
rapporté par Dion Cassius (Epitomé livre
LXXVI), nous montre à Rome, en 196, un professeur
de lettres, Numerianus qui, ayant appris que le gouverneur
de Bretagne, Clodius
Albinus, s'était révolté contre
Septime Sévère et avait franchi la Manche,
quitta aussitôt la capitale pour la Gaule, où
se faisant passer pour un sénateur romain chargé
par Sévère de lever une armée, il
put réunir une petite troupe avec laquelle, grâce
à son audace et son habilité, il défit
des unités de cavalerie d'Albinus et osa d'autres
exploits en faveur de Sévère qui finirent
par parvenir aux oreilles de ce dernier. Celui-ci, le
croyant réellement sénateur, lui dépêcha
un courrier pour le féliciter et l'exhorter à
accroître son armée. Numérien ne s'en
priva pas et, avec elle, il put amasser sur le pays jusqu'à
70 millions de sesterces qu'il envoya à Sévère
pour soutenir sa cause (Dion Cassius précisant
qu'Albinus débarquant en Gaule avait envoyé
des émissaires dans toutes les provinces pour ordonner
à leurs gouverneurs de lui faire parvenir de l'argent
et des vivres pour son armée, on peut penser qu'une
bonne partie ne lui parvint jamais, mais alla à
son adversaire).
Après la victoire de Sévère
en 197, Numérien vint le trouver et lui avoua la
vérité, refusant toutes les récompenses
offertes, il préféra se retirer à
la campagne avec une pension de l'État.
On voit avec Bulla, Claudius, Numérien,
comme avec l'histoire de Maternus, que l'audace et l'impudence
de ces chefs de bande étaient immenses, qu'il était
facile de se constituer une troupe et de tenir tête
aux milices romaines, que l'empereur était mal
renseigné sur ses sujets et pouvait facilement
être abusé, et que finalement les autorités
eurent gain de cause non par les armes mais par la trahison
pour capturer Bulla et Maternus.
Vient de paraître : "Les
brigands en Orient sous le Haut-Empire romain" de
Catherine Wolff - voir les références et
le compte-rendu par Yann Le Bohec dans le site parutions.com. |
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| 15 Octobre 2003 |
| J.-C.
a écrit : |
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| Monseigneur
Bernard Jacqueline, résidant à Saint-Lô
(où je vis également) possède comme
titre : "Nonce Apostolique" (ça je sais ce que
ça signifie) et "Archevêque d'Abbir Majus".
Apparemment, cette localité d'Abbir Majus désigne
la province carthaginoise d'Afrique Proconsulaire.
Pouvez-vous me confirmer cette
information ou me renvoyer vers un site qui pourrait me
renseigner ? |
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| RÉPONSE
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| Si j'en crois cette page
internet (Clic
!), Mgr Bernard Jacqueline serait donc archevêque
in partibus de l'ancienne ville romaine qui, jadis,
portait le doux nom d'Abbir Majus (aujourd'hui
Henchir-en-Naam, à une trentaine de kilomètres
au Sud-Ouest de Tunis).
Je n'ai pas trouvé de renseignements sur cette
bourgade tunisienne sinon que l'on peut encore y admirer
les ruines d'un aqueduc romain, témoin de son glorieux
(?) passé.
Notez aussi que quand on parle d'un "évêque
in partibus", cela ne veut pas nécessairement
dire que celui-ci doit impérativement rejoindre
son siège épiscopal en autobus ! - Une vieille
plaisanterie, d'accord
Comme vous le savez sans doute, les épiscopats
in partibus infidelium (c'est-à-dire situés
"dans des pays occupés par les infidèles")
sont purement honorifiques. Ils portent d'ailleurs le
plus souvent les noms de vieilles cités, disparues
depuis les invasions barbares ou qui cessèrent
d'être chrétiennes avec la conquête
arabe.
C'est dire que, contrairement eux évêques
"ordinaires", les évêques in partibus
ne sont pas tenus de résider dans leur évêché,
et, bien sûr, qu'ils ne disposent d'aucune juridiction
ecclésiastique sur leur évêché
"bidon".
N'étant pas chargé de l'évangélisation
des musulmans tunisiens, Mgr Jacqueline peut donc continuer
à couler des jours heureux à Saint-Lô.
Puisse-t-il y siroter longtemps le capiteux calva ainsi
que les cidres parfumés de votre belle région
!
Des précisions topographiques sur Abbir
Majus ?
Clic !
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| J.-C.
réécrit : |
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| Peut-on
estimer qu'Abbir Majus est un placard doré ? Comme
celui dont dispose actuellement Mgr Gaillot ? |
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| RÉPONSE
: |
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| En rédigeant la réponse
à votre précédent courrier, le soupçon
m'a en effet effleuré que la nomination de Mgr
Jacqueline à cet évêché in
partibus pourrait, de fait, être mise au placard
du genre de celle qui frappa jadis le pauvre Mgr Gaillot,
"promu" par le Vatican à l'évêché,
aussi algérien qu'obsolète, de Partenia
Cependant, puisque j'ignore tout de votre "monseigneur"
de Saint-Lô, et puisque je ne sais pas si ses idées
sont susceptibles de déplaire à une Curie
romaine qui, par les temps qui courent, ne l'est pas moins
(susceptible), il m'est impossible de me prononcer à
ce sujet.
Faute d'infos à ce sujet, force nous sera donc
d'imiter les bons catholiques et, nous conformant à
l'adage canonique "Roma locuta, causa finita est"
(Rome a parlé, la cause est entendue !), d'accepter,
sans chercher à les discuter ni à les comprendre,
les toujours très sages décisions de Notre
Très Saint-Père le Pape.
N'est-il pas infaillible ? |
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| 15 Octobre 2003 |
| Guillaume
a écrit : |
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| Je
voudrais avoir de la documentation sur les transports
romains. C'est pour un exposé de latin, pourriez-vous
m'aider ? |
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| RÉPONSE
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| Voici quelques sites où
vous devriez trouver tous les renseignements utiles à
votre exposé :
(liste vérifiée le
9 septembre 2005)
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