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Février 2003 (page 2/3)
Sommaire du mois de Février : Clic
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| 12 Février 2003 : |
| Michèle
a écrit : |
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| Je voudrais savoir comment
les riches romains recevaient leurs hôtes de marque
(accueil, repas, animation) sous l'Empire. |
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| RÉPONSE : |
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| La vie quotidienne des anciens Romains n'étant
pas spécifiquement l'objet d'étude de mon
site internet, je ne dispose malheureusement que d'assez
peu de documentation sur les arts de la table dans
la Rome antique.
Dans cette ancienne réponse à un internaute
(Clic !)
j'indique quelques liens relatifs à la gastronomie
romaine
Peut-être y trouveras-tu l'un ou l'autre
renseignement susceptible de t'intéresser. Mais
en qui concerne plus précisément l'organisation
des repas de fête chez les riches Romains, je n'ai
trouvé d'autres renseignements que ceux fournis
par Jérôme Carcopino dans son excellent petit
bouquin La Vie quotidienne à Rome à l'Apogée
de l'Empire (Librairie Hachette 1939 - Livre de Poche
n° 5800). Ce texte traite de la cena,
repas principal des anciens Romains. Il y est bien question,
de ces intermèdes qui t'intéressent particulièrement,
mais seulement "en passant".
Le problème, c'est que ce texte est un peu long
(17 pages) et un fifrelin trop moralisateur à mon
goût (sans compter quelques remarques quelque peu
désobligeantes pour nos amis Arabes). Alors, me
suis permis - les mânes du grand Carcopino me le
pardonnent !- de condenser ces pages - au demeurant fort
intéressantes. Voici ce résumé (au
demeurant encore assez copieux) :
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La cena
À Rome, le petit-déjeuner (jentaculum)
et le déjeuner (prandium) n'étaient
guère que des repas froids, pris sur le
pouce. Le seul repas digne de ce nom c'était
le dîner du soir : la cena. Ainsi,
lorsqu'on évoque la mémoire de Vitellius
et de ses pareils, on serait tenté de croire
que les Romains passaient leur vie à table.
Au contraire, si l'on regarde de plus près
la réalité, on s'aperçoit
que, pour la plupart, ils ne se mettaient à
table que leur journée finie. On se les
représentait comme d'insatiables gloutons,
et l'on constate que, du matin jusqu'au soir,
ils se passaient à peu près de manger.
Il est vrai qu'alors ils étaient fort
capables de mettre les bouchées doubles
et de rattraper le temps perdu. Mais, là
encore, il convient de se méfier des opinions
trompeuses et d'un jugement précipité.
En se figurant les cenae d'autrefois comme
autant d'effroyables bombances, on commettrait
la même erreur qu'en attribuant à
tous nos banquets la longueur, la consistance
et l'allure d'une grasse noce campagnarde. La
vérité est que, dans des décors
semblables, avec des usages et un protocole identiques,
les cenae ne se ressemblaient guère,
et que, suivant les circonstances, leurs tempéraments,
leur niveau moral, les Romains étaient
capables de faire de leur unique dîner une
grossière ripaille ou un régal plein
de distinction et de délicatesse.
Si l'on fait abstraction des monstres historiques,
un Vitellius
ou un Néron
qui s'attablait dès midi, l'heure où
commence la cena était sensiblement
la même pour tous : après le bain,
c'est-à-dire à la fin de la huitième
heure en hiver, de la neuvième en été.
En revanche, l'heure à laquelle se terminait
la cena différait selon qu'il s'agissait
d'un dîner sans apprêts ou d'un festin
d'apparat, et qu'on avait affaire à un
hôte frugal ou à un goinfre. En principe,
une cena décente devait finir avant
la nuit noire. Toutefois la règle a souffert
de nombreuses et notables exceptions, et, pour
envisager tout de suite les cas extrêmes,
la cena de Néron se prolongeait
jusqu'à minuit, celle des "Trimalcions"
(héros du Satiricon de Pétrone),
c'est-à-dire des "noceurs", jusqu'au petit
jour
Quelle qu'en soit la durée, quand elle
est offerte par des gens aisés, la cena
a toujours lieu dans une pièce à
part de la maison ou de l'appartement : le triclinium,
qui mesure une longueur double de sa largeur et
tire son nom des lits (lectus) à
trois places (triclinia) sur lesquels se
couchent les convives. Car, pour rien au monde,
un Romain n'aurait consenti à manger assis
: cela avait été bon, jadis, pour
les femmes aux pieds de leurs maris, mais maintenant
que les matrones prenaient place à côté
des hommes sur les triclinia, ce n'était
plus le fait que des enfants, des esclaves, des
rustauds de village, des provinciaux de la Gaule
lointaine, ou des clients des cabarets et des
auberges.
Autour d'une tablé carrée, dont
un côté demeurait libre pour le service,
étaient rangés trois lits en pente,
qui montaient vers elle de sorte que leur appui
arrivât un peu au-dessus de son plateau
; et sur chaque lit, plus ou moins luxueux, et
couvert de matelas et de couvertures, il y avait
trois places marquées par des coussins
de séparation. Les places étaient
en quelque sorte hiérarchiquement "superposées"
par la vétilleuse étiquette qui
présidait à leur répartition.
Sur chaque lit, les occupants étaient allongés
de biais, le coude gauche appuyé sur un
coussin, les pieds, libérés de leurs
chaussures et lavés, au bas du lit. Il
était fréquent qu'on préférât
à une table carrée une table ronde
(stibadium), et, par conséquent,
à trois lits un lit unique dessiné
autour d'elle en arc de cercle, et sur lequel
il y avait place, à la rigueur, pour neuf
personnes, mais qui n'en admettait d'ordinaire
que sept ou huit. Si l'on traitait plus de neuf
convives, il fallait dresser d'autres stibadia
ou d'autres triclinia dans la salle à
manger habituellement prévue pour trente-six
convives, soit quatre tables, ou pour vingt-sept
convives, soit trois tables seulement.
Un huissier (nomenclator) les annonçait
et leur désignait leur lit et leur place.
De nombreux serveurs (ministratores) leur apportaient
les plats et les coupes sur les tables qu'on avait
pris l'habitude, depuis la fin du Ier siècle
ap. J.-C., de recouvrir de nappes, mais dont,
auparavant, on se bornait à essuyer le
bois ou le marbre après chaque service.
Les convives avaient à leur disposition
des couteaux, des cure-dents, et des cuillères
de formats différents. Les Romains ne se
servaient pas de fourchettes. Ils devaient manger
avec leurs doigts, et cet usage entraînait
celui d'ablutions répétées.
Des esclaves portant des aiguières circulaient
près des lits ; et chacun d'eux versait
sur les mains des convives une eau fraîche
et parfumée qu'il essuyait ensuite avec
la serviette qu'il portait sur l'autre bras. En
outre, les invités s'étaient munis
d'une serviette personnelle qu'ils disposaient
devant eux pour ne point salir la couverture de
leur lit, et qu'ils pouvaient aussi utiliser afin
d'emporter avec eux certains bons morceaux qu'ils
n'avaient pas eu le temps d'absorber (ce n'était
point contraire aux bons usages).
Il aurait fallu l'appétit de Gargantua
pour venir à bout des menus que nous a
transmis la littérature, en ces festins
où l'amphitryon subjuguait ses hôtes
sous la profusion des mets et la richesse de l'argenterie.
Ils se composaient d'au moins sept services, ou
fercula : les hors-d'uvre, ou gustatio,
trois entrées, deux rôtis, et le
dessert, ou secundae mensae.
Une première libation inaugurait le repas.
Après les hors-d'uvre, on dégustait
du vin miellé : mulsum. Entre les
autres services, les ministratores, en
même temps qu'ils réapprovisionnaient
les convives de petits pains chauds, s'empressaient
à remplir leurs coupes des crus les plus
divers, depuis ceux du Vatican et de Marseille,
fort décriés, jusqu'à l'immortel
Falerne. Le vin était conservé,
grâce à la résine et à
la poix qu'on y avait mêlées, dans
des amphores dont, le goulot était obturé
avec des bouchons de liège ou d'argile
et nanti d'une étiquette mentionnant l'origine
et l'année de la récolte. Les amphores
se débouchaient pendant le festin ; et,
avec une passoire (colum) qui filtrait
le liquide, on en versait le contenu dans le cratère
où, préalable obligatoire avant
le remplissage des coupes, avait lieu le mélange
du vin avec l'eau, refroidie avec de la neige
ou au contraire, chauffée, et dont la proportion
ne descendait guère au-dessous du tiers
et pouvait atteindre les quatre cinquièmes.
En effet, les Romains qui buvaient purs ces vins
épais étaient considérés
comme des anormaux et des vicieux que l'on se
montrait du doigt.
Après la cena, la commissatio,
sorte de beuverie protocolaire, consistait en
une suite de coupes vidées d'un trait,
suivant les instructions du président,
seul qualifié pour prescrire le nombre
des coupes également imposé à
tous, le nombre de cyathes (45,6 cl) à
verser dans chaque coupe, qui variait de 1 à
11, et surtout la façon de boire, soit
à la ronde, soit successivement, chacun
remplissant la coupe qu'il venait de vider et
la tendant à son voisin avec un souhait
de bon augure, soit encore en élisant un
assistant dont chacun portait la santé
par autant de coupes qu'il y avait de lettres
dans ses trois noms de citoyen romain.
On se demande comment les estomacs les plus solides
pouvaient s'accommoder de ces excès de
mangeaille, comment les têtes les mieux
plantées pouvaient résister aux
rasades abusives des commissationes ?
Peut-être, d'abord, le nombre des victimes
était-il, en définitive, moins élevé
que celui des convives ? Souvent, en effet, par
pingrerie ou égoïsme, le maître
de maison s'abstenait de traiter ses hôtes
comme lui-même. Pline le Jeune a beau protester
contre l'incongruité de pareilles pratiques,
la concordance des témoignages démontre
qu'elles étaient fort répandues.
Du moins ont-elles eu l'avantage de limiter les
dégâts de la gloutonnerie dans les
cenae.
D'autre part, la lenteur même avec laquelle
la cena déployait son programme
démesuré atténuait sûrement
sa virulence. Nombre de banquets duraient huit
ou dix heures ; et ils étaient coupés
d'intermèdes. Dans le banquet de Trimalcion
(du Satiricon de Pétrone) on voit
apparaître, après les entrées,
un concert qui accompagne les mouvements d'un
squelette d'argent ; après un rôti,
des tours d'équilibristes et un spectacle
de danse ; avant le dessert, des devinettes, une
loterie et la surprise du plafond qui s'ouvre
pour livrer passage à un immense cerceau
auquel étaient suspendues des fioles de
parfums aussitôt distribuées. Un
peu partout, l'on jugeait que la cena n'eût
pas été complète sans les
pitreries des bouffons, les agaceries des mignons,
surtout sans les danses lascives, exécutées
au son des castagnettes. Pline le Jeune, qui ne
s'amusait pas de ces divertissements et ne les
tolérerait pas chez lui, était bien
obligé de les supporter chez les autres.
Le rot à table était une politesse
justifiée par les philosophes pour qui
suivre la nature était le dernier mot de
la sagesse. Poussant plus loin leur doctrine,
l'empereur Claude
avait pris un édit pour autoriser l'émission
d'autres bruits gazeux. Dans ses épigrammes,
Martial en montre même plusieurs hôtes
qui, d'un claquement de doigts, appellent l'esclave
qui leur apporte l'urinal et les aide à
s'en servir. Enfin, il était fréquent
de voir à la fin de la cena les
vomissements souiller les précieuses mosaïques
du plancher; et l'indigestion provoquée
dans une chambre à côté demeurait
toujours le moyen le plus sûr d'aller jusqu'au
bout de l'invraisemblable ripaille.
| Mais nous aurions tort de
généraliser. Il n'est pas
permis de confondre toutes les cenae
romaines avec ces galimafrées grotesques
ou répugnantes que les auteurs antiques
relatèrent précisément
parce qu'elles étaient exceptionnelles
ou scandaleuses. Dans le même temps
où elles avaient lieu, un grand nombre
de Romains étaient habitués
à transformer le dîner qui
couronnait leur journée en une fête
discrète et charmante, où
l'esprit prenait autant de part que les
sens, et dont la méticuleuse ordonnance
n'excluait ni la mesure ni la simplicité.
Grâce à une lettre de Pline
le Jeune, nous savons quelles cenae
donnait Trajan
en sa villa de Centumcellae (Civitavecchia)
: elles étaient modestes, ne comportaient
d'autres divertissements que des auditions
de musique ou de comédie, et le début
de la nuit s'y passait en agréables
conversations. Pline le Jeune lui-même
nous a conservé le menu qu'il avait
établi pour recevoir Septicius Clarus.
Bien qu'il s'y soit mis en frais, c'est
un modèle de frugalité : une
laitue, trois escargots, deux ufs
par personne; des olives, des oignons et
des courges; un gâteau d'épeautre
arrosé d'un vin miellé et
refroidi dans la neige; et, pour intermèdes,
soit un lecteur, soit un comique, soit un
joueur de lyre, soit les trois à
la suite.
Dans la petite bourgeoisie prédominait
la même sobriété raffinée.
Voici, par exemple, de quoi se compose la
cena que Juvénal annonce à
son ami : "Écoute le menu : le
marché n'en aura point fait les frais.
Des pâturages de Tibur viendra un
chevreau bien gras, le plus tendre du troupeau.
Il n'aura pas encore brouté l'herbe,
ni osé mordre aux pousses des jeunes
saules ; il a plus de lait que de sang.
Des asperges de montagne que, laissant là
son fuseau, la fermière a cueillies
; puis de gros ufs, encore tout chauds
du foin fripé où ils étaient
déposés, et les poules qui
les ont pondus; des raisins conservés
une partie de l'année, aussi beaux
que sur les ceps; des poires de Signia;
des pommes au frais parfum, rivales de celles
du Picenum." |
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Que nous voilà donc loin des turpitudes
criardes dont on nous a rebattu les oreilles !
(D'après : J. Carcopino, La
Vie quotidienne à Rome à l'apogée
de l'Empire, Librairie Hachette 1939 - Livre
de Poche n° 5800) |
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| 14 Février 2003 |
| Éric a écrit : |
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| Je suis à la recherche
d'un empereur grec, que je n'ai malheureusement pas
trouvé sur votre site Web. J'ai trouvé la
trace de cet empereur dans un ouvrage de Hotman de Villiers
de 1603.
Il parle d'un empereur nommé
Emmanuel qui aurait fait crever les yeux à
l'ambassadeur de Venise qui lui avait manqué de
respect. |
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| RÉPONSE : |
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| Vous n'aviez aucune chance de trouver
ce renseignement dans mon site puisque celui-ci ne concerne
que les empereurs romains d'Occident (en gros de 27 av.
J.-C. à 476 ap. J.-C.) et que le personnage qui
vous intéresse est, à ce qu'il me semble,
Manuel Ier Comnène, un basileus byzantin
du Moyen Age (1143-1180).
| D'après une tradition rapportée
par la chronique de Novgorod, dans les années
1171, le noble vénitien Enrico Dandolo aurait
été envoyé en ambassade à
Constantinople afin de mettre un terme à
la guerre qui opposait sa sérénissime
cité à l'Empire byzantin. Mais l'empereur
Manuel Comnène, très irrité
de l'arrogance de ladite sérénissime
république, aurait fait brûler les
yeux de cet ambassadeur, en dépit de tous
les usages diplomatiques. Il paraît cependant
que Dandolo ne perdit pas complètement la
vue : sa capacité de verser d'abondantes
larmes à volonté aurait protégé
ses pauvres mirettes.
Cette infirmité n'empêcha cependant
pas ce Dandolo d'être élu doge en 1192.
C'est ainsi que ce fut lui qui dirigea, à
l'âge de cent ans bien sonnés, la tristement
célèbre quatrième croisade
qui s'acheva par la prise de Constantinople, l'abominable
saccage de la ville et l'instauration de l'éphémère
Empire latin d'Orient en replacement du vieil empire
byzantin.
Une vendetta vénitienne aussi recuite
que son homologue sicilienne !
Pour en revenir à Manuel Comnène,
ce fut un très grand soldat et un empereur
énergique. Il soumit les Hongrois et les
Serbes, annexa la Dalmatie et fit reconnaître
sa suzeraineté sur les principautés
latines d'Orient (l'humiliation qu'il infligea à
Renaud de Châtillon, alors prince d'Antioche
et vassal théorique de l'Empire byzantin,
est restée célèbre). En revanche,
sa politique occidentale, inspirée par des
ambitions démesurées, ne fut pas des
plus heureuses. Ses négociations avec le
pape pour l'union des deux Églises échouèrent,
et les mesures prises contre les négociants
vénitiens provoquèrent cette fameuse
guerre avec Venise, au terme de laquelle il dut
consentir à d'importantes concessions économiques.
Ses difficultés en Occident encouragèrent
les Seldjoukides en Asie mineure et le sultan d'Iconion
lui infligea une sévère défaite
à Mirioképhalon (1176) qui précipita
l'effondrement de l'Empire et dont lui-même
ne se remit jamais. |
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| 21 Février 2003 |
| Amandine a écrit : |
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| Je cherche l'arbre généalogique
d'Aphrodite.
Je veux un vrai arbre avec des
photos. |
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| RÉPONSE : |
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| Certains affirment que la belle Aphrodite (que
les Romains appelaient Vénus) serait née
de l'écume de la mer (qui se rassembla autour des
parties sexuelles du dieu Ouranos quand celui-ci fut châtré
par son fils Cronos). Mais d'autres disent qu'elle serait
la fille de Zeus et de Dionée. Comme vous voyez,
on patauge dans l'incertitude comme jadis la déesse
Aphrodite dans la Mer de Chypre !
Cela dit, comme la mythologie gréco-romaine et
ses dieux et déesses légendaires n'ont qu'un
lointain rapport avec le sujet d'étude de mon site
internet, , j'ai trouvé sur le Web quelques pages
qui pourraient vous intéresser :
- Mythologie gréco-romaine - Aphrodite - Vénus
: Clic
! (Vous trouverez dans cette page un tableau
reprenant la filiation de la déesse).
- Site de Mike Morice : Clic
! (Vous trouverez également ici
un tableau généalogique sommaire concernant
Aphrodite).
- Site "Mapaj Ouaib" de BenoÎt Brosse - Aphrodite
: Clic
!
- Site d'Edmond Rust - La Mythologie grecque - Aphrodite
: Clic
!
- Histoire du monde - Aphrodite : Clic
!
- Dictionnaire mythologique : Aphrodite : Clic
!
- Site de Barbara Coquelle - Les dieux de l'Olympe et
leurs attributs : Clic
!
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| 21 Février 2003 |
| Bertrand a écrit : |
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| (
) J'ai fait un calcul
simple (et même carrément simpliste,
j'en conviens) pour avoir une idée de la fortune
nécessaire pour être chevalier et pour être
sénateur.
Je ne sais pas si vous serez d'accord
avec mes calculs.
1 lingot de 1kg coûte
environ 10000 euros.
Sous le Haut Empire 1 aureus pèse 7,3 grammes.
Il faut donc environ 137 aureus pour obtenir 1kg d'or.
1 aureus vaut 25 deniers et 1 denier vaut 4 sesterces,
donc 1 aureus vaut 100 sesterces.
13.700 sesterces valent donc 10000 euros par conséquent
1 euro vaut 1,37 sesterces et 1 sesterce vaut 73 centimes
d'euros.
Il faut avoir une fortune de 400 000 sesterses pour
être chevalier et de 1 000 000 sesterces pour
être sénateur, soit 292 000 euros (1,9
millions de francs français ou 11,8 millions
de francs belges) pour être chevalier et 730 000
euros (4,8 millions de francs français ou 29,5
millions de francs belges) pour être sénateur.
Ce calcul est bien évidemment
plus un clin d'il (j'insiste sur le fait qu'il n'est
pas à prendre au sérieux). qu'un véritable
"cours des changes" dans la mesure où non seulement
on ne connaît pas la quantité d'or monétaire
sous l'Empire mais que par-dessus le marché, la
valeur de la monnaie dans nos économies contemporaines
ne repose plus du tout sur nos réserves d'or. (Tony
Blair a par exemple vendu d'importantes quantité
d'or de la réserve de la Banque d'Angleterre sans
que le cours de la livre sterling en soit affecté).
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RÉACTION À CE COURRIER : Clic
! |
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| RÉPONSE : |
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| Bravo pour votre calcul monétaire
J'ai beaucoup oublié des mathématiques qui
horripilaient mes études, cependant il me semble,
qu'au strict point de vue arithmétique, il n'y
a rien à redire à sa validité. Mais,
hélas, et même si je ne suis pas très
savant ni en économie ni en numismatique, je crains
que l'estimation de la valeur actuelle des monnaies ancienne
constitue un exercice bien plus compliqué que cela.
J'ai parfaitement compris qu'il ne s'agissait là
que d'un clin d'il. Toutefois, il est possible d'évoquer
légèrement des choses complexe, et comme,
de mon côté, je n'ai jamais compris grand-chose
à ces problèmes d'estimation de la valeur
actuelle des monnaies anciennes (dans la plupart des bouquins,
on se contente de donner une contre-valeur en une autre
monnaie aussi absconse - genre "franc or de 1903 -, ce
qui, convenez-en, ne fait pas avancer le schmilblick d'un
pouce !), je pense qu'il serait intéressant de
demander éventuellement l'avis d'autres internautes.
Il ne faut jamais perdre une occasion de s'instruire.
Et puis, comme on dit, "il n'y a pas de bêtes questions"
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| En revanche j'ai des questions
plus sérieuses (et qui n'ont tien à voir
les unes avec les autres) à vous poser :
1.
Comment un soldat romain était-il choisi pour
faire partie de la garde prétorienne ? |
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| RÉPONSE : |
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| En ce qui concerne le recrutement des Prétoriens,
j'ai un peu farfouillé dans la documentation dont
je dispose, ainsi que sur internet, et je n'ai guère
trouvé que ces pages qui fournissent les quelques
infos à ce sujet :
- Site de Karl Claerhout - L'Armée impériale
romaine : Clic
!
- Site d'Emilia Robin :
- L'organisation de l'armée romaine sous
l'Empire - les Prétoriens : Clic
!
- L'armée romaine au IIIe siècle :
Clic
!
- reynier.com - L'armée romaine sous l'Empire
: Clic
!
- Site Wikipedia : Préfet
du Prétoire
Bref, rien de vraiment très précis sur
le recrutement de ces dangereux Prétoriens.
De mon côté, tout ce que j'en sais, c'est
que, sous la République, chaque général
pouvait disposer de gardes de corps, ce qu'on appelait
sa cohors prætoria (= cohorte prétorienne).
Quand Auguste
devint maître de l'Empire romain, il assura sa sécurité
personnelle, celle de la Ville ainsi que celle de l'Italie
(qui étaient jusque-là quasiment "démilitarisées")
en constituant un corps permanent de neuf cohortes, soit
environ neuf mille hommes : la Garde prétorienne.
Les soldats d'élites qui la composaient furent
choisis parmi la "cohorte prétorienne" personnelle
d'Auguste et parmi les vétérans des guerres
civiles.
Aux premiers temps de l'Empire, l'affectation à
la Garde prétorienne fut d'abord strictement réservée
aux soldats (d'élite, naturellement) d'originaires
d'Italie. Mais, cela ne dura pas ; dès la fin du
IIe siècle, les Prétoriens furent majoritairement
des Gaulois, des Belges, des Germains ou des Illyriens.
C'est d'ailleurs un certain Tausius, prétorien
d'origine belge, qui trucida le brave empereur Pertinax.
Quoi qu'il en soit, transplantés à Rome,
vivant dans le luxe et l'oisiveté, corrompus par
les largesses impériales, les Prétoriens,
même les plus grossièrement romanisés,
perdaient rapidement toute ardeur combative. Bien vite,
ces soldats d'opérette ne firent plus le poids
face aux armées des frontières. Quand l'une
de celles-ci avait décidé de placer son
général sur le trône impérial,
les Prétoriens avaient tout intérêt
à jouer les béni-oui-oui, car, question
agressivité, entre eux et ces rudes guerriers,
il n'y avait pas photo !
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| 2. Connaissez
vous le livre d'Henri Wallon : Histoire de l'esclavage
dans l'Antiquité qui date du XIXe siècle
et qui a été réédité
chez Robert LAFFONT en 1988 dans la collection BOUQUINS.
Si oui, qu'en pensez-vous ?
Connaissez-vous le livre de
Marcel Simon : La Civilisation de l'Antiquité
et le christianisme publié chez Arthaud
(1972).
Si oui, qu'en pensez-vous ? |
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| RÉPONSE : |
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| Je ne connais ni le livre d'Henri Wallon et
ni celui de Marcel Simon, et je ne peux donc rien
vous en dire.
Désolé. J'ai bien peur qu'en l'occurrence,
vous n'ayez surestimé mon érudition
et
ma bibliothèque ! |
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| 3.
Je suis fasciné par le fait qu'il y a 70 générations
(2000 ans si on part du principe qu'un siècle compte
3 ou 4 générations) nos ancêtres vivaient
dans une société esclavagiste et que nous
descendons vous comme moi des maîtres et des esclaves
(puisque les démographes nous apprennent que, si
un homme de l'Antiquité qui vivait dans le bassin
méditerranéen a aujourd'hui des descendants
vivants, alors il est l'ancêtre de tous, européens
et américains blancs et métis).
Pourtant, nous avons des mentalités
très différentes avec ces ancêtres
qui ne sont distants que de 70 générations.
Si nous pouvions parler avec l'un d'eux, quel qu'il soit,
il serait ans doute très surpris de voir que nos
préoccupations sont si éloignées
des siennes.
|
RÉACTION À CE COURRIER : Clic
! |
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| RÉPONSE : |
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| Vous êtes étonné
qu'en 70 générations seulement, un tel "fossé
culturel", un tel "gouffre idéologique" se
soit creusé entre les anciens Romains et nous.
Vous avez raison : nos préoccupations, notre mode
de vie, notre système de valeurs sont sensiblement
différents de ceux des hommes de l'Antiquité
Mais je vous pose une question : votre grand-père
(ou même votre père, je ne connais pas votre
âge), aurait-il pensé cela lui aussi ?
À ce qu'il me semble, l'humanité a davantage
évolué (en bien ou en mal, je ne sais) en
trois ou quatre générations (celles qui
se sont succédées durant le XXe siècle)
qu'au cours de toutes celles qui les ont précédées.
L'histoire s'accélère
et les mentalités
changent "comme de chemise" (du moins dans les sociétés
occidentales).
Vous évoquez l'esclavage, qui était effectivement
un des fondements de la société antique
mais aussi de la société sudiste américaine
jusqu'à la Guerre de Sécession (jusqu'en
1864) ; et le Tsar de toutes les Russies n'affranchit
ses "serfs" qu'en 1861.
Alors qu'il s'agit d'une question de société
très importante, concernant des pays déjà
"modernes" , voilà un "changement de mentalité"
très récent !
Mais, finalement, il n'est même pas besoin d'aller
si loin géographiquement ou temporellement.
Je suis né en 1956 et, à cette époque,
ma Belgique natale était, comme la plupart des
pays occidentaux, une puissance coloniale
Et tout
le monde (ou presque), tant en Belgique qu'en France ou
qu'en Angleterre, trouvait "normal et juste" d'asservir
(car c'est bien le mot) des peuples jugés "inférieurs",
de les contraindre à travailler qui dans des mines,
qui dans des champs, de leur inculquer la religion chrétienne
à coups de chicotte, bref de les "civiliser" sous
peine de mort ! Et si l'on remonte encore d'une génération
(celle de mon père, né en 1923), l'acceptation
d'une politique coloniale - même plus oppressive
- était encore plus largement partagée par
l'opinion publique.
Bien sûr, loin de moi l'idée de faire l'amalgame
(un mot à la mode) entre colonialisme et esclavagisme
(d'ailleurs les colonisateurs européens d'Afrique
centrale eurent souvent maille à partir avec les
esclavagistes arabes
). Mais il faut reconnaître
que dans les cas extrêmes, le premier avait bien
le goût amer, l'odeur nauséabonde et la couleur
rouge sang du second !
Et aujourd'hui encore, des millions d'ouvriers des "pays
émergents" (ô merveilleux euphémisme
!) triment encore dans des conditions proches de l'esclavage,
dans une misère physique, morale et sexuelle que
n'aurait probablement pas tolérée les empereurs
romains stoïciens du IIe siècle, à
fabriquer des godasses de sport ou du prêt-à-porter
pour le "marché occidental", sans que cela n'empêche
grand monde de dormir de ce côté-ci de l'Équateur
Comme j'aurais tendance à m'énerver, passons
à autre chose. |
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| 4.
Je suis également fasciné par la réussite
du christianisme, puis de l'islam, alors que le concept
du dieu unique, n'est qu'une religion du bassin méditerranéen
parmi tant d'autres, la religion des juifs. La réussite
du monothéisme tient à mon sens à
son intransigeance dogmatique qui n'admettait aucun
syncrétisme. Ça passe ou ça casse.
C'est passé. (Personnellement, je le regrette mais
ce n'est qu'un avis personnel). |
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| RÉPONSE : |
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| Leur intransigeance dogmatique aurait
permis aux religions monothéistes de triompher
de religions à vocation plus syncrétique
?
Oui, peut-être
et aussi leur alliance avec
un pouvoir temporel capable d'imposer, de gré ou
de force, la nouvelle religion aux tenants des anciennes
croyances. Car il n'y a pas de miracle (si j'ose m'exprimer
ainsi) : si Constantin
n'avait pas favorisé les Chrétiens pour
des raisons purement politiques, si "on" avait laissé
le temps à Julien
"l'Apostat" de vaincre les Perses puis d'imposer sa
"contre-réforme païenne", et si Théodose
n'avait pas interdit, sous peine de mort atroce, l'exercice
des cultes "païens", il n'est pas dit que le Christianisme
serait devenu une religion "universelle".
Avec des si
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Et justement, si vous avez envie
de vous distraire intelligemment, je vous conseille
la lecture de deux fantaisies historiques de Rachel
TANNER : L'Empreinte des Dieux, et Le
Glaive de Mithra (Éditions Imaginaire
sans Frontières).
L'action de ces romans se situe au XVIe siècle
de la Fondation de Rome (VIIIe siècle de
notre ère) dans un Empire romain d'Occident
qui a survécu - tant bien que mal - aux invasions
barbares, mais qui s'est converti au culte de Mithra,
et non au christianisme (lequel n'est plus qu'une
petite secte orientale)
Bien sûr, il s'agit de "fantasy" à
l'état pur. Dans ces "uchronies" pleines
de bruit, de tripes, de sang, de magie et de fureur,
les ensorcelantes sorcières, les démons
rancuniers, les nouveaux dieux aux dents longues
ainsi que les vieilles divinités aux abois
ont au moins autant de consistance, s'agitent autant
que les personnages de chair et de sang (qui d'ailleurs
coule à flots !)...
Cependant, ces récits colorés, souvent
féeriques, parfois épiques, reposent
sur une très solide documentation. Paradoxalement,
l'Empire romain imaginaire du VIIIe de Rachel Tanner
est bien le digne héritier de celui que décrivirent
jadis les romanciers Henryk Sienkiewicz (Quo
Vadis ?), Hubert Monteilhet (Neropolis),
ou l'historien Jérôme Carcopino (La
Vie quotidienne à Rome à l'apogée
de l'Empire). |

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Avec l'Empreinte des dieux et Le Glaive de
Mithra, vous passerez donc quelques heures en compagnie
d'un auteur imaginatif, bien documenté, d'une impertinence
ironique aussi retenue que jouissive et qui, de plus,
manie aussi habilement l'art difficile de l'anachronisme
amusant que son héroïne sa rapière.
Bref, "des putains de bons livres !" (comme apprécieraient
les personnages de Rachel Tanner, qui ont parfois "légèrement"
tendance à user - et à abuser ? - du langage
fleuri des grandes banlieues modernes plutôt que
de celui des bas-fonds du Transtévère antique). |
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| 5.
Un autre mystère est que Rome a loupé
le coche avec le progrès technique. Il me semble
qu'elle avait les moyens de faire mieux. Elle aurait pu,
par exemple développer le travail mécanique
surtout lorsque la pénurie de main d'uvre
servile s'est fait sentir. Pourquoi Rome n'a pas inventé
la poudre, la machine à vapeur, le papier, l'imprimerie,
le gouvernail d'étambot et la voile triangulaire
qui permet de naviguer au plus près du vent, etc.
? C'était sans doute une question de mentalité.
La mentalité de l'époque n'était
sans doute pas capable de faire ces efforts mais quand
même ! Quel dommage.
Une toute dernière question,
comment faites-vous pour tenir ce site immense à
jour et répondre à tous ? Vous avez un secret
? Locuste ou Panoramix vous ont confectionné une
potion magique ? |
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| RÉPONSE : |
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| Non, non, ni Panoramix ni Locuste ! Simplement du
temps, ainsi une bonne organisation de travail, seul héritage
de l'époque révolue où je sévissais
dans ce prestigieux service public que sont les Postes
belges
Cependant, et malgré tous mes efforts,
la "tenue au jour" de mon site pose quelques problèmes,
surtout pour les liens que je propose au bas de chaque
notice, et que je n'ai vraiment pas le temps de compléter
ou même vérifier régulièrement.
Faudra encore que je trouve une solution
En ce qui concerne les progrès techniques qu'aurait
"loupés" la civilisation romaine, je vous conseille
d'aller un jeter un coup d'il sur ces pages "Courrier",
dans lesquelles certains internautes (et votre humble
serviteur aussi, à l'occasion) donnent leur avis
sur cette question assez controversée : Clic
!, Clic
!, Clic
!, Clic
!, Clic
!, et Clic
!).
Si les Romains avaient songé à inventer
des pompes aspirantes-foulantes, et s'ils avaient trouvé
le secret de la poudre noire, ils auraient pu se lancer
dans l'exploitation à grande échelle, et
qui sait, commencer la "révolution industrielle"
avec seize siècles d'avance.
Encore une fois, avec des si
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