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Décembre 2002 (page 2/3)
Sommaire du mois de Décembre : Clic
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| 12 Décembre 2002 |
| Utilisateur1 a écrit : |
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| Je voudrais savoir si i existait
un site (car je n'ai pas trouvé sur le vôtre)
concernant les femmes des empereurs. En effet,
m'intéressant beaucoup a la numismatique, je possède
plusieurs monnaies de femmes d'empereurs (ex. : Fausta)
qui parfois n'étaient ni César ni
Auguste mais qui néanmoins ont pu frapper
monnaie à leur effigie. C'est pourquoi tout renseignement
a ce propos serait le bienvenu. |
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| RÉPONSE : |
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| Effectivement, dans mon site, vous ne trouverez pas
- et je le regrette vivement - de notices biographiques
spécifiquement consacrées aux impératrices
romaines. Je m'en suis déjà expliqué
à un autre internaute dans cette correspondance
du mois d'août 2001 (Clic
!). J'ajouterai que vous pouvez également
trouver des infos sur certaines de ces "gentes dames du
temps jadis" dans les pages Courrier de mon site (pour
y accéder, utilisez la liste des "personnages secondaires"
qui figure sur la page d'accueil (Clic
!) ou l'index des personnages évoqués
dans les pages "Courrier" (Clic
!)
Par exemple, cette impératrice Fausta que vous
citez est évoquée dans la notice biographique
de son père Maximien
Hercule ainsi que dans celle consacrée à
son mari - et assassin - l'empereur Constantin
le Grand. J'ai également parlé de la
pauvre Fausta - mais cela, c'est moins évident
à trouver, je l'avoue - dans ce courrier récent
traitant du triste sort de Crispus, le fils aîné
de Constantin (Clic
!).
Pour répondre précisément à
votre question, je ne pense pas qu'il existe de sites
internet consacrés exclusivement aux impératrices
romaines. Je connais seulement les pages que d'excellents
sites américains réservent à certaines
grandes dames romaines. Voyez, par exemple :
- Women in Roman society : Clic
!
- Le menu déroulant "Empresses - Women" du site
DIR - De imperatoribus romanis ; Clic
!
Mais tous ces textes sont bien évidemment en langue
anglaise
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| 12 Décembre 2002 |
| Françoise
a écrit : |
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| Pouvez-vous, SVP, me dire qui
était Publilius Syrius ?
Merci beaucoup |
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| RÉPONSE : |
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| Publilius Syrus (ou Publius Syrus,
ou Publilius Syrius) était un auteur latin du Ier
siècle av. J.-C. originaire, comme son nom (Syrus)
l'indique) de Syrie, probablement d'Antioche. Il arriva
à Rome comme esclave. Affranchi, il se fit connaître
en écrivant des mimes dont certaines sentences
et maximes morales furent rassemblées en un recueil
à l'usage des écoles.
"Impossible ! m'objecterez-vous. Un mime, par
définition c'est muet ! Publier les mimes de Publilius
dans un livre, c'est comme diffuser les spectacles du
mime Marceau sur CD audio : le résultat ne serait
pas évident !"
Ben oui, mais, il ne faut pas confondre le mime
et la pantomime. Si celle-ci était bien
un spectacle muet, où un acteur-danseur unique
mimait des scènes (le plus souvent mythologiques)
sans recourir à la parole, les mimes, en revanche,
étaient "parlants", ô combien ! Il s'agissait
de petites comédies, parfois morales, souvent burlesques,
jouées par plusieurs acteurs - hommes et femmes.
On y stigmatisait le mari jaloux et cocufié, la
femme infidèle, les esclaves peu dégourdis,
et plus tard, les vices d'hommes politiques peu scrupuleux
ainsi que les tares d'un régime politique corrompu
Du moins avant que la censure impériale ne vienne
mettre le holà à cette dangereuse liberté
d'expression.
Pour en revenir à notre Publilius Syrus, j'ai
trouvé sur le Net quelques-unes de ses sentences
traduites en français. Les voici :
"La nécessité donne la loi et ne la reçoit
pas" ;
"Celui que tout le monde craint doit craindre beaucoup
de monde" :
"L'erreur d'un jour devient une faute, si l'on y
retombe" :
"On ne saurait être sage quand on aime, ni
aimer quand on est sage" ;
"Quand le coupable est acquitté, c'est le
juge qui est coupable".
Pour le texte latin des Sentences de Publilius
Syrus : Clic
!. Texte latin et traductions française,
anglaise et espagnole : Clic
! |
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| 13 Décembre 2002 |
| MaverickCL a écrit : |
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| Je réalise actuellement
un dossier sur la civilisation Romaine du tout début,
jusqu'à la toute fin, j'ai beaucoup de renseignements
sur la fin (notamment grâce à vous), mais
sur l'origine, les premières fondation, il me manque
de cruelles informations, connaîtriez-vous des
sites parlant de Rome sous la royauté ?
Merci d'avance
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| RÉPONSE : |
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| Il y a certainement des dizaines et des dizaines de
sites internet de toutes langues qui traitent des origines
de Rome. En voici quelques-uns que j'aime bien et
qui ont le grand (et rare) mérite d'être
en langue française :
- Le site Lupa Capitolina Electronica : Clic
!
Le "Must" en ce qui concerne l'histoire
des origines de Rome.
- Site Bibliotheca Classica Selecta de l'UCL (Univ.
catholique de Louvain) :
- Deux articles de Jacques Poucet, destinés
à remettre un peu "les pendules à
l'heure", à apprendre à distinguer
la réalité historique de la fiction
littéraire :
- Romulus : fondateur et premier roi de Rome,
autopsie d'une légende : Clic
!
- Les Rois de Rome, autopsie d'un récit
historico-légendaire : Clic
!
- Pour connaître les sources, une traduction
française des "Histoires romaines" de Tite-Live
: Clic
!, et en particulier le livre I (des origines
lointaines à la fin de la royauté)
: Clic
!
- Une autre traduction, nouvelle (2001), effectuée
par Danielle De Clercq est également disponible
à cette adresse : Clic
!
- Noctes Galiicanae : Abrégé d'Histoire
romaine : Clic
!. Voir en particulier :
- Les pages consacrées à la période
royale : Clic
!
- Et celles consacrées aux débuts
de la République : Clic
!
- Ac. de Versailles - Rome : Clic
!
- Histoire romaine : Clic
!
- Pour les vestiges architecturaux : Univ. de Caen -
Maquette de Caen - La Royauté : Choix d'édifices
: Clic
!
Vous trouverez encore les adresses de quelques autres
pages consacrées aux origines de Rome, mais de
façon peut-être un peu moins exhaustive,
dans cette vieille correspondance : Clic
!. |
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| 15 Décembre 2002 |
| Aetius753 a écrit : |
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| Pour moi c'est AETIUS le
dernier des Romains. Enfin, si vous avez la preuve
je ne vais pas discuter.
Dites ? vous en etes à combien
de visiteurs ? (je suis tres curieux !) (Réponse
: Clic !) |
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| RÉPONSE : |
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| Non, non, je ne dispose d'aucune preuve formelle qui
permette de refuser à Aetius le statut de
"dernier des Romains". D'ailleurs, quand
un internaute m'avait demandé à qui se rapportait
cette glorieuse (quoiqu'un tantinet nostalgique) appellation,
j'avais répondu sans hésiter : "À
Aetius, bien sûr !" (voir ici : Clic
!).
Mais, le mois suivant (voir ici : Clic
!), un autre correspondant me signalait qu'il
lui semblait que Boèce avait également
été appelé ainsi. J'ai alors vérifié
cette assertion et ai dû me rendre à l'évidence
: c'était vrai ! certains auteurs décernaient
le titre de "dernier des Romains" à ce philosophe.
J'en ai donc conclu que, quoique ce fût bien le
nom du vainqueur d'Attila qui me vint à l'esprit
quand on me parlait de "dernier des Romains", aussi
bien Aetius que Boèce avaient été
appelés ainsi
et je me suis bien gardé
de trancher entre le militaire et le philosophe !
Pour tout compliquer, je me demande même si le
Préfet de Rome Symmaque (340 - 410 ap. J.-C.),
grand défenseur de la tradition et des valeurs
traditionnelles romaines face à la montée
en puissance du parti chrétien, n'a pas lui aussi
reçu ce surnom. Je n'en mettrais pas ma main au
feu, mais il me semble avoir lu cela quelque part
Pour le nombre de visiteurs de mon
site, puisqu'il n'y a pas de secret, votre curiosité
n'est pas déplacée. En deux années
d'existence, environ 200.000 internautes ont visité
mes pages consacrées aux "Empereurs romains" (pour
être précis, au 30 novembre, 202.756 visiteurs
pour 560.134 pages vues).
Actuellement, mon site accueille quotidiennement environ
520 visiteurs qui parcourent un total moyen de 1.450 pages.
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| Aetius753 réécrit : |
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| Apparemment, Boèce
est un poète, je ne me trompe pas ? |
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| RÉPONSE : |
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| Boèce (480 - 525 ap. J.-C.), c'était
plutôt un philosophe et un homme politique qu'un
poète. Conseiller du roi d'Italie Théodoric,
il fut impliqué dans une conspiration, emprisonné
et exécuté avec des raffinements de cruauté
déjà très moyenâgeux (bien
que les hommes de l'Antiquité ne manquassent pas
d'imagination non plus en matière de mise à
mort). Avant son exécution, alors qu'il était
en prison, Boèce eut le temps d'écrire La
Consolation philosophique, son uvre la plus
connue et qui fut très appréciée
pendant tout le Moyen Age. |
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| 17 Décembre 2002 |
| Solio
a écrit : |
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| J'habite Grenoble en France
et, prés de chez moi, il y a une voie romaine portant
le nom de Munatius Plancus. Je sais que c'était
un Romain important, mais qui était-il ? Que faisait-il
?
Je vous remercie de m aider dans
mes recherches. |
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| RÉPONSE : |
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| Cans l'excellent site Noctes
Gallicanae, vous trouverez le texte de l'épitaphe
de L. Munatius Plancus (Clic
!) ainsi que quelques renseignements biographiques
sur ce personnage qui fut, de fait, de tout premier plan.
C'est en effet lui qui, en 43 av. J.-C., eut l'idée
de fonder une ville au confluent du Rhône et de
la Saône : Lyon. C'est également lui qui,
le 16 janvier 27 av. J.-C., prit l'initiative de décerner
à Octave
le titre d'Auguste, posant ainsi la première
pierre du régime impérial romain.
À propos de pierres, si vous allez en vacances
dans le Sud de l'Italie, et si vous passez par Gaète
(entre Rome et Naples), vous pourrez admirer le mausolée
de ce brave homme, une tour cylindrique massive que les
gens du coin appellent "Tour de Roland", en italien
"Torre d'Orlando" (voir site LacusCurtius : Clic
!)
Vous avez lu dans le texte du site Noctes
Gallicanae que notre ami Munatius arbitra "le
célèbre pari d'Antoine et de Cléopâtre",
mais peut-être ne vous rappelez-vous plus très
bien de quoi il s'agit. Alors, je vous raconte l'anecdote
en deux mots :
| Se retrouvant sans appui à
Rome après la mort de son amant, le grand
Jules
César, la jolie reine d'Égypte
Cléopâtre
est bien décidée à séduire
le général romain Antoine.
Sachant que celui-ci aime le luxe et les fêtes
somptueuses, elle lui offre un banquet si mirobolant
que ce balourd d'Antoine en est tout chaviré,
le mignon. Le lendemain, elle renouvelle son invitation,
et la fête est encore plus fastueuse : le
vin hors d'âge et l'or coulent à flots,
l'un dans les gosiers, l'autre dans les mains des
invités. Et ainsi de suite : chaque nuit,
une nouvelle réception surpasse la précédente.
Antoine, absolument ébloui, tente bien de
rivaliser avec la reine d'Égypte, mais, comparés
à ceux de Cléopâtre, ses banquets
ressemblent davantage à de grossiers repas
campagnards qu'à des dîners de gala.
Et pourtant, quand il complimente la belle Égyptienne
sur le raffinement de ses réceptions, celle-ci
fait sa modeste : "C'est à la bonne franquette,
mon ami, à la fortune du pot que je t'ai
reçu jusqu'à présent ! En fait,
si je le voulais, je pourrais t'offrir un banquet
dont le coût dépasserait largement
celui de tous ceux dont je t'ai régalé
jusqu'ici".
- Impossible, grosse maligne !, répond
Antoine.
- Pari tenu, je relève le défi
!, rétorque la reine.
Et c'est notre Munatius Plancus qui est désigné
pour arbitrer la gageure. |
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La jolie Cléo invite donc une nouvelle fois Antoine.
À nouveau, tout est somptueux, mais guère
plus que lors des autres fêtes. Le Romain croit
avoir gagné. Il jubile. "Wait and see !",
le refroidit la reine d'Égypte qui se fait apporter
une coupe de vinaigre. Elle détache une perle d'une
grosseur phénoménale d'une de ses boucles
d'oreille, et la fait tomber dans la coupe où elle
se dissout aussitôt. Elle se prépare à
faire subir le même sort à la perle de son
autre boucle quand Plancus l'arrête et déclare
que c'est elle qui a gagné le pari ; la perle qu'elle
vient de sacrifier valait à elle seule le prix
de tous les festins précédents.
Voilà pourquoi, dans les albums d'Astérix,
on représente toujours la reine Cléopâtre
occupée à déguster, en guise de cocktail,
des perles dissoutes dans du vinaigre ("Seulement deux
perles : j'ai horreur du vinaigre trop perlé !",
précise-t-elle même à l'occasion)
Et pourtant l'histoire n'a jamais prétendu que
la belle Cléo a bu cette étrange mixture
confectionnée à l'occasion d'un pari stupide
!
NB :
Pour les sources de cette anecdote plutôt
acidulée,
voyez ici : Clic !
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| 17 Décembre 2002 |
| Bidzina
a écrit : |
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| Je sais que l'église
chrétienne a adopté la règle spéciale
de la division territoriale - éparchie
et diocèse - élaborée par Dioclétien.
Je voudrais me renseigner à propos de la date de
cette adoption et quel était le terme équivalent
auparavant. Mais aussi, je voudrais savoir l'étymologie
de l'éparchie. |
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| RÉPONSE : |
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| En ce qui concerne les éparchies
(du grec eparkhia = "province"), je vous recommande
cet article (en anglais) de la Catholic
Encyclopedia (Clic
!). D'après ce que je crois comprendre,
c'est le Concile de Nicée (325 ap. J.-C.) qui ordonna
l'installation dans chaque éparchie d'un
évêque métropolitain (futur
archevêque) auquel seraient soumis les autres évêques
de sa circonscription, ce qui revenait à calquer
l'organisation de l'Église chrétienne sur
celle de l'Empire romain.
Cependant, si j'en crois un texte d'André Piganiol,
cette réorganisation ne se fit que progressivement,
et non sans rencontrer des résistances :
| "Les chrétiens furent d'abord au
sein de l'empire comme un peuple étranger
avec ses chefs, ses assemblées, ses règles
morales, sa justice. Cependant, à mesure
que le christianisme étendait ses conquêtes
en Orient, les Églises tendirent spontanément
à adopter le cadre administratif des cités,
chaque cité obéissant à un
seul évêque. C'est ce type d'organisation
que le concile de Nicée a voulu généraliser
; en même temps, une primauté fut
reconnue à l'évêque du chef-lieu
de la province, le métropolitain, sur les
autres évêques provinciaux.
| Cette organisation calquée
sur l'organisation civile se heurtait à
des traditions plus anciennes : l'évêque
d'Alexandrie se considérait comme
le seul métropolitain pour toute
l'Égypte, celui de Rome pour toute
l'Italie. Le caractère éminent
d'un certain nombre de sièges épiscopaux
fut reconnu par les conciles de Constantinople
de 381-382 : de même qu'on avait affirmé
à Nicée la supériorité
de l'évêque du chef-lieu provincial
sur les autres évêques, de
même on affirmait à Constantinople
la supériorité du métropolitain
qui résidait au chef-lieu du diocèse
civil sur les autres métropolitains.
Ainsi se justifiait le rang d'honneur du
patriarche d'Antioche dans le diocèse
d'Orient, du patriarche d'Alexandrie dans
le diocèse nouvellement créé
d'Égypte, des évêques
d'Éphèse dans le diocèse
d'Asie et de Césarée de Cappadoce
dans le diocèse du Pont, et même
de l'évêque de Milan dans l'Italie
annonaire. Cette fois encore on se heurtait
à des résistances locales,
en particulier à celle de l'évêque
de Jérusalem, qu'il fut impossible
de subordonner à celui d'Antioche.
(
)
L'Église, sous la pression des
empereurs Constantin et Théodose,
a donc fait effort pour harmoniser ses cadres
avec ceux de l'État. Cet effort n'aboutit
d'abord qu'en Orient, et aussi en Italie
et en Afrique ; mais, dans les autres provinces
de l'Occident, l'organisation métropolitaine
ne fut introduite qu'à l'extrême
fin du siècle".
(André Piganiol, L'Empire chrétien,
Presses Universitaires de France, 1972) |
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| 17 Décembre 2002 |
| Claude a écrit : |
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| J'ai un peu participé
à l'élaboration d'une généalogie
d'une famille d'industriels de Grenoble (famille Bouchayer).
Le principal auteur de cette généalogie
a publié le résultat de ses recherches dans
un ouvrage intitulé "Les Bouchayer"
publié en 1994.
Bref cela pour dire qu'il a pu
remonter cette généalogie jusqu'a Julius
Bassianus, beau-père de Septime Severe. Il
arrive à ce personnage à partir des Dauphins
du Dauphiné puis Hughes Capet, Charlemagne, et
un nommé Felix, qui est le fils de Julius Aritus
donc frère de Julia Soemia et Julia Mammae.
Ce Felix est marié avec
une Julia Cossuta Arescusi. Pour plus de clarté,
je vous joins un fichier (Clic
!) où la descendante de Felix est indiqué
jusqu'a Charles Martel. La suite est bien connue.
Si cela peut vous être utile,
vous pouvez en faire usage. |
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| RÉPONSE : |
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| Merci pour ce fort intéressant tableau généalogique.
Cependant, je mentirais par omission en vous taisant mon
scepticisme envers de telles filiations (voir à
ce sujet ce courrier précédent : Clic
!). Je ne me permettrais pas de douter du sérieux
de vos recherches, d'autant plus que mes connaissances
en matière de généalogie avoisinent
le zéro absolu, mais il me semble qu'au-delà
des plus anciens registres paroissiaux, exception faite
de quelques grandes familles dont on peut retrouver la
trace (souvent légendaire) au (haut ?) Moyen Age,
toute recherche généalogique devient très
hasardeuse. Ce qui ne veut naturellement pas dire qu'il
est impossible que la famille Bouchayer de Grenoble
descende, par Charlemagne, de Julius Bassianus,
grand-prêtre d'Émèse et beau-père
se Septime
Sévère.
Cela dit, un petit quelque chose me tracasse dans le
tableau que vous m'avez transmis. Si je comprends bien
: le fameux Félix, petit-fils de Julius Bassianus,
est lui-même le grand-père de Flavius Philagrius,
gouverneur d'Égypte en 366. Or, si l'on admet,
en toute logique, que Félix (frère de Julia
Soaemias, la mère d'Élagabal
- 204-222 -, et de Julia
Mammaea, la mère de Sévère
Alexandre - 208-235) vécut au tout début
du IIIe siècle, alors près d'un siècle
et demi le sépare de son petit-fils de la fin du
IVe siècle. N'est-il pas curieux de voir seulement
deux générations là où on
en attendrait au moins quatre ou cinq ? Mais peut-être
ne s'agit-il là que d'un tableau simplifié
de filiations connues
Comme je vous l'ai dit, je
ne suis pas un spécialiste. |
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| 20 Décembre 2002 |
| Gérard a écrit : |
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| Chez un proche décédé,
je trouve une pièce noircie par le temps.
Nettoyée, elle retrouve
un éclat que les ans avaient estompé.
L'effigie indique Philippe, mais elle ne ressemble
pourtant pas à l'empereur romain. Qui donc est
cet illustre inconnu ?
Vous me rendriez un grand service
en approfondissant mes connaissances.
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| 21 Décembre 2002 |
| Sophie a écrit : |
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| J'ai lu votre réponse
à l'annonce de Gilles du 22 juin concernant I
Claudius (voir ici : Clic
!). Pouvez-vous me dire si cette série
TV est disponible en version anglaise et comment la trouver
? |
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| RÉPONSE : |
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| Le hasard fait vraiment bien les choses ! voici ce
que m'écrit aujourd'hui même un des mes correspondants
:
"Un de vos visiteurs recherche le feuilleton
Moi, Claude. Je l'ai vu en DVD pas plus tard que
ce week-end à la FNAC de Bruxelles et en de nombreux
exemplaires. Mais il s'agit d'une édition en néerlandais,
c'est-à-dire, donc, une VO anglaise avec sans doute
des sous-titres dans la langue de Vondel. Si votre correspondant
entend l'anglais il ne devrait donc pas y avoir de problèmes". |
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| 24 Décembre 2002 |
| Jacques a écrit : |
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| Une traduction française
de l'édit de Milan (du moins du début)
figure dans Sources d'histoire romaine s. d. X.
LORIOT et Chr. BADEL coll. textes essentiels Larousse
1993 |
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| 25 Décembre 2002 |
| Erwan a écrit : |
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| Je m'interroge souvent : pourquoi ne parle-t-on
on pas plus des Germains ? Où peut-on se renseigner,
en savoir plus sur leur histoire, leurs rois, leurs coutumes,
leurs murs, leur langue, etc.
Ils font toujours figure d'affreux inconnus et dans les
textes de l'époque (hormis ceux de Tacite) personne
de semble prendre le soin de s'attarder sur eux. En gros
cela se résume souvent à quelque chose du
style : l'empereur a franchi le limes, a châtié
les Barbares, et puis s'en est revenu célébrer
son triomphe. Pourtant si l'on s'en tient aux faits, ils
ont tout de même réussi quelque chose d'extraordinaire
ces sacrés Germains ; tenir tête à
la plus puissante armée du monde pendant plus de
5 siècles, et finalement en venir à bout
et la vaincre.
Ils ont réussi là où les Celtes,
les Daces, les Carthaginois, les Juifs, les Parthes, les
Grecs
qui étaient tous bien mieux armés
ont pourtant tous lamentablement échoué.
Alors je pense que pour cela et même s'ils ont parfois
des noms ridicules (franchement "Chati", "Carpi" ; Harpi"
ça fait pas très sérieux) ils mériteraient
un peut-être peu plus de considération et
surtout d'intérêt.
Bref vous avez deviné ma question, pouvez vos
m'en dire un peu plus et me conseiller quelques sites
? |
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| RÉPONSE : |
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| Vos chers Germains mériteraient certes d'être
mieux connus ; mais, que voulez-vous ?
N'ayant
eux-mêmes laissé aucune trace écrite,
ils ne furent longtemps connus que par les descriptions
des auteurs antiques, grecs ou romains. Or, la préoccupation
première de ces écrivains n'était
pas nécessairement de décrire objectivement
l'histoire et les murs de ces peuples d'Outre-Rhin.
| Prenez Jules
César, par exemple.
Pour justifier l'intervention et le maintien des
légions romaines en Gaule, il inventa une
menace "extérieure" : celle des peuples germaniques,
barbares sanguinaires, brutes épaisses et
féroces, qui hantaient les sombres et impénétrables
forêts de la rive droite du Rhin. Dans ses
Commentaires sur la Guerre des Gaules, le
grand Jules exagéra donc les différences
culturelles et ethniques entre les Gaulois "romanisables"
et ces Germains hostiles à la civilisation,
alors qu'en fait, c'était, à quelques
différences culturelles près, le seul
et même peuple "celte" qui occupait toute
l'Europe occidentale, de l'Oder à l'Atlantique.
Le travail de propagande de Jules
César est d'ailleurs très visible
quand il parle de mes "ancêtres", les Belges.
Selon l'illustre auteur de la Guerre des Gaules,
certaines de leurs tribus (les plus sauvages, les
plus hostiles, et, ça va de soi, les plus
"génocidables") auraient en effet été
composées de Germains, installés
depuis longtemps en Gaule belgique. S'il
faut l'en croire, les Aduatuques (qui habitaient
la région de Namur, actuelle capitale de
la Wallonie) étaient même des descendants
des Cimbres et des Teutons, ces peuplades germaniques
(en fait plutôt scandinaves) qui avaient flanqué
une frousse bleue aux Romains un demi-siècle
auparavant. C'est dire s'il était juste et
bon de passer toute cette racaille au fil de l'épée
!
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Et quand le même Jules dut renoncer à la
conquête de la Grande-Bretagne, il ne manqua pas
de souligner que cette île était peuplée
de Belges (donc de demi-Germains), difficilement
assimilables par Rome, alors que, bien sûr, l'île
était peuplée de Celtes qui ne se distinguaient
pas foncièrement des Gaulois, des Belges
ou des Germains !
Presque deux siècles plus tard, l'historien Tacite
écrivit son De Germania. Mais c'était
moins pour décrire les coutumes des Germains (selon
lui d'étranges écologistes avant la lettre),
que pour fustiger la décadence de ses concitoyens
romains, alourdis de richesses, amollis de luxure, bref
oublieux de ces valeurs simples qui avaient fait la grandeur
de Rome et dont les braves Germains étaient désormais
les seuls dépositaires.
Heureusement, ces dernières décennies,
de nombreuses découvertes archéologiques
ont contribué à corriger ces idées
reçues propagées depuis l'Antiquité,
et montré les peuples antiques d'Outre-Rhin sous
un jour nettement plus "civilisé"
Mais malheureusement,
je ne puis vous donner des informations précises
à ce sujet : par définition, les "irréductibles
germains" sortent du cadre du cadre de mon site Empereurs
romains, et je ne dispose donc que de peu de documentation
(livresque ou internautique) à leur sujet. |
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| 25 Décembre 2002 |
| Margaret Phellion
a écrit : |
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| Philon - Phellion (déformation
du nom).
Philon (ou Phylon) de Byzance était
un ingénieur de l'École d'Alexandrie (catapulte,
oiseaux chanteurs, et thermoscope), Il vécut au
second siècle av. J.-C., mais on retrouve son nom,
en Touraine, exactement à NÉRONDES ( Cher),
creuset de la famille PHELLION.
Que penser du pied et du nez grec,
caractéristique dans ma famille ? Comment peut-on
expliquer cette présence grecque en Touraine ?
Qui a une idée de ce problème ?
Merci d'avance |
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| RÉPONSE : |
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| Personnellement, je ne sais rien de ce Philon
(ou Phylon) de Byzance (ou d'Alexandrie) qui aurait fait
souche en Touraine au IIe siècle av. J.-C. et vous
aurait transmis son nez et ses pieds si spécifiquement
grecs et, je n'en doute pas, si jolis.
Je vais cependant soumettre vos questions aux visiteurs
de mon site par le biais des pages "Courrier", et je ne
manquerai de vous informer des informations qui me parviendraient. |
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