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Décembre 2002 (page 2/3)

Sommaire du mois de Décembre : Clic !

 

12 Décembre 2002

Utilisateur1 a écrit : 

Je voudrais savoir si i existait un site (car je n'ai pas trouvé sur le vôtre) concernant les femmes des empereurs. En effet, m'intéressant beaucoup a la numismatique, je possède plusieurs monnaies de femmes d'empereurs (ex. : Fausta) qui parfois n'étaient ni César ni Auguste mais qui néanmoins ont pu frapper monnaie à leur effigie. C'est pourquoi tout renseignement a ce propos serait le bienvenu.

RÉPONSE :

Effectivement, dans mon site, vous ne trouverez pas - et je le regrette vivement - de notices biographiques spécifiquement consacrées aux impératrices romaines. Je m'en suis déjà expliqué à un autre internaute dans cette correspondance du mois d'août 2001 (Clic !). J'ajouterai que vous pouvez également trouver des infos sur certaines de ces "gentes dames du temps jadis" dans les pages Courrier de mon site (pour y accéder, utilisez la liste des "personnages secondaires" qui figure sur la page d'accueil (Clic !) ou l'index des personnages évoqués dans les pages "Courrier" (Clic !)

Par exemple, cette impératrice Fausta que vous citez est évoquée dans la notice biographique de son père Maximien Hercule ainsi que dans celle consacrée à son mari - et assassin - l'empereur Constantin le Grand. J'ai également parlé de la pauvre Fausta - mais cela, c'est moins évident à trouver, je l'avoue - dans ce courrier récent traitant du triste sort de Crispus, le fils aîné de Constantin (Clic !).

Pour répondre précisément à votre question, je ne pense pas qu'il existe de sites internet consacrés exclusivement aux impératrices romaines. Je connais seulement les pages que d'excellents sites américains réservent à certaines grandes dames romaines. Voyez, par exemple :

  • Women in Roman society : Clic !
  • Le menu déroulant "Empresses - Women" du site DIR - De imperatoribus romanis ; Clic !

Mais tous ces textes sont bien évidemment en langue anglaise…

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12 Décembre 2002

Françoise a écrit : 

Pouvez-vous, SVP, me dire qui était Publilius Syrius ?

Merci beaucoup

RÉPONSE :

Publilius Syrus (ou Publius Syrus, ou Publilius Syrius) était un auteur latin du Ier siècle av. J.-C. originaire, comme son nom (Syrus) l'indique) de Syrie, probablement d'Antioche. Il arriva à Rome comme esclave. Affranchi, il se fit connaître en écrivant des mimes dont certaines sentences et maximes morales furent rassemblées en un recueil à l'usage des écoles.

"Impossible ! m'objecterez-vous. Un mime, par définition c'est muet ! Publier les mimes de Publilius dans un livre, c'est comme diffuser les spectacles du mime Marceau sur CD audio : le résultat ne serait pas évident !"

Ben oui, mais, il ne faut pas confondre le mime et la pantomime. Si celle-ci était bien un spectacle muet, où un acteur-danseur unique mimait des scènes (le plus souvent mythologiques) sans recourir à la parole, les mimes, en revanche, étaient "parlants", ô combien ! Il s'agissait de petites comédies, parfois morales, souvent burlesques, jouées par plusieurs acteurs - hommes et femmes. On y stigmatisait le mari jaloux et cocufié, la femme infidèle, les esclaves peu dégourdis, et plus tard, les vices d'hommes politiques peu scrupuleux ainsi que les tares d'un régime politique corrompu… Du moins avant que la censure impériale ne vienne mettre le holà à cette dangereuse liberté d'expression.

Pour en revenir à notre Publilius Syrus, j'ai trouvé sur le Net quelques-unes de ses sentences traduites en français. Les voici :

"La nécessité donne la loi et ne la reçoit pas" ;

"Celui que tout le monde craint doit craindre beaucoup de monde" :

"L'erreur d'un jour devient une faute, si l'on y retombe" :

"On ne saurait être sage quand on aime, ni aimer quand on est sage" ;

"Quand le coupable est acquitté, c'est le juge qui est coupable".

Pour le texte latin des Sentences de Publilius Syrus : Clic !. Texte latin et traductions française, anglaise et espagnole : Clic !

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13 Décembre 2002

MaverickCL a écrit : 

Je réalise actuellement un dossier sur la civilisation Romaine du tout début, jusqu'à la toute fin, j'ai beaucoup de renseignements sur la fin (notamment grâce à vous), mais sur l'origine, les premières fondation, il me manque de cruelles informations, connaîtriez-vous des sites parlant de Rome sous la royauté ?

Merci d'avance…

RÉPONSE :

Il y a certainement des dizaines et des dizaines de sites internet de toutes langues qui traitent des origines de Rome. En voici quelques-uns que j'aime bien et qui ont le grand (et rare) mérite d'être en langue française :

  • Le site Lupa Capitolina Electronica : Clic !… Le "Must" en ce qui concerne l'histoire des origines de Rome.
  • Site Bibliotheca Classica Selecta de l'UCL (Univ. catholique de Louvain) :
    • Deux articles de Jacques Poucet, destinés à remettre un peu "les pendules à l'heure", à apprendre à distinguer la réalité historique de la fiction littéraire :
      • Romulus : fondateur et premier roi de Rome, autopsie d'une légende : Clic !
      • Les Rois de Rome, autopsie d'un récit historico-légendaire : Clic !
    • Pour connaître les sources, une traduction française des "Histoires romaines" de Tite-Live : Clic !, et en particulier le livre I (des origines lointaines à la fin de la royauté) : Clic !
    • Une autre traduction, nouvelle (2001), effectuée par Danielle De Clercq est également disponible à cette adresse : Clic !
  • Noctes Galiicanae : Abrégé d'Histoire romaine : Clic !. Voir en particulier :
    • Les pages consacrées à la période royale : Clic !
    • Et celles consacrées aux débuts de la République : Clic !
  • Ac. de Versailles - Rome : Clic !
  • Histoire romaine : Clic !
  • Pour les vestiges architecturaux : Univ. de Caen - Maquette de Caen - La Royauté : Choix d'édifices : Clic !

Vous trouverez encore les adresses de quelques autres pages consacrées aux origines de Rome, mais de façon peut-être un peu moins exhaustive, dans cette vieille correspondance : Clic !.

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15 Décembre 2002

Aetius753 a écrit : 

Pour moi c'est AETIUS le dernier des Romains. Enfin, si vous avez la preuve je ne vais pas discuter.

Dites ? vous en etes à combien de visiteurs ? (je suis tres curieux !) (Réponse : Clic !)

RÉPONSE :

Non, non, je ne dispose d'aucune preuve formelle qui permette de refuser à Aetius le statut de "dernier des Romains". D'ailleurs, quand un internaute m'avait demandé à qui se rapportait cette glorieuse (quoiqu'un tantinet nostalgique) appellation, j'avais répondu sans hésiter : "À Aetius, bien sûr !" (voir ici : Clic !).

Mais, le mois suivant (voir ici : Clic !), un autre correspondant me signalait qu'il lui semblait que Boèce avait également été appelé ainsi. J'ai alors vérifié cette assertion et ai dû me rendre à l'évidence : c'était vrai ! certains auteurs décernaient le titre de "dernier des Romains" à ce philosophe. J'en ai donc conclu que, quoique ce fût bien le nom du vainqueur d'Attila qui me vint à l'esprit quand on me parlait de "dernier des Romains", aussi bien Aetius que Boèce avaient été appelés ainsi… et je me suis bien gardé de trancher entre le militaire et le philosophe !

Pour tout compliquer, je me demande même si le Préfet de Rome Symmaque (340 - 410 ap. J.-C.), grand défenseur de la tradition et des valeurs traditionnelles romaines face à la montée en puissance du parti chrétien, n'a pas lui aussi reçu ce surnom. Je n'en mettrais pas ma main au feu, mais il me semble avoir lu cela quelque part…

Pour le nombre de visiteurs de mon site, puisqu'il n'y a pas de secret, votre curiosité n'est pas déplacée. En deux années d'existence, environ 200.000 internautes ont visité mes pages consacrées aux "Empereurs romains" (pour être précis, au 30 novembre, 202.756 visiteurs pour 560.134 pages vues).
Actuellement, mon site accueille quotidiennement environ 520 visiteurs qui parcourent un total moyen de 1.450 pages.

Aetius753 réécrit : 

Apparemment, Boèce est un poète, je ne me trompe pas ?

RÉPONSE :

Boèce (480 - 525 ap. J.-C.), c'était plutôt un philosophe et un homme politique qu'un poète. Conseiller du roi d'Italie Théodoric, il fut impliqué dans une conspiration, emprisonné et exécuté avec des raffinements de cruauté déjà très moyenâgeux (bien que les hommes de l'Antiquité ne manquassent pas d'imagination non plus en matière de mise à mort). Avant son exécution, alors qu'il était en prison, Boèce eut le temps d'écrire La Consolation philosophique, son œuvre la plus connue et qui fut très appréciée pendant tout le Moyen Age.

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17 Décembre 2002

Solio a écrit : 

J'habite Grenoble en France et, prés de chez moi, il y a une voie romaine portant le nom de Munatius Plancus. Je sais que c'était un Romain important, mais qui était-il ? Que faisait-il ?

Je vous remercie de m aider dans mes recherches.

RÉPONSE :

Cans l'excellent site Noctes Gallicanae, vous trouverez le texte de l'épitaphe de L. Munatius Plancus (Clic !) ainsi que quelques renseignements biographiques sur ce personnage qui fut, de fait, de tout premier plan. C'est en effet lui qui, en 43 av. J.-C., eut l'idée de fonder une ville au confluent du Rhône et de la Saône : Lyon. C'est également lui qui, le 16 janvier 27 av. J.-C., prit l'initiative de décerner à Octave le titre d'Auguste, posant ainsi la première pierre du régime impérial romain.

À propos de pierres, si vous allez en vacances dans le Sud de l'Italie, et si vous passez par Gaète (entre Rome et Naples), vous pourrez admirer le mausolée de ce brave homme, une tour cylindrique massive que les gens du coin appellent "Tour de Roland", en italien "Torre d'Orlando" (voir site LacusCurtius : Clic !)

Vous avez lu dans le texte du site Noctes Gallicanae que notre ami Munatius arbitra "le célèbre pari d'Antoine et de Cléopâtre", mais peut-être ne vous rappelez-vous plus très bien de quoi il s'agit. Alors, je vous raconte l'anecdote en deux mots :

Se retrouvant sans appui à Rome après la mort de son amant, le grand Jules César, la jolie reine d'Égypte Cléopâtre est bien décidée à séduire le général romain Antoine. Sachant que celui-ci aime le luxe et les fêtes somptueuses, elle lui offre un banquet si mirobolant que ce balourd d'Antoine en est tout chaviré, le mignon. Le lendemain, elle renouvelle son invitation, et la fête est encore plus fastueuse : le vin hors d'âge et l'or coulent à flots, l'un dans les gosiers, l'autre dans les mains des invités. Et ainsi de suite : chaque nuit, une nouvelle réception surpasse la précédente.

Antoine, absolument ébloui, tente bien de rivaliser avec la reine d'Égypte, mais, comparés à ceux de Cléopâtre, ses banquets ressemblent davantage à de grossiers repas campagnards qu'à des dîners de gala. Et pourtant, quand il complimente la belle Égyptienne sur le raffinement de ses réceptions, celle-ci fait sa modeste : "C'est à la bonne franquette, mon ami, à la fortune du pot que je t'ai reçu jusqu'à présent ! En fait, si je le voulais, je pourrais t'offrir un banquet dont le coût dépasserait largement celui de tous ceux dont je t'ai régalé jusqu'ici".
- Impossible, grosse maligne !, répond Antoine.
- Pari tenu, je relève le défi !, rétorque la reine.

Et c'est notre Munatius Plancus qui est désigné pour arbitrer la gageure.

cléopâtre

La jolie Cléo invite donc une nouvelle fois Antoine. À nouveau, tout est somptueux, mais guère plus que lors des autres fêtes. Le Romain croit avoir gagné. Il jubile. "Wait and see !", le refroidit la reine d'Égypte qui se fait apporter une coupe de vinaigre. Elle détache une perle d'une grosseur phénoménale d'une de ses boucles d'oreille, et la fait tomber dans la coupe où elle se dissout aussitôt. Elle se prépare à faire subir le même sort à la perle de son autre boucle quand Plancus l'arrête et déclare que c'est elle qui a gagné le pari ; la perle qu'elle vient de sacrifier valait à elle seule le prix de tous les festins précédents.

Voilà pourquoi, dans les albums d'Astérix, on représente toujours la reine Cléopâtre occupée à déguster, en guise de cocktail, des perles dissoutes dans du vinaigre ("Seulement deux perles : j'ai horreur du vinaigre trop perlé !", précise-t-elle même à l'occasion)…

Et pourtant l'histoire n'a jamais prétendu que la belle Cléo a bu cette étrange mixture confectionnée à l'occasion d'un pari stupide !

NB :
Pour les sources de cette anecdote plutôt acidulée,
voyez ici :  Clic !

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17 Décembre 2002

Bidzina a écrit : 

Je sais que l'église chrétienne a adopté la règle spéciale de la division territoriale - éparchie et diocèse - élaborée par Dioclétien. Je voudrais me renseigner à propos de la date de cette adoption et quel était le terme équivalent auparavant. Mais aussi, je voudrais savoir l'étymologie de l'éparchie.

RÉPONSE :

En ce qui concerne les éparchies (du grec eparkhia = "province"), je vous recommande cet article (en anglais) de la Catholic Encyclopedia (Clic !). D'après ce que je crois comprendre, c'est le Concile de Nicée (325 ap. J.-C.) qui ordonna l'installation dans chaque éparchie d'un évêque métropolitain (futur archevêque) auquel seraient soumis les autres évêques de sa circonscription, ce qui revenait à calquer l'organisation de l'Église chrétienne sur celle de l'Empire romain.

Cependant, si j'en crois un texte d'André Piganiol, cette réorganisation ne se fit que progressivement, et non sans rencontrer des résistances :

"Les chrétiens furent d'abord au sein de l'empire comme un peuple étranger avec ses chefs, ses assemblées, ses règles morales, sa justice. Cependant, à mesure que le christianisme étendait ses conquêtes en Orient, les Églises tendirent spontanément à adopter le cadre administratif des cités, chaque cité obéissant à un seul évêque. C'est ce type d'organisation que le concile de Nicée a voulu généraliser ; en même temps, une primauté fut reconnue à l'évêque du chef-lieu de la province, le métropolitain, sur les autres évêques provinciaux.

Cette organisation calquée sur l'organisation civile se heurtait à des traditions plus anciennes : l'évêque d'Alexandrie se considérait comme le seul métropolitain pour toute l'Égypte, celui de Rome pour toute l'Italie. Le caractère éminent d'un certain nombre de sièges épiscopaux fut reconnu par les conciles de Constantinople de 381-382 : de même qu'on avait affirmé à Nicée la supériorité de l'évêque du chef-lieu provincial sur les autres évêques, de même on affirmait à Constantinople la supériorité du métropolitain qui résidait au chef-lieu du diocèse civil sur les autres métropolitains. Ainsi se justifiait le rang d'honneur du patriarche d'Antioche dans le diocèse d'Orient, du patriarche d'Alexandrie dans le diocèse nouvellement créé d'Égypte, des évêques d'Éphèse dans le diocèse d'Asie et de Césarée de Cappadoce dans le diocèse du Pont, et même de l'évêque de Milan dans l'Italie annonaire. Cette fois encore on se heurtait à des résistances locales, en particulier à celle de l'évêque de Jérusalem, qu'il fut impossible de subordonner à celui d'Antioche. (…)

L'Église, sous la pression des empereurs Constantin et Théodose, a donc fait effort pour harmoniser ses cadres avec ceux de l'État. Cet effort n'aboutit d'abord qu'en Orient, et aussi en Italie et en Afrique ; mais, dans les autres provinces de l'Occident, l'organisation métropolitaine ne fut introduite qu'à l'extrême fin du siècle".

(André Piganiol, L'Empire chrétien, Presses Universitaires de France, 1972)

livre piganiol

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17 Décembre 2002

Claude a écrit : 

J'ai un peu participé à l'élaboration d'une généalogie d'une famille d'industriels de Grenoble (famille Bouchayer). Le principal auteur de cette généalogie a publié le résultat de ses recherches dans un ouvrage intitulé "Les Bouchayer" publié en 1994.

Bref cela pour dire qu'il a pu remonter cette généalogie jusqu'a Julius Bassianus, beau-père de Septime Severe. Il arrive à ce personnage à partir des Dauphins du Dauphiné puis Hughes Capet, Charlemagne, et un nommé Felix, qui est le fils de Julius Aritus donc frère de Julia Soemia et Julia Mammae.

Ce Felix est marié avec une Julia Cossuta Arescusi. Pour plus de clarté, je vous joins un fichier (Clic !) où la descendante de Felix est indiqué jusqu'a Charles Martel. La suite est bien connue.

Si cela peut vous être utile, vous pouvez en faire usage.

RÉPONSE :

Merci pour ce fort intéressant tableau généalogique. Cependant, je mentirais par omission en vous taisant mon scepticisme envers de telles filiations (voir à ce sujet ce courrier précédent : Clic !). Je ne me permettrais pas de douter du sérieux de vos recherches, d'autant plus que mes connaissances en matière de généalogie avoisinent le zéro absolu, mais il me semble qu'au-delà des plus anciens registres paroissiaux, exception faite de quelques grandes familles dont on peut retrouver la trace (souvent légendaire) au (haut ?) Moyen Age, toute recherche généalogique devient très hasardeuse. Ce qui ne veut naturellement pas dire qu'il est impossible que la famille Bouchayer de Grenoble descende, par Charlemagne, de Julius Bassianus, grand-prêtre d'Émèse et beau-père se Septime Sévère.

Cela dit, un petit quelque chose me tracasse dans le tableau que vous m'avez transmis. Si je comprends bien : le fameux Félix, petit-fils de Julius Bassianus, est lui-même le grand-père de Flavius Philagrius, gouverneur d'Égypte en 366. Or, si l'on admet, en toute logique, que Félix (frère de Julia Soaemias, la mère d'Élagabal - 204-222 -, et de Julia Mammaea, la mère de Sévère Alexandre - 208-235) vécut au tout début du IIIe siècle, alors près d'un siècle et demi le sépare de son petit-fils de la fin du IVe siècle. N'est-il pas curieux de voir seulement deux générations là où on en attendrait au moins quatre ou cinq ? Mais peut-être ne s'agit-il là que d'un tableau simplifié de filiations connues… Comme je vous l'ai dit, je ne suis pas un spécialiste.

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20 Décembre 2002

Gérard a écrit : 

Chez un proche décédé, je trouve une pièce noircie par le temps.

Nettoyée, elle retrouve un éclat que les ans avaient estompé. L'effigie indique Philippe, mais elle ne ressemble pourtant pas à l'empereur romain. Qui donc est cet illustre inconnu ?

Vous me rendriez un grand service en approfondissant mes connaissances.

monnaie phiiippe

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21 Décembre 2002

Sophie a écrit : 

J'ai lu votre réponse à l'annonce de Gilles du 22 juin concernant I Claudius (voir ici : Clic !). Pouvez-vous me dire si cette série TV est disponible en version anglaise et comment la trouver ?

RÉPONSE :

Le hasard fait vraiment bien les choses ! voici ce que m'écrit aujourd'hui même un des mes correspondants :

"Un de vos visiteurs recherche le feuilleton Moi, Claude. Je l'ai vu en DVD pas plus tard que ce week-end à la FNAC de Bruxelles et en de nombreux exemplaires. Mais il s'agit d'une édition en néerlandais, c'est-à-dire, donc, une VO anglaise avec sans doute des sous-titres dans la langue de Vondel. Si votre correspondant entend l'anglais il ne devrait donc pas y avoir de problèmes".

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24 Décembre 2002

Jacques a écrit : 

Une traduction française de l'édit de Milan (du moins du début) figure dans Sources d'histoire romaine s. d. X. LORIOT et Chr. BADEL coll. textes essentiels Larousse 1993

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25 Décembre 2002

Erwan a écrit : 

Je m'interroge souvent : pourquoi ne parle-t-on on pas plus des Germains ? Où peut-on se renseigner, en savoir plus sur leur histoire, leurs rois, leurs coutumes, leurs mœurs, leur langue, etc.

Ils font toujours figure d'affreux inconnus et dans les textes de l'époque (hormis ceux de Tacite) personne de semble prendre le soin de s'attarder sur eux. En gros cela se résume souvent à quelque chose du style : l'empereur a franchi le limes, a châtié les Barbares, et puis s'en est revenu célébrer son triomphe. Pourtant si l'on s'en tient aux faits, ils ont tout de même réussi quelque chose d'extraordinaire ces sacrés Germains ; tenir tête à la plus puissante armée du monde pendant plus de 5 siècles, et finalement en venir à bout et la vaincre.

Ils ont réussi là où les Celtes, les Daces, les Carthaginois, les Juifs, les Parthes, les Grecs… qui étaient tous bien mieux armés ont pourtant tous lamentablement échoué. Alors je pense que pour cela et même s'ils ont parfois des noms ridicules (franchement "Chati", "Carpi" ; Harpi" ça fait pas très sérieux) ils mériteraient un peut-être peu plus de considération et surtout d'intérêt.

Bref vous avez deviné ma question, pouvez vos m'en dire un peu plus et me conseiller quelques sites ?

RÉPONSE :

Vos chers Germains mériteraient certes d'être mieux connus ; mais, que voulez-vous ?… N'ayant eux-mêmes laissé aucune trace écrite, ils ne furent longtemps connus que par les descriptions des auteurs antiques, grecs ou romains. Or, la préoccupation première de ces écrivains n'était pas nécessairement de décrire objectivement l'histoire et les mœurs de ces peuples d'Outre-Rhin.

Prenez Jules César, par exemple.

Pour justifier l'intervention et le maintien des légions romaines en Gaule, il inventa une menace "extérieure" : celle des peuples germaniques, barbares sanguinaires, brutes épaisses et féroces, qui hantaient les sombres et impénétrables forêts de la rive droite du Rhin. Dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, le grand Jules exagéra donc les différences culturelles et ethniques entre les Gaulois "romanisables" et ces Germains hostiles à la civilisation, alors qu'en fait, c'était, à quelques différences culturelles près, le seul et même peuple "celte" qui occupait toute l'Europe occidentale, de l'Oder à l'Atlantique.

Le travail de propagande de Jules César est d'ailleurs très visible quand il parle de mes "ancêtres", les Belges. Selon l'illustre auteur de la Guerre des Gaules, certaines de leurs tribus (les plus sauvages, les plus hostiles, et, ça va de soi, les plus "génocidables") auraient en effet été composées de Germains, installés depuis longtemps en Gaule belgique. S'il faut l'en croire, les Aduatuques (qui habitaient la région de Namur, actuelle capitale de la Wallonie) étaient même des descendants des Cimbres et des Teutons, ces peuplades germaniques (en fait plutôt scandinaves) qui avaient flanqué une frousse bleue aux Romains un demi-siècle auparavant. C'est dire s'il était juste et bon de passer toute cette racaille au fil de l'épée !…

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Et quand le même Jules dut renoncer à la conquête de la Grande-Bretagne, il ne manqua pas de souligner que cette île était peuplée de Belges (donc de demi-Germains), difficilement assimilables par Rome, alors que, bien sûr, l'île était peuplée de Celtes qui ne se distinguaient pas foncièrement des Gaulois, des Belges… ou des Germains !

Presque deux siècles plus tard, l'historien Tacite écrivit son De Germania. Mais c'était moins pour décrire les coutumes des Germains (selon lui d'étranges écologistes avant la lettre), que pour fustiger la décadence de ses concitoyens romains, alourdis de richesses, amollis de luxure, bref oublieux de ces valeurs simples qui avaient fait la grandeur de Rome et dont les braves Germains étaient désormais les seuls dépositaires.

Heureusement, ces dernières décennies, de nombreuses découvertes archéologiques ont contribué à corriger ces idées reçues propagées depuis l'Antiquité, et montré les peuples antiques d'Outre-Rhin sous un jour nettement plus "civilisé"… Mais malheureusement, je ne puis vous donner des informations précises à ce sujet : par définition, les "irréductibles germains" sortent du cadre du cadre de mon site Empereurs romains, et je ne dispose donc que de peu de documentation (livresque ou internautique) à leur sujet.

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25 Décembre 2002

Margaret Phellion a écrit : 

Philon - Phellion (déformation du nom).

Philon (ou Phylon) de Byzance était un ingénieur de l'École d'Alexandrie (catapulte, oiseaux chanteurs, et thermoscope), Il vécut au second siècle av. J.-C., mais on retrouve son nom, en Touraine, exactement à NÉRONDES ( Cher), creuset de la famille PHELLION.

Que penser du pied et du nez grec, caractéristique dans ma famille ? Comment peut-on expliquer cette présence grecque en Touraine ? Qui a une idée de ce problème ?

Merci d'avance

RÉPONSE :

Personnellement, je ne sais rien de ce Philon (ou Phylon) de Byzance (ou d'Alexandrie) qui aurait fait souche en Touraine au IIe siècle av. J.-C. et vous aurait transmis son nez et ses pieds si spécifiquement grecs et, je n'en doute pas, si jolis.

Je vais cependant soumettre vos questions aux visiteurs de mon site par le biais des pages "Courrier", et je ne manquerai de vous informer des informations qui me parviendraient.

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