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Sommaire Novembre 2002 :
- 1er Novembre :
- Quelle est l'originalité des empereurs de la
dynastie flavienne ? : Clic
!
- 2 Novembre :
- Quelques mots (et quelques liens) sur l'organisation
des voyages et des services postaux dans l'Antiquité
romaine : Clic !
- 6 Novembre :
- Une "défense de mammouth" contre Suétone
? : Clic !
- 8 Novembre :
- Où trouver des infos sur l'Age d'Or et sur Jupiter
? : Clic !
- 10 Novembre :
- 11 Novembre :
- Comment la minorité chrétienne a-t-elle
pu triompher ? : Clic
!
- 12 Novembre :
- Les esclaves dans l'Antiquité romaine - Où
étaient-ils logés ? : Clic
!
- 17 Novembre :
- Comment s'appelaient les frangines de Caligula ? : Clic !
PAGE
SUIVANTE
- 17 Novembre :
- L'éducation dans la Rome impériale - Une
évolution par rapport à l'époque
républicaine ? : Clic !
- 19 Novembre :
- Quelques principes (très) généraux
pour la datation des pièces romaines : Clic !
- Peut on dater avec précision les pièces
posées sur les yeux de Jésus (Saint Suaire
de Turin) : Clic !
- 19 Novembre :
- Vespasien et les "vespasiennes" : Clic !
- 19 Novembre :
- C'est quoi, un "siège romain" ? : Clic !
- 21 Novembre :
- Quelques mots sur les diatribes de Grégoire de
Nazianze contre Julien l"Apostat : Clic !
- Quelques sites sur l'Antiquité tardive (armée,
religion, Grégoire de Nazianze, Libanios, etc
) : Clic !
- 22 Novembre :
- Connait-on la date du baptème de sainte Hélène
? : Clic !
- 23 Novembre :
- Les funérailles impériales à Rome
sous le Haut Empire : Clic !
- 23 Novembre :
- "Tradition d'Arcane" ?
: Clic !
- 24 Novembre :
- À propos d'une lettre de saint Basile : le caractère
pervers de certaines réformes de Dioclétien,
en particulier en ce qui concerne le système du
colonat et de l'hérédité des
curiales : Clic !
- Le triste sort des colons et des curiales
du Bas Empire romain : Clic !
- 26 Novembre :
- Que penser de l'universalité et des bienfaits
de la civilisation romaine ? : Clic !
- 26 Novembre :
- Indignation païenne au sujet des sacrifices sanglants
du Temple de Jérusalem. Quelles sources ? : Clic !
- Caligula disposait d'une "Garde germanique", mais fut-il
le premier ? : Clic !
- Que sait-on de l'épouse de Pilate ? Cette Claudia
Procula (?) était-elle apparentée aux "Césars" ? : Clic !
- 26 Novembre :
- La bande dessinée Murena : un portrait
de Néron trop conventionnel ! : Clic !
- 30 Novembre :
- Le mystère du "senatus consulte Pégasien"
: Clic !
- Novembre :
- Les nouveautés du site Archeobel
: Clic !
- Quelques explications sur les lampes à huile,
leur fabrication et leur décoration : Clic !
-
Ainsi que sur le son des clochettes : Clic !
RECHERCHE
DANS LE SITE
"EMPEREURS ROMAINS"
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| 1er Novembre 2002 |
| Pierre a écrit : |
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| Je souhaitais vous soumettre une
question afin de voir si vous pouviez me donner quelques
idées ou indications, en effet un prof d'histoire
romaine avare en mots m'a demandé de traiter le sujet
suivant : "Quelle est l'originalité des empereurs
flaviens ?" et malgré mes recherches, je n'ai
que peu d'informations.
En précisant un peu, il a
dit qu'il fallait s'intéresser à l'attitude
vis-à-vis du prédécesseur ; voir si
la procédure de collation du pouvoir était
respectée ? ; voir s'il y a une originalité
dans l'avènement ? (dynastique ou pas ?).
Je sais bien que ce n'est pas votre
job de faire les devoirs, cependant, je vous serais reconnaissant
si vous pouviez m'indiquer quelques thèmes de réflexion. |
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| RÉPONSE : |
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| J'ai déjà eu l'occasion d'aborder l'avènement
de la dynastie
flavienne lors d'une correspondance avec un autre internaute
(Clic
!). Mais ces considérations sur la lex
de imperio vespasiani, cette loi par laquelle le Sénat
conféra à Vespasien
tous les pouvoirs qu'il pouvait, de toute façon,
prendre sans demander la permission de quiconque, n'ont
qu'un rapport assez lointain avec la question cruciale qui
hante votre prof si laconique !
Donc, quelle est l'originalité des empereurs flaviens
?
Pour commencer, il ne serait peut-être pas inutile
de se remémorer brièvement les circonstances
de l'accession au trône de Vespasien.
Au milieu de l'année 68 ap. J.-C., l'empereur Néron,
victime d'une action plus psychologique que militaire, est
abandonné par les soldats de sa garde personnelle
(les Prétoriens), puis par le Sénat, qui,
tous deux, se rallient à Galba,
un vieux militaire alors gouverneur d'Espagne. Néron
se suicide, tandis que la vieille baderne quitte son Espagne
pour venir à Rome prendre possession du trône
impérial. Pas pour longtemps ! Au début de
l'année 69, Galba est à son tour lâché
par les Prétoriens, mécontents de n'avoir
pas été suffisamment récompensés
de leur trahison envers Néron. Ces soldats assassinent
l'empereur qu'ils s'étaient choisis six mois plus
tôt et remettent son sceptre à Othon,
un jeune aristocrate, un peu efféminé, mais
très populaire. Au même moment, (début
69), les légionnaires de l'armée de Galba,
lassés eux aussi de l'avarice de Galba, reconnaissent
comme empereur Vitellius,
le fils d'un très haut dignitaire de l'Empire. Il
y donc deux empereurs en même temps : un au Nord de
la Gaule, l'autre à Rome. Guerre civile. Les armées
des deux prétendants s'affrontent à Bédriac,
dans le Nord de l'Italie. Vitellius sort vainqueur de la
bataille, mais n'est pas pour autant débarrassé
de tous ses rivaux, car, entre-temps, le général
Vespasien,
alors occupé à mâter la grande révolte
juive, avait été reconnu comme empereur d'abord
par les armées d'Orient, puis par celles des Balkans.
Celles-ci écrasent les partisans de Vitellius et
marchent sur Rome. Vitellius est massacré par la
foule. Vespasien reste seul empereur, acclamé par
l'armée et reconnu par le Sénat.
Ouf !
Et la singularité des empereurs flaviens, dans tout
cela ?
À première vue, on pourrait penser que contrairement
à leurs prédécesseurs de la dynastie
Julio-claudienne (d'Auguste
à Néron),
les Flaviens prirent le pouvoir grâce au soutien de
l'armée.
Ouais !
Disons simplement que, dans ce cas, le coup
de force de l'armée est plus manifeste. En effet,
même si la succession des Julio-Claudiens paraissait
reposer sur un principe dynastique (Tibère
était le beau-fils d'Auguste
; Caligula,
le neveu de Tibère ; Claude,
l'oncle de Caligula ; Néron,
l'arrière-neveu de Claude), tous ces empereurs n'étaient
parvenus au pouvoir suprême que grâce, par,
et avec l'appui des militaires, viscéralement attachés
à cette famille julio-claudienne dont étaient
issus certains des plus brillants hommes de guerre de l'histoire
romaine (Jules
César, Tibère, Germanicus).
Même si ce que nous appelons "l'empereur romain"
était, en théorie, désigné par
l'armée, le Sénat et le peuple, en fait, et
depuis toujours, c'étaient les militaires qui détenaient
les clés du pouvoir impérial. Auguste
ne s'était imposé que parce que son armée
avait battu celle d'Antoine,
et Vespasien
uniquement parce que la sienne avait étrillé
celle de Vitellius.
Rien de neuf sous le soleil romain !
En revanche, jusqu'à Vespasien,
l'empereur avait toujours été choisi dans
l'aristocratie. Et c'est bien là que réside
la principale singularité des Flaviens : ce n'étaient
pas des aristocrates pur jus ! Auguste,
Caligula,
Néron
et consorts prétendaient descendre de dieux et
déesses (Vénus et Mars), TIbère,
Galba
et Othon
étaient issus de très antiques gens
(= familles), le père de Vitellius
avait été trois fois consul
tandis que
celui de Vespasien
n'était que le fils d'un petit banquier de province,
ancien publicain (agent du fisc) ! C'est vous dire
que s'il n'avait été un excellent général,
s'il n'avait payé de sa personne sur de nombreux
champs de bataille, Vespasien ne serait jamais devenu sénateur.
Et s'il n'avait pas disposé de la meilleure armée,
et de soldats prêts à mourir pour lui, il n'aurait
jamais accédé au pouvoir suprême.
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Vespasien
assuma d'ailleurs parfaitement ses origines "bourgeoises"
en gardant un train de vie assez modeste (mais ce
ne sera déjà plus le cas de ses fils
Titus
et Domitien).
En revanche, pour faire oublier sa basse extraction,
pour justifier son coup de force, ainsi que pour limiter
les prétentions de l'armée, il se prétendra
monarque de droit divin, affirmant que son pouvoir
était voulu par les dieux, annoncé par
des prophètes et prouvé par des miracles
(il opéra des guérisons miraculeuses).
Cela aussi, c'était une rupture avec la plupart
de ses prédécesseurs julio-claudiens
car ceux-ci (sauf Caligula
et Néron)
n'avaient jamais prétendu à la divinité.
Jusque-là, l'empereur n'était, en théorie,
"que" le premier des Sénateurs (le Princeps),
le protecteur du peuple (Tribun à vie), commandant
en chef des forces armées (Imperator)
et le chef de la religion officielle (Pontifex
maximus). Vespasien, lui, sera tout cela, et,
en plus, un genre de Messie, un envoyé providentiel
des dieux, le sauveur de le "République" agonisante
! Ni Caligula, ni Néron n'auraient osé
pousser le bouchon aussi loin
Conséquence de cette "prédestination"
de Vespasien
: l'instauration d'une succession clairement dynastique.
Cela aussi, c'était une rupture avec le passé. |
Comme je l'ai écrit ci-dessus, si, d'Auguste
à Néron,
le titre impérial était resté aux mains
des Julio-claudiens c'était uniquement en raison
de l'attachement de l'armée à leur famille.
Et quand l'armée "lâcha" Néron et remit
le trône à Galba,
qui n'était pas un Julio-Claudien, ce n'était
peut-être pas très "loyal", mais ce n'était
pas franchement "illégal" : l'empire était
qu'une magistrature (ou plutôt en assemblage de magistratures),
et non un "patrimoine" transmissible.
Vespasien,
lui, fut très clair sur ce point. Malgré l'opposition
de certains Sénateurs ainsi que de philosophes stoïciens
attachés aux idées "républicaines",
il spécifia dès son accession à l'empire
que ce seraient ses fils qui lui succéderaient
ou personne. En conséquence, son fils aîné
Titus
fut associé au pouvoir dès la deuxième
année de son règne. De plus, Vespasien et
ses fils s'emparèrent du consulat chaque année
(ou à peu près) de leurs règnes respectifs
(voir ici : Clic
!). Jusque-là aucun empereur n'aurait osé
pareille mainmise, certes plus symbolique qu'autre chose,
mais qui démontrait de manière éclatante
que tout en gardant les formes du Principat instauré
par Auguste,
la nouvelle dynastie "bourgeoise" des Flaviens entendait
exercer un pouvoir absolu.
Voilà les quelques pistes qui me viennent à
l'esprit. J'espère qu'elles seront susceptibles de
vous aider pour votre travail. |
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| 2 Novembre 2002 |
| Véronique
a écrit : |
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| Je souhaiterais savoir comment
étaient organisés les voyages et les
courriers au temps des Romains ?
Merci de ce que sera votre réponse |
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| RÉPONSE : |
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| Malheureusement, comme son nom l'indique, mon site
Empereurs
romains accorde davantage d'importance aux faits et
gestes des souverains de la Rome antique qu'à la
vie quotidienne de leurs sujets. C'est dire que ma documentation
sur l'organisation des voyages et des services postaux
dans l'Antiquité romaine est très limitée.
Voici ce qu'écrit le Dictionnaire de l'Antiquité
de l'Université d'Oxford au sujet de la poste romaine
: "Sous la République romaine, des affranchis
ou des esclaves étaient employés comme tabellarii
("porteurs de lettres") par l'état et par des citoyens
privés importants. Pour les lettres confidentielles,
il était essentiel que les correspondants aient
leurs propres messagers. Sous Auguste, un système
de relais connu sous le nom de cursus publicus
(" transport public") fut organisé. Il fournissait
chevaux et véhicules pour transporter les gens,
en cas de voyages urgents, aussi bien que les lettres.
Sa fonction principale était militaire, mais il
a pu aussi être utilisé pour d'autres affaires
officielles. Les lettres étaient portées
par les tabellarii impériaux ou par des
soldats de confiance. Au IIe siècle apr. J.-C.,
ce service fut assuré par les frumentarii
et plus tard par les agentes in rebus. Les relais
de poste étaient connus sous le nom de mansiones.
On contrôlait strictement le droit d'utiliser ce
service. Pline le Jeune écrivit sa dernière
lettre à l'empereur Trajan pour lui expliquer,
et s'en excuser, qu'il avait envoyé son épouse,
sans l'autorisation impériale, en utilisant ce
service, en raison d'un deuil dans sa famille. Les courriers
parcouraient en moyenne 80 km par jour, mais des nouvelles
urgentes et des personnes très pressées
pouvaient être transportées extrêmement
rapidement. Suétone rapporte que Jules César
fit un voyage en char en couvrant une distance quotidienne
de 160 km pendant huit jours de suite. Lorsque les légions
du Rhin refusèrent le serment d'allégeance
à Galba, le 1er janvier 69 apr. J.-C., la nouvelle
parvint la nuit même à Vitellius, qui se
trouvait à 160 km et à Rome le 9 janvier,
le courrier a dû couvrir une moyenne de plus de
200 km par jour." (Univ. d'Oxford, Dictionnaire
de l'Antiquité, Édition Robert Laffont,
Coll. Bouquins).
C'est déjà à peu près tout
ce dont je dispose. Cependant, vous trouverez sans doute
d'autres informations utiles dans ces quelques pages internet
mentionnées ci-dessous :
- Dans cette section du "Courrier" de mon site, cette
brève réponse concernant d'éventuelles
"croisières" dans l'empire romain : Clic
!
- Académie de Versailles - un excellent dossier
consacré aux voyages dans l'Antiquité
: Clic
!
- assomption.org - Techniques et moyens de communication
à l'époque de saint Augustin (fin IVe
- début Ve siècle) : Clic
!
- Encyclopédie Yahoo - bref historique de la
poste : Clic
!
- wanadoo.fr/jacques.consejo - La poste des Romains
: Clic
!
- jomave.chez.tiscali.fr - La poste aux chevaux : Clic
!
- lycos.fr/ainvelle - La poste impériale de Lyon
à Cologne, identifiée par ses étapes
: Clic
!
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| 6 Novembre 2002 |
| Claire a écrit : |
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| Excellent site à tous
points de vue que le vôtre ! Félicitations
! À signaler cependant : la partie Caligula et
Ponce Pilate ne devrait-elle pas être écrite
en Arial, plutôt qu'en Garamond ?
À part cette fatale erreur,
rien à dire c'est très complet !
Je dois mener à bien un
exposé sur Caligula, mais il est bien difficile
d'être objectif étant donné que les
seules (ou presque) informations dont on dispose sur lui,
se trouvent dans la vie des 12 Césars. Si on veut
être un tant soit peu plausible, il vaut mieux trouver
un site ou quelqu'un qui a d'autres horizons que les écrits
du Suétone en question.
Et ce quelqu'un c'est vous ! Très
franchement lorsque j'ai vu votre site j'ai été
soulagée de ne pas devoir annoncer à une
classe naïve et médusée que Caligula
envoyait ses soldats féroces, la fierté
de Rome, à la pêche aux moules moules moules.
Cela dit, vous semblez avoir une
dent, voire une défense de mammouth, contre Suétone.
Me trompé-je ? |
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| RÉPONSE : |
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| Merci pour votre mail très sympathique.
En ce qui concerne l'erreur - gravissime, je vous l'accorde
- de police d'écriture dans la page consacrée
à Caligula,
je crois avoir fait le nécessaire que tout rentre
dans l'ordre, et, désormais, tout devrait s'afficher
en Arial
Si du moins les ineffables mystères
de l'internet n'ont pas été aussi impénétrables
à mon esprit profane que les desseins de la Providence
céleste !
Quant à ma prétendue défense
de mammouth (savoureuse expression) contre
Suétone, j'ai déjà eu l'occasion
de m'en expliquer à l'occasion d'une correspondance
avec un autre internaute (voir ici : Clic
!).
Que dire de plus ? Rien
Sinon, qu'il m'arrive moi-même
de me trouver la dent trop dure envers Suétone,
de me dire in petto que c'est vraiment un comble,
pour un "historaillon" dilettante aussi subjectif que
moi, que de critiquer le manque d'objectivité d'historiens
tels que Suétone ou Tacite, renommés (voire
vénérés) depuis des siècles.
Vraiment, la paille et la poutre !
Ben oui, mais, même si les écrits de Suétone
fournissent une documentation aussi précieuse qu'irremplaçable,
je dois bien avouer que la mauvaise foi systématique
du bonhomme, son ton moralisateur, ses ragots orduriers
me donnent parfois des boutons. Surtout que Suétone
n'avait pas, comme Tacite, l'excuse de falsifier consciemment
l'histoire afin d'en tirer des leçons philosophiques,
morales ou politiques universellement valables. Non, ce
qui l'intéressait uniquement, lui, c'était
de se remplir les poches en dénigrant systématiquement,
abusivement et grossièrement les prédécesseurs
de ses maîtres, les "bons" empereurs de la dynastie
dite "des Antonins", ses généreux mécènes.
Même si ses textes sont irremplaçables,
comment voudriez-vous donc je j'apprécie cet homme
à la fois vénal, cupide, calomnieux, et
sans doute hypocrite ? Et, quand je vois (ou crois voir)
son extrême mauvaise foi à l'uvre,
quand le prends (à tort ou à raison) en
flagrant délit de mensonge, de médisance
ou de la calomnie, comment pourrais-je m'empêcher
de le signaler, de le montrer du doigt, de le stigmatiser
?
Et pour terminer, peut-être encore deux ces dernières
petites choses :
Pour commencer, ne pensez pas que l'ineffable Lucien
J. Heldé, du site Empereurs-romains.net"
est seul à prendre le texte de Suétone avec
des pincettes. Je viens en effet de lire que, dans son
excellent Caligula (Éditions Fayard), le
non moins excellent historien Daniel Nony n'accorde guère
plus de crédit que moi aux divagations de Suétone.
Par exemple, commentant les exploits de Caligula
sur les plages de la Mer du Nord où, Suétone
dixit, l'empereur, sans doute en manque d'iode, aurait
ordonné à ses légionnaire d'aller
à la pêche aux bigorneaux, moules et autres
palourdes, Danien Nony écrit : "C'est avec sa
fantaisie habituelle que Suétone narre les actions
de son héros sur la Manche".
"Fantaisie habituelle"
le mot est dur, mais juste
!
Deuxième chose. Je vous ai parlé des motivations
pécuniaires de Suétone, traînant dans
la boue les "Douze Césars" des dynasties julio-claudienne
et flavienne
afin de mieux glorifier ses mécènes, les
bons (et surtout généreux) empereurs de
la dynastie dite "des
Antonins". À cette explication peut encore
s'ajouter cette autre, que je trouve ingénieuse,
et que j'ai récemment (re-)découverte dans
un intéressant petit livre. L'auteur parle de Tacite,
mais ce qu'il écrit est, bien sûr, valable
pour Suétone : "En septembre 96, une conspiration
domestique mit un terme à la vie de Domitien. Ce
lut dans le Sénat une explosion de joie ; le peuple
resta indifférent ; l'armée gronda. La dynastie
était éteinte. Mais l'expérience
des Romains s'était enrichie : le principal restauré
en 70 avait, encore une fois, incliné vers la tyrannie
et les Flaviens avaient fini comme les Julio-Claudiens.
Sous l'impression laissée par les quinze dernières
années, une évolution empirante se dessinait
dans les esprits, qui dépréciait Auguste,
mettait Tibère bien au-dessous, enfonçait
Caligula plus bas encore, transformait Claude en imbécile
et Néron en monstre, pour aboutir à Domitien,
un comble. Tacite se chargea de tracer cette courbe dans
ses Histoires et ses Annales. Bien sûr il fallait
forcer quelque peu les faits, et des interférences
se produisaient, qui donnaient à Tibère
des airs de Domitien. On oubliait les bonnes intentions
et les débuts heureux, pour suivre la dégradation
de chaque règne, en marquant les points d'inflexion
". (Jean-Marie Engel, L'Empire romain, PUF, Coll.
Que sais-je ? n°1536).
En gros, pour se rassurer après le règne
calamiteux de Domitien,
il fallait à tout prix donner un sens à
l'histoire
fut-ce en "forçant les faits".
C'est ce que firent d'abord Tacite, puis Suétone
(mais, il est vrai que, question exagération, ce
dernier poussa parfois - ou souvent - le bouchon un peu
loin).
Voilà ! Si j'ai pris le risque de vous ennuyer
avec ces ultimes précisions, c'est afin de vous
fournir quelques arguments au cas où votre prof,
admirateur inconditionnel de Suétone, estimerait
que vous aussi, vous avez une "défense de mammouth"
contre son auteur favori, dont les textes sont pour lui
"parole d'Évangile" !
Bonne chance pour votre exposé. |
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| 8 Novembre 2002 |
| Sandra a écrit : |
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| J'ai un exposé sur l'âge
d'or et Jupiter (légendes). J'aimerais bien
avoir plus d'information à ce sujet.
Merci |
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| RÉPONSE : |
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| Malheureusement, comme je ne dispose que d'assez peu
de documentation sur la mythologie gréco-romaine,
je ne peux guère que vous donner une courte définition
de l'Age d'or, ainsi que quelques liens vers des pages
où vous devriez trouver d'utiles renseignements.
Alors, voici cette définition :
"Age d'or : Le poète grec Hésiode
fut le premier à parler des premières races
ou des générations qui vivaient à
une époque plus heureuse que la nôtre ; la
plus ancienne, dont la vie était très idyllique,
était la race d'or, qui vivait à une époque
où le dieu principal n'était pas Zeus (équivalent
grec de Jupiter) mais son père Cronos (Saturne,
à Rome). À cette race succédèrent
des races de moins en moins nobles, les races d'argent,
de bronze et de fer, la dernière étant la
nôtre ; il y eut un intermède avec la race
des héros (ceux qui combattirent pendant les guerres
de Thèbes et de Troie), qui nous précéda
immédiatement. Les poètes latins Horace,
Virgile et Ovide empruntèrent tous cette idée,
mais les Romains, en traduisant le mot (grec) "genos"
(= génération, ou race) par le mot latin
"sæculum", introduisirent en même temps
la signification de ce terme, "âge" ou "longue période".
C'est de là que vient l'idée de l'Age d'or"
(Dictionnaire de l'Antiquité, Université
d'Oxford, Édition Robert Laffont, Coll. Bouquins).
Et quelques intéressantes adresses Internet :
- Grenier de Clip - Mythologie gréco-romaine
: Clic
!
- Académie Versailles - Mythes et Mythologie
: Clic
! - Zeus : Clic
!
- Site "Ils sont fous, ces Romains" - Les dieux et les
hommes : Clic
! (6 pages)
- jura.ch - Mythologie romaine : Clic
! - Jupiter : Clic
!
- wanadoo.fr/anfioco - Jupiter : Clic
!
- sitec.fr/users/mcos - Mythes : Clic
!
- beaulieu.free.fr - Références mythologiques
- Jupiter : Clic
!
- lssd.mb.ca - Mythologie : Clic
! (attention, orthographe fantaisiste !)
- Ac. Versailles - Carnet d'adresses en langues anciennes
- liste de sites sur la mythologie : Clic
!
- Textes sur l'Age d'or (dont celui d'Hésiode
mentionné ci-dessus) : Clic
!
J'espère que ces infos pourront vous aider dans
vos recherches. |
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| 10 Novembre 2002 |
| Webmaster
a écrit : |
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| Je suis le
webmestre de, un site à vocation littéraire.
Sur l'une des pages, on trouve un cours de civilisation
romaine.
Ce courriel pour vous informer
que l'adresse a changé ; on trouve cette
page désormais sur Polyptote.net
; ayant acheté un nom de domaine.
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| 11 Novembre 2002 |
| Bidzina
a écrit : |
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| Est-ce que vous savez comment
la petite minorité chrétienne a réussi
à avoir une victoire contre les Païens
dans l'Empire Romain ? |
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| RÉPONSE : |
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|
| Votre question n'est vraiment pas
simple : Pourquoi les Chrétiens, minoritaires
dans l'Empire romain jusqu'au début du Ve
siècle, ont-ils finalement triomphé
?
Impossible de répondre à cela en
quelques mots tant les opinions à ce sujet
divergent.
Les croyants vous diront que c'était la
volonté de Dieu
Que le christianisme
n'est imposé parce que Dieu protégeait
les Chrétiens
Parce que leur "Dieu
jaloux" ne supportait plus l'abomination païenne
"devant Sa face", etc, etc
Plus sérieusement, d'après ce qu'il
me semble, le succès du christianisme ne
diffère pas foncièrement de celui
d'autres religions ou idéologies. Pendant
trois siècles, les trois cents années
qui suivirent la mort de Jésus, les agitateurs
et les prédicateurs chrétiens, ne
parvinrent à convaincre, à convertir,
à baptiser en tout et pour tout qu'un assez
petit nombre d'habitants de l'Empire romain (au
mieux, semble-t-il, 25 % de la population de certaines
contrées d'Orient). "Persuader" les autres
- l'immense majorité - d'abandonner ces cultes
idolâtres auxquels ils étaient attachés
fut bien plus difficile : comment en effet obliger
quelqu'un à changer de religion contre son
gré ? Impossible sans recourir à la
contrainte ! On utilisa d'abord à des moyens
de pression socio-économiques (emplois, fonctions,
privilèges, avantages réservés
aux Chrétiens), puis vinrent des tracasseries
et enfin les persécutions.
Plus tard, saint Dominique, s'adressant aux Cathares,
dira : "J'ai prêché, j'ai supplié,
j'ai pleuré. Mais, comme on dit vulgairement
en Espagne, là où la bénédiction
ne suffit pas, c'est le bâton qu'il faut utiliser.
(
) Ainsi, la force prévaudra là
où la douceur a échoué.".
Les fils de Constantin
ou Théodose
auraient pu dire la même chose
Mais, comme je vous l'ai dit d'emblée, il
m'est assez difficile de m'exprimer ici sur une
question aussi complexe et aussi controversée
: il y faudrait des pages et des pages pour aboutir
à un résultat caricatural ! Aussi,
je vous invite à consulter ce lien où,
en réponse à un internaute qui me
posait une question à peu près semblable
à la vôtre, sont indiqués les
passages de mon site qui traitent de l'épineux
problème de la christianisation de l'Empire
romain : Clic !
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| 12 Novembre 2002 |
| Fabien
a écrit : |
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| J'ai déjà écrit
il y a un mois environ, mais, en ce moment, l'empire m'inspire.
Une question me taraude l'esprit
: il y a deux ans j'ai visité Pompéi (magnifique)
et Herculanum (saisissant), mais une chose m'intrique,
les habitations étaient luxueuses, soit ! Mais
où étaient logés les esclaves
qui composaient la gens ? En effet, à part
des cubicula ridiculement exiguës et qui donnent
sur les pièces d'apparat, je n'ai pas vu d'autres
endroits qui pouvaient abriter la domesticité.
Deux solutions s'offraient à
mes yeux :
- 1° les esclaves
et le maître partageaient les mêmes lieux
de vies (mais cela me semble peu plausible quand on voit
le luxe dans lequel il vivait).
- 2° les esclaves étaient logés
à l'extérieur des domus (peu probable
vu le risque de désertions, n'est ce pas ?)
Quelle est donc la 3° alternative
que je n'ai pas envisagée ? Est ce que vous pouvez
éclairer mes lanternes ? |
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| RÉPONSE : |
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| Honte sur moi qui n'ai jamais mis les pieds ni à
Pompéi, ni à Herculanum ! En outre, comme
la vie quotidienne dans l'Antiquité romaine n'est
pas le principal sujet de mon site internet, je ne dispose
que de peu de documentation à ce sujet. Cela pour
vous dire que mes lumières sur l'habitat des esclaves
romains risquent bien de se limiter à quelques
loupiotes faiblardes.
Tout d'abord, la "grande époque" de l'esclavage
à Rome, ce n'est pas l'Empire, mais plutôt
la fin de la République (IIe - Ier siècles
av. J.-C.). C'est l'époque des grandes guerres
de conquête, l'époque de ces généraux
qui, tels Lucullus, Sylla ou Jules
César, raflent des populations entières
pour approvisionner les marchés d'esclaves, et
de ces pirates leur donnent un coup de main en saccageant
les villes côtières. Dans ces temps-là,
la vie d'un esclave ne vaut pas cher ! Même si on
sait qu'il s'agit d'êtres humains (ce que les Romains
ne perdirent jamais de vue), on peut gaspiller : les tuer
au travail dans les mines ou dans les champs, ou en donner
quelques-uns, bien dodus, à bouffer à ses
murènes favorites (sans doute une légende,
rassurez-vous !). C'est aussi l'époque des grandes
révoltes serviles ; celle de Spartacus, (73 - 71
av. J.-C.) étant la dernière.
Avec l'Empire et la fin progressive des guerres de conquête,
les sources d'approvisionnement de l'esclavage se raréfieront.
Peu à peu, le recours automatique à la main
d'uvre servile ne sera plus rentable pour les fonctions
non qualifiées. Les esclaves, de plus en plus onéreux,
se verront donc confier, de préférence,
des travaux qualifiés. Progressivement, ils seront
remplacés par des hommes libres dans les mines
et dans les "usines" (plutôt des ateliers). Dans
l'agriculture, l'évolution sera plus lente mais
inéluctable : de plus en plus souvent, les grands
propriétaires fonciers affermeront la plus grande
partie de leurs domaines à des "colons", des fermiers
théoriquement libres, mais dont le statut se rapprochera
de plus en plus de celui du "serf" du Moyen Age. La main
d'uvre servile, elle, ne cultivera plus qu'une "réserve",
parcelle exploitée directement par le maître,
et dont la surface se réduira à mesure que
la pénurie d'esclaves se fera sentir.
Bien sûr, je schématise grossièrement
: en réalité, c'est beaucoup plus nuancé
et beaucoup plus compliqué que cela ! Cependant,
si je me suis permis de vous ennuyer avec ces considérations
un peu simplistes, c'est surtout pour vous montrer qu'à
l'époque impériale (celle qui m'intéresse),
l'esclave est souvent trop précieux pour être
maltraité. Mais, naturellement, tout cela est reste
fonction du caractère du maître : tombé
aux mains d'un proprio vicieux et sadique, sa vie sera
un enfer, et ne vaudra pas cher, quelque soit sa "valeur
marchande" !
Encore autre chose : bien qu'aujourd'hui nous ayons beaucoup
de difficultés à comprendre cela, dans l'Antiquité,
l'esclavage était un fait de société.
C'était une institution, économiquement
indispensable et moralement acceptable. Il ne serait venu
l'idée à personne discuter du bien-fondé
de cette pratique. Les hommes libres n'éprouvaient
aucune honte à acheter, posséder, vendre
d'autres êtres humains (est-ce que ça a réellement
beaucoup changé depuis ?). Et, de leur côté,
les esclaves se résignaient le plus souvent à
cette condition que nous jugerions dégradante,
inhumaine. Car s'il est hors de doute que cette sujétion
était souvent physiquement éprouvante, et
toujours moralement insupportable, elle était pourtant
le plus souvent acceptée par ceux qui en étaient
victimes. Malgré le grand nombre d'esclaves (un
tiers ou un quart de population totale), et malgré
toute cette misère physique et psychique que l'on
devine, il y eut très peu de révoltes serviles
; aucune à l'époque impériale.
Si vous avez eu la patience de lire tout ce qui précède
(je crains de m'être une nouvelle fois laissé
emporter ), vous comprendrez que le logement des esclaves
était grandement fonction de leur emploi, du lieu
où ils se trouvaient (esclaves des villes, esclaves
des champs, esclaves des mines), ainsi que, bien évidemment,
du caractère et de la richesse de leur maître.
D'après ce que j'ai pu lire sur les sites internet
dont vous trouverez les adresses ci-dessous, à
Pompéi, les esclaves étaient en général
logés dans de modestes petites chambres situées
à l'étage des maisons. Quant aux esclaves
des "villae" (maison des champs, fermes), ils demeuraient
dans des bâtiments situés à côté
du luxueux corps de logis, qui était, lui, réservé
au maître et à sa famille.
Je vous ai parlé de résignation
La
plupart des esclaves n'étaient pas attachés
pour la nuit. Seuls ceux réputés dangereux,
ou particulièrement fugueurs, étaient entravés.
Pour les autres, ce n'était pas nécessaire
: logés, nourris, blanchis, et le plus souvent,
pas trop mal traités, ils estimaient sans doute
que leur sort, même s'il n'était pas enviable,
était du moins supportable. "On sait ce qu'on a,
on ne sait pas ce qu'on aura"
Les deux hypothèses que vous émettez quant
à l'hébergement des esclaves pouvaient donc
être retenues. Logement dans la domus, ou
dans des bâtiments séparés, cela dépendait
de l'endroit où l'esclave était utilisé
et de ses fonctions.
Pour terminer, voici les quelques sites dont je vous
ai parlé :
- Académie Versailles - L'esclavage à
Rome : Clic
!
- Site IUFM Franche-Comté - Lons-le-Saunier -
Pompéi, les cendres de l'éternité
: Clic
!
- Architecture à Pompéi : Clic
!
- Les pompéiens au travail : Clic
!
- Sur un site japonais : Les Ruines de Pompéi
de François Mazois (une description détaillée
du site au début du XIXe siècle) : Clic
!
De mon côté, j'ai déjà eu
l'occasion d'aborder l'esclavage à Rome avec d'autres
(sympathiques) internautes : Clic ! et Clic !
J'espère que ces quelques modestes réflexions
seront de nature à améliorer le rendement
de vos lanternes ! ;-)
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| 17 Novembre 2002 |
| Daniel a écrit : |
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| Je cherche comment s'appelait
la sur de Caligula ?
Est-ce Flavia, Drusilla ou Caïa
? |
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| RÉPONSE : |
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| Caligula
avait trois petites surs très (et peut-être
trop) tendrement chéries :
- Agrippine la Jeune (15 - 59 ap. J.-C. - la mère
de Néron),
- Drusilla (17 - 38 ap. J.-C.)
- et Julia Livilla (18 - 42 ap. J.-C.).
Enfin "tendrement aimées", ce n'est pas tout à
fait exact
Après avoir, selon Suétone
(qu'il ne fait pas croire sur parole) entretenu un commerce
incestueux avec Agrippine et Julia Livilla, Caligula
les soupçonna de comploter contre lui et les condamna
à l'exil. Drusilla. elle, eut plus de chance
enfin si l'on peut dire : son frère l'aima tant
qu'il pensa même (à ce que disent les mauvaises
langues) à convoler en justes noces avec elle.
Mais Drusilla mourut (en 38 ap. J.-C.) et faute avoir
pu épouser sa sur, le jeune empereur la fit
mettre au rand des divinités.
Voyez aussi, sur ce site Empereurs-romains.net
:
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