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Sommaire Aout 2002 :
- 3 Août :
- Qui était le "dernier des Romains" ? : Clic
!
- 5 Août :
- Un site sur la Villa d'Hadrien (Villa Hadriana) :
Clic !
- 11 Août :
- Quelle est la première oeuvre littéraire
sur la "martyrologie" ? : Clic
!
- 11 Août :
- Peut-on encore visiter des tombeaux d'empereurs romains
? : Clic !
- 16 Août :
- Gladiator : un remake (moins fidèle du
point de vue historique) de La Chute de l'Empire romain,
un péplum des sixties ? : Clic
!
- Une notice biographique rien que pour Césarion
? : Clic !
- 18 Août :
- À TÉLÉCHARGER : des fiches généalogiques
sur les Julio-Claudiens : Clic
!
- 21 Août :
- Jésus, info ou intox ? : Clic
!
- Que penser de la Résurrection de Jésus
: Clic !
- Un site pour tout savoir des empereurs romains d'Orient
: Clic !
- Quelques sites sur l'Histoire du Christianisme :
Clic !
- 21 Août :
- Un "fabuleux destin" pour Romulus Augustule après
son abdication ? : Clic
!
-
Ainsi que pour son prédécesseur
Julius Nepos ? : Clic
!
- 24 Août :
- Une "Newsletter" pour ce site ? : Clic
!
- 26 Août :
- Sainte Philomène et le mystère de la Persécution
de Dioclétien : Clic
!
- 26 Août :
- Le 19 février 197, à Lyon, Septime Sévère
flanque une raclée à Clodius Albinus :
Clic
!
- 27 Août :
- Soliloques, une intéressante édition
des Pensées de de Marc Aurèle :
Clic
!
- Un peu masos, les premiers Chrétiens ? : Clic
!
- Ne pas mélanger les torchons et les serviettes
ni saint Paul avec Marc Aurèle ! : Clic
!
- 31 Août :
- Quelques questions (un peu indiscrètes) au webmaster
de ce site : Clic
!
- Les quelques livres qui "nidifient" sur mon bureau :
Clic
!
- Août 2002 :
- Site Archéobel
: Nouvelles monnaies de l'époque de Domitien :
Clic
!
-
Ainsi que quelques autres objets intéressants
: Clic
!
- Pégase et Griffon, même combat ? : Clic
!
- Comment dater les pièces romaines "anonymes"
? : Clic
!
RECHERCHE
DANS LE SITE
"EMPEREURS ROMAINS"
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| 3 Août 2002 |
| Harfang a écrit : |
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| Cela fait deux heures que je parcours
votre site avec bonheur. D'ailleurs peut-être pourriez-vous
m'aider: je recherche des informations sur un vague souvenir
concernant un général surnommé
le dernier des Romains et qui aurait combattu a la
bataille des champs Catalauniques
Est-ce là
une divagation de ma part, ou a-t-il vraiment existé
? |
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| RÉPONSE : |
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| En vitesse, et pour vous éviter
de passer une nuit blanche à la recherche de ce vague
souvenir scolaire, voici brièvement ce qu'il en est.
Ce général surnommé "le dernier
des Romains" s'appelait Ætius (ou, si vous préférez,
Aétius). Il a effectivement combattu (et vaincu)
Attila à la bataille des Champs Catalauniques (près
de Troyes, en Champagne), mais, pour tout dire, ses troupes
n'étaient plus guère "romaines" que de nom,
composées principalement qu'elles étaient
de "barbares" aussi peu romanisés que possible -
surtout des Wisigoths et des Francs, sous la conduite du
roi Mérovée (cependant, d'autres tribus franques,
qui soutenaient les prétentions au trône du
frère de ce Mérovée, combattaient avec
les Huns d'Attila).
Il faut dire que cet Ætius connaissait fort bien
les Huns : auparavant, il en avait recruté et utilisé
des escadrons entiers pour combattre d'autres "Barbares"
qui menaçaient l'Italie. Notre Ætius sera finalement
tué par le très faible empereur Valentinien
III qui craignait davantage l'ambition de ce général
aux dents longues que tous les envahisseurs "barbares" réunis.
(Voir cette page où j'évoque l'étrange
colloque d'Attila avec le pape Léon : Clic
!).
N.B. :
"Dernier des Romains" : Aetius
ou Boèce
? : Clic
! |
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| 11 Août 2002 |
| Bidzina
a écrit : |
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| Pourriez-vous nous dire quand
a été écrite la première
uvre littéraire sur la martyrologie ?
Nous vous prions d'indiquer le
titre et l'année de cet ouvrage. |
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| RÉPONSE : |
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| Je suis désolé, mais je
ne comprends pas bien votre question. En effet, "première
uvre littéraire sur la martyrologie",
cela peut signifier plusieurs choses (en se limitant aux
martyrs chrétiens de l'Antiquité romaine,
naturellement) :
Tout d'abord, les "Actes des Martyrs".
Il s'agit de documents rassemblés après
la mort d'un martyr et destinés à l'édification
des fidèles. Ces documents se composent le plus
souvent de pièces juridiques (interrogatoire
du Chrétien par le magistrat romain et sentence
prononcée par celui-ci), d'un discours apologétique
- la profession de foi du martyr avant sa mort atroce
(ça va de soi), et enfin du récit du supplice
(par un tiers, évidemment).
Les premiers "Actes" concernent des martyrs exécutés
au milieu du IIe siècle (entre 150 et 180) :
ceux relatifs au martyre de saint Polycarpe de Smyrne
sont les plus connus et semblent les plus anciens. Cependant,
la date de compilation (ou de rédaction) définitive
de ce genre de documents demeure très controversée.
Selon certains historiens, la composition aurait été
effectuée très peu de temps après
le martyre. Pour d'autres, il s'agit de récits
édifiants, composés plus tardivement (IIIe
- IVe siècles) sur base des documents originaux.
On peut aussi considérer les martyrologes
comme d'autres "uvres littéraires sur la
martyrologie".
| Le martyrologe est un livre liturgique
qui reprend, selon l'ordre du calendrier, les
noms des martyrs (et des saints) avec indication
du lieu et des circonstances de leur supplice.
Le plus ancien martyrologe connu est le martyrologe
"hiéroronymien" (car attribué à
saint Jérôme) qui fut composé
en Italie du Nord au Ve siècle. Il ne renferme
que le nom du martyr et le jour de sa passion.
Par la suite, les notices s'étofferont,
des détails (croustillants ou édifiants)
seront ajoutés pour fournir autant d'exemples
aux prédicateurs. C'est de ces martyrologes,
amplifiés au fil des siècles par
des récits hagiographiques édifiants,
que naîtra la très célèbre
Légende dorée de Jacques
de Voragine (XIIIe siècle), l'un des plus
grands "best-sellers" du Moyen Age.
Enfin, je lis ceci dans un livre fort intéressant
de G. W. Bowersock : "Dans toute l'évolution
de la fiction à la martyrologie et à
l'hagiographie, l'ouvrage de transition est certainement,
parmi les textes qui survivent, les Reconnaissances
clémentines (Note : Les Reconnaissances
du Pseudo-Clément, éd. et trad.
A. Schneider et L. Cirillo, Turnhout - Belgique
- Brepolis, 1999). Cet étrange livre
n'est rien moins qu'une fiction historique, largement
dans l'esprit des romans grecs que nous possédons,
mais avec un héros chrétien et une
abondance d'homélies chrétiennes
édifiantes au lieu des discours de la fiction
païenne". (Glen W. Bowersock, Rome
et le Martyre, Éditions Flammarion,
2002)
Je ne connais malheureusement rien de plus au
sujet de ces "Reconnaissances clémentines",
et ne pourrais donc vous affirmer qu'il traite
précisément des martyrs.
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| 11 Août 2002 |
| Thabermas a écrit : |
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| Je souhaiterais savoir s'il
existe encore de nos jours des sépultures d'Empereurs
romains, ayant résisté tant aux hommes qu'au
temps. |
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| RÉPONSE : |
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| Si vous comptiez profiter de vos vacances pour effectuer
le circuit touristique des tombeaux d'empereurs romains,
de la même manière que l'on peut faire un
tour des cimetières militaires de la Grande Guerre,
je crains bien qu'une modification de votre programme
estival ne s'impose ! En effet, à ma connaissance,
aucune sépulture impériale romaine ne semble
avoir été conservée jusqu'à
nos jours. Il faut dire aussi que les anciens Romains,
s'ils étaient fort respectueux de leurs morts,
craignaient surtout leurs fantômes. Aussi, les cadavres
enterrés dans des cimetières coquets au
milieu des villes, ce n'était pas tellement leur
genre. Quant à les enfouir sous les pavés
des temples, cela aurait constitué une profanation
sans nom ! Les morts donc étaient enterrés
soigneusement le long des grands-routes ou regroupés
dans des nécropoles, mais toujours prudemment relégués
à l'écart des villes et des vivants. Et
naturellement, ce mode d'inhumation, loin des yeux (mais
non loin du cur, rassurez-vous), et surtout loin
de toute surveillance, n'était pas de nature à
garantir l'éternelle conservation des monuments
funéraires, même impériaux. De plus,
dès que les temps devinrent plus difficiles, la
conjoncture politico-militaire plus troublée et
les matériaux de construction plus rares, bien
des tombeaux furent démantelés et leurs
pierres "recyclées" dans des édifices plus
utiles aux vivants (murailles, tours, etc
)
Tout cela pour vous dire, qu'à première
vue, le seul monument antique qui, aujourd'hui, évoque
encore la dernière demeure d'un empereur romain
serait le Mausolée de Galla Placidia à Ravenne
(voir ici : Clic
!, Clic
! et Clic
!).
Toutefois, ce monument ne semble jamais avoir abrité
les restes de l'impératrice Galla Placidia. En
outre, cette Galla Placidia, épouse du "co-empereur"
Constance
III et mère de l'empereur Valentinien
III, ne "régna" jamais réellement sur
l'Empire romain. |
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| 16 Août 2002 |
| Christian a écrit : |
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| Je viens de découvrir
votre site - passionnant - et les commentaires sur le
film Gladiator. À mon avis, celui-ci
n'est qu'un remake - superbement réalisé,
certes - d'un film des années soixante intitulé
La chute de l'Empire romain. Ce dernier prend d'ailleurs
aussi de nombreuses libertés avec l'histoire, mais
la dernière séquence (mise aux enchères
de l'Empire) me semble plus exacte sur le plan historique.
Qu'en pensez-vous ?
Prévoyez-vous une notice
sur Césarion connaît-on les circonstances
exactes de sa mort ? |
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| RÉPONSE : |
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| Que le film Gladiator
soit un "remake" du film La
Chute de l'Empire romain, je crois
qu'à peu près tout le monde est
d'accord sur ce point
Mais quant à
dire que - même superbement réalisé
- l'uvre de Ridley Scott n'est "que" ça,
cela me paraît un tantinet injuste. À
mon avis, et même si je suis loin d'être
un cinéphile averti ou un cinéphage
glouton, et même si mes souvenirs de La
Chute de l'Empire remontent à plusieurs
lustres, il me semble que le réalisateur
de Gladiator a quand même fameusement
dépoussiéré cette vielle
histoire, et, du même coup, donné
comme un nouvel air de jeunesse au vieux genre
du "péplum".
Conséquence de ces souvenirs quelque peu
défraîchis, je ne puis affirmer que
l'épilogue de cette Chute de l'Empire
est davantage conforme à la réalité
historique que celui de Gladiator
ce qui ne serait d'ailleurs pas difficile, car
ce dernier relève vraiment de la fantaisie
historique. En réalité, après
l'assassinat de Commode,
ses meurtriers offrirent le trône impérial
au vieux général Pertinax.
Donc, pas de Lucius Verus Junior pour succéder
au vilain Commode ! Cependant, une fois intronisée,
cette vieille baderne de Pertinax se montra si
intransigeante sur la discipline que les Prétoriens
se révoltèrent, trucidèrent
l'empereur qui leur avait été imposé
(eux, Commode, ils l'aimaient plutôt bien
!), puis, effectivement, ils mirent l'empire à
l'encan. C'est le richissime sénateur Didius
Julianus qui fit l'offre la plus alléchante
et qui fut donc acclamé comme empereur
par les cupides soldats
mais il ne tarda
guère à s'en mordre les doigts ! |
|
NB : Sur le film Gladiator,
voyez aussi :
- Des liens sur Gladiator : Clic
!
- "Infidélités" historiques du
film Gladiator de Ridley Scott : Clic
!, Clic
! et Clic
!
- La magnifique bataille initiale du film Gladiator,
un tissu d'"infidélités" : Clic
!
- Le film Gladiator et l'inculture :
Clic
!
- Commode avait-il la joie d'être "tonton"
: Clic
!
- Lucilla, sur de Commode : Clic
!
|
Quant aux derniers jours de ce pauvre
Césarion, j'ai déjà eu l'occasion
de les évoquer au détour d'un mail avec
un autre internaute (voir ici : Clic
!). Cela dit, je n'envisage pas de consacrer une
notice biographique au fiston de Jules
César et de Cléopâtre.
Ce ne serait d'ailleurs pas simple de l'écrire,
cette notice, car on ne sait pratiquement rien de Césarion
(même la date et le lieu de sa naissance sont très
controversés). Octave
Auguste, devenu le seul maître de l'Empire romain,
mais qui n'était que fils adoptif de César,
avait tout intérêt à ce que le fils
"biologique" du "Dieu Jules" tombe dans l'oubli complet
! Et il a presque réussi : Césarion, ou
Ptolémée XV Philopator Cæsar, pour
lui donner sa (vaine) titulature égyptiennne, n'est
plus guère aujourd'hui qu'un nom. |
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| 18 Août 2002 |
| Denis a écrit : |
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| Je me permets de vous envoyer
des fichiers joints concernant la généalogie
(assez détaillée) des Julio-Claudiens en
espérant que les visiteurs du site pourront en
profiter, la critiquer, la modifier, etc. (e-mail : nanouvrignaud@aol.com)
| TÉLÉCHARGER
CES FICHES (format Word) ? |
|
- FICHE 1 - Généalogie des Julio-Claudiens
: Clic
! (31 Ko)
- FICHE 2 - Les mariages de l'empereur Auguste
: Clic
! (21 Ko)
- FICHE 3 - Les descendants de l'empereur Auguste
: Clic
! (20 Ko)
- FICHE 4 - La descendance de Julia, fille d'Auguste
: Clic
! (21 Ko)
- FICHE 5 - La descendance de Julia, petite-fille
d'Auguste : Clic
! (21 Ko)
- FICHE 6 - La descendance d'une tante maternelle
d'Auguste : Clic
! (20 Ko)
- FICHE 7 - La descendance d'Octavie et de C.
Claudius Marcellus : Clic
! (24 Ko)
- FICHE 8 - La descendance d'Octavie et de Marc
Antoine : Clic
! (22 Ko)
- FICHE 9 - La descendance d'Antonia Minor et
de Drusus : Clic
! (22 Ko)
- FICHE 10 - La descendance de Germanicus et
d'Agrippine l'Aînée : Clic
! (22 Ko)
- FICHE 11 - Mariage et postérité
de l'empereur Caligula : Clic
! (20 Ko)
- FICHE 12 - Mariages et postérité
d'Agrippine la Jeune : Clic
! (20 Ko)
- FICHE 13 - Les mariages de l'empereur Claude
: Clic
! (22 Ko)
- FICHE 14 - La descendance de l'empereur Claude
: Clic
! (22 Ko)
Pour toute info sur ces tableaux généalogiques
s'adresser à :
Denis Vrignaud - e-mail : nanouvrignaud@aol.com.
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| RÉPONSE : |
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| Merci également pour ces intéressantes
fiches sur la généalogie des Julio-Claudiens.
Comme vous le suggérez, je vais les mettre à
la disposition des visiteurs de mon site. Bien évidemment,
je vous tiendrai au courant des éventuelles réactions
que susciteraient ces "fiches julio-claudiennes". |
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| 21 Août 2002 |
| Wilfrid a écrit : |
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| Connaîtrais-tu
un lien vers un site parlant des différents
empereurs d'Orient (après Théodose)
et ce jusqu'à la chute de l'empire romain d'orient.
Pour info un site intéressant
concernant les différentes thèses autour
de l'existence de Jésus :
- Cercle Zététique
- Jésus, info ou intox ? : Clic
!
Que penses-tu de ce qui est dit
dans cet argumentaire ? |
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| RÉPONSE : |
| |
| Pour les empereurs d'Orient, je ne connais
guère que l'excellent site "De
Imperatoribus romanis" qui fournisse des notices
détaillées à leur sujet (jusqu'à
Constantin XI et la prise de Constantinople par les Turcs).
À mon avis, ce site "DIR
- De Imperatoribus romanis" est d'ailleurs le meilleur
site sur les empereurs romains (le mien compris) existant
sur le Net
Mais c'est en Anglais !
J'avais déjà eu l'occasion de parcourir
la page du "Cercle Zététique" consacrée
à Jésus. Évidemment, même
si sa position personnelle n'est pas clairement étable,
l'auteur de cette page reprend surtout les arguments de
la "thèse mythiste" ("Jésus n'a pas existé
; ce n'est qu'un mythe au même titre que Mithra
ou Apollon"). Quant à moi, si je devais me
"positionner" en fonction des "thèses" définies
dans cette page, je dirais que je suis plutôt un
partisan de la "thèse cryptique" ("Jésus
a existé, mais il n'a pas du tout été
l'homme représenté par les évangélistes,
ayant plutôt a été un révolutionnaire,
un Juif millénariste, un sicaire, un zélote
etc.").
Cela dit, j'ai déjà eu l'occasion, au détour
de mails échangés avec d'autres sympathiques
internautes, de préciser quelque peu mon point
de vue sur la question très controversée
de l'historicité de Jésus. Si cela t'intéresse,
voici les liens qui mènent à ces courriers
: Clic
!, Clic
! , Clic
! et Clic
!.
Le sujet n'est pas simple
D'autant plus que les
thèses soi-disant "historiques" sur l'existence
ou non de Jésus ne sont le plus souvent que le
reflet d'opinions philosophiques. En effet, finalement,
les seuls textes qui permettent d'appréhender le
Jésus historique (ou le "mythe Jésus") sont
les quatre Évangiles ; et comme ces textes sont
complexes, et même parfois contradictoires parce
que composites, élaborés selon des "traditions"
souvent antagonistes, chaque "spécialiste" peut
sans peine y trouver des arguments pour étayer
sa propre thèse, quelle qu'elle soit !
J'ajouterais cependant encore ceci : si Jésus
n'est qu'un mythe, alors je comprends vraiment mal pourquoi
les "mythificateurs" (ou les "mystificateurs", si tu préfères)
chrétiens des Ier et IIe siècles choisirent
de faire mourir ce "Jésus mythique" sur une croix,
comme un vulgaire esclave ou comme un dangereux rebelle
contre Rome. Cette mort, jugée infamante, n'était
certes pas de nature à favoriser la propagation
de la nouvelle religion : les Juifs rigolaient doucement
dans leurs barbes de ce Messie qui ne faisait rien d'autre
que de mourir cloué à un gibet tel un vulgaire
malandrin au lieu de libérer Israël du joug
romain, tandis que le supplice légal de Jésus
("un agitateur juif crucifié sous Tibère
par Ponce Pilate") rendait les autorités romaines
plus soupçonneuses que jamais à l'égard
des fidèles de ce maître fort suspect de
ne pas porter Rome dans son coeur ! Bref, colporter une
telle anecdote, c'était un "anti-mythe" pire que
Vapona (excuse le jeu de mot douteux). Donc, si la crucifixion
de Jésus a subsisté alors qu'elle ne pouvait
qu'embarrasser les premiers prédicateurs chrétiens,
c'est qu'il s'agissait d'un fait établi, connu
de tous, avéré
donc réel, historiquement
fondé. Et, naturellement, si un certain Jésus
a été crucifié, c'est qu'il s'agissait
d'un homme, pas d'un mythe ! |
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| Wilfrid réécrit : |
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| Merci pour ta réponse
très complète.
Encore quelques questions !
1.
Tu parles sur ton site d'une "Histoire du christianisme"
sur laquelle tu serais en train de travailler. Ce document
est-il consultable ? Sinon as-tu des liens (que
tu estimes intéressants
et objectifs bien
sûr)
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| RÉPONSE : |
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| Mon "Histoire du Christianisme" qui se résume,
en fait, à des notices biographiques des premiers
papes, ni n'est ni publiée ni d'ailleurs publiable
: outre le fait qu'elle est très largement inachevée,
le style que j'avais adopté, à la fois trop
savant pour un amateur et trop polémique pour un
historien, rend cet ouvrage un peu bancal. Cependant,
certains extraits (résumés et adaptés)
figurent dans ce site "Empereurs
romains". Pour le reste, je pense de plus en plus
sérieusement - histoire sans doute d'ajouter quelques
fagots au bûcher de mon autodafé ! -, à
"publier" ce texte sur le Net après en avoir "unifié"
le style. Mais, j'aimerais d'abord encore compléter,
rendre plus pertinentes, bref améliorer certaines
notices d'empereurs, ce qui me permettrait, du même
coup, d'étoffer quelque peu mes connaissances sur
l'Empire romain, que j'estime encore souvent trop lacunaires.
À ma connaissance, je ne pense pas qu'il existe
de sites (en Français et "objectifs" de
surcroît - vaste programme !) sur l'histoire
du christianisme, mais voici cependant quelques liens
qui pourraient peut-être t'intéresser :
- Historel - Histoire des religions : Clic
!
- Les Catacombes de Rome : Clic
! - Un excellent site, même si je ne suis
pas toujours d'accord avec tout !
- History Popes (en anglais) : Clic
!
- L'Année de la naissance du Christ : Clic
!
- Les Juifs d'Alexandrie, jusqu'à la révolte
sous Trajan : Clic
!
- Études et documents sur Julien, Celse, etc
: Clic
!
- Et naturellement, le must (mais en Anglais) : La Catholic
Encyclopedia (1913) : Clic
! - Je me demande toujours pourquoi il n'existe
rien de comparable sur le Net français !
Pas plus d'ailleurs qu'on ne trouve aucune traduction
française des textes des Pères de l'Église
qui foisonnent pourtant en Anglais : Clic
! ou Clic
!, par exemple.
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2.
Quid de la thèse de la résurrection de
Jésus ? Serait-il mort sur la croix ou aurait-il
survécu à ses blessures et se serait réfugié
ailleurs dans l'empire ? Quel est ton avis (subjectif
forcément) sur ce sujet au travers des (maigres)
éléments dont nous disposons ? |
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| RÉPONSE : |
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| Puisque la Résurrection
de Jésus constitue un dogme de la religion
catholique, on est tenu d'y croire, mais pas nécessairement
de la comprendre
Cela dit, il faut rendre
justice aux Évangiles canoniques : dans ces
textes, cette fameuse résurrection du Christ,
cette base de la Foi chrétienne (saint Paul
le disait déjà), est relatée
avec une économie de moyens et une absence
"d'effets spéciaux" qui rendrait presque
banal ce phénomène inouï. En
gros, les Saintes Femmes se rendent au Saint Sépulcre
pour effectuer la toilette funéraire de Jésus
(après trois jours, quel dévouement
!), elles trouvent la pierre du tombeau roulée
et, dans ledit tombeau ouvert à tous vents,
une paire d'anges lumineux qui leur disent, tout
benoîtement : "Si vous cherchez Jésus,
il n'est plus là. Il est ressuscité
et il vous précède en Galilée".
Dans l'Évangile de Jean, Jésus lui-même
apparaît ensuite à Marie Madeleine,
mais celle-ci a bien du mal à le reconnaître
; elle croit qu'elle a affaire au jardinier (?)
et ce n'est que quand "l'apparition" l'appelle par
son nom que "son franc tombe" ! Par la suite, Jésus
ressuscité apparaîtra encore à
diverses personnes (disciples, apôtres) qui
auront toujours autant de difficultés à
le reconnaître. On remarquera aussi que Jésus
ressuscité ne se montra qu'à ses fidèles
; jamais à ses bourreaux ni même à
des Juifs sceptiques ! ("Cet étrange sauveur
ne se manifesta qu'aux membres de sa secte et à
quelques femmelettes" ironisera déjà
Celse, un philosophe païen de la fin du IIe
siècle). |
|
Comme tu le vois, il y a de quoi être perplexe.
L'affaire n'est pas claire
et c'est le moins que
l'on puisse dire ! Mais ce que tu me demandes précisément,
c'est ce que moi, avec mon objectivité accoutumée
(là, je sens poindre de l'ironie), je pense de
tout cela
Ben, à vrai dire, je suis un peu comme tout le
monde : j'ai des doutes
Pour commencer, je ne sais pas trop ce que les Anciens
(et en particulier les anciens Juifs) entendaient par
"Résurrection". J'ai entendu dire que le terme
employé dans les Évangiles pour désigner
ce phénomène était, tout bonnement,
dérivé du verbe "relever" (comme "relever
un mur"). Jésus "ressuscité" ne serait donc
que Jésus "remis sur pieds", "rétabli",
sans pour autant être "ressuscité des Morts".
En outre, les Évangiles rapportent que le Tétrarque
Hérode Antipas répugnait à s'en prendre
à Jésus parce qu'il le prenait pour Jean-Baptiste
"ressuscité" : "Ce Jésus, c'est
Jean que j'ai fait décapiter et qui est ressuscité !",
s'explique-t-il (Marc 6 : 16). Jean-Baptiste ressuscité
en Jésus ? Que veut dire cela ? En tout cas, ce
qui me semble évident, c'est que le Tétrarque
ne croyait pas que Jésus avait subitement pris
l'apparence physique de Jean-Baptiste et se promenait
désormais de par le pays, tenant sa tête
coupée entre ses saintes mains, comme plus tard
saint Didier devant les murs de Langres. Mais alors, que
diable voulait dire cet Hérode ?
Ensuite, les circonstances de la mort de Jésus
donnent à penser que, si le préfet romain
Pilate avait voulu que Jésus survive à sa
crucifixion, il ne s'y serait pas pris autrement. Je n'entrerai
pas dans les détails (et d'ailleurs, on ne connaît
pas grand-chose du déroulement "classique" d'une
crucifixion romaine), mais, parmi d'autres anomalies possibles,
une chose me paraît particulière bizarre
: pourquoi Pilate fit-il crucifier Jésus précisément
la veille de la Pâque juive alors qu'il fallait
parfois plusieurs jours au crucifié pour succomber
à cet horrible supplice et alors que, sous peine
de souiller la plus grande fête juive, Jésus
ne pourrait rester en croix que jusqu'au coucher du soleil
(et en mars-avril, le soleil se couche tôt à
Jérusalem) ? En fait, Pilate, adoptant l'adage
que "le travail bien fait demande du temps", aurait tout
aussi bien pu attendre le lendemain de la Pâque
pour crucifier Jésus ; son supplice aurait aussi
"exemplaire" et aurait certainement eu plus de chance
de "réussir"
mais il ne l'a pas fait. Pourquoi
?
Ajoute à cela qu'il ne me paraît pas impossible
que l'empereur Tibère
ait pensé à Jésus pour remplacer
la dynastie des Hérode (voir ici : Clic
!) et que Pilate ait reçu des instructions
afin de protéger le "Messie" de ses puissants ennemis
(voir ici : Clic
!), et tu comprendras que je ne pense pas qu'il
faille nécessairement être un adepte de l'ésotérisme
échevelé pour estimer qu'on puisse envisager
que, sans obligatoirement "ressusciter des morts", Jésus
ait survécu à la crucifixion et ait encore
vécu quelque temps après son supplice. Où
? Personne ne pourra jamais vraiment le dire
Je
crois que certains l'ont fait mourir à Massada,
la dernière forteresse zélote. D'autres
l'ont vu fumer des joints sur la route de Katmandou, ou
encore discuter le bout de bouddhisme avec le Dalaï-lama.
Moi, sans plus de preuve concrète, je préfère
l'imaginer boire le bon vin du Languedoc-Roussillon entre
l'élaboration de plans fumeux d'insurrection générale
juive
Pourquoi ? Un peu pour aguicher les mordus
du mystère de Rennes-le-Château ("IL est
là mort", disent les mystérieux manuscrits
trouvés dans ce non moins mystérieux village
- voir ici : Clic
!), mais surtout parce que de persistantes (et
peut-être fort anciennes) traditions évoquent
l'exil de la "Sainte Famille" dans le Sud de la France.
Je crains bien qu'une fois de plus, je ne me sois laissé
emporter par le sujet. Il y aurait sans doute encore beaucoup
de chose à dire, mais cela deviendrait sans doute
un peu indigeste. |
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| 21 Août 2002 |
| Jean-Luc a écrit : |
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| Il semblerait que Romulus
Augustule ait vécu assez longtemps en Campanie
avec sa mère Barbaria dans la maison de Lucullus
et qu'il ait transformé cette dernière en
monastère dédié à Saint Séverin.
Il serait mort au VIe siècle. A-t-il assisté
à la reconquête de l'Italie par les Byzantins
? Avez-vous des précisions à ce sujet ?
Julius Nepos se serait enfui,
après sa déposition par Oreste, à
Split dans le palais de Dioclétien. Voulant assassiner
ses courtisans en 480, il aurait été tué
par ceux-ci. En savez-vous davantage ? |
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| RÉPONSE : |
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| Empereur fantoche, Romulus
Augustule disparaît presque complètement
de l'Histoire après son abdication. Il aurait effectivement
occupé la Villa de Lucullus en Campanie (près
de Naples). Dans les années 480-490, l'ex-empereur,
assisté d'une noble dame nommée Barbaria
(peut-être sa mère) aurait d'ailleurs fondé
à cet endroit un monastère destiné
à abriter les reliques de saint Séverin.
Après avoir obtenu son abdication, Odoacre aurait
assuré à Romulus
Augustule un revenu de 6000 pièces d'or. Il
est possible qu'après la mort d'Odoacre (493),
l'ancien empereur ait renégocié cette rente
avec Théodoric le Grand, le successeur (et meurtrier)
d'Odoacre.
Si j'en crois encore le site "DIR
- De Imperatoribus romanis" (Clic!),
Romulus serait peut-être mort à l'époque
de la reconquête de l'Italie par l'armée
de Justinien (à partir de 536). Toutefois, quand
il relata l'expédition italienne de Bélisaire
(le général chargé par Justinien
de la reconquête des anciennes provinces impériales),
l'historien byzantin Procope ne fit aucune allusion à
l'ancien empereur d'Occident. Sa survie à cette
époque n'est donc que conjecturale
Pour ajouter mon grain de sel à ce tissu de supputations,
j'aurais quant à moi plutôt tendance à
penser que, si le dernier empereur vivait encore vers
525 et s'il avait encore quelque importance politique
à cette époque (ce qui fait déjà
beaucoup de "si"), alors Romulus
Augustule a sans doute été exécuté
sur ordre de Théodoric. En effet, dans ces années-là,
le roi ostrogoth d'Italie (qui était aussi un hérétique
arien), dut faire face à une violente réaction
catholique et romaine, soutenue par à la fois par
Byzance, par l'église catholique et par le royaume
des Francs. Si, pour son malheur, le pauvre Romulus Augustule
embrassa effectivement le parti des opposants au "parti
barbare" (ou s'il leur servit d'icône), nul doute
que sa vie ne tint qu'à un fil. Dans ce cas, son
sort dut être semblable à celui du courageux
(mais verbeux) philosophe Boèce que le grand (mais
inflexible) Théodoric fit exécuter.
| En ce qui concerne les derniers jours
de Julius Nepos, j'ai bien peur qu'on ne
sache pas grand-chose de plus que ce qui est relaté
dans la notice que je lui ai consacrée (Clic
!). Tout au plus peut-on supputer qu'après
l'abdication de Romulus
Augustule, notre Julius, réfugié
dans son fief de Salone (Dalmatie), tenta de faire
valoir ses droits sur l'Italie. En effet, Augustule
n'ayant finalement jamais été qu'un
vil usurpateur, notre Nepos n'était-il pas
le très légitime empereur titulaire
d'Occident, le seul reconnu par l'empereur d'Orient
? Mais hélas, les temps avaient changé
: tout compté, tout rabattu, puisque le nouveau
maître de l'Italie admettait sa vassalité
(même très symbolique) envers Byzance,
l'empereur d'Orient Zénon préférait
encore reconnaître le pouvoir d'un chef barbare
comme Odoacre. Mieux valait en effet avoir affaire
à un "employé" que l'on pouvait légitimement
révoquer (même si le dire était
plus facile que de le faire) plutôt qu'à
un "collègue" comme Julius Nepos, qui, certes,
ne serait qu'un jamais qu'un fantoche, mais qui
pourrait, le cas échéant, donner une
couleur de légalité aux entreprises
du chef barbare contre l'Orient. Selon cette nouvelle
orientation politique, nécessairement pragmatique
parce qu'adaptée à la faiblesse militaire
de Byzance, les prétentions de Julius
Nepos sur l'Italie ne pouvaient qu'embarrasser
l'Empire d'Orient qui, faute de moyens militaires,
ne pouvait en aucun cas les soutenir et risquer
de mécontenter le puissant Odoacre. Le mieux
était donc que l'ancien empereur d'Occident
disparaisse au plus vite
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L'assassinat de Julius
Nepos est donc probable, même s'il n'est pas
historiquement avéré. On parla d'un empoisonnement
des uvres de Glycerius,
son prédécesseur à l'empire
mais cela non plus n'est pas certain. En fait Nepos peut
tout aussi avoir été tué par les
nobles mécontents (et soudoyés par Byzance)
ou encore être mort paisiblement dans son lit, des
suites, par exemple, d'une fièvre contractée
alors qu'il séjournait à Ravenne, ville
entourée de marais pestilentiels
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