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Sommaire Avril 2002 :
- 1er Avril :
- Maurice, le saint noir, un documentaire de Serge
Bilé : : Clic !
- 1er Avril :
- Que signifie l'aigle posée sur un globe figurant
sur certaines monnaies ? : Clic
!
- Les Romains savaient-ils que la terre est ronde ? :
Clic !
- 1er Avril :
- Encore quelques reflexions sur la technologie et sur
l'économie de l'Antiquité romaine : Clic !
- 3 Avril :
- Le "sacre" d'Avitus à Beaucaire : des fastes
et des jeux du cirque ? : Clic !
- Quelques liens sur les jeux de l'amphithéâtre
(et du cirque) : Clic !
- 4 Avril :
- HELP ! Une statue d'empereur (?) à identifier : Clic !
- 5 Avril :
- Jules César dans une liste d'empereurs romains,
est-ce bien normal ? : Clic !
- 7 Avril :
- 7 Avril :
- Quelques infos sur l'Arc de Triomphe d'Orange : Clic !
- 10 Avril :
- 13 Avril :
- Quelques infos sur Antinoüs, le favori d'Hadrien
: Clic !
PAGE
SUIVANTE
- 14 Avril :
- 16 Avril :
- Octave Auguste et le titre d'Imperator : Clic !
- 16 Avril :
- Pourquoi tant malmener les historiens antiques, en particulier
Suétone et Tacite ? : Clic !
- 17 Avril :
- Des lycéens de Ribeauvillé créent
une BD sur le règne de Néron et recherchent
des infos très précises : Clic !
- Où Néron résidait-il avant le grand
incendie : Clic !
- À combien peut-on estimer le prix d'une conscience
à l'époque de Néron : Clic !
- An 2000, L'Odyssée du futur, un film réalisé
par ces lycéens de Ribeauvillé : Clic !
- 19 Avril :
- Un beau livre : Les Flambeaux de Rome de Daniel
Panneciere : Clic !
- 21 Avril :
- Quelques liens sur le théâtre romain : Clic !
- 26 Avril :
- Quelques fort intéressantes questions concernant
les hérésies des premiers siècles
et leur répression : Clic !
- Les hérésies chrétiennes ne
sont-elles que des "déviances dogmatiques" ? : Clic !
- Pourquoi Dioclétien persécuta-t-il
les Manichéens avant de s'attaquer aux Chrétiens ? : Clic !
- L'édit de Constantin contre les Donatistes
constitue-t-il la première ingérence
du "bras séculier" romain dans les affaires
religieuses chrétiennes ? : Clic !
- Les troubles entre Chrétiens rigoristes et
laxistes au sujet des lapsi furent-ils réellement
sanglants ? : Clic !
- Priscillien d'Avila fut-il condamné pour
hérésie ou pour sorcellerie ? : Clic !
- Quelques indications sur les sources historiques utilisées
pour ces questions : Clic !
- La page 2000
ans d'hérésie du site Synaptic : Clic !
- 28 Avril :
- Où trouver des infos sur l'Algérie à
l'époque romaine : Clic !
RECHERCHE
DANS LE SITE
"EMPEREURS ROMAINS"
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| 1er Avril 2002 |
| Serge
Bilé a écrit : |
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| Juste pour vous informer
que mon documentaire sur saint Maurice (Maurice,
le saint noir) est fin prêt.
Il sera disponible sur mon site http://www.serge-bile.com
d'ici une dizaine de jours.
NOTE
:
Sur saint Maurice et la légion
thébaine,
voir ici : Clic
! et Clic
!.
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| 1er Avril 2002 |
| Jean-Michel
a écrit : |
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| Je continue régulièrement
à lire votre courrier des lecteurs et me permets
de vous interroger sur un sujet numismatique, même
si vous le précisez n'etes pas numismate.
Sur le revers de nombreuses pièces,
on retrouve des divinités tenant dans la main un
globe, sur un as de Vespasien récemment acheté
c'est un aigle qui tient dans ses serres un globe. Cela
m'interroge
Quelle est la signification du globe
chez les romains ? L'aigle romaine sur le globe, fait
immédiatement penser a Rome dominant le monde,
mais nous sommes loin de Galilée
Sur un tout autre sujet, un de
vos lecteurs conseillait les BD Muréna, époque
de Claude et de Néron, je me les suis offertes,
et vous confirme leur intérêt et le respect
historique. |
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| RÉPONSE : |
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| Vous avez vu juste ! Si j'en crois le
site cbg:fr (Clic
!), l'aigle romaine posée sur le globe
terrestre représente la stabilité de
l'Empire et sa domination sur le monde, hégémonie
symbolisée par l'oiseau aux ailes déployées.
Quant au fait que les Romains n'ignoraient pas la sphéricité
de la terre, il n'y a pas lieu de s'en étonner
: les Grecs la connaissaient depuis des siècles
! Ératosthène (vers 284 -192 av J.-C.) en
avait même mesuré la circonférence
à 80 km près !
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D'ailleurs, si les Romains appelaient
notre bonne vieille Terre Orbis terrae, c'est
bien qu'ils la considéraient comme quelque
de chose de rond !
Et si, plus tard, Galilée eut des problèmes
avec l'Inquisition, ce n'est pas parce qu'il prétendait
que la Terre était ronde - cela, l'Église
avait bien dû se résoudre à
l'admettre, surtout depuis qu'au début du
XVIe siècle, le navigateur Magellan avait
fait le tour complet du globe - mais parce qu'il
avait défendu le système de Copernic
qui prétendait, ô hérésie
infâme, que la Terre n'était pas au
centre de l'univers et que c'était elle qui
tournait autour du soleil, et non l'inverse. Or,
dans ces conditions, comment Josué aurait-il
pu arrêter le soleil pour gagner la bataille
de Gabaon, ainsi que l'affirmait la Très
Sainte Bible (livre de Josué, 10 :
12) ? Ce malotru de Galilée sous-entendait
donc perfidement que les Saintes Écritures
disaient d'énormes bêtises, ce qui,
avouez-le, ne pouvait plaire à notre Mère
la Sainte Église !
Si vous souhaitez en savoir plus long sur la conception
du monde dans l'Antiquité, je vous recommande
d'aller jeter un coup d'il sur le site worldonline.be/~mairesse.qui
vous en dira bien plus (et bien mieux) que je ne
pourrais le faire.
PS : Et bien, figurez-vous que je n'ai pas encore
lu les BD de Muréna. Il faudra décidément
que je comble cette lacune un de ces jours. |
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| 1er Avril 2002 |
| Jean-Yves a écrit
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| J'ai toujours été
fasciné par le monde antique Gréco romain
depuis cette enfance que l'on qualifie parfois de tendre.
Mais quelque chose me tracasse malgré tout. Comment
expliquer que les progrès scientifiques réalisés
au cours de cette période furent si faibles,
malgré l'abondance de théoriciens et de
philosophes à certaines époques. Pourquoi
le tissu industriel ne s'est-il pas développé
? la faute à l'esclavage ? la faute à
la difficulté des transports ? Qu'en était-il
de l'enseignement et de la pratique des sciences sous
la Rome antique ? L'homme antique n'était-il
pas un expérimentateur ? |
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| RÉPONSE : |
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| La technologie antique est-elle comparable
à celle du XVIIIe siècle ?
Peut-on réellement parler de recherche scientifique
dans l'Antiquité ?
Pourquoi n'y eut-il pas d'industrialisation ?
La technologie antique était-elle réellement
aussi avancée que certains le prétendent
?
Ce sont là des questions qui ont déjà
abordées à de multiples reprises dans les
pages "Courrier" de mon site. (voir : Clic
! (ou vous trouverez également de
quelques liens sur l'économie de l'Empire romain),
Clic
!, Clic
! et Clic
!.
Évidemment, le sujet n'est pas épuisé.
Reste que j'ai quand même comme la vague impression
que, bien que la civilisation gréco-romaine fût
très "brillante", d'aucuns (dont parfois je fais
peut-être partie) ont une légère tendance
à surestimer la technologie antique. Attention
! je ne nie pas l'existence de véritables génies
des sciences et des techniques, mais j'ai comme l'impression
que certaines de leurs intuitions ou inventions restèrent
partiellement inexploitées. Dans les pages mentionnées
ci-dessus, j'évoque l'éolipyle d'Héron,
mais il y eut sûrement d'autres "gadgets" du même
genre qui furent oubliés et pourrirent dans les
"réserves" du Musée d'Alexandrie. Par exemple,
on ne sait pas trop comment fonctionnait la gigantesque
"tenaille" inventée par Archimède et qui,
hissée sur les remparts d'une ville assiégée,
permettait de happer de galères et de les démanteler
; et ses miroirs incendiaires, fable, exagération
ou réalité ?
À mon avis (mais je suis loin d'être un
spécialiste de la question), après une véritable
efflorescence de la "recherche appliquée" dans
le courant des IIIe et IIe siècles J.-C., l'âge
d'or du Musée d'Alexandrie, les érudits
hellénistiques estimèrent, d'une part qu'ils
ne parviendraient jamais à égaler leurs
géniaux prédécesseurs, et d'autre
part qu'il ne restait plus rien à inventer. Ils
se contentèrent donc de recopier ce qui les intéressait
(c'est-à-dire, sans doute, assez peu de chose)
en oubliant les (très nombreux) trésors
scientifiques qu'ils ne pouvaient plus comprendre.
Puis vinrent les Romains qui "recueillirent l'héritage
grec", comme on a coutume de dire. Certes ! Mais, que
soit en Grèce ou ailleurs, ces conquérants
matérialistes recueillirent surtout les découvertes
immédiatement exploitables, et qu'ils ne se privèrent
pas de perfectionner : comment construire une route solide
et bien droite, comment forger des glaives solides, comment
édifier un aqueduc qui résiste des siècles,
etc
Mais de "recherche fondamentale", point !
Il ne faut pas non plus perdre de vue que les sociétés
antiques (et la société romaine en particulier)
était profondément traditionaliste. Le respect
du passé devait étouffer bien des initiatives
créatrices. Par exemple, (mais cela n'a rien à
voir avec les sciences), les historiens du Bas-Empire
évoquaient toujours avec nostalgie les institutions
de la Rome républicaines, alors qu'elles avaient
été abolies depuis plus de quatre siècles
! Vous pouvez dès lors imaginer comment devait
réagir un "technicien" de l'Antiquité romaine
quand il était confronté à un problème
inédit. "Il n'y a plus d'Archimède de
nos jours. Le moule est cassé !" se plaignait-il
in petto, puis il retroussait ses manches et adaptait,
vaille que vaille, à la situation nouvelle une
recette éprouvée. Ça passait
ou ça cassait !
Et puis (j'y reviens une fois de plus, mais que voulez-vous,
à l'époque où je faisais mes études,
le matérialisme historique faisait des ravages,
même chez les "bons" Pères jésuites
à qui je dois mes maigres connaissances en méthodologie
de l'histoire), outre ces limites intellectuelles, comment
aurait-il été possible de construire une
civilisation technologique et (pré-)industrielle
dans une économie presqu'exclusivement "de subsistance"
? Les techniques agricoles étaient si dérisoires
(pas de charrue, pas de collier d'épaule pour la
traction animale) que l'agriculture n'était réellement
productive que dans les régions très fertiles
(Égypte, Afrique du Nord). Ailleurs, c'est-à-dire
dans la majorité des provinces de l'Empire, les
rendements étaient si faibles que l'agriculture
suffisait à peine à nourrir la population
locale. Ajoutez à cela une mortalité (infantile
ou autre) effrayante, et vous comprendrez qu'il était
difficile, voire impossible, d'utiliser une partie de
la main d'uvre disponible à d'autres travaux
que ceux strictement indispensables à la survie
! Sans oublier l'état de guerre permanent (car
la "Paix romaine" est, en grande partie, un mythe). Or,
l'armée fut toujours une grande mangeuse de blé
et d'hommes
Il est difficile de demander à des hommes qui
luttent quotidiennement pour leur survie de produire du
superflu commercialisable. Il est difficile de demander
à une société fragile, à la
merci d'une mauvaise récolte, de s'investir dans
des projets à long terme !
Dans cette optique, technologie limitée et économie
fragile, l'éclat de la civilisation gréco-romaine
relève du miracle
Mais les ors et les fastes
n'étaient pas à la portée de tous
: les "laissés pour compte" (comme on dit aujourd'hui)
constituaient la majorité de la population. Les
brillantes cités grouillaient de mendiants, et,
dans les campagnes, les "crève-la-faim" crevaient
effectivement de faim une année sur cinq, sur dix
ou sur vingt
L'Empire romain, malgré son prestige, serait considéré
aujourd'hui comme un "pays en voie de développement",
voire "sous-développé" !
Oups ! Il semblerait que je me sois encore laissé
entraîner outre mesure. Mille excuses si j'ai abusé
de votre patience avec ces idées quelque peu "bateau". |
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| 3 Avril 2002 |
| Audrey
a écrit : |
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| C'est moi qui vous ai écrit
il y a peu pour vous demander des infos sur Avitus, l'empereur
sacré à Beaucaire. (Clic
!)
Vous m'avez rapidement et excellemment
répondu avec précision et je vous en remercie.
Nous travaillons aujourd'hui à
une reconstitution autour de cet avènement à
Beaucaire même : Mise en place d'un défilé
dans la ville et organisation de jeux du cirque en l'honneur
de ce sacre.
Nous voulons accompagner ce "spectacle"
d'une voix off qui guidera et informera le public
au fur et à mesure du déroulement du spectacle.
Aussi, j'aurai besoin de connaître quelques formules
consacrées concernant le sacre de l'empereur et
aussi les jeux du cirque. |
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| RÉPONSE : |
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Au risque de vous décevoir
quelque peu, j'ai bien peur qu'il vous faille faire
preuve d'imagination si vous voulez donner du lustre
à la reconstitution que vous envisagez, car
les Romains ne connaissaient pas la cérémonie
du sacre. En général (et certainement
à l'époque tardive de votre cher Avitus),
l'acclamation par des soldats (révoltés
ou non) suffisait à créer un empereur
très légitime. J'ai d'ailleurs déjà
évoqué cette question dans une correspondance
avec un autre sympathique internaute (Clic
!). Dans ce courrier, vous pourrez également
lire que le cas d'Avitus n'a rien d'exceptionnel
: une petite centaine d'années avant son
"couronnement", Julien
l'Apostat avait été porté
au trône à Paris dans d'une manière
aussi peu formelle (Clic
!).
Le petit texte de Sidoine Apollinaire, cité
dans le mail que je vous ai adressé précédemment
(Clic
!), met d'ailleurs bien en évidence
la simplicité de la cérémonie
qui permit à Avitus
d'accéder au trône impérial
romain : les soldats germains, rassemblés
autour d'un monticule, acclament ce pauvre Avitus,
tremblant de frousse, et le "couronnent" en lui
posant sur la tête un vieux collier gaulois.
Point de "sacre", point d'onction sacerdotale, point
de serment devant le Sénat, point de beaux
discours ni de nobles paroles ; rien que les hurlements
de soldats germaniques imbibés des bons vins
des Côtes du Rhône ! |
En ce qui concerne les Jeux de l'amphithéâtre
(et du cirque), je ne voudrais pas faire le rabat-joie
de service, mais si ce sont les spectacles de gladiateurs
et autres amusements sanglants qui vous intéressent,
il n'y en avait plus à l'époque d'Avitus.
En effet, vers 400 ap. J.-C., soit un bon demi-siècle
avant l'avènement de votre empereur favori, son
lointain prédécesseur Théodose
le Grand, un fort bon chrétien qui avait horreur
de voir le sang humain couler uniquement pour divertir
le bon peuple (autrement, il n'avait rien contre, que
du contraire !) avait formellement interdit ces joutes
sportives.
En outre, les soldats wisigoths qui acclamèrent
Avitus étaient
eux aussi profondément allergiques aux jeux du
cirque : leurs ancêtres prisonniers de guerre n'avaient
que trop servi aux "menus plaisirs" du peuple romain -
et au menu (tout court) des fauves des arènes !
Cela dit, les jeux sanglants de l'amphithéâtre
et les courses de chevaux du cirque sortent un peu du
cadre strict de mon site, consacré spécifiquement
aux empereurs romains et non à la "Vie quotidienne"
dans l'Antiquité romaine. Cependant, vous trouverez
ci-dessous quelques sites (parmi bien d'autres) où
vous pourrez sans doute puiser des renseignements intéressants
sur les jeux de l'arène :
(Liste vérifiée
et complétée le 8 août 2005)
- Site "Divertissements à Rome" de
J. Honoré : Clic
!
- Site Noces gallicanae - Munera gladiatoriae : Clic
!
- ac-orleans-tours.fr - Les Jeux de l'Amphithéâtre
: Clic
!
- Mémo, le site de l'Histoire - les combats de
gladiateurs : Clic
!
- Cliosoft, l'Histoire en ligne - Gladiateurs et jeux
du cirque : Clic
!
- Site dupainetdesjeux.ifrance.com - Les gladiateurs,
ou le triomphe du sport de masse : Clic
!
- Les gladiateurs et le Colisée : Clic
!
- Karl Claerhout - Les gladiateurs romains : Clic
!
- geocities.com/Paris/Maison - Gladiateur : Clic
!
- perso.wanadoo.fr/gladiator-the-site - Les Jeux du
cirque : Clic
!
- culture.fr/culture - Le cirque : Clic
!
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| 4 Avril 2002 |
| Guillermo
a écrit : |
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Disculpe
que no escriba en francés, pero sólo
puede leerlo, no escribirlo decentemente.
(
)
Estoy buscando una
persona, que creo puede ser un retrato imperial.
Le mando la foto, y si puede comentar algo,
se lo agradeceré.
TRADUCTION :
Veuillez m'excuser si je n'écris
pas en français. Je puis seulement
lire cette langue, non l'écrire correctement.
(
)
Je recherche l'identité
de cette personne dont je vous
adresse la photo. Je pense qu'il s'agit
d'un portrait impérial. Si vous disposiez
de l'une ou l'autre information à
ce sujet, je vous en serais reconnaissant.
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| RÉPONSE :
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Je crains que l'identification de cette
belle sculpture antique ne dépasse mes modestes
compétences. Cependant, si du moins vous n'y voyez
pas d'objection, je me propose de publier cette photo
dans la section "Courrier" de mon site. Je ne manquerai
pas de vous transmettre les informations qui me parviendraient
éventuellement.
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RÉACTION
DE MICHEL (Webmaster site Archeobel)
J'ai fait quelques recherches,
mais qui, malheureusement, n'ont abouti a rien,
à part que je ne crois pas en l'effigie d'un
empereur mais plutôt a un de ces personnages
notoires de l'histoire romaine dont je ne connais
certainement pas les faciès de tous.
C'est d'ailleurs sujet à
fortes discussions parmi les éminents professeurs
mêmes, car tous les bustes n'ont pas été
faits suivant le modèle vivant du personnage.
Certains ont été faits suite à
des copies de bustes et, comme parfois les personnages
se suivaient à une certaine cadence (!),
j'ai l'impression que certains scribes et sculpteurs
de l'époque y ont aussi perdu leur latin.
Ce phénomène se rencontre très
souvent sur les pièces de monnaie romaines
où les reproductions des bustes d'empereurs
diffèrent pas mal pour un seul bonhomme.
Je crois et d'ailleurs un collègue, à
qui j'ai fait voir cette photo, me le confirme que
cette histoire de bustes est souvent un casse-tête
chinois
pour romains ! |
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AUTRE RÉACTION
(Gérald - 11 mai 2003) :
Peut-être un buste de
Gordien III ? : Clic !
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| 5 Avril 2002 |
| Fabrice a écrit
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| J'aurais juste une petite question
concernant la dénomination "empereur".
De ce que je connais, le titre
d'imperator etait donné à un général
romain. Il se trouve que le premier Romain à avoir
rassemblé tous les pouvoirs (et, entre autres,
l'imperium sur les provinces majeures telles que
la Gaule) fut Octavien (Auguste). Ce dernier, auquel avait
été décerné le titre d'imperator,
se disait lui-même défenseur de la République.
De sorte qu'officiellement, la "Res publica" n'est
jamais morte
Bref, la notion d'"empereur", telle
que nous la connaissons, n'etait pas du tout a l'ordre
du jour à l'époque d'Auguste. Celui-ci a
tout simplement réalisé ce que César
n'a pas pu faire avant lui (ou n'a pas eu le temps de
faire), a savoir, réunir tous les pouvoirs sur
un seul homme, et ceci, sans mettre à mal la notion
de république. Le problème de la succession
étant résolu en désignant son successeur
de son vivant.
Ce n'est pas la royauté
(notion haie par les Romains depuis les Tarquins) puisque
la succession n'est pas automatique et héréditaire.
Bref, j'en reviens à ma
question. Pourquoi César est-il dans votre liste
des "empereurs" romains ? |
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| RÉPONSE : |
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D'autres visiteurs que vous se sont
déjà étonnés (ou indignés,
ou horrifiés) de la présence du
grand Jules
César sur ma liste d'"empereurs
romains". (par exemple : Clic
! et Clic
!).
Cela n'empêche que vous parlez d'or : ni
le grand Jules,
ni Auguste,
ni d'ailleurs aucun souverain romain (du moins jusqu'à
Constantin)
ne furent à proprement parler des "empereurs"
Mais au fait, qu'est-ce réellement qu'un
"empereur" ? Et c'est justement là qu'est
le hic !
Par simple curiosité, j'ai été
voir dans mon vieux dico et voici ce que j'ai lu
: "EMPEREUR, n. m. 1. Depuis Charlemagne, chef
de l'Empire romain d'Occident, su Saint Empire romain
germanique. 2. Depuis Auguste, Titre du détenteur
du pouvoir suprême dans l'Empire romain. 3.
Chef souverain de certains états".
Le "Robert" ne donne donc pas de définition
exacte, explicite et concrète, des pouvoirs
réservés aux "empereurs", qu'ils soient
de Rome ou d'ailleurs. Ce qu'il dit seulement, le
dico, c'est qu'on a coutume d'appeler ainsi les
maîtres de Rome à partir d'Auguste.
C'est ainsi, et pas autrement ! Même si César
(mais aussi Marius et Sylla) fut un imperator
ayant l'imperium sur l'ensemble du monde
romain, il ne peut donc, ô paradoxe lexical,
en aucun cas être appelé empereur
!
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Qui suis-je pour contredire une tradition si bien établie
? Bien que je se sache trop pourquoi elle fut établie,
cette tradition, c'est donc bien volontiers que je m'incline
et conviens avec vous qu'Auguste
fut bien le premier vrai "empereur romain".
Mais, pour vous parler franchement, que soit par sympathie
mal placée ou par effet d'une logique quelque peu
tordue, l'insertion de Jules
César dans la liste des empereurs relève
d'un choix personnel. En effet, "oublier" Jules César
en ne lui consacrant pas de notice biographique m'aurait
paru inconcevable ! Ne fut-il pas, à bien des égards,
"le plus grand des Romains" ? Tous les "empereurs
romains" ne se réclamèrent-ils pas de lui
? Il me semble donc que l'histoire impériale de
Rome commence (et, même, d'une certaine façon,
connaît son apogée) avec Jules César,
cet "homme qui voulait être roi" et, finalement,
qui cumula pendant son bref "règne" plus de pouvoirs
"impériaux" que tous les "empereurs romains" qui
lui succédèrent. |
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| 7 Avril 2002 |
| Matthieu a écrit
: |
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| Nous vous invitions
à découvrir L'Histoire
dans tous ses états !, webzine bi-mensuel
d'Histoire qui présente des articles et dossiers
synthétiques et critiques que viennent appuyer
de nombreuses fiches biographiques et documents historiques
en tout genre.
Bonnes lectures !
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| 7 Avril 2002 |
| Françoise
a écrit : |
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| Dans une recherche, on me demande
:
Arcade à trois portes encadrées
de colonnes corinthiennes, élevée par les
Romains pour commémorer la conquête de la
Provence par les légions de César. |
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| RÉPONSE
: |
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Il s'agit de l'Arc de Triomphe
d'Orange.
À l'entrée de la colonie d'Arausio
(= Orange) sur l'ancienne Via agrippa, route
qui reliait Arles à Lyon, cet arc triomphal
fut édifié entre les années
21 et 26 de notre ère en l'honneur
des vétérans de la IIe légion,
anciens légionnaires de César
qui avaient fondé la colonie. Il faut
22 mètres de hauteur, 21 m de largeur
et 5 m de profondeur. Par la taille, c'est
le troisième arc de triomphe romain.
Si ce fort beau monument (l'un des mieux
conservés du genre) vous intéresse,
vous trouverez ci-dessous quelques pages Internet
le concernant (commentaires et photos) :
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| 10 Avril 2002 |
| Jacqueline
a écrit : |
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| J'ai réalisé
un site sur les divertissements dans la
Rome antique.
J'espère que
vous visiterez mon site et qu'éventuellement,
vous me ferez parvenir vos remarques ou suggestions
: Clic
!
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| 13 Avril 2002 |
| Jacques a écrit
: |
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| J'ai trouvé une pièce
que je pense être d Antinoüs le favori
de Trajan ?
As-tu des infos a ce sujet ? |
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| RÉPONSE : |
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| Tu trouveras ci-dessous quelques liens
concernant ce fameux Antinoüs,
ce beau et jeune homme originaire de Bithynie (Nord-Ouest
de la Turquie actuelle) qui fut le favori (ami ? amant
?) de l'empereur Hadrien,
qui se noya (suicide par honte ou par dépit amoureux
? sacrifice ?) dans le Nil en 130 ap. J.-C. et qui fut
placé au rang des dieux par son impérial
amant (ami ?).
Quant à ce soudard de Trajan,
le prédécesseur d'Hadrien, il n'a rien à
voir dans cette belle mais triste histoire, même
s'il ne dédaignait pas les beaux garçons
non plus (son homosexualité paraît même
plus avérée que celle d'Hadrien).
Quelques liens sur Antinoüs lui-même (liste
vérifiée et complétée le 4
mai 2005) :
- Imago Mundi : Antinoos : Clic
!
- Académie de Rennes (Pharouest) - Antinoüs
et sa mort (d'après les "Mémoires d'Hadrien"
de Marguerite Yourcenar) : Clic
!
- Lady Hedgehog's Web - Hadrian and Antinoüs (en
Anglais) : Clic
!
- antinoos.info - Musée virtuel, les portraits
d'Antinoüs : Clic
!
- Wikipedia - les représentations d'Antinoûs
: Clic
!
- eleves.ens.fr/home/mlnguyen - Les statues romaines
d'Antinoüs : Clic
!
Et sur les monnaies à l'effigie d'Antinoüs
:
- wildwinds.com - Coins of Antinoüs : Clic
!
- inumis.com - Henri Cohen, Description des monnaies
frappées sous l'Empire romain - p. 267 : Clic
! et p. 268 : Clic
!
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