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Sommaire Avril 2002 :

  • 1er Avril :
    • Maurice, le saint noir, un documentaire de Serge Bilé : : Clic !
  • 1er Avril :
    • Que signifie l'aigle posée sur un globe figurant sur certaines monnaies ? : Clic !
    • Les Romains savaient-ils que la terre est ronde ? : Clic !
  • 1er Avril :
    • Encore quelques reflexions sur la technologie et sur l'économie de l'Antiquité romaine : Clic !
  • 3 Avril :
    • Le "sacre" d'Avitus à Beaucaire : des fastes et des jeux du cirque ? : Clic !
    • Quelques liens sur les jeux de l'amphithéâtre (et du cirque)  : Clic !
  • 4 Avril :
    • HELP ! Une statue d'empereur (?) à identifier : Clic !
  • 5 Avril :
    • Jules César dans une liste d'empereurs romains, est-ce bien normal ? : Clic !
  • 7 Avril :
  • 7 Avril :
    • Quelques infos sur l'Arc de Triomphe d'Orange : Clic !
  • 10 Avril :
  • 13 Avril :
    • Quelques infos sur Antinoüs, le favori d'Hadrien : Clic !

PAGE SUIVANTE

  • 14 Avril :
  • 16 Avril :
    • Octave Auguste et le titre d'Imperator : Clic ! 
  • 16 Avril :
    • Pourquoi tant malmener les historiens antiques, en particulier Suétone et Tacite ? : Clic !
  • 17 Avril :
    • Des lycéens de Ribeauvillé créent une BD sur le règne de Néron et recherchent des infos très précises : Clic !
    • Où Néron résidait-il avant le grand incendie : Clic !
    • À combien peut-on estimer le prix d'une conscience à l'époque de Néron : Clic !
    • An 2000, L'Odyssée du futur, un film réalisé par ces lycéens de Ribeauvillé : Clic !
  • 19 Avril :
    • Un beau livre : Les Flambeaux de Rome de Daniel Panneciere : Clic !
  • 21 Avril :
    • Quelques liens sur le théâtre romain : Clic !
  • 26 Avril :
    • Quelques fort intéressantes questions concernant les hérésies des premiers siècles et leur répression : Clic !
      • Les hérésies chrétiennes ne sont-elles que des "déviances dogmatiques" ? : Clic !
      • Pourquoi Dioclétien persécuta-t-il les Manichéens avant de s'attaquer aux Chrétiens ? : Clic !
      • L'édit de Constantin contre les Donatistes constitue-t-il la première ingérence du "bras séculier" romain dans les affaires religieuses chrétiennes ? : Clic !
      • Les troubles entre Chrétiens rigoristes et laxistes au sujet des lapsi furent-ils réellement sanglants ? : Clic !
      • Priscillien d'Avila fut-il condamné pour hérésie ou pour sorcellerie ? : Clic !
    • Quelques indications sur les sources historiques utilisées pour ces questions : Clic !
    • La page 2000 ans d'hérésie du site Synaptic : Clic !
  • 28 Avril :
    • Où trouver des infos sur l'Algérie à l'époque romaine : Clic !
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"EMPEREURS ROMAINS"
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1er Avril 2002

Serge Bilé a écrit :

Juste pour vous informer que mon documentaire sur saint Maurice (Maurice, le saint noir) est fin prêt.

Il sera disponible sur mon site http://www.serge-bile.com d'ici une dizaine de jours.

st maurice

 

NOTE :
Sur saint Maurice et la légion thébaine
,
voir ici : Clic ! et Clic !.

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1er Avril 2002

Jean-Michel a écrit :

Je continue régulièrement à lire votre courrier des lecteurs et me permets de vous interroger sur un sujet numismatique, même si vous le précisez n'etes pas numismate.

Sur le revers de nombreuses pièces, on retrouve des divinités tenant dans la main un globe, sur un as de Vespasien récemment acheté c'est un aigle qui tient dans ses serres un globe. Cela m'interroge… Quelle est la signification du globe chez les romains ? L'aigle romaine sur le globe, fait immédiatement penser a Rome dominant le monde, mais nous sommes loin de Galilée

Sur un tout autre sujet, un de vos lecteurs conseillait les BD Muréna, époque de Claude et de Néron, je me les suis offertes, et vous confirme leur intérêt et le respect historique.

RÉPONSE :

Vous avez vu juste ! Si j'en crois le site cbg:fr (Clic !), l'aigle romaine posée sur le globe terrestre représente la stabilité de l'Empire et sa domination sur le monde, hégémonie symbolisée par l'oiseau aux ailes déployées. Quant au fait que les Romains n'ignoraient pas la sphéricité de la terre, il n'y a pas lieu de s'en étonner : les Grecs la connaissaient depuis des siècles ! Ératosthène (vers 284 -192 av J.-C.) en avait même mesuré la circonférence à 80 km près !

revers

D'ailleurs, si les Romains appelaient notre bonne vieille Terre Orbis terrae, c'est bien qu'ils la considéraient comme quelque de chose de rond !

Et si, plus tard, Galilée eut des problèmes avec l'Inquisition, ce n'est pas parce qu'il prétendait que la Terre était ronde - cela, l'Église avait bien dû se résoudre à l'admettre, surtout depuis qu'au début du XVIe siècle, le navigateur Magellan avait fait le tour complet du globe - mais parce qu'il avait défendu le système de Copernic qui prétendait, ô hérésie infâme, que la Terre n'était pas au centre de l'univers et que c'était elle qui tournait autour du soleil, et non l'inverse. Or, dans ces conditions, comment Josué aurait-il pu arrêter le soleil pour gagner la bataille de Gabaon, ainsi que l'affirmait la Très Sainte Bible (livre de Josué, 10 : 12) ? Ce malotru de Galilée sous-entendait donc perfidement que les Saintes Écritures disaient d'énormes bêtises, ce qui, avouez-le, ne pouvait plaire à notre Mère la Sainte Église !

Si vous souhaitez en savoir plus long sur la conception du monde dans l'Antiquité, je vous recommande d'aller jeter un coup d'œil sur le site worldonline.be/~mairesse.qui vous en dira bien plus (et bien mieux) que je ne pourrais le faire.

PS : Et bien, figurez-vous que je n'ai pas encore lu les BD de Muréna. Il faudra décidément que je comble cette lacune un de ces jours.

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1er Avril 2002

Jean-Yves a écrit :

J'ai toujours été fasciné par le monde antique Gréco romain depuis cette enfance que l'on qualifie parfois de tendre. Mais quelque chose me tracasse malgré tout. Comment expliquer que les progrès scientifiques réalisés au cours de cette période furent si faibles, malgré l'abondance de théoriciens et de philosophes à certaines époques. Pourquoi le tissu industriel ne s'est-il pas développé ? la faute à l'esclavage ? la faute à la difficulté des transports ? Qu'en était-il de l'enseignement et de la pratique des sciences sous la Rome antique ? L'homme antique n'était-il pas un expérimentateur ?

RÉPONSE :

La technologie antique est-elle comparable à celle du XVIIIe siècle ?
Peut-on réellement parler de recherche scientifique dans l'Antiquité ?
Pourquoi n'y eut-il pas d'industrialisation ?
La technologie antique était-elle réellement aussi avancée que certains le prétendent ?

Ce sont là des questions qui ont déjà abordées à de multiples reprises dans les pages "Courrier" de mon site. (voir : Clic ! (ou vous trouverez également de quelques liens sur l'économie de l'Empire romain), Clic !, Clic ! et Clic !.

Évidemment, le sujet n'est pas épuisé. Reste que j'ai quand même comme la vague impression que, bien que la civilisation gréco-romaine fût très "brillante", d'aucuns (dont parfois je fais peut-être partie) ont une légère tendance à surestimer la technologie antique. Attention ! je ne nie pas l'existence de véritables génies des sciences et des techniques, mais j'ai comme l'impression que certaines de leurs intuitions ou inventions restèrent partiellement inexploitées. Dans les pages mentionnées ci-dessus, j'évoque l'éolipyle d'Héron, mais il y eut sûrement d'autres "gadgets" du même genre qui furent oubliés et pourrirent dans les "réserves" du Musée d'Alexandrie. Par exemple, on ne sait pas trop comment fonctionnait la gigantesque "tenaille" inventée par Archimède et qui, hissée sur les remparts d'une ville assiégée, permettait de happer de galères et de les démanteler ; et ses miroirs incendiaires, fable, exagération ou réalité ?

À mon avis (mais je suis loin d'être un spécialiste de la question), après une véritable efflorescence de la "recherche appliquée" dans le courant des IIIe et IIe siècles J.-C., l'âge d'or du Musée d'Alexandrie, les érudits hellénistiques estimèrent, d'une part qu'ils ne parviendraient jamais à égaler leurs géniaux prédécesseurs, et d'autre part qu'il ne restait plus rien à inventer. Ils se contentèrent donc de recopier ce qui les intéressait (c'est-à-dire, sans doute, assez peu de chose) en oubliant les (très nombreux) trésors scientifiques qu'ils ne pouvaient plus comprendre.

Puis vinrent les Romains qui "recueillirent l'héritage grec", comme on a coutume de dire. Certes ! Mais, que soit en Grèce ou ailleurs, ces conquérants matérialistes recueillirent surtout les découvertes immédiatement exploitables, et qu'ils ne se privèrent pas de perfectionner : comment construire une route solide et bien droite, comment forger des glaives solides, comment édifier un aqueduc qui résiste des siècles, etc… Mais de "recherche fondamentale", point !

Il ne faut pas non plus perdre de vue que les sociétés antiques (et la société romaine en particulier) était profondément traditionaliste. Le respect du passé devait étouffer bien des initiatives créatrices. Par exemple, (mais cela n'a rien à voir avec les sciences), les historiens du Bas-Empire évoquaient toujours avec nostalgie les institutions de la Rome républicaines, alors qu'elles avaient été abolies depuis plus de quatre siècles ! Vous pouvez dès lors imaginer comment devait réagir un "technicien" de l'Antiquité romaine quand il était confronté à un problème inédit. "Il n'y a plus d'Archimède de nos jours. Le moule est cassé !" se plaignait-il in petto, puis il retroussait ses manches et adaptait, vaille que vaille, à la situation nouvelle une recette éprouvée. Ça passait… ou ça cassait !

Et puis (j'y reviens une fois de plus, mais que voulez-vous, à l'époque où je faisais mes études, le matérialisme historique faisait des ravages, même chez les "bons" Pères jésuites à qui je dois mes maigres connaissances en méthodologie de l'histoire), outre ces limites intellectuelles, comment aurait-il été possible de construire une civilisation technologique et (pré-)industrielle dans une économie presqu'exclusivement "de subsistance" ? Les techniques agricoles étaient si dérisoires (pas de charrue, pas de collier d'épaule pour la traction animale) que l'agriculture n'était réellement productive que dans les régions très fertiles (Égypte, Afrique du Nord). Ailleurs, c'est-à-dire dans la majorité des provinces de l'Empire, les rendements étaient si faibles que l'agriculture suffisait à peine à nourrir la population locale. Ajoutez à cela une mortalité (infantile ou autre) effrayante, et vous comprendrez qu'il était difficile, voire impossible, d'utiliser une partie de la main d'œuvre disponible à d'autres travaux que ceux strictement indispensables à la survie ! Sans oublier l'état de guerre permanent (car la "Paix romaine" est, en grande partie, un mythe). Or, l'armée fut toujours une grande mangeuse de blé et d'hommes…

Il est difficile de demander à des hommes qui luttent quotidiennement pour leur survie de produire du superflu commercialisable. Il est difficile de demander à une société fragile, à la merci d'une mauvaise récolte, de s'investir dans des projets à long terme !

Dans cette optique, technologie limitée et économie fragile, l'éclat de la civilisation gréco-romaine relève du miracle… Mais les ors et les fastes n'étaient pas à la portée de tous : les "laissés pour compte" (comme on dit aujourd'hui) constituaient la majorité de la population. Les brillantes cités grouillaient de mendiants, et, dans les campagnes, les "crève-la-faim" crevaient effectivement de faim une année sur cinq, sur dix ou sur vingt…

L'Empire romain, malgré son prestige, serait considéré aujourd'hui comme un "pays en voie de développement", voire "sous-développé" !

Oups ! Il semblerait que je me sois encore laissé entraîner outre mesure. Mille excuses si j'ai abusé de votre patience avec ces idées quelque peu "bateau".

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3 Avril 2002

Audrey a écrit :

C'est moi qui vous ai écrit il y a peu pour vous demander des infos sur Avitus, l'empereur sacré à Beaucaire. (Clic !)

Vous m'avez rapidement et excellemment répondu avec précision et je vous en remercie.

Nous travaillons aujourd'hui à une reconstitution autour de cet avènement à Beaucaire même : Mise en place d'un défilé dans la ville et organisation de jeux du cirque en l'honneur de ce sacre.

Nous voulons accompagner ce "spectacle" d'une voix off qui guidera et informera le public au fur et à mesure du déroulement du spectacle. Aussi, j'aurai besoin de connaître quelques formules consacrées concernant le sacre de l'empereur et aussi les jeux du cirque.

RÉPONSE :

emp 73

Au risque de vous décevoir quelque peu, j'ai bien peur qu'il vous faille faire preuve d'imagination si vous voulez donner du lustre à la reconstitution que vous envisagez, car les Romains ne connaissaient pas la cérémonie du sacre. En général (et certainement à l'époque tardive de votre cher Avitus), l'acclamation par des soldats (révoltés ou non) suffisait à créer un empereur très légitime. J'ai d'ailleurs déjà évoqué cette question dans une correspondance avec un autre sympathique internaute (Clic !). Dans ce courrier, vous pourrez également lire que le cas d'Avitus n'a rien d'exceptionnel : une petite centaine d'années avant son "couronnement", Julien l'Apostat avait été porté au trône à Paris dans d'une manière aussi peu formelle (Clic !).

Le petit texte de Sidoine Apollinaire, cité dans le mail que je vous ai adressé précédemment (Clic !), met d'ailleurs bien en évidence la simplicité de la cérémonie qui permit à Avitus d'accéder au trône impérial romain : les soldats germains, rassemblés autour d'un monticule, acclament ce pauvre Avitus, tremblant de frousse, et le "couronnent" en lui posant sur la tête un vieux collier gaulois. Point de "sacre", point d'onction sacerdotale, point de serment devant le Sénat, point de beaux discours ni de nobles paroles ; rien que les hurlements de soldats germaniques imbibés des bons vins des Côtes du Rhône !

En ce qui concerne les Jeux de l'amphithéâtre (et du cirque), je ne voudrais pas faire le rabat-joie de service, mais si ce sont les spectacles de gladiateurs et autres amusements sanglants qui vous intéressent, il n'y en avait plus à l'époque d'Avitus. En effet, vers 400 ap. J.-C., soit un bon demi-siècle avant l'avènement de votre empereur favori, son lointain prédécesseur Théodose le Grand, un fort bon chrétien qui avait horreur de voir le sang humain couler uniquement pour divertir le bon peuple (autrement, il n'avait rien contre, que du contraire !) avait formellement interdit ces joutes sportives.
En outre, les soldats wisigoths qui acclamèrent Avitus étaient eux aussi profondément allergiques aux jeux du cirque : leurs ancêtres prisonniers de guerre n'avaient que trop servi aux "menus plaisirs" du peuple romain - et au menu (tout court) des fauves des arènes !

Cela dit, les jeux sanglants de l'amphithéâtre et les courses de chevaux du cirque sortent un peu du cadre strict de mon site, consacré spécifiquement aux empereurs romains et non à la "Vie quotidienne" dans l'Antiquité romaine. Cependant, vous trouverez ci-dessous quelques sites (parmi bien d'autres) où vous pourrez sans doute puiser des renseignements intéressants sur les jeux de l'arène :

(Liste vérifiée et complétée le 8 août 2005)

  • Site "Divertissements à Rome" de J. Honoré : Clic !
  • Site Noces gallicanae - Munera gladiatoriae : Clic !
  • ac-orleans-tours.fr - Les Jeux de l'Amphithéâtre : Clic !
  • Mémo, le site de l'Histoire - les combats de gladiateurs : Clic !
  • Cliosoft, l'Histoire en ligne - Gladiateurs et jeux du cirque : Clic !
  • Site dupainetdesjeux.ifrance.com - Les gladiateurs, ou le triomphe du sport de masse : Clic !
  • Les gladiateurs et le Colisée : Clic !
  • Karl Claerhout - Les gladiateurs romains : Clic !
  • geocities.com/Paris/Maison - Gladiateur : Clic !
  • perso.wanadoo.fr/gladiator-the-site - Les Jeux du cirque : Clic !
  • culture.fr/culture - Le cirque : Clic !

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4 Avril 2002
Guillermo a écrit :
 

Disculpe que no escriba en francés, pero sólo puede leerlo, no escribirlo decentemente.

(…)

Estoy buscando una persona, que creo puede ser un retrato imperial. Le mando la foto, y si puede comentar algo, se lo agradeceré.

TRADUCTION :

Veuillez m'excuser si je n'écris pas en français. Je puis seulement lire cette langue, non l'écrire correctement.
(…)
Je recherche l'identité de cette personne dont je vous adresse la photo. Je pense qu'il s'agit d'un portrait impérial. Si vous disposiez de l'une ou l'autre information à ce sujet, je vous en serais reconnaissant.

 
 
emp ?
RÉPONSE :
 

Je crains que l'identification de cette belle sculpture antique ne dépasse mes modestes compétences. Cependant, si du moins vous n'y voyez pas d'objection, je me propose de publier cette photo dans la section "Courrier" de mon site. Je ne manquerai pas de vous transmettre les informations qui me parviendraient éventuellement.

RÉACTION DE MICHEL (Webmaster site Archeobel)

J'ai fait quelques recherches, mais qui, malheureusement, n'ont abouti a rien, à part que je ne crois pas en l'effigie d'un empereur mais plutôt a un de ces personnages notoires de l'histoire romaine dont je ne connais certainement pas les faciès de tous.

C'est d'ailleurs sujet à fortes discussions parmi les éminents professeurs mêmes, car tous les bustes n'ont pas été faits suivant le modèle vivant du personnage. Certains ont été faits suite à des copies de bustes et, comme parfois les personnages se suivaient à une certaine cadence (!), j'ai l'impression que certains scribes et sculpteurs de l'époque y ont aussi perdu leur latin. Ce phénomène se rencontre très souvent sur les pièces de monnaie romaines où les reproductions des bustes d'empereurs diffèrent pas mal pour un seul bonhomme. Je crois et d'ailleurs un collègue, à qui j'ai fait voir cette photo, me le confirme que cette histoire de bustes est souvent un casse-tête chinois… pour romains !

 

AUTRE RÉACTION (Gérald - 11 mai 2003) :
Peut-être un buste de Gordien III ? : Clic !

 
 

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5 Avril 2002

Fabrice a écrit :

J'aurais juste une petite question concernant la dénomination "empereur".

De ce que je connais, le titre d'imperator etait donné à un général romain. Il se trouve que le premier Romain à avoir rassemblé tous les pouvoirs (et, entre autres, l'imperium sur les provinces majeures telles que la Gaule) fut Octavien (Auguste). Ce dernier, auquel avait été décerné le titre d'imperator, se disait lui-même défenseur de la République. De sorte qu'officiellement, la "Res publica" n'est jamais morte…

Bref, la notion d'"empereur", telle que nous la connaissons, n'etait pas du tout a l'ordre du jour à l'époque d'Auguste. Celui-ci a tout simplement réalisé ce que César n'a pas pu faire avant lui (ou n'a pas eu le temps de faire), a savoir, réunir tous les pouvoirs sur un seul homme, et ceci, sans mettre à mal la notion de république. Le problème de la succession étant résolu en désignant son successeur de son vivant.

Ce n'est pas la royauté (notion haie par les Romains depuis les Tarquins) puisque la succession n'est pas automatique et héréditaire.

Bref, j'en reviens à ma question. Pourquoi César est-il dans votre liste des "empereurs" romains ?

RÉPONSE :

caesar

D'autres visiteurs que vous se sont déjà étonnés (ou indignés, ou horrifiés) de la présence du grand Jules César sur ma liste d'"empereurs romains". (par exemple : Clic ! et Clic !).

Cela n'empêche que vous parlez d'or : ni le grand Jules, ni Auguste, ni d'ailleurs aucun souverain romain (du moins jusqu'à Constantin) ne furent à proprement parler des "empereurs"…
Mais au fait, qu'est-ce réellement qu'un "empereur" ? Et c'est justement là qu'est le hic !

Par simple curiosité, j'ai été voir dans mon vieux dico et voici ce que j'ai lu : "EMPEREUR, n. m. 1. Depuis Charlemagne, chef de l'Empire romain d'Occident, su Saint Empire romain germanique. 2. Depuis Auguste, Titre du détenteur du pouvoir suprême dans l'Empire romain. 3. Chef souverain de certains états".

Le "Robert" ne donne donc pas de définition exacte, explicite et concrète, des pouvoirs réservés aux "empereurs", qu'ils soient de Rome ou d'ailleurs. Ce qu'il dit seulement, le dico, c'est qu'on a coutume d'appeler ainsi les maîtres de Rome à partir d'Auguste. C'est ainsi, et pas autrement ! Même si César (mais aussi Marius et Sylla) fut un imperator ayant l'imperium sur l'ensemble du monde romain, il ne peut donc, ô paradoxe lexical, en aucun cas être appelé empereur !…

Qui suis-je pour contredire une tradition si bien établie ? Bien que je se sache trop pourquoi elle fut établie, cette tradition, c'est donc bien volontiers que je m'incline et conviens avec vous qu'Auguste fut bien le premier vrai "empereur romain".

Mais, pour vous parler franchement, que soit par sympathie mal placée ou par effet d'une logique quelque peu tordue, l'insertion de Jules César dans la liste des empereurs relève d'un choix personnel. En effet, "oublier" Jules César en ne lui consacrant pas de notice biographique m'aurait paru inconcevable ! Ne fut-il pas, à bien des égards, "le plus grand des Romains" ? Tous les "empereurs romains" ne se réclamèrent-ils pas de lui ? Il me semble donc que l'histoire impériale de Rome commence (et, même, d'une certaine façon, connaît son apogée) avec Jules César, cet "homme qui voulait être roi" et, finalement, qui cumula pendant son bref "règne" plus de pouvoirs "impériaux" que tous les "empereurs romains" qui lui succédèrent.

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7 Avril 2002

Matthieu a écrit :

Nous vous invitions à découvrir L'Histoire dans tous ses états !, webzine bi-mensuel d'Histoire qui présente des articles et dossiers synthétiques et critiques que viennent appuyer de nombreuses fiches biographiques et documents historiques en tout genre.

Bonnes lectures !

site hist

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7 Avril 2002

Françoise a écrit :

Dans une recherche, on me demande :

Arcade à trois portes encadrées de colonnes corinthiennes, élevée par les Romains pour commémorer la conquête de la Provence par les légions de César.

 
 
RÉPONSE :
 

Il s'agit de l'Arc de Triomphe d'Orange.

À l'entrée de la colonie d'Arausio (= Orange) sur l'ancienne Via agrippa, route qui reliait Arles à Lyon, cet arc triomphal fut édifié entre les années 21 et 26 de notre ère en l'honneur des vétérans de la IIe légion, anciens légionnaires de César qui avaient fondé la colonie. Il faut 22 mètres de hauteur, 21 m de largeur et 5 m de profondeur. Par la taille, c'est le troisième arc de triomphe romain.

Si ce fort beau monument (l'un des mieux conservés du genre) vous intéresse, vous trouverez ci-dessous quelques pages Internet le concernant (commentaires et photos) :

 
arc orange

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10 Avril 2002

Jacqueline a écrit :

J'ai réalisé un site sur les divertissements dans la Rome antique.

J'espère que vous visiterez mon site et qu'éventuellement, vous me ferez parvenir vos remarques ou suggestions : Clic !

site honore
 

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13 Avril 2002

Jacques a écrit :

J'ai trouvé une pièce que je pense être d Antinoüs le favori de Trajan ?

As-tu des infos a ce sujet ?

RÉPONSE :

Tu trouveras ci-dessous quelques liens concernant ce fameux Antinoüs, ce beau et jeune homme originaire de Bithynie (Nord-Ouest de la Turquie actuelle) qui fut le favori (ami ? amant ?) de l'empereur Hadrien, qui se noya (suicide par honte ou par dépit amoureux ? sacrifice ?) dans le Nil en 130 ap. J.-C. et qui fut placé au rang des dieux par son impérial amant (ami ?).

Quant à ce soudard de Trajan, le prédécesseur d'Hadrien, il n'a rien à voir dans cette belle mais triste histoire, même s'il ne dédaignait pas les beaux garçons non plus (son homosexualité paraît même plus avérée que celle d'Hadrien).

Quelques liens sur Antinoüs lui-même (liste vérifiée et complétée le 4 mai 2005) :

  • Imago Mundi : Antinoos : Clic !
  • Académie de Rennes (Pharouest) - Antinoüs et sa mort (d'après les "Mémoires d'Hadrien" de Marguerite Yourcenar) : Clic !
  • Lady Hedgehog's Web - Hadrian and Antinoüs (en Anglais) : Clic !
  • antinoos.info - Musée virtuel, les portraits d'Antinoüs : Clic !
  • Wikipedia - les représentations d'Antinoûs : Clic !
  • eleves.ens.fr/home/mlnguyen - Les statues romaines d'Antinoüs : Clic !

… Et sur les monnaies à l'effigie d'Antinoüs :

  • wildwinds.com - Coins of Antinoüs : Clic !
  • inumis.com - Henri Cohen, Description des monnaies frappées sous l'Empire romain - p. 267 : Clic ! et p. 268 : Clic !

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