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Sommaire Janvier 2002 :
- 6 Janvier :
- Qui était l'épouse de l'empereur Tacite
? : Clic !
- 8 Janvier :
- "Loco herbido" dans la légende d'Hercule
et Cacus et ambiance sonore des prairies mythologiques
: Clic !
- 8 Janvier :
- Un lien pour quelques Pensées pour moi-même
de Marc Aurèle : Clic
!
- 9 Janvier :
- ALEXANDER PIUS AUG sur une monnaie - Quid ? : Clic
!
- 13 Janvier :
- Planète Enseignant : un site au service de la
communauté éducative : Clic
!
- 13 Janvier :
- Où trouver une traduction française de
la Guerre des Gaules de César : Clic
!
- 15 Janvier :
- Pourquoi les monuments de l'ancienne Rome n'ont-ils
pas été mieux préservés ?
: Clic !
- 15 Janvier :
- Quelques précisions sur les Cirques de Rome et
les courses de chevaux : Clic
!
- 18 Janvier :
- Parler de Jésus dans la notice de Tibère
: Hérésie ou digression oiseuse ? : Clic
!
- 19 Janvier :
- Quelques infos sur Ponce Pilate, préfet de Judée
: Clic !
PAGE
SUIVANTE
- 22 Janvier :
- De la documentation sur les relations entre les Juifs,
le Judaïsme, et Rome : Clic
!
- 22 Janvier :
- Que se passait-il à Rome et dans son empire au
moment où Pompéi agonisait : Clic
!
- 22 Janvier :
- Comment "clarifier" ces généalogies impériales
si complexes ? : Clic
!
- 27 Janvier :
- ARCHEOBEL : un site pour les amateurs d'archéologie
: Clic
!
- 29 Janvier :
- Quelques infos sur la Voie sacrée (Via Sacra)
et sur le Forum : Clic
!
- 30 Janvier :
- Où trouver trouver des précisions sur
l'Empire romain au IVe siècle (Antiquité
tardive) ? : Clic
!
- 31 Janvier :
- Quel est l'empereur romain qui fut "couronné"
à Beaucaire ? : Clic
!
RECHERCHE
DANS LE SITE
"EMPEREURS ROMAINS"
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| 6 Janvier 2002 |
| Bengrabkh a écrit
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| J'aurais voulu savoir qui etait
la femme de l'empereur Tacite. |
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| RÉPONSE : |
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| À ma connaissance, seule l'"Histoire
Auguste", un recueil assez tardif (fin du IVe
siècle) et très fantaisiste de biographies
d'empereurs, évoque l'existence de l'épouse
de l'empereur Tacite.
L'auteur de ce bouquin signale en effet que ledit
Tacite "interdit à sa femme de porter des
pierres précieuses". C'est tout !...
Mais la même "Histoire Auguste" prétend
aussi que Tacite fut élu empereur alors qu'il
avait septante-cinq (75) ans et, qu'à ce moment,
il avait encore quatre enfants en bas âge. C'est
vous dire si cette source est fiable !
Pour le reste, j'ai bien peur que l'on ne dispose
d'aucune donnée au sujet de cette brave dame.
À première vue, et après vérification
rapide dans quelques bouquins, il semble même
que l'on ne connaisse même pas son nom. Tout
ce que l'on peut dire sans risque de se tromper, c'est
que Tacite
se maria
probablement. Mais à qui, et
quand, mystère !
Il est vrai aussi que le règne de Tacite
est très mal connu (sources très tardives
ou très douteuses), et le peu de ce que l'on
sait de lui est l'objet de controverses infinies.
Désolé de ne pas pouvoir vous renseigner
davantage. |
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| 8 Janvier 2002 |
| Mathieu a écrit : |
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| Loco herbido est
le nom de mon groupe de musique. Nous l'avons pioché
dans le texte latin "Hercule et Cacus" durant nos
cours de latin au lycée. C'est "dans la prairie"
qu'Hercule fait paître ses bufs avant de se
les faire voler durant son sommeil. Bref, nos textes portent
sur la nature.
Pourquoi cet e-mail ?!
Je souhaite réaliser une
introduction sonore pour nos concerts et l'idée
m'est venue qu'il pourrait être amusant de reconstituer
l'ambiance sonore de la nature (cris d'animaux, cris des
ruisseaux...) existant lors de cet épisode de
la mythologie romaine.
Pourriez-vous m'aider d'une quelconque
façon ? Si oui, j'en serais ravi. |
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| RÉPONSE : |
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| Grâce à (ou à cause de) votre
mail, au demeurant bien sympathique, je me suis replongé
dans l'Énéide de bon vieux Virgile et en
particulier dans ce huitième chant (Voir site BCS
: Clic
!) où est évoquée la légende
d'Hercule de Cacus. Conclusion de cette lecture :
la "bande son" n'était pas le premier souci du
doux poète mantouan ! À première
vue (à première ouïe), aucune notation
d'ambiance sonore à part le beuglement de
bovins apeurés, ce qui, convenons-en n'a rien d'idyllique
Mais, naturellement, les petits animaux bruyants qui fréquentaient
les "loci herbidi" de la légende d'Hercule,
n'étaient sûrement pas foncièrement
différents de ceux d'aujourd'hui (cigales, oiseaux,
etc
). L'Antiquité, ou même des temps
mythologiques, ce n'était quand même pas
l'ère des dinosaures !
Mieux que ce poème, une peinture pourrait peut-être
vous inspirer pour recréer de fond sonore de ce
"loco herbido" virgilien. Il en existe une qui
illustre cette scène, c'est le "Paysage avec
Hercule et Cacus" par Nicolas Poussin (1594
- 1665). On y voit, à l'arrière-plan, Hercule
tirer le monstrueux cadavre de Cacus hors de sa grotte,
tandis qu'à droite, des vaches contemplent la scène
d'un il bovin. À l'avant-plan, quatre opulentes
Naïades s'ébattent dans l'herbette tendre
et, plus loin, des baigneurs insouciants s'ébattent
dans un grand lac.
Je n'ai malheureusement pas trouvé sur Internet
de représentation de ce tableau (qui se trouve
au Musée Pouchkine de Moscou), mais peut-être
aurez-vous plus de chance que moi qui n'ai effectué
qu'une recherche rapide.
Bonne chance à votre groupe musical. |
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| 8 Janvier 2002 |
| HEALLIAM1
a écrit : |
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| Bonjour,
voici un lien sur Marc Aurèle :
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| 9 Janvier 2002 |
| KOSCIAN
a écrit : |
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| Que pouvez-vous
me dire sur le ALEXANDER PIUS AUG qui est marqué
sur une monnaie ? |
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| RÉPONSE : |
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| ALEXANDER PIUS AUG(ustus) cela
semble être la légende d'une monnaie de l'empereur
romain Sévère
Alexandre (222 - 235).
Voici quelques liens qui vous apporteront quelques précisions
sur cet empereur ou sur ses monnaies :
- Notice biographique sur Sévère Alexandre
(en français) : Clic
!
- Les monnaies de Sévère Alexandre (Browsing
Roman Imperial coins of Severus Alexander) : Clic
!
- De nombreux liens (en Français, en Anglais
et en Allemand) sur Sévère Alexandre :
Clic
!
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| 13 Janvier 2002 |
| Jflcastillo
a écrit : |
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| Nous
avons le plaisir de vous annoncer que nous
avons effectué un lien en direction
de votre site utile à la collectivité
éducative. Vous le retrouverez ici
(Clic
!)
En retour, nous vous
invitons à effectuer un lien en direction
de Planète
Enseignant.
Conçu par des
professeurs, le site Internet Planète
Enseignant est au service de la collectivité
éducative, avec une priorité
:
Contribuer à
améliorer la vie et la fonction des
enseignants. Pédagogie (des ressources
de la maternelle à l'université),
S'informer, Communiquer, Vie Pratique, Annonces,
Humour constituent les rubriques principales
du site. |
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| 13 Janvier 2002 |
| Nadia a écrit
: |
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| Ou puis-je trouver une traduction
de la Guerre des Gaules ? |
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| RÉPONSE : |
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| À ma connaissance, il n'existe
pas sur le Net de traduction française des Commentaires
de ce bon
vieux Jules sur sa Guerre des Gaules.
Si vous souhaitez lire ce texte en Français, il
vous faudra donc vous fendre de quelques euros pour acheter
le bouquin.
À ce propos et quoique je n'aime guère
faire de la pub, en vérifiant ce qu'il en était
de la Guerre des Gaules sur Internet, je constate
que le site Amazon propose ce livre (Classiques GF des
éditions Flammarion) à 4.63 euros, ce qui
me paraît assez raisonnable.
NB
:
Des traductions françaises de la
Guerre des Gaules
sont désormais disponibles en ligne.
Voir ici : Clic !
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| 15 Janvier 2002 |
| Christophe a écrit
: |
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| Question : J'ai été
a Rome, il n'y a pas longtemps, j ai vu les ruines
du Colisée celles du Forum et du palatin. Pourquoi
tous ces vestiges n'ont-ils pas été préservés
? Pourquoi l'Église a-t-elle pille le marbre
et les statues du Colisée ? |
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| RÉPONSE : |
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| "Pourquoi les monuments la Rome antique n'ont-ils
pas été mieux préservés ?"
me demandes-tu en substance.
En fait, à ce qui me semble, ce qui est plutôt
étonnant là-dedans, c'est qu'il subsiste
encore aujourd'hui à Rome autant de vestiges de
l'Antiquité !
Je m'explique : juste avant la "Chute de l'Empire romain"
(Ve siècle), ainsi qu'au cours des siècles
qui suivirent, la ville de Rome fut prise d'assaut, saccagée,
pillée, incendiée un nombre incalculable
de fois. Ostrogoths, Vandales, Byzantins, Lombards, Sarrasins
se relayèrent pour réduire cette métropole
qui, à l'époque de splendeur, comptait près
d'un million d'âmes, au rang d'une misérable
bourgade de quelques milliers d'habitants. Bien des monuments
anciens - du moins ceux qui n'avait été
complètement démolis par les pillards étrangers
- devinrent des carrières où les habitants
s'approvisionnaient en matériaux de construction.
Cependant, certains bâtiments anciens survécurent
autrement qu'à l'état de ruines parce qu'ils
pouvaient encore servir à la défense de
la ville. C'est ainsi, par exemple, que le Colisée
(depuis longtemps dépouillé de ses statues)
devint une forteresse, ainsi que le Château Saint-Ange
(ancien Mausolée d'Hadrien).
Survécurent aussi certains édifices reconvertis
en églises chrétiennes. Le plus bel exemple
en est l'extraordinaire Panthéon devenu l'"église
Sainte-Marie des Martyrs". Mais c'est naturellement pour
seule cette raison que ce monument fut préservé,
et non pour un quelconque respect de la culture antique
(d'ailleurs, en 1632, un pape nommé Urbain n'hésitera
pas s'emparer des portes de bronze du Panthéon
pour les fondre et en faire le gigantesque et grandiloquent
baldaquin de la basilique Saint-Pierre). Cependant, en
général, l'Église romaine a plutôt
contribué à sauver des vestiges de l'Antiquité
plutôt qu'à les piller
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| 15 Janvier 2002 |
| "azimut.baal" a
écrit : |
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Le cirque
(circus) à Rome
"Panem
et circenses"
Lucius Tarquinius (dit Tarquin
l'ancien) fils d'un grec de Corinthe, fit construire le
Circus Maximus (le Grand Cirque), et décida
de créer des jeux annuels (ludi romani).
Pendant la royauté, les jeux étaient toujours
dédiés aux divinité(e)s.
D'après la légende c'est Romulus qui institua
les courses, les deux fêtes des Ecurria (Equirria,
de "Equi-curr-ia") qui se célébraient le
27 février et le 13 mars.
PS : les equirria
sont des jeux institués en l'honneur de Mars (dieu
de la guerre). Ils consistaient en une course de chevaux
sur le chants de Mars.
Définition générale
du cirque : bâtiment en forme de U formé
clos d'une piste sablonneuse (arena - sable), d'un
oppidum, où étaient placées
les écuries (carceres) ; la piste était
partagée par la spina (épine) flanquée
de part et d'autre de bornes, la meta prima (la
borne la plus proche de l'oppidum) et la metae
secunda (celle la plus éloignée). À
l'opposé de l'oppidum se trouvait la porte
triomphale (porta triomphalis) par laquelle sortait
le vainqueur, tandis que les blessés sortaient
par la porta libiteneusis (qui vient du nom de
la déesse Libitina : la déesse de la mort
assimilée à la déesse grecque Perséphone).
Ils n'y a pas de hiérarchie dans les gradins du
cirque sauf pour les esclaves qui doivent se placer en
haut, les bonnes places se trouvent le plus près
de la spina vers la meta secunda.
À Rome, il y eut plusieurs
cirques (il fallait quand même placer plus d'un
million de personnes dans les cirques et y ajouter tous
les visiteurs venus pour la fête). Le cirque le
plus connu est bien sûr le grand cirque, vient après
le Circus flaminius sur le Champ de Mars, les autres se
trouvaient en dehors de Rome comme le cirque de Caligula
et de Néron d'où vient le fameux obélisque
au Vatican et enfin il y eut le cirque de Maxence, ce
dernier est le cirque le mieux conservé du monde
romain antique.
Le circus Flaminius fut construit
par C. Flaminius Nepos en 221 avant J.-C. alors n'étant
que censeur (il était dans le prata flaminia) ;
il mesurait 297m de longueur et 123m de large. Il s'ouvrait
vers l'extérieur sur une série de portiques
en travertin, surmontés de demi-colonnes doriques.
Dans ce cirque ont été fêtés
les ludi blebei, les ludi taurii, et les
ludi sæculares. Les cortèges triomphaux
partaient d'ici et empruntaient la via sacra.
On ne sait presque rien sur les
cirques de Néron et de Maxence.
Les premiers aménagements
du Circus Maximus dateraient de l'époque royale,
en 329 av. J.-C. on mit en place les carceres en
bois peint, la spina et une canalisation pour détourner
l'eau de la vallée disposée autour du cirque
pour séparer les spectateurs de l'arène
(ceci devait servir aussi lors des venationes ;
en 174 av JC les censeurs Fulvius Flacus et Postumus Albinus
firent construire en pierre les carceres, placèrent
sur la spina sept ufs de pierre pour compter
les tours des cochers. En 33 av. J.-C. Agrippa (que Néron
aurait voulu voir agripper Agrippine :-D ) y fit mettre
des dauphins de bronze. Le pulvinar fut ajouté
en 10 av. J.-C. par Auguste, ainsi que l'obélisque
de Ramsès II, pris à Héliopolis (il
mesurait 23.70 m : on peut toujours l'admirer Place du
Peuple mis par Sixte V en 1587).
Et on peut dire maintenant que
c'est grâce aux incendies qu'il s' embellit :
- sous Claude on reconstruisit
les carceres en marbre et recouvrit les metae
de bronze doré et y plaça 3 petits obélisques
de 7m ; tout cela après l'incendie.
- sous Néron après l'incendie de 64,
il reconstruisit et augmenta le nombre de places.
- sous Domitien il y eut un incendie. Les travaux prirent
fin sous Trajan
Caracalla agrandit le cirque ;
sous Dioclétien, la cavea s'écroule.
C'est Constantin qui rénova le cirque.
Constance II ajouta un 2e obélisque
sur la spina qui appartenait à Thoutmosis
III (32.50m) qu'on peut admirer Place Saint-Jean de Latran
à Rome en 1587.
À l'apogée du Circus
Maximus il mesurait 670m sur 200m.
Ses vomitoires étaient semblables
à ceux des amphithéâtres ainsi que
leurs systèmes d'escaliers. La spina servait
de borne, de places levées plutôt improvisées
et était décorée de nombreux monuments
comme des autels, comme celui du dieu de la foudre Summanus
qui désirait avoir un temple et fut construit sur
la spina le 20 juillet. Elle était ornée,
hypothésons de palmiers de sanctuaires et de colonnes.
Dans le cirque avait lieu toutes
sortes de jeux, de parades (militaires ou religieuses),
de venationes ou combats de gladiateurs, il y avait
des naumachies et bien sûr des courses de chevaux,
et des courses de chars - bigae (tirés par
2 chevaux), trigarius (tirés par 3 chevaux),
quadriga (tirés par 4 chevaux), voire même
5,6,7,8,9 ; les courses de 10 étaient très
périlleuses, et quelques fous tentèrent
plus. Les auriges avaient chacun une couleur qu'ils portaient
lors de la course. Elles pouvaient représenter
plusieurs choses, "les factions", l'une de la couleur
verte, ce sont les Verts ou les Poireaux ; l'autre faction
de la couleur bleue, c'était les Bleus ou les Vénitiens.
Les factions avaient aussi représentation politique
les Verts : le parti populaire ; les Bleus : le parti
conservateur. Les couleurs appartenaient aussi aux Dieux,
les Verts (uirides) appartenant à Vénus,
Rome puis à Flora ; les Rouges (russati)
étaient à Mars ; les bleus (uenetum)
s'associaient à Saturne ou à Neptune (Nept-o-nö)
; et les Blancs (albati) se caractérisaient
par le dieu Air ou Atmosphère.
PS : L'empereur n'a pas le droit
de parier aux courses sauf si un des cochers est représenté
par Jupiter, si celui-là perdait cela pouvait avoir
des résonances politiques. Les chevaux des auriges
devinrent souvent plus célèbres que leurs
auriges. |
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| RÉPONSE : |
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| Un grand merci pour ces intéressantes précisions. |
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| 18 Janvier 2002 |
| CDI a écrit
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| C'est normal de trouver un texte
sur Jésus dans un site qui devrait être consacré
a l'empereur Tibère ? |
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| RÉPONSE : |
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Je ne sais si parler de Jésus
dans la notice consacrée à Tibère
du site empereurs-romains.net
se situe "dans la norme" des autres sites consacrés
aux empereurs romains
Cependant, quant à
moi, il ne me semble pas "anormal" d'aborder ce
sujet : la majeure partie de la vie de Jésus
- son "ministère public" et sa "Passion",
comme on disait jadis au catéchisme - se
déroula sous le règne de cet empereur,
alors qu'un de ses préfets gouvernait la
"Terre Sainte" en son nom. En outre, cette "Affaire
Jésus" a si considérablement influencé
l'histoire et la civilisation au cours des siècles
suivants qu'il me paraîtrait vraiment difficile
de faire comme si rien ne s'était passé
en Judée aux alentours des années
trente de l'Ère de
, de
, de qui
donc déjà ?
En outre - et il s'agit là de la véritable
raison de ce que vous considérez peut-être
comme une "digression oiseuse" - l'histoire du christianisme
m'intéresse autant (sinon davantage) que
celle des empereurs romains.
La particularité de mes pages consiste justement
dans cet intérêt particulier. La description
"officielle" de ce site le stipule d'ailleurs clairement
: "Empereurs
romains.net : Notices biographiques concernant
TOUS les empereurs romains. Une attention particulière
est portée à leurs rapports avec le
christianisme naissant".
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| 19 Janvier 2002 |
| Jamie a écrit
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| Je dois faire une recherche
sur Ponce Pilate.
Est-ce que tu connais des Websites
où je pourrais trouver de l'information sur ce
gouverneur de la Judée, principat deTibère,
ce procurateur qui a livré Jésus au supplice.
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| RÉPONSE : |
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| Je n'ai pas trouvé grand-chose
sur le Net concernant Ponce Pilate :
- cedar.evansville.edu/~ecoleweb : en Anglais, un article
qui, à première vue, me paraît fort
pertinent : Clic
!
- dialogus2.org : des réponses fictives de notre
Pilate à vraies lettres de jeunes internautes
et où tu pourras peut-être toi aussi glaner
ci et là quelques renseignements ; Clic
!
- 3.sympatico.ca/pmorasse : sur le "Procès" de
Jésus par Pilate : Clic
! et Clic
!
En outre, dans mon site empereurs-romains.net,
j'ai eu moi aussi l'occasion de parler de Pilate . Comme
je ne sais si tu as déjà pris connaissance
de ces pages, voici leurs adresses :
- Paragraphues où j'évoque (entre autres),
la comparution de Jésus devant Pilate : Clic
!
- Ponce Pilate et Caligula : Clic
!
Mais peut-être n'est-il pas inutile de récapituler
ici, en quelques lignes, ce que l'on sait de ce personnage.
1. Ce dont on est (presque) tout à fait sûr
:
- Ponce Pilate appartenait à l'ordre équestre
(bonne bourgeoisie enrichie).
- En 26 ap. J.-C. Ponce Pilate fut nommé préfet
de Judée - et pas "procurateur", comme l'indiquent
encore de (trop) nombreux Websites?
- Ponce Pilate fut un gouverneur assez brutal, assez
peu soucieux de complaire à ses administrés
juifs en ménageant leur susceptibilité
religieuse
mais qui, rusé, savait néanmoins
user de diplomatie et faire preuve de souplesse quand
les circonstances l'exigeaient.
- À la fin de l'année 36, son supérieur
hiérarchique, le gouverneur de Syrie Vitellius,
lui ordonna de se rendre à Rome afin qu'il s'y
justifiât devant l'empereur.
- Ponce Pilate fut sanctifié par les Églises
grecque, copte et éthiopienne. Son épouse
(Claudia Procula ?) reçut le même honneur.
2. Ce qui est possible, mais pas sûr
à 100 % :
- Ponce Pilate était le fils d'un certain Marcus
Pontius, un Espagnol qui aurait reçu la citoyenneté
romaine en récompense de sa bravoure sur les
champs de bataille.
- De son petit nom Ponce Pilate s'appelerait Lucius.
Son nom latin complet serait donc Lucius Pontius
Pilatus.
- Ponce Pilate aurait épousé Claudia Procula,
une dame de haute naissance, très bien en cour.
- Entre 30 et 35 ap. J.-C., Ponce Pilate, Préfet
de Judée, aurait eu à statuer sur le cas
d'un certain Jésus "le Nazôréen".
Il aurait ordonné que cet individu fût
crucifié sous le motif que ce Jésus se
prétendait "Roi des Juifs".
- À l'occasion de ce jugement, Pilate aurait
prononcé quelques petites phrases qui passèrent
à la postérité ainsi que dans les
pages roses des dictionnaires : Ecce homo (=
"Voilà l'homme !"), "Ce qui est écrit
est écrit !" et surtout Qui est veritas ?
(= "Qu'est-ce que la vérité ?").
- Après son rappel à Rome et sa comparution
devant l'empereur Caligula,
Ponce Pilate aurait été exilé à
Vienne (dans les Gaules). Il y mourut peu de temps après,
mais on ne sait s'il se suicida où s'il fut exécuté.
3. Ce qui est très douteux.
J'espère que ces quelques indications pourront
vous aider dans vos recherches. |
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