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Sommaire Décembre
2001 :
- 2 Décembre 2001 :
- Quelques (maigres) infos sur le Liban (Phénicie)
et Beyrouth à l'époque romaine : Clic
!
- 2 Décembre 2001 :
- Combien d'empereurs s'appelèrent-ils "César"
: Clic !
- 3 Décembre 2001 :
- Quelle fut la dynastie qui fournit les empereurs "les
plus cruels" ? : Clic !
- 4 Décembre 2001 :
- Une petite bibliographie pour Antonin le Pieux : Clic
!
- Enfin une bio d'Antonin : Bernard REMY, Antonin
le Pieux, le siècle d'or de Rome : Clic
!
- 11 Décembre 2001 :
- Des infos sur le Théâtre de Marcellus :
Clic !
- Qui était Marcellus, neveu d'Auguste : Clic
!
- 13 Décembre 2001 :
- L'Oppidum d'Ensérune et les Romains : Clic
!
- 13 Décembre 2001 :
- Site Nimispauci - Vie de César (Plutarque) sur
le Net : Clic
!
- 14 Décembre 2001 :
- Des infos sur les empereurs romains à l'époque
de Cicéron : Clic
!
- 14 Décembre 2001 :
- Où trouver des représentations de monnaies
à l'effigie de Jules César : Clic
!
- 16 Décembre 2001 :
- Empereur et Galiléen, une pièce
d'Ibsen sur Julien l'Apostat : Clic
!
- 19 Décembre 2001 :
- Néo-paganisme suspect dans ce site émaillé
de préjugés anti-chrétiens ? : Clic
!
- L'évolution du dogme chrétien, rapide
ou lente ? : Clic
!
- 23 Décembre 2001 :
- Le film Gladiator et l'inculture francophone
: Clic !
- 27 Décembre 2001 :
- Le Satiricon de Pétrone et le Quo Vadis
de Sienkiewicz : Clic
!
RECHERCHE
DANS LE SITE
"EMPEREURS ROMAINS"
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| 2 Décembre 2001 |
| Aurélie a écrit : |
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| En parcourant votre site, je me
suis dit que vous pourriez peut-être m'aider, ou me
donner votre avis.
Je suis un jeune auteur de CD ROM
pour enfants ; mon projet a reçu une bourse de la
SCAM* (sociétés civiles des auteurs multimédia),
car le sujet promet plus de profondeur qu'à l'accoutumée.
Voici : il s'agit d'une enquête
à mener pour délivrer trois enfants (le jeu
s'adresse à des enfants d'une dizaine d'année)
qui se trouvent dans différentes époques.
- le moyen âge de Philippe
Auguste (Paris)
- l'apogée du Royaume de
la Rouss' (Kiev)
- la Phénicie romaine
(Beyrouth).
Mon problème actuellement
est de trouver des ressources sur cette dernière
période... Qui dirigeait cette province ? Quelle
date précise choisir ? (je m'intéresse au
mélange des cultures, mais il me faut choisir une
période faste, joyeuse) J'aimerais évoquer
l'École de Droit qui existait à cette époque
et rivalisait avec celle de Rome
En plus de cet éclairage historique,
je cherche également des ressources sur les mythes
de l'époque, car la quête touche les deux aspects.
J'espère avoir été
assez claire. Si vous n'avez aucune idée de tout
cela, tant pis, mais tout regard peut m'aider. |
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| RÉPONSE : |
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| À part cette fameuse école et les austères
juristes qui la fréquentaient, qu'y a-t-il donc de
si intéressant dans la Beyrouth romaine pour que
vous vouliez, de force forcée, vous servir de cette
ville, au demeurant riche d'un long et glorieux passé,
comme "décor oriental" de votre jeu ? Que ne choisissez-vous
Antioche, Alexandrie ou Palmyre pour abriter vos personnages
? ;-))
Mais trêve de boutade ! Tout d'abord, mille excuses
pour le léger retard apporté à répondre
à votre mail. Puisque le résultat de mes recherches
concernant la ville de Beyrouth (Bérythe, Berythos,
Berythum) à l'époque romaine, tant sur
Internet que dans ma documentation, restaient assez décevants,
j'espérais, mais en vain, que ce laps de temps me
permettrait de me remémorer certaines infos lues
par le passé
À part quelques indications éparses et presque
insignifiantes, ce que j'ai trouvé de plus intéressant,
c'est un paragraphe de l'article que la Catholic Encyclopedia
consacre à Beyrouth (Clic
!). J'en ai risqué une traduction française
:
"Il est certain que les Romains agrandirent et embellirent
Beyrouth. Deux légions y étaient casernées,
la Leg. V Macedonica et la Leg. VIII Augusta.
En 14 av. J.-C elle devint une colonie Romaine sous le nom
de Colonia Julia Augusta Felix Berytus, probablement
d'après Julie,
la fille d'Auguste (Mommsen, Res gestae divi Augusti,
II, 119).
Les rois des Juifs Hérode le Grand, Hérode
Agrippa Ier, et Hérode Agrippa II construisirent
des monuments somptueux à Beryte et y donnèrent
des combats de gladiateurs (Josèphe, Guerre des
Juifs, I, XXI, 11 ; Antiq. Jud., XVI, XI, 2 ;
XVII, X, 9 ; XIX, VII, 5 ; XX, IX, 4) ; Titus
également, après le siège de Jérusalem,
y donna des combats de gladiateurs à Beryte, avec
des combattants Juifs. (Josèphe, Guerre des Juifs,
VII, III, 1.). C'est à cette époque que fut
édifié le magnifique aqueduc, dont les ruines
sont encore visibles, et qui amenait en ville les eaux de
la rivière Magoras (maintenant Nahr Beiruth).
Aux environs du milieu du IIIe siècle, Beryte devint
le siège de la Faculté de droit la plus renommée
de l'Empire Romain d'Orient. Beaucoup de jurisconsultes
célèbres y enseignèrent (Montreuil,
Hist. du droit byzantin, I, 264-273, 279-283). Cette
école fut épargnée par Justinien lorsqu'il
ferma toutes les écoles semblables pour ne garder
que celle de Constantinople. La ville souffrit beaucoup
d'un tremblement de terre en 529 et elle était tombée
en déchéance quand elle prise par les Arabes
vers 635".
Au cours de mes recherches, j'ai quand même déniché
quelques sites qui pourraient peut-être vous intéresser.
Les voici, au cas où
- LacusCurtius - Ressources sur Liban antique : Clic
!
- Archéologie à Beyrouth : Clic
!
- Oriental Institut Website : Clic
!
- Mythes : Clic
!
- Bibliotheca Classica Selecta :
- Mythologies indo-européenne et gréco-romaine
: Clic
!
- Magie dans le monde gréco-romain : Clic
!
- Droit et la justice dans le monde romain : Clic
!
Désolé de ne pouvoir vous aider davantage.
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| 2 Décembre 2001 |
| Olivier a écrit : |
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| À part Jules, combien
y a-t-il eu d'Empereurs du nom de César ?
Merci de votre réponse. |
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| RÉPONSE : |
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| Pour commencer, il faut quand même
rappeler qu'à l'origine, le mot "César"
(en latin Cæsar), ce n'est évidemment
pas un nom de famille. Il s'agit du surnom traditionnel
des membres de la gens Julia (= "famille
julienne") et qui fut porté pour la première
fois par un ancêtre de notre Jules des Gaules,
un certain Sextus Julius Cæsar (vers 208 av.
J.-C.).
Donc, dans le nom latin complet de notre grand
Jules (Caius Julius Cæsar), le mot
Caius, c'est le prénom : Julius
(= Jules) c'est le nom de famille ; et Cæsar
(= César) le surnom traditionnel de la famille.
Et contrairement à ce que l'on croit couramment,
ce mot "César" n'aurait pas nécessairement
de rapport avec une "césarienne" grâce
à laquelle un petit "Jules" aurait vu le
jour, ni désigné la belle chevelure
longue et abondante (en latin cæsaries)
d'un de ces Jules. Ce serait plutôt un mot
d'origine étrusque, mais dont la signification
réelle nous échappe.
Pour en revenir à votre question, d'une
certaine façon, tous les empereurs romains
portèrent de nom de "César" puisque
ce surnom (comme le titre honorifique "Auguste"
d'ailleurs) devint synonyme d'"empereur". Mais naturellement,
si l'on considère uniquement les liens familiaux,
avec toutes les filiations, tant naturelles qu'adoptives,
seuls les cinq premiers empereurs, ces "Julio-Claudiens"
apparentés (souvent de très loin)
avec le grand Jules, auraient eu pleinement le droit
de se dire Cæsar. Donc :
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Si vous souhaitez "visualiser" ces filiations complexes,
vous trouverez quelques tableaux généalogiques
en "cliquant" sur les liens suivants :
- La famille Julio-Claudienne - Tableau simplifié
: Clic
!
- Les successions d'Auguste et de Tibère : Clic
!
- Néron, descendant d'Auguste et d'Antoine :
Clic
!
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| 3 Décembre 2001 |
| Cindy a écrit : |
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| Tout d'abord je tiens à
vous dire que votre site est très enrichissant
et complet, néanmoins j'ai eu beaucoup de peine
à trouver une réponse à ma question
: Quelle dynastie a donné les empereurs les
plus cruels et qu'ont-ils fait de particulièrement
abominable? |
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| RÉPONSE : |
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| Tout d'abord un grand merci pour votre
mail.
Quant à votre question ça ne m'étonne
guère que vous n'en ayez pas trouvé la réponse
sur mon site : elle ne s'y trouve pas !
"Quelle dynastie a donné naissance aux empereurs
les plus cruels ?" Voilà une question à
laquelle je n'aime guère répondre car je
ne connais que trop bien la réponse que l'on attend
de vous, puisque c'est sans doute pour satisfaire à
la demande d'un de vos profs que me posez cette colle
! Or, cette réponse-bateau, cette réponse
attendue, cette réponse "pédagogiquement
correcte" ne me satisfait pas, me paraît aussi historiquement
incorrecte qu'injuste pour la mémoire des empereurs
concernés !
Mais, puisque je crains bien que mes scrupules ne vous
intéressent guère, voici la réponse
que vous (et sans doute votre prof) attendez : la dynastie
qui est réputée (j'insiste sur ce mot) avoir
fourni à Rome ses empereurs les plus cruels est,
sans doute aucun, la première, celle des Julio-Claudiens,
qui gouverna l'Empire romain entre 27 av. J.-C. et 68
ap. J.-C.
Que reproche-t-on couramment à ces pauvres Julio-claudiens
? Le catalogue de leurs méfaits (pour la plupart
davantage supposés que réels) serait un
peu longuet à détailler ici. En gros, cela
pourrait donner ceci :
- Auguste
ne s'en tire pas trop mal, mais il fut néanmoins
sournois, dissimulateur et très peu magnanime
envers ses adversaires vaincus.
- Tibère
extermina, paraît-il, la moitié du
Sénat romain. Il fit assassiner Germanicus,
son successeur présumé. Il laissa
le pouvoir à son ministre Séjan,
un des pires sadiques que Rome eut jamais connu,
et finit sa vie dans les débauches et le
stupre de sa villa de Capri.
- Caligula
serait, dit-on, monté sur le trône
impérial après avoir assassiné
son prédécesseur Tibère.
Complètement cinglé, il aurait lui
aussi, exterminé le Sénat, violé
ses surs, il aurait souhaité que
le peuple romain n'eût qu'une tête
afin de décapiter tout le monde d'un seul
coup de glaive et, enfin, last but not least,
il aurait conféré le titre de consul
à son cheval Incitatus.
- Claude
fut un vieillard libidineux et cruel qui se laisser
mener par le bout du nez par ses ministres et
par ses épouses successives (du moins quand
il ne les avait pas fait exécuter auparavant).
- Néron.
Lui, il détient le titre mondial de la
catégorie "empereur cruel". Il aurait fait
assassiner, son demi-frère, son épouse.
il aurait contraint le philosophe Sénèque
au suicide, ainsi que l'élite du Sénat,
il aurait incendié Rome, épousé
deux hommes et surtout, jeté les Chrétiens
aux lions ! (sur les "crimes de Néron",
voir aussi ici : Clic
!)
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Dois-je vous préciser que tout cela est très
très très exagéré. Vous vous
en rendrez d'ailleurs compte si vous parcourez les notices
dont je me suis permis de vous indiquer les liens. En
fait, ces empereurs ne furent sans doute pas pires (ni
meilleurs d'ailleurs) que bien d'autres. Ils eurent simplement
une malchance insigne : les quasi seules sources historiques
dont nous disposons (Tacite et Suétone) pour savoir
ce qu'ils furent et ce qu'ils firent leur sont absolument
défavorables. Ces "historiens" antiques ne ratent
aucune occasion de les calomnier. En fait, d'autres empereurs,
issus d'autres dynasties furent certainement plus cruels,
plus odieux, ou moins fous que ces Julio-Claudiens, mais
eurent la chance d'avoir un meilleur "service de presse" !
Je pense par exemple à Caracalla
qui fit égorger tant de jeunes gens de la ville
d'Alexandrie d'Égypte que le sang répandu
fit rougir les eaux du Nil ; à Constantin
qui fit ébouillanter son épouse et égorger
son fils aîné ; à Constance
II qui, comme pour fêter son accession au trône,
fit massacrer toute sa proche famille : à Théodose
qui rassembla toute la population mâle de Thessalonique
dans un amphithéâtre et la fit massacrer
par ses soldats, etc
, etc. |
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| 4 Décembre 2001 |
| Pylaurent a écrit : |
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| Je cherche une bibliographie
assez complète sur Antonin le Pieux.
Son règne est en général
très rapidement esquissé entre les règnes
d'Hadrien et de Mars Aurèle. Si, selon Gibbon,
c'est la meilleure période
, y a-t-il si peu
a dire
?
J'ai lu Ælius, mais son objectivité
est discutée
N'y a-t-il pas des publications
récentes traitant spécifiquement d'Antonin
? Je ne suis pas un spécialiste de Rome, mais ce
règne (parmi les plus longs) m'intéresse
de plus en plus, surtout par le silence qu'il suscite. |
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| RÉPONSE : |
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| Comme on dit : "les gens heureux n'ont
pas d'histoire". Les règnes heureux non plus !
Nous ne savons donc pas grand-chose de celui du pieux
Antonin,
cet "Age d'Or de Rome" où il ne semble s'être
passé aucun événement notable, ni
à l'intérieur, ni à l'extérieur
de l'Empire.
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Il faut dire aussi que, s'il y a
peu à dire sur la vie de cet empereur, c'est
aussi parce nous ne possédons que fort peu
de documentation à son sujet. Je ne connais
pas l'Ælius dont vous me parlez, mais
si je m'en réfère aux spécialistes,
la meilleure source antique - et quasi la seule
- sur Antonin,
c'est la biographie que lui consacre l'auteur de
l'Histoire
Auguste, ce recueil de "Vies" d'empereurs
écrites par un païen anonyme de la fin
du IVe siècle. Cet auteur, qui, pour la iographie
d'Antonin, se cache sous le pseudonyme de
Julius Capitolinus, est en général
assez fantaisiste. Cependant, ici, il aurait fait
un effort ! Il se serait, paraît-il, largement
inspiré d'historiens sérieux, mais
dont les textes ne sont pas parvenus jusqu'à
nous.
Si ce texte vous intéresse, il se trouve
sur le Net, mais, hélas, uniquement en Anglais
et en latin. Voici les adresses :
Pour le texte français, "L'Histoire
Auguste" (Traduction et commentaires d'André
Chastagnol) est disponible chez éditions
Robert Laffont, collection "Bouquins". |
Évidemment, avec si peu de sources antiques, les
"publications récentes" consacrées à
Antonin
ne peuvent foisonner. La bibliographie établie
par André Chastagnol dans le livre mentionné
ci-dessus ne reprend d'ailleurs que trois titres français,
dont l'un date de 1888 :
- G. LACOUR-GAYET, Antonin le Pieux et son temps.
Essai sur l'histoire de l'Empire romain au milieu du
IIe siècle (138 - 161). Paris 1888.
- J. LE GALL, et M. LE GLAY, l'Empire romain.
Paris, 1987. p. 471 - 482.
- H.-G. PHLAUM, La Valeur de la source inspiratrice
de la Vita Piii à la lumière des personnalités
nommément citées. B.H.A.C., 1964 -
1965, p. 143 - 152.
Comme vous pouvez le constater, ces ouvrages demeurent
assez peu accessibles aux profanes comme vous et moi.
Vu ces difficultés et la pénurie des sources
antiques, mieux vaut donc, puisqu'à peu près
tout s'y trouve, consulter le texte de lL'Histoire
Auguste se faire sa petite idée personnelle
sur la psychologie et le règne d'Antonin.
C'est d'ailleurs ce que j'ai fait dans la notice que je
lui ai consacré.
NOTE DU
WEBMASTER (9 Juin 2005) :
Enfin, une bio d'Antonin !
ANTONIN LE PIEUX
Le Siècle d'or de Rome, 138-161
par
Bernard Rémy (Editions Fayard)
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(4e de couverture) :
ANTONIN
LE PIEUX
Entre Hadrien
et Marc
Aurèle, figures emblématiques
du monde romain, Antonin le Pieux mérite
une place de choix dans la galerie des
empereurs. Il laissa d'ailleurs un souvenir
inoubliable à ses successeurs
qui firent figurer son surnom dans leur
dénomination. Issu d'une famille
de riches propriétaires fonciers
de la région de Nîmes,
administrateur reconnu, il siégea
fréquemment au conseil d'Hadrien
qui appréciait sa modestie et
ses capacités et qui le désigna
pour lui succéder, même
si dans l'esprit de ce prince, il devait
être un empereur de transition.
Monté sur le trône
à cinquante et un ans, ce bel
homme séduisant, amoureux de
la nature, héritait d'un empire
prospère et en paix avec ses
voisins. Grand seigneur humaniste, il
faisait confiance aux hommes et, devenu
empereur, a continué à
vivre modestement. Il a pourtant dirigé
d'une main ferme le monde romain pendant
près d'un quart de siècle,
en accentuant assez nettement l'orientation
monarchique du régime. Il avait
un grand souci des finances de l'État
qu'il administra avec rigueur, mais
il prit garde à ne pas augmenter
les revenus de la république
aux dépens du patrimoine des
particuliers. Il veilla scrupuleusement
au bon fonctionnement de l'administration
municipale sur laquelle reposait la
prospérité. Considérable,
son uvre juridique fut très
novatrice sur bien des points.
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Antonin, dont on donna le nom
à la dynastie qui régna pendant
tout le IIe siècle - le « siècle
d'or » de l'Empire - n'a pas démérité,
loin de là ! Jouissant d'un prestige
considérable parmi les habitants du
monde romain et parmi les rois-clients qui
vivaient au-delà des frontières,
loué par tous de son vivant, encore
rangé dans l'Antiquité tardive
parmi les « bons empereurs »,
il est resté ensuite pendant trop longtemps
un empereur méconnu. La présente
biographie lui rend justice.
Professeur d'histoire romaine
à l'université de Grenoble,
Bernard Rémy est l'auteur d'une biographie
de Dioclétien et de nombreuses publications,
en particulier sur les sénateurs
d'Anatolie au Haut-Empire ; il a publié
également les inscriptions latines
de plusieurs régions françaises.
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| 11 Décembre 2001 |
| Julien
a écrit : |
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| Je recherche toutes
les infos possibles sur le théâtre de
Marcellus si vous pouviez m'envoyer des infos ce serait
bien de votre part. Je vous remercie d'avance et je vous
prie de bien vouloir me répondre. |
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| RÉPONSE : |
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| Des pages consacrées au Théâtre
de Marcellus, ce n'est pas ce qui manque sur le Web.
Vous trouverez ci-dessous des liens vers quelques-unes
de celles-ci. Cependant, d'après ce que j'en ai
lu, peu d'entre-elles précisent qui fut réellement
ce fameux Marcellus Pensant que cela pourrait peut-être
vous intéresser, j'ai donc recueilli quelques infos
sur lui dans un de mes vieux bouquins. Les voici :
Ce Marcellus était le fils qu'Octavie (la
sur d'Octave
Auguste) avait eu de son premier mariage (elle épousa
Antoine
en, secondes noces). Après sa victoire d'Actium
(31 av. J.-C.), ledit Octave Auguste, qui était
en passe de s'emparer du pouvoir suprême, se mit
à considérer son Marcellus de neveu comme
son héritier. Par exemple, lors des grandes cérémonies
du Triomphe qui, en août 29, mettaient fin à
dix années de guerres civiles, Marcellus, alors
âgé de 14 ans, eut l'honneur de précéder
le char triomphal de son oncle l'Imperator en chevauchant
sur le cheval de droite, tandis que le futur empereur
Tibère,
lui, se trouvait sur cheval de gauche. Cela démontrait
qu'Auguste
plaçait le fils de sa sur plus haut que son
beau-fils Tibère (voir tableau généalogique
: Clic
!)
Au cours des années 27 - 25 (av. J.-C.) Marcellus
accompagna Auguste
dans son expédition en Gaule et Espagne. À
ce moment, il portait le grade de tribun militaire.
Auguste,
de constitution maladive, craignait pour le sort du régime
qu'il avait instauré. Bien que son seul titre de
Princeps ne lui permît pas de telles prétentions,
il forma donc des projets dynastiques. Au retour de l'expédition
d'Espagne, Marcellus fut marié tambour battant
à Julie
(fille d'Auguste et de sa première femme Scribonia).
Flanqué de sa toute jeune épouse (sa Julie
n'avait que 14 ans), notre Marcellus se trouvait ainsi
désigné officiellement comme successeur
d'Auguste.
| En 24 av. J.-C., les intentions d'Auguste
commencèrent à se faire jour. À
son instigation, le Sénat donna à
Marcellus un siège de préteur, puis
lui conféra le titre de consul bien avant
l'âge légal (fixé à 30
ans). Le jeune Marcellus, neveu du "Tout Puissant
Auguste", et aussi son gendre, était désormais
le premier dans la carrière des honneurs.
L'année 23 (avant J. C.) fut, à la
fois pénible et décisive pour l'Empire.
Au début de cette année, une conjuration
contre le Princeps fut dénoncée,
puis celui-ci tomba gravement malade. Auguste
restait soucieux d'assurer une continuité
à son uvre, mais ni Marcellus ni Tibère
n'étaient suffisamment mûrs pour prendre
l'Empire en mains. Alors, le Princeps, toujours
gisant sur son lit de douleurs, appela à
son chevet les hommes les plus en vue de Rome et
confia son sceau à Agrippa, le désignant
par là comme son successeur, dans le cas
où il viendrait à mourir. Le nom de
Marcellus ne fut pas prononcé.
Mais Auguste
surmonta la crise, et, après avoir renoncé,
au consulat le 26 juin 23, il réforma le
principat, donnant à Rome le caractère
d'une monarchie populaire. Le principal collaborateur
d'Auguste restait Agrippa, puis venait en première
place dans l'entourage du prince, Marcellus, époux
de Julie,
et enfin Tibère,
fils aîné de la fidèle Livie. |
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À l'automne de l'année 23 av. J.-C., Agrippa
reçut le grand commandement de l'Orient ; on entendit
alors dire à Rome que cette "promotion" du premier
conseiller de d'empereur sanctionnait en fait un refroidissement
de ses relations avec Marcellus. On peut cependant se
demander s'il y eût vraiment tension entre les deux
hommes. C'est alors que Marcellus mourut, un peu avant
la fin de l'année 23 ; il n'avait pas encore 20
ans. Auguste
en fut profondément attristé et plus encore
Octavie, sa malheureuse mère dont la vie se poursuivit
dans une solitude totale. Le peuple aussi pleura Marcellus
et, dans son poème épique de l'Énéide
(VI, 878-886), Virgile lui dédia des vers chaleureux
dans lesquels il chantait ce grand espoir déçu
de l'empire romain. On prétend d'ailleurs que,
lorsque le poète déclama ces vers devant
Auguste et Octavie, celle-ci s'évanouit d'émotion,
et, une fois revenue à elle, elle fit verser à
Virgile 10.000 sesterces pour chaque vers de ce passage
!
La dépouille mortelle de Marcellus fut la première
à être déposée dans le mausolée
d'Auguste,
future sépulture officielle de l'Empire romain
héréditaire.
(Source principale : E. Kornemann, Tibère,
Payot, Paris)
Mais trêve de bavardage, voici quelques liens
sur le théâtre de Marcellus :
- ac-orleans : Le Théâtre de Marcellus
: Clic
!
- Univ. Caen : Plan de Rome, le théâtre
de Marcellus : Clic
!
- ac-besançon : Histoire du théâtre
romain : le théâtre de Marcellus : Clic
!
- Rome 72 : Le Théâtre de Marcellus : Clic
!
- LacusCurtius : Les Théâtres romains,
283 liens Web : Clic
!
- Les théâtres antiques : Clic
!
En Anglais :
- LacusCurtius : A Topographical Dictionary of Ancient
Rome : Theatrum Marcelli : Clic
!
- Rome of the Caesars : Theatre of Marcellus : Clic
!
- Comune Roma : Teatro di Marcello : Clic
!
- bluffton.edu : Images of the Theater of Marcellus
: Clic
!
- siba.fi : Theatre of Marcellus : Clic
!
- Roman Empire : Theatre of Marcellus : Clic
!
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| 13 Décembre 2001 |
| Rontayan a écrit
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| Quels sont les Romains qui ont
occupé l'oppidum d'Ensérune ? |
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| RÉPONSE : |
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| C'est très joli, l'oppidum
d'Ensérune, avec, au bas du coteau, l'étang
asséché de Montady qui rayonne comme un
grand soleil vert et ocre, et avec, au sommet du plateau,
dans l'intéressant musée archéologique,
cette fascinante collection de coquilles d'ufs fossilisés
Cependant, au risque de vous décevoir, il semble
bien qu'il n'y eût jamais beaucoup de Romains qui
séjournèrent dans cette place-forte.
En effet, l'oppidum (ou ville fortifiée)
d'Ensérune était la capitale des Élyséens,
une tribu qui faisait partie des Salyens, confédération
de peuples d'origine ligure.
Cet oppidum forme un triangle allongé entre
les vallées de l'Orb et de l'Aude. Il fut
occupé sans interruption du VIe siècle
av. J.-C. au Ier siècle après J.-C..
On peut distinguer chronologiquement plusieurs phases
d'implantation. De 600 à 425 av. J.-C., le
site présente un habitat de type archaïque
: cabanes, nombreux silos, absence de fortification
et de nécropole. Entre 425 et 230 av. J.-C.,
Ensérune entre en relation avec les Grecs
et les Étrusques. Le village primitif est
alors remplacé par une ville moins étendue,
dotée d'une enceinte et construite au sommet
de la colline (à l'emplacement de l'actuel
musée). La ville est ensuite dévastée
soit par les Volques, soit par Hannibal. À
partir de 230, Ensérune passe sous le contrôle
des Celtes. La nouvelle cité, plus peuplée
(7 000 à 8 000 habitants), plus vaste, s'étend
au-delà de l'enceinte primitive et sur la
nécropole. Vers l'an 118 av. J.-C., l'arrivée
de nombreux colons romains dans la région
narbonnaise influence rapidement le mode de vie
des habitants d'Ensérune. L'oppidum est progressivement
abandonné au profit des villages de plaine
et des villes romaines. Vers 30 après J.-C.,
l'habitat n'est plus occupé. |
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Bref, quand les Romains arrivent, Ensérune se
vide !
(Sources :pages Internet : http://fr.encyclopedia.yahoo.com,
http://arcadia.revue.free.fr
et http://crehangec.free.fr/lang.htm)
Pour terminer, quelques liens sur ce très intéressant
site archéologique :
- Site officiel de l'oppidum d'Ensérune (en construction)
: Clic
!
- Direction régionale de l'Environnement : Ensérune
- fiche descriptive : Clic
!
- Encyclopédie Yahoo : Clic
!
- Revue Arcadia N° 10 - Ensérune : Clic
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: Clic
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- Communauté de communes "la Domitienne" - l'Oppidum
d'Ensérune : Clic
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- Toponymie Languedoc-Roussillon : Clic
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