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Sommaire Octobre 2001 :
- 3 Octobre :
- Pourquoi pas une nomenclature complète des épouses
et parents d'empereurs ? : Clic
!
- 4 Octobre :
- Ce site est "assez laid" et la navigation y est peu
aisée : Clic !
- Pourquoi ces ouvertures de fenêtres intempestives
à chaque "clic" ? : Clic
!
- 7 Octobre :
- Auguste et le temple de Mars Ultor : Clic
!
- 14 Octobre :
- Quelles furent les capitales de l'Empire romain ? :
Clic !
- 15 Octobre :
- Où trouver une image du sarcophage d'Antonin
le Pieux et de Faustine ? : Clic
!
- Ne s'agit-il pas plutôt du socle de la "Colonne
Antonine" (Apothéose d'Antonin et de Faustine)
? : Clic !
- 17 Octobre :
- Quelques précisions sur la Dalmatie ainsi que
sur les papes (et empereurs) africains : Clic
!
- 21 Octobre :
- La cérémonie du Triomphe à Rome
: Clic !
- Le Triomphe d'Aurélien à Rome, en 274
ap. J.-C. : Clic !
- 23 Octobre :
- L'origine du nom "Cléopâtre" : Clic
!
- 24 Octobre :
- Qui était saint Jude ? - Est-il responsable de
l'esclavage et de l'appauvrissement des Romains ?
: Clic !
- 27 Octobre :
- L'esclavage à Rome : un article très intéressant
de J. Andreau (Revue L'HISTOIRE) : Clic
!
RECHERCHE
DANS LE SITE
"EMPEREURS ROMAINS"
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| 3 Octobre 2001 |
| Paul a écrit : |
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| Je fréquente votre site
depuis cet été et je trouve que c'est une
mine de renseignements fabuleuse.
Une suggestion (je n'ai rencontré
cela sur aucun site), personne n'a pensé à
faire une nomenclature spéciale des femmes et
parents des empereurs, visible en en seul coup d'il,
sans devoir aller consulter la fiche de chacun.
Peut-être une idée à
creuser
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| RÉPONSE : |
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| Un grand merci pour votre mail, pour tous ces compliments,
ainsi que pour votre judicieuse suggestion. C'est effectivement
une idée à creuser
et que je creuserai
dès que j'aurai rédigé les notices
manquantes et complété les lacunaires. Cependant,
à première vue, je crains fort qu'une telle
nomenclature, reprenant toute la parenté de chaque
empereur ne devienne inutilisable parce que démesurée.
Quoi qu'il en soit, pour moi, l'ordre du jour n'est pas
encore aux pages "récapitulatives", j'ai encore beaucoup
de boulot avant d'en arriver à cette phase ! |
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| 4 Octobre 2001 |
| Fabien
a écrit : |
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| Je suis en train
de lire ton site sur les empereurs romains. Je dois dire
que c'est très bon sur le fond : court, concis,
raconté sur un ton léger et plein de "tordage
de cou de préjugés".
Sur la forme par contre, bof
Le site est peu pratique pour la navigation entre les
pages, assez anarchique, assez laid et manque de cartes
et d'images.
Mais bon le fond c'est quand même
plus important que la forme :) |
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| RÉPONSE : |
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| Un grand merci pour ton mail ainsi que
pour tes remarques.
Effectivement, je privilégie le contenu par rapport
à un contenant que, d'ailleurs, mes connaissances
en informatique limitent quelque peu. J'essayerai toutefois
d'améliorer la navigation entre les pages.
Mon site est "assez laid", m'écris-tu
QUOI !? tu n'apprécies pas les belles couleurs
noire, jaune et rouge de mon noble drapeau national belge
? Ces nobles tonalités patriotiques mâtinées
d'un peu de bleu tout européen qui m'emplissent
quotidiennement de fierté et qui ornent et illuminent
tout mon site d'un éclat sans pareil ?
Non ? Vraiment ?
Dommage
Enfin, comme disaient déjà
nos ancêtres, ceux qui n'étaient pas Gaulois,
ainsi que les pages roses de mon vieux Larousse, celui
qui sème à tous vents : "De gustibus
et coloribus non disputandum" ! (Des goûts et
des couleurs, il ne faut point discuter). |
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| Fabien
réécrit : |
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| Oups ! j'avais
pas fait gaffe pour les couleurs : vu comme ça
évidemment, je trouve plus rien à redire.
D'ailleurs, c'est décidé, je refais mon
site en bleu, blanc, rouge.
Oui enfin c'est pas dramatique
hein ! C'est juste que quand on clique sur un lien
en général on ouvre une nouvelle fenêtre
et on se retrouve vite avec plein de fenêtres partout.
Et c'est pas évident de revenir au menu principal.
Sinon j'ai avancé la lecture
de ton site, et décidément j'aime beaucoup
! On sent le gars qui maîtrise son sujet et qui
répète pas bêtement ce qu'il a appris.
Enfin j'ai beaucoup aimé les passages sur Jésus.
Tu prêches un converti quand tu prétends
que la Bible a quelque peu "arrangé" l'histoire,
et tes hypothèses sont tres intéressantes,
je ne les avais jamais entendues avant, et elles sont
loin de paraître absurdes.
Sinon j'ai bien aimé comment
tu dégages notre héros national à
nous, les gens d'en dessous, ce bon vieux Vercingétorix.
Ce n'est pas à toi que je vais apprendre que le
Vercingétorix, il a au moins autant emmerdé
César que ton Belge. Non mais ! et Gergovie, nom
d'un Gaulois ?! |
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| RÉPONSE : |
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| Bravo pour ton enthousiasme patriotique
! Il n'empêche que, comme on le voit dans Astérix
- une autre "Bible" - on évoque toujours Gergovie
et personne ne sait plus où se trouve Alésia
!
Mais trêve de plaisanteries. Juste un petit mot
pour te dire qu'en fait, ces ouvertures de fenêtres
que tu juges intempestives me paraissaient la meilleure
solution pour faciliter la navigation dans mon site :
on lit une notice, on clique sur lien, une fenêtre
s'ouvre avec ce lien, on regarde ce qui intéresse
dans cette page, puis on referme cette fenêtre et
l'on poursuit la lecture de la notice principale. Cela
me paraissait le plus simple - du moins dans un site aussi
"verbeux" que le mien
mais je peux me tromper |
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| 7 Octobre 2001 |
| Clémentine
a écrit : |
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| Auguste a construit un
temple de Mars Ultor à la mémoire
de César.
Je voudrais savoir pourquoi Auguste
fait ceci. Est-ce parce que César était
un descendant de Mars ? (Simple supposition) |
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| RÉPONSE : |
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| Bien qu'il fût un grand guerrier devant l'Éternel,
Jules
César se voulait descendant de Vénus,
déesse de l'Amour, et non de Mars, dieu de la Guerre.
Ce n'est pas donc pas pour des motifs "familiaux" que
son fils adoptif Auguste
fit édifier le Temple de Mars Ultor
sur le Forum Julien de Rome.
En fait, comme son nom latin l'indique (Mars Ultor
= Mars "Vengeur"), ce temple n'est pas exactement dédié
"à la mémoire de Jules César", mais
plutôt à la vengeance de la mort de Jules
César. Celui-ci ayant été assassiné
le 15 mars 44 av J.-C (Ides de Mars) par Brutus,
Cassius et leurs complices, il revint à Octave
Auguste, son fils adoptif, de "venger" sa mort. Ce
fut chose faite à la bataille de Philippes (42
av. J.-C.) où les meurtriers du grand Jules furent
vaincus et tués. Le Temple de Mars "Vengeur" fut
édifié en souvenir de cette victoire.
Ci-dessous quelques liens où vous trouverez sans
doute d'autres infos sur cet édifice romain :
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| 14 Octobre 2001 |
| Jacques a écrit : |
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| Pourriez-vous me préciser
quelles ont été les quatre capitales
impériales romaines et leur devenir. |
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| RÉPONSE : |
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| À première vue, au moins six villes
furent, à un moment ou u autre les "capitales"
de l'Empire romain, c'est-à-dire le lieu de
résidence habituel des empereurs :
1. Rome
bien sûr
2. Constantinople (anciennement Byzance, aujourd'hui
Istanbul)
3. Milan (Milano, Nord de l'Italie)
4. Ravenne (Ravenna, centre de l'Italie, côtes
de l'Adriatique)
et, de façon plus anecdotique :
5. Trèves (Trier, Ouest de l'Allemagne)
6. Nicomédie (aujourd'hui Izmit, en Turquie).
Quant à leur "devenir", comme vous dites, je ne
sais pas trop ce que vous entendez par là. S'il
ne s'agit que de savoir si Rome est toujours bien à
sa place sur les bords du Tibre, je puis vous rassurer
: la Ville Éternelle mérite toujours son
nom ! Quant aux autres anciennes villes impériales,
aux dernières nouvelles, à part un tremblement
de terre à Izmit, elles ne se portent pas trop
mal non plus
Plus sérieusement : je suppose que vous souhaitez
des renseignements sur l'histoire de ces villes, depuis
l'Antiquité jusqu'à nos jours
Vaste
programme qui m'entraînerait beaucoup trop loin
: ces antiques cités ont une histoire si longue
et si riche que je serais bien en peine de vous signaler
des sites sur ces localités, tant ils sont nombreux.
Rien que pour la ville de Rome, vous en trouverez des
centaines, sinon des milliers, qui abordent chaque période
historique, ou même la Rome moderne. Quelques recherches
ciblées sur les sujets qui vous intéressent
à l'aide d'un bon moteur de recherche (genre Google)
vous aideront donc certainement mieux et plus rapidement
que je ne pourrais le faire. `
Quand et pourquoi la ville de Milan
devint-elle la capitale de l'Empire romain
? :
Clic
!
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| 15 Octobre 2001 |
| Madeleine a écrit : |
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| Je suis à la recherche
d'une photo montrant le sarcophage d'Antonin et de
Faustine ; auriez-vous une idée ? |
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| RÉPONSE : |
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| Votre question m'a un peu intrigué
: je n'avais jamais entendu parler d'un "sarcophage"
d'Antonin
le Pieux et de Faustine. J'ai donc fait
quelques recherches sur le Net et n'ai rien trouvé
d'intéressant ! Uniquement ce beau sarcophage du
IIe siècle, (Clic
!) qui se trouve au Musée du Louvre et
qui montre un couple de nobles gréco-romains unis
jusque dans la mort
Mais il ne s'agit nullement
de notre Antonin
et de sa Faustine d'épouse
Alors je me suis demandé
- mais peut-être me trompe-je - si, par hasard,
ce dont vous me parlez ne se trouverait pas plutôt
être le socle rectangulaire de la Colonne
d'Antonin le Pieux (Colonne antonine) qui se
trouve aux Musées du Vatican et qui représente
l'apothéose de nos Antonin et Faustine.
Voir :
Sarcophage ou socle, il ne s'agit toujours que
de deux coffres de pierre rectangulaires, ornés
de bas-reliefs. Simplement, l'un est creux, l'autre
pas ! |
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| 17 Octobre 2001 |
| Jean-Noël
a écrit : |
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| Belle érudition, ce genre
de site est très réjouissant. Je ne dirais
pas que j'en adore le graphisme (aspirine éventuellement
utile) mais le contenu est vivant et visiblement documenté
(quoique n'étant pas spécialiste je ne pourrais
en juger dans le détail, notamment au chapitre
des interprétations et hypothèses).
Une minuscule précision
: la Dalmatie n'est pas la Croatie, c'est juste
une partie de l'actuelle Croatie, son littoral sur l'Adriatique,
pour aller vite. Cette région de montagnes et d'îles
n'est devenu Slave qu'assez tardivement, certaines parties
ayant appartenu à Venise pendant des siècles
(je crois que Zadar - ou Zara) n'a même été
cédée par l'Italie à la Yougoslavie
(Slaves du sud) qu'après la seconde guerre mondiale
!
À propos des papes noirs,
il faut faire assez attention à la propagande afro-américaine
qui se cherche des ancètres illustres en Égypte
et dans l'Afrique du nord (négligeant de s'intéresser
aux Dogons, aux Malinkés, etc., qui ne sont pas
moins intéressants mais qui n'ont jamais été
adaptés par Cecil B. De Mille...). Si on lit Hérodote,
par exemple, on voit que les Africains subsahariens étaient
pour les antiques des gens venus de très très
très loin, le désert étant tout de
même une frontière naturelle extrêmement
hermétique. Les "Africains" étaient pour
eux les Libyens ou les Égyptiens, et on appelait
apparemment souvent "noirs" des gens qui ne seraient pas
qualifiés ainsi de nos jours. Ça ne signifie
pas que telle ou telle situation soit impossible, qu'il
y ait eu des papes ou des évêques noirs -
je n'en sais rien - mais on entre dans un débat
de politique interne américaine plutôt qu'autre
chose. |
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| RÉPONSE : |
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| Parfait ! Avec un peu d'aspirine à la clé,
mon site deviendra donc un excellent moyen de prévention
contre les accidents vasculaires !
Vous avez mille fois raison : la Dalmatie, c'est
bien la côte croate de l'Adriatique. Cependant,
mes mentions du genre "Dalmatie (auj. Croatie) se sont
là que pour donner une idée de la sphère
géographique de ces provinces antiques dont on
ne sait finalement pas trop quelles étaient les
frontières exactes. Il y a un peu plus de dix ans,
afin d'éviter d'entrer dans de fastidieuses querelles
d'experts, j'aurais écrit "Dalmatie (= Yougoslavie
actuelle)", sans excessif scrupule de conscience et sans
être pour autant "fâché avec la géographie".
En ce qui concerne ces papes et empereurs "africains",
je suis aussi tout à fait d'accord avec vous. Ce
qualificatif désigne seulement personnages originaires
des provinces "africaines" de l'Empire romain, c'est-à-dire
du Nord-Est du Maroc, du Nord de l'Algérie, de
la Tunisie, du Nord de la Libye et de l'Égypte.
En outre, ces pontifes et ces souverains n'étaient
pas forcément des autochtones : il pouvait tout
aussi bien s'agir de descendants de colons romains installés
en "Afrique" depuis des lustres.
Quant à savoir si ces gens avaient la peau noire,
c'est, comme vous le dites, une autre question. Mais,
à franchement parler, je serais très surpris
que ce fût le cas : ces vieux Romains n'avaient
aucunement le sens du "politically correct" ! |
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| 21 Octobre 2001 |
| Rassoua a écrit
: |
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| Je voudrais des renseignements
sur "la cérémonie du triomphe à
Rome". |
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| RÉPONSE : |
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| À mon grand désespoir,
je n'ai pas trouvé de site Internet traitant spécifiquement
des triomphes romains. Dès lors, voici, pour se
remettre un peu les idées en place, un petit article
tiré d'une de mes vieilles encyclopédies
scolaires :
TRIOMPHE (Lat. Triumphus).
C'était le plus grand honneur décerné,
dans la Rome antique, à un général
vainqueur (imperator). Au cours de cette cérémonie,
un magnifique cortège conduit par le triomphateur,
monté sur un char attelé de quatre chevaux
blancs, suivi des membres du Sénat et des prisonniers
de marque, se déroulait dans la ville en fête
en suivant un itinéraire déterminé
: Champ de Mars, Circus Maximus, Palatin, Voie Sacrée
et se terminait au Capitole où le héros,
dont le visage était peint en rouge minium peut-être
pour l'identifier à Jupiter, immolait lui-même
les victimes offertes au dieu. Le triomphe était
la seule occasion permettant aux légions en armes
de traverser le Pomrium (= espace sacré
autour de la Ville). Les soldats chantaient des chants
grossiers et satiriques pour contrebalancer l'hommage
rendu au général, et qui était presque
une divinisation. L'armée passait par une porte
de la ville, qui fut parfois transformée en arc
de triomphe. Seul le Sénat pouvait accorder le
triomphe qui, en raison de la divinisation et de la présence
des légions en armes, avait des aspects dangereux,
si bien que, sous l'Empire, l'empereur seul pouvait l'obtenir
; les autres généraux se voyaient attribuer
des marques distinctives du triomphateur. (Jean H. Croon,
Encyclopédie de l'Antiquité classique,
Éditions Séquoia)
Germanicus
fut le dernier général victorieux, mais
qui n'était empereur, à recevoir les honneurs
du triomphe. Cette cérémonie tomba en désuétude
avec la christianisation de l'Empire romain : il était
en effet inconcevable qu'un empereur chrétien effectue
des sacrifices en l'honneur de Jupiter ! Il semble bien
que déjà à l'occasion de son entrée
solennelle à Rome du 29 octobre 312, Constantin
le Grand qui deviendra premier empereur chrétien
"officiel" mais qui, à ce moment, n'était
pas encore baptisé, refusa de monter au temple
de Jupiter pour y sacrifier aux dieux.
Pour terminer, voici
comment un historien latin du Ve siècle, décrit
le cortège triomphal de l'empereur Aurélien
qui se déroula à Rome en 274 ap. J.-C.
:
"Il n'est pas hors
de propos de donner ici une idée de ce triomphe,
qui fut, en effet, d'une magnificence extraordinaire.
On y vit trois chars royaux : l'un, celui d'Odenath,
richement incrusté d'or, d'argent et de pierres
précieuses ; le second, offert à Aurélien
par le roi des Perses, d'un travail aussi merveilleux
que le premier ; enfin celui que Zénobie
s'était fait faire pour elle-même,
et sur lequel elle espérait faire son entrée
dans Rome : et en effet, elle y entra sur ce même
char, mais vaincue et menée en triomphe.
On voyait encore un autre char attelé de
quatre cerfs, qui passe pour avoir appartenu au
roi des Goths ; et sur lequel Aurélien monta,
dit-on, au Capitole, pour y sacrifier ces animaux
qu'il avait pris, et voués en même
temps que le char, à Jupiter Très-Bon,
Très-Grand. En tête du cortège,
s'avançaient vingt éléphants
de Libye apprivoisés, deux cents bêtes
diverses de la Palestine, que l'empereur offrit
aussitôt à des particuliers, pour n'en
pas surcharger le fisc ; deux paires de tigres,
des girafes, des élans et des animaux de
toute sorte ; venaient ensuite huit cents paires
de gladiateurs, des prisonniers faits sur les nations
barbares, des Blemmyes, des Axioumites, des habitants
de l'Arabie Heureuse, des Indiens, des Bactriens,
des Hibères, des Sarrasins, des Perses, portant
chacun des productions de leur pays ; puis des Goths,
des Alains, des Roxolans, des Sarmates, des Francs,
des Suèves, des Vandales et des Germains,
les mains liées derrière le dos. Parmi
eux se trouvaient les principaux habitants de Palmyre
échappés au massacre, et quelques
Égyptiens rebelles.
On y voyait encore dix femmes,
qui avaient été prises, déguisées
en hommes, combattant parmi les Goths ; il en avait
péri un grand nombre d'autres, qui, d'après
une inscription, auraient appartenu à la
race des Amazones. On porta aussi des écriteaux
où se lisaient les noms des peuples vaincus.
Au milieu de cette pompe, s'avançait Tetricus,
en manteau de pourpre et en tunique verte, avec
les braies gauloises ; à côté
de lui marchait son fils, qu'il avait proclamé
empereur en Gaule. Puis venait Zénobie,
chargée de pierreries, les mains retenues
par des chaînes d'or que soutenaient d'autres
captifs. On portait aussi des couronnes d'or, présents
de toutes les villes dont les noms étaient
indiqués par des inscriptions. Enfin, le
peuple romain, qui suivait les drapeaux des collèges
et ceux des camps, puis les soldats armés
de toutes pièces, les dépouilles des
rois vaincus, l'armée tout entière
et les sénateurs (un peu abattus peut-être,
car ils voyaient Aurélien triompher, pour
ainsi dire, de leur ordre), ajoutaient à
la magnificence du cortège. On arriva vers
la neuvième heure au Capitole, et, le soir
seulement, au palais. Les jours suivants, on célébra
des réjouissances publiques, représentations
scéniques, combats du Cirque, chasses, gladiateurs
et naumachies." (Histoire Auguste, Vie d'Aurélien,
XXXIII - XXXIV - Voir site
Nimispauci de Ugo Bratelli) |
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| 23 Octobre 2001 |
| Teal'C a écrit
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| D'où vient le prénom
Cléopâtre ? |
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| RÉPONSE : |
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L'origine étymologique
du nom Cléopâtre est grecque. Cela
signifierait "la gloire de son père", ou
si vous préférez, "la fille (dont
la beauté - ou la vertu) fait honneur à
son père"
Ce nom était fréquemment porté
par les princesses de la famille royale macédonienne
qui, au milieu du IVe avant J.-C., imposa sa suzeraineté
sur toute la Grèce, avant de conquérir,
grâce à Alexandre le Grand, à
peu près tout le monde connu, de l'Égypte
à l'Afghanistan. Après la mort d'Alexandre,
un de ses officiers nommé Ptolémée
Lagos s'empara de l'Égypte et y fonda une
dynastie. Cette dynastie "Lagide" (du nom de son
fondateur Lagos), également d'origine macédonienne,
gouverna l'Égypte jusqu'en 30 av. J.-C. et,
naturellement, plusieurs de ses reines s'appelèrent
aussi Cléopâtre. La plus célèbre
d'entre elles est cette Cléopâtre VII,
qui donna un enfant à Jules César,
fricota avec Marc Antoine et finit par suicider
à la vipère. (Voir ici : Clic
! , Clic
! et Clic
!)
Quant à sainte Cléopâtre, ce
fut, paraît-il, une pieuse religieuse qui
vécut en Russie vers le Xe siècle.
Elle est fêtée la 20 octobre. |
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| 24 Octobre 2001 |
| Yves a écrit : |
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| Je fais une recherche pour l'école
sur les Romains
Enfin je recherche des informations
sur St Jude mon professeur m'a dit qu'il était
responsable de la pauvreté ou de l'esclavage
des Romains. |
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| RÉPONSE : |
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| On attribue à saint Jude une courte
épître du Nouveau Testament (Clic
!), où il se présente lui-même
comme frère de Jacques et esclave du Seigneur
C'est peut-être à cause de cela que votre
prof pense que, puisque le christianisme est devenu, à
partir du IVe siècle, la religion officielle de
l'Empire romain, tous les Romains sont devenus, eux aussi,
des sortes d'"esclaves du Christ"
Et, naturellement,
selon cette vision de l'Histoire, notre bon saint Jude
qui avait "annoncé la couleur", pourrait être
tenu pour responsable de cette servitude généralisée
et de l'appauvrissement qui s'ensuivit !
Cette hypothèse qui fait du christianisme la cause
première de la "décadence et la chute de
l'Empire romain" reste très controversée,
quoiqu'elle n'ait plus vraiment la côte chez les
historiens modernes. Quant à moi, je ne puis cependant
m'empêcher de penser que l'instauration de la religion
chrétienne, sans être la cause unique de
l'effondrement de Rome, fut néanmoins un important
facteur d'affaiblissement. Mais je ne suis pas un vrai
historien, et en discutailler davantage nous emmènerait
bien loin de notre brave saint Jude.
En fait, on ne connaît vraiment pas grand-chose
de lui.
Puisque que Jude se prétend lui-même "frère
de Jacques", et comme ce Jacques n'est autre que Jacques
"le Mineur" et frère de Jésus "selon
la chair", il faut bien, syllogisme imparable, que
notre Jude soit, lui aussi, un frère du Christ
"selon la chair". C'était un des douze apôtres,
il était marié, avait des enfants (des "descendants
de Jude" sont attestés à l'époque
de l'empereur Trajan)
et, à ce qu'il paraît, il ne crut guère
en son frangin Jésus avant que celui-ci ne ressuscitât
d'entre les morts !
C'est déjà à peu près tout
!
Si le cur vous en dit, vous trouverez peut-être
d'autres intéressants renseignements sur Jude et
son épître dans un article (en Anglais) de
la Catholic Encyclopedia (Clic
!) duquel j'ai d'ailleurs tiré la plus
grande part de ces infos. |
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| 27 Octobre 2001 |
| Mecha
a écrit : |
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| J'ai un mini-mémoire
à rédiger sur l'esclavage
pendant l'Antiquité gréco-romaine,
et je ne trouve vraiment aucun site qui puisse
m'aider ! Pouvez-vous m'en indiquer ou si
possible me donner quelques pistes de recherches
sur ce sujet. |
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| RÉPONSE : |
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| Effectivement, sur le Net, moi non plus
je n'ai rien trouvé de transcendant
sur l'esclavage dans l'Antiquité
gréco-romaine. D'autre part, en
ce qui concerne la civilisation grecque, je
ne puis guère vous aider : cela sort
totalement du cadre (pourtant vaste) de mon
site "empereurs-romains.net/".
En revanche, en ce qui concerne l'esclavage
à Rome, j'ai lu, il y a peu, dans la
revue L'HISTOIRE
(n°239
- janvier 2000), un article fort intéressant,
signé M. Jean Andreau et qui
remet en cause bien des idées reçues.
Cela s'appelle "Prolétaires et entrepreneurs
- La vie d'esclave à Rome" et je
vous en conseille vivement la lecture. |
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