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Sommaire Octobre 2001 :

  • 3 Octobre :
    • Pourquoi pas une nomenclature complète des épouses et parents d'empereurs ? : Clic !
  • 4 Octobre :
    • Ce site est "assez laid" et la navigation y est peu aisée : Clic !
    • Pourquoi ces ouvertures de fenêtres intempestives à chaque "clic" ? : Clic !
  • 7 Octobre :
    • Auguste et le temple de Mars Ultor : Clic !
  • 14 Octobre :
    • Quelles furent les capitales de l'Empire romain ? : Clic !
  • 15 Octobre :
    • Où trouver une image du sarcophage d'Antonin le Pieux et de Faustine ? : Clic !
    • Ne s'agit-il pas plutôt du socle de la "Colonne Antonine" (Apothéose d'Antonin et de Faustine) ? : Clic !
  • 17 Octobre :
    • Quelques précisions sur la Dalmatie ainsi que sur les papes (et empereurs) africains : Clic !
  • 21 Octobre :
    • La cérémonie du Triomphe à Rome : Clic !
    • Le Triomphe d'Aurélien à Rome, en 274 ap. J.-C. : Clic !
  • 23 Octobre :
    • L'origine du nom "Cléopâtre" : Clic !
  • 24 Octobre :
    • Qui était saint Jude ? - Est-il responsable de l'esclavage et de l'appauvrissement des Romains ? : Clic !
  • 27 Octobre :
    • L'esclavage à Rome : un article très intéressant de J. Andreau (Revue L'HISTOIRE) : Clic !
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"EMPEREURS ROMAINS"
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3 Octobre 2001

Paul a écrit : 

Je fréquente votre site depuis cet été et je trouve que c'est une mine de renseignements fabuleuse.

Une suggestion (je n'ai rencontré cela sur aucun site), personne n'a pensé à faire une nomenclature spéciale des femmes et parents des empereurs, visible en en seul coup d'œil, sans devoir aller consulter la fiche de chacun.

Peut-être une idée à creuser…

RÉPONSE :

Un grand merci pour votre mail, pour tous ces compliments, ainsi que pour votre judicieuse suggestion. C'est effectivement une idée à creuser… et que je creuserai dès que j'aurai rédigé les notices manquantes et complété les lacunaires. Cependant, à première vue, je crains fort qu'une telle nomenclature, reprenant toute la parenté de chaque empereur ne devienne inutilisable parce que démesurée.

Quoi qu'il en soit, pour moi, l'ordre du jour n'est pas encore aux pages "récapitulatives", j'ai encore beaucoup de boulot avant d'en arriver à cette phase !

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4 Octobre 2001

Fabien a écrit : 

Je suis en train de lire ton site sur les empereurs romains. Je dois dire que c'est très bon sur le fond : court, concis, raconté sur un ton léger et plein de "tordage de cou de préjugés".

Sur la forme par contre, bof… Le site est peu pratique pour la navigation entre les pages, assez anarchique, assez laid et manque de cartes et d'images.

Mais bon le fond c'est quand même plus important que la forme :)

RÉPONSE :

Un grand merci pour ton mail ainsi que pour tes remarques.

Effectivement, je privilégie le contenu par rapport à un contenant que, d'ailleurs, mes connaissances en informatique limitent quelque peu. J'essayerai toutefois d'améliorer la navigation entre les pages.

Mon site est "assez laid", m'écris-tu…

QUOI !? tu n'apprécies pas les belles couleurs noire, jaune et rouge de mon noble drapeau national belge ? Ces nobles tonalités patriotiques mâtinées d'un peu de bleu tout européen qui m'emplissent quotidiennement de fierté et qui ornent et illuminent tout mon site d'un éclat sans pareil ?
Non ? Vraiment ?…
Dommage… Enfin, comme disaient déjà nos ancêtres, ceux qui n'étaient pas Gaulois, ainsi que les pages roses de mon vieux Larousse, celui qui sème à tous vents : "De gustibus et coloribus non disputandum" ! (Des goûts et des couleurs, il ne faut point discuter).

 

Fabien réécrit :

Oups ! j'avais pas fait gaffe pour les couleurs : vu comme ça évidemment, je trouve plus rien à redire. D'ailleurs, c'est décidé, je refais mon site en bleu, blanc, rouge.

Oui enfin c'est pas dramatique hein ! C'est juste que quand on clique sur un lien en général on ouvre une nouvelle fenêtre et on se retrouve vite avec plein de fenêtres partout. Et c'est pas évident de revenir au menu principal.

Sinon j'ai avancé la lecture de ton site, et décidément j'aime beaucoup ! On sent le gars qui maîtrise son sujet et qui répète pas bêtement ce qu'il a appris. Enfin j'ai beaucoup aimé les passages sur Jésus. Tu prêches un converti quand tu prétends que la Bible a quelque peu "arrangé" l'histoire, et tes hypothèses sont tres intéressantes, je ne les avais jamais entendues avant, et elles sont loin de paraître absurdes.

Sinon j'ai bien aimé comment tu dégages notre héros national à nous, les gens d'en dessous, ce bon vieux Vercingétorix. Ce n'est pas à toi que je vais apprendre que le Vercingétorix, il a au moins autant emmerdé César que ton Belge. Non mais ! et Gergovie, nom d'un Gaulois ?!

RÉPONSE :

Bravo pour ton enthousiasme patriotique ! Il n'empêche que, comme on le voit dans Astérix - une autre "Bible" - on évoque toujours Gergovie… et personne ne sait plus où se trouve Alésia !…

Mais trêve de plaisanteries. Juste un petit mot pour te dire qu'en fait, ces ouvertures de fenêtres que tu juges intempestives me paraissaient la meilleure solution pour faciliter la navigation dans mon site : on lit une notice, on clique sur lien, une fenêtre s'ouvre avec ce lien, on regarde ce qui intéresse dans cette page, puis on referme cette fenêtre et l'on poursuit la lecture de la notice principale. Cela me paraissait le plus simple - du moins dans un site aussi "verbeux" que le mien… mais je peux me tromper

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7 Octobre 2001

Clémentine a écrit : 

Auguste a construit un temple de Mars Ultor à la mémoire de César.

Je voudrais savoir pourquoi Auguste fait ceci. Est-ce parce que César était un descendant de Mars ? (Simple supposition)

RÉPONSE :

Bien qu'il fût un grand guerrier devant l'Éternel, Jules César se voulait descendant de Vénus, déesse de l'Amour, et non de Mars, dieu de la Guerre. Ce n'est pas donc pas pour des motifs "familiaux" que son fils adoptif Auguste fit édifier le Temple de Mars Ultor sur le Forum Julien de Rome.

En fait, comme son nom latin l'indique (Mars Ultor = Mars "Vengeur"), ce temple n'est pas exactement dédié "à la mémoire de Jules César", mais plutôt à la vengeance de la mort de Jules César. Celui-ci ayant été assassiné le 15 mars 44 av J.-C (Ides de Mars) par Brutus, Cassius et leurs complices, il revint à Octave Auguste, son fils adoptif, de "venger" sa mort. Ce fut chose faite à la bataille de Philippes (42 av. J.-C.) où les meurtriers du grand Jules furent vaincus et tués. Le Temple de Mars "Vengeur" fut édifié en souvenir de cette victoire.

Ci-dessous quelques liens où vous trouverez sans doute d'autres infos sur cet édifice romain :

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14 Octobre 2001

Jacques a écrit : 

Pourriez-vous me préciser quelles ont été les quatre capitales impériales romaines et leur devenir.

RÉPONSE :

À première vue, au moins six villes furent, à un moment ou u autre les "capitales" de l'Empire romain, c'est-à-dire le lieu de résidence habituel des empereurs :

1. Rome… bien sûr

2. Constantinople (anciennement Byzance, aujourd'hui Istanbul)

3. Milan (Milano, Nord de l'Italie)

4. Ravenne (Ravenna, centre de l'Italie, côtes de l'Adriatique)

et, de façon plus anecdotique :

5. Trèves (Trier, Ouest de l'Allemagne)

6. Nicomédie (aujourd'hui Izmit, en Turquie).

Quant à leur "devenir", comme vous dites, je ne sais pas trop ce que vous entendez par là. S'il ne s'agit que de savoir si Rome est toujours bien à sa place sur les bords du Tibre, je puis vous rassurer : la Ville Éternelle mérite toujours son nom ! Quant aux autres anciennes villes impériales, aux dernières nouvelles, à part un tremblement de terre à Izmit, elles ne se portent pas trop mal non plus …

Plus sérieusement : je suppose que vous souhaitez des renseignements sur l'histoire de ces villes, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours… Vaste programme qui m'entraînerait beaucoup trop loin : ces antiques cités ont une histoire si longue et si riche que je serais bien en peine de vous signaler des sites sur ces localités, tant ils sont nombreux. Rien que pour la ville de Rome, vous en trouverez des centaines, sinon des milliers, qui abordent chaque période historique, ou même la Rome moderne. Quelques recherches ciblées sur les sujets qui vous intéressent à l'aide d'un bon moteur de recherche (genre Google) vous aideront donc certainement mieux et plus rapidement que je ne pourrais le faire. `

Quand et pourquoi la ville de Milan
devint-elle la capitale de l'Empire romain ? :

Clic !

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15 Octobre 2001

Madeleine a écrit : 

Je suis à la recherche d'une photo montrant le sarcophage d'Antonin et de Faustine ; auriez-vous une idée ?

RÉPONSE :

Votre question m'a un peu intrigué : je n'avais jamais entendu parler d'un "sarcophage" d'Antonin le Pieux et de Faustine. J'ai donc fait quelques recherches sur le Net et n'ai rien trouvé d'intéressant ! Uniquement ce beau sarcophage du IIe siècle, (Clic !) qui se trouve au Musée du Louvre et qui montre un couple de nobles gréco-romains unis jusque dans la mort… Mais il ne s'agit nullement de notre Antonin et de sa Faustine d'épouse…

Alors je me suis demandé - mais peut-être me trompe-je - si, par hasard, ce dont vous me parlez ne se trouverait pas plutôt être le socle rectangulaire de la Colonne d'Antonin le Pieux (Colonne antonine) qui se trouve aux Musées du Vatican et qui représente l'apothéose de nos Antonin et Faustine.

Voir :

Sarcophage ou socle, il ne s'agit toujours que de deux coffres de pierre rectangulaires, ornés de bas-reliefs. Simplement, l'un est creux, l'autre pas !

antonin le pieux - faustine

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17 Octobre 2001

Jean-Noël a écrit : 

Belle érudition, ce genre de site est très réjouissant. Je ne dirais pas que j'en adore le graphisme (aspirine éventuellement utile) mais le contenu est vivant et visiblement documenté (quoique n'étant pas spécialiste je ne pourrais en juger dans le détail, notamment au chapitre des interprétations et hypothèses).

Une minuscule précision : la Dalmatie n'est pas la Croatie, c'est juste une partie de l'actuelle Croatie, son littoral sur l'Adriatique, pour aller vite. Cette région de montagnes et d'îles n'est devenu Slave qu'assez tardivement, certaines parties ayant appartenu à Venise pendant des siècles (je crois que Zadar - ou Zara) n'a même été cédée par l'Italie à la Yougoslavie (Slaves du sud) qu'après la seconde guerre mondiale !

À propos des papes noirs, il faut faire assez attention à la propagande afro-américaine qui se cherche des ancètres illustres en Égypte et dans l'Afrique du nord (négligeant de s'intéresser aux Dogons, aux Malinkés, etc., qui ne sont pas moins intéressants mais qui n'ont jamais été adaptés par Cecil B. De Mille...). Si on lit Hérodote, par exemple, on voit que les Africains subsahariens étaient pour les antiques des gens venus de très très très loin, le désert étant tout de même une frontière naturelle extrêmement hermétique. Les "Africains" étaient pour eux les Libyens ou les Égyptiens, et on appelait apparemment souvent "noirs" des gens qui ne seraient pas qualifiés ainsi de nos jours. Ça ne signifie pas que telle ou telle situation soit impossible, qu'il y ait eu des papes ou des évêques noirs - je n'en sais rien - mais on entre dans un débat de politique interne américaine plutôt qu'autre chose.

RÉPONSE :

Parfait ! Avec un peu d'aspirine à la clé, mon site deviendra donc un excellent moyen de prévention contre les accidents vasculaires !…

Vous avez mille fois raison : la Dalmatie, c'est bien la côte croate de l'Adriatique. Cependant, mes mentions du genre "Dalmatie (auj. Croatie) se sont là que pour donner une idée de la sphère géographique de ces provinces antiques dont on ne sait finalement pas trop quelles étaient les frontières exactes. Il y a un peu plus de dix ans, afin d'éviter d'entrer dans de fastidieuses querelles d'experts, j'aurais écrit "Dalmatie (= Yougoslavie actuelle)", sans excessif scrupule de conscience et sans être pour autant "fâché avec la géographie".

En ce qui concerne ces papes et empereurs "africains", je suis aussi tout à fait d'accord avec vous. Ce qualificatif désigne seulement personnages originaires des provinces "africaines" de l'Empire romain, c'est-à-dire du Nord-Est du Maroc, du Nord de l'Algérie, de la Tunisie, du Nord de la Libye et de l'Égypte. En outre, ces pontifes et ces souverains n'étaient pas forcément des autochtones : il pouvait tout aussi bien s'agir de descendants de colons romains installés en "Afrique" depuis des lustres.
Quant à savoir si ces gens avaient la peau noire, c'est, comme vous le dites, une autre question. Mais, à franchement parler, je serais très surpris que ce fût le cas : ces vieux Romains n'avaient aucunement le sens du "politically correct" !

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21 Octobre 2001

Rassoua a écrit :

Je voudrais des renseignements sur "la cérémonie du triomphe à Rome".

RÉPONSE :

À mon grand désespoir, je n'ai pas trouvé de site Internet traitant spécifiquement des triomphes romains. Dès lors, voici, pour se remettre un peu les idées en place, un petit article tiré d'une de mes vieilles encyclopédies scolaires :

TRIOMPHE (Lat. Triumphus). C'était le plus grand honneur décerné, dans la Rome antique, à un général vainqueur (imperator). Au cours de cette cérémonie, un magnifique cortège conduit par le triomphateur, monté sur un char attelé de quatre chevaux blancs, suivi des membres du Sénat et des prisonniers de marque, se déroulait dans la ville en fête en suivant un itinéraire déterminé : Champ de Mars, Circus Maximus, Palatin, Voie Sacrée et se terminait au Capitole où le héros, dont le visage était peint en rouge minium peut-être pour l'identifier à Jupiter, immolait lui-même les victimes offertes au dieu. Le triomphe était la seule occasion permettant aux légions en armes de traverser le Pomœrium (= espace sacré autour de la Ville). Les soldats chantaient des chants grossiers et satiriques pour contrebalancer l'hommage rendu au général, et qui était presque une divinisation. L'armée passait par une porte de la ville, qui fut parfois transformée en arc de triomphe. Seul le Sénat pouvait accorder le triomphe qui, en raison de la divinisation et de la présence des légions en armes, avait des aspects dangereux, si bien que, sous l'Empire, l'empereur seul pouvait l'obtenir ; les autres généraux se voyaient attribuer des marques distinctives du triomphateur. (Jean H. Croon, Encyclopédie de l'Antiquité classique, Éditions Séquoia)

Germanicus fut le dernier général victorieux, mais qui n'était empereur, à recevoir les honneurs du triomphe. Cette cérémonie tomba en désuétude avec la christianisation de l'Empire romain : il était en effet inconcevable qu'un empereur chrétien effectue des sacrifices en l'honneur de Jupiter ! Il semble bien que déjà à l'occasion de son entrée solennelle à Rome du 29 octobre 312, Constantin le Grand qui deviendra premier empereur chrétien "officiel" mais qui, à ce moment, n'était pas encore baptisé, refusa de monter au temple de Jupiter pour y sacrifier aux dieux.

Pour terminer, voici comment un historien latin du Ve siècle, décrit le cortège triomphal de l'empereur Aurélien qui se déroula à Rome en 274 ap. J.-C. :

"Il n'est pas hors de propos de donner ici une idée de ce triomphe, qui fut, en effet, d'une magnificence extraordinaire. On y vit trois chars royaux : l'un, celui d'Odenath, richement incrusté d'or, d'argent et de pierres précieuses ; le second, offert à Aurélien par le roi des Perses, d'un travail aussi merveilleux que le premier ; enfin celui que Zénobie s'était fait faire pour elle-même, et sur lequel elle espérait faire son entrée dans Rome : et en effet, elle y entra sur ce même char, mais vaincue et menée en triomphe. On voyait encore un autre char attelé de quatre cerfs, qui passe pour avoir appartenu au roi des Goths ; et sur lequel Aurélien monta, dit-on, au Capitole, pour y sacrifier ces animaux qu'il avait pris, et voués en même temps que le char, à Jupiter Très-Bon, Très-Grand. En tête du cortège, s'avançaient vingt éléphants de Libye apprivoisés, deux cents bêtes diverses de la Palestine, que l'empereur offrit aussitôt à des particuliers, pour n'en pas surcharger le fisc ; deux paires de tigres, des girafes, des élans et des animaux de toute sorte ; venaient ensuite huit cents paires de gladiateurs, des prisonniers faits sur les nations barbares, des Blemmyes, des Axioumites, des habitants de l'Arabie Heureuse, des Indiens, des Bactriens, des Hibères, des Sarrasins, des Perses, portant chacun des productions de leur pays ; puis des Goths, des Alains, des Roxolans, des Sarmates, des Francs, des Suèves, des Vandales et des Germains, les mains liées derrière le dos. Parmi eux se trouvaient les principaux habitants de Palmyre échappés au massacre, et quelques Égyptiens rebelles.

On y voyait encore dix femmes, qui avaient été prises, déguisées en hommes, combattant parmi les Goths ; il en avait péri un grand nombre d'autres, qui, d'après une inscription, auraient appartenu à la race des Amazones. On porta aussi des écriteaux où se lisaient les noms des peuples vaincus. Au milieu de cette pompe, s'avançait Tetricus, en manteau de pourpre et en tunique verte, avec les braies gauloises ; à côté de lui marchait son fils, qu'il avait proclamé empereur en Gaule. Puis venait Zénobie, chargée de pierreries, les mains retenues par des chaînes d'or que soutenaient d'autres captifs. On portait aussi des couronnes d'or, présents de toutes les villes dont les noms étaient indiqués par des inscriptions. Enfin, le peuple romain, qui suivait les drapeaux des collèges et ceux des camps, puis les soldats armés de toutes pièces, les dépouilles des rois vaincus, l'armée tout entière et les sénateurs (un peu abattus peut-être, car ils voyaient Aurélien triompher, pour ainsi dire, de leur ordre), ajoutaient à la magnificence du cortège. On arriva vers la neuvième heure au Capitole, et, le soir seulement, au palais. Les jours suivants, on célébra des réjouissances publiques, représentations scéniques, combats du Cirque, chasses, gladiateurs et naumachies." (Histoire Auguste, Vie d'Aurélien, XXXIII - XXXIV - Voir site Nimispauci de Ugo Bratelli)

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23 Octobre 2001

Teal'C a écrit :

D'où vient le prénom Cléopâtre ?

RÉPONSE :

L'origine étymologique du nom Cléopâtre est grecque. Cela signifierait "la gloire de son père", ou si vous préférez, "la fille (dont la beauté - ou la vertu) fait honneur à son père"

Ce nom était fréquemment porté par les princesses de la famille royale macédonienne qui, au milieu du IVe avant J.-C., imposa sa suzeraineté sur toute la Grèce, avant de conquérir, grâce à Alexandre le Grand, à peu près tout le monde connu, de l'Égypte à l'Afghanistan. Après la mort d'Alexandre, un de ses officiers nommé Ptolémée Lagos s'empara de l'Égypte et y fonda une dynastie. Cette dynastie "Lagide" (du nom de son fondateur Lagos), également d'origine macédonienne, gouverna l'Égypte jusqu'en 30 av. J.-C. et, naturellement, plusieurs de ses reines s'appelèrent aussi Cléopâtre. La plus célèbre d'entre elles est cette Cléopâtre VII, qui donna un enfant à Jules César, fricota avec Marc Antoine et finit par suicider à la vipère. (Voir ici : Clic ! , Clic ! et Clic !)

Quant à sainte Cléopâtre, ce fut, paraît-il, une pieuse religieuse qui vécut en Russie vers le Xe siècle. Elle est fêtée la 20 octobre.

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24 Octobre 2001

Yves a écrit : 

Je fais une recherche pour l'école sur les Romains… Enfin je recherche des informations sur St Jude mon professeur m'a dit qu'il était responsable de la pauvreté ou de l'esclavage des Romains.

RÉPONSE :

On attribue à saint Jude une courte épître du Nouveau Testament (Clic !), où il se présente lui-même comme frère de Jacques et esclave du Seigneur… C'est peut-être à cause de cela que votre prof pense que, puisque le christianisme est devenu, à partir du IVe siècle, la religion officielle de l'Empire romain, tous les Romains sont devenus, eux aussi, des sortes d'"esclaves du Christ"… Et, naturellement, selon cette vision de l'Histoire, notre bon saint Jude qui avait "annoncé la couleur", pourrait être tenu pour responsable de cette servitude généralisée et de l'appauvrissement qui s'ensuivit !

Cette hypothèse qui fait du christianisme la cause première de la "décadence et la chute de l'Empire romain" reste très controversée, quoiqu'elle n'ait plus vraiment la côte chez les historiens modernes. Quant à moi, je ne puis cependant m'empêcher de penser que l'instauration de la religion chrétienne, sans être la cause unique de l'effondrement de Rome, fut néanmoins un important facteur d'affaiblissement. Mais je ne suis pas un vrai historien, et en discutailler davantage nous emmènerait bien loin de notre brave saint Jude.

En fait, on ne connaît vraiment pas grand-chose de lui.

Puisque que Jude se prétend lui-même "frère de Jacques", et comme ce Jacques n'est autre que Jacques "le Mineur" et frère de Jésus "selon la chair", il faut bien, syllogisme imparable, que notre Jude soit, lui aussi, un frère du Christ "selon la chair". C'était un des douze apôtres, il était marié, avait des enfants (des "descendants de Jude" sont attestés à l'époque de l'empereur Trajan) et, à ce qu'il paraît, il ne crut guère en son frangin Jésus avant que celui-ci ne ressuscitât d'entre les morts !

C'est déjà à peu près tout !

Si le cœur vous en dit, vous trouverez peut-être d'autres intéressants renseignements sur Jude et son épître dans un article (en Anglais) de la Catholic Encyclopedia (Clic !) duquel j'ai d'ailleurs tiré la plus grande part de ces infos.

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27 Octobre 2001

Mecha a écrit : 

J'ai un mini-mémoire à rédiger sur l'esclavage pendant l'Antiquité gréco-romaine, et je ne trouve vraiment aucun site qui puisse m'aider ! Pouvez-vous m'en indiquer ou si possible me donner quelques pistes de recherches sur ce sujet.

RÉPONSE :

Effectivement, sur le Net, moi non plus je n'ai rien trouvé de transcendant sur l'esclavage dans l'Antiquité gréco-romaine. D'autre part, en ce qui concerne la civilisation grecque, je ne puis guère vous aider : cela sort totalement du cadre (pourtant vaste) de mon site "empereurs-romains.net/".

En revanche, en ce qui concerne l'esclavage à Rome, j'ai lu, il y a peu, dans la revue L'HISTOIRE (n°239 - janvier 2000), un article fort intéressant, signé M. Jean Andreau et qui remet en cause bien des idées reçues. Cela s'appelle "Prolétaires et entrepreneurs - La vie d'esclave à Rome" et je vous en conseille vivement la lecture.

L'Histoire
 

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