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Sommaire Septembre 2001 :

  • 1er Septembre :
    • Tigellin était-il vraiment "un gros dégueulasse" ? : Clic !
  • 1er Septembre :
    • Où trouver des représentations de monnaies d'Auguste, Caligula, Néron, Nerva, Trajan ? : Clic !
  • 1er Septembre :
    • Qui était Évagre le Pontique (Evagrius Pontus) ? Quelles étaient ses perversions ? : Clic !
  • 5 Septembre :
    • "Ave Caesar ! Morituri te salutant ?" une phrase authentique ? : Clic !
    • Commode avait-il la joie d'être "tonton" ? : Clic !
    • Lucilla, sœur de Commode, épouse de Lucius Verus : Clic !
  • 11 Septembre :
    • Un livre de J.-Ph. Fontanille sur les monnaies de Ponce Pilate : Clic !
  • 15 Septembre :
    • Renseignements sur : "Décurion d'aile", "Cornicularius", Aelius Antonianus Augustus, "Municipe", "Préfet de Légion" ? : Clic !
    • Qu'est-ce qu'un "Décurion d'aile" ? : Clic !
    • Qu'est-ce qu'un "Cornicularius" ? : Clic !
    • Qu'est-ce qu'un "Préfet de Légion", était-ce un titre purement égyptien ? : Clic !
    • Qui était Aelius Antonianus (Augustus) ? : Clic !
    • Qu'est-ce qu'un "municipe" ? : Clic !
  • 18 Septembre :
    • Pourquoi la statue équestre de Marc Aurèle n'a-t-elle pas été détruite ? : Clic ! 
  • 24 Septembre :
    • Les galères dans les arènes - Julia Domna et les impératrices - la Forma Urbis : Clic !
    • Naumachies, des galères dans le Colisée : des chameaux par le chas de l'aiguille ? : Clic !
    • Julia Domna, seule impératrice romaine ? : Clic !
    • Quelques infos sur la Forma Urbis : Clic !
  • 25 Septembre :
    • Qui sont les auteurs de ce site ? : Clic !
  • 28 Septembre :
    • Ce site ne risque-t-il pas de "polluer" de jeunes esprits influençables ? : Clic !
  • 29 Septembre :
    • Un fructueux échange de correspondance sur les "Papes africains", sur saint Maurice et la Légion thébaine, et sur "l'Image du Noir dans l'Art occidental" : Clic !
    • Un beau livre sur "l'Image du Noir dans l'Art occidental" : Clic !
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"EMPEREURS ROMAINS"
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1er Septembre 2001

Scotti a écrit : 

Tout d'abord, mes félicitations pour votre site. Passionné d'Antiquité grecque et romaine, et numismate à mes heures, c'est un des plus complets que j'ai eu l'occasion de rencontrer sur la toile.

Passons au vif du sujet : dans une réponse à une question concernant Tigellin, vous le qualifiez de "gros dégueulasse". Le pensez vous vraiment ? Êtes-vous objectif en écrivant cela et dans ce cas, pourquoi ne pas écrire la même chose concernant Néron ?

Si comme vous le dites, à juste titre, l'Histoire reconsidère sa position à l'égard de cet empereur perçu par la majorité des gens comme cruel, sanguinaire, débauché… et pyromane (!), c'est qu'enfin elle prend du recul vis-à-vis des textes laissés par les historiens romains (ô combien précieux malgré tout) et qu'elle intègre une composante psychologique dans son analyse du personnage.

Alors pourquoi ne pas en faire autant pour Tigellin ? Peut-être était-il effectivement un "gros dégueulasse" et les écrits laissés par Suétone ou Dion Cassius, certes, ne sont pas flatteurs. Mais ce sont ces mêmes auteurs qui nous dépeignent Néron. Si on peut douter de leur impartialité à l'égard d'un Néron, alors pourquoi n'en serait-il de même pour Tigellin !?

RÉPONSE :

C'est vraiment un plaisir que d'être lu par des internautes aussi perspicaces que vous !

Figurez vous que, qu'au moment d'écrire que Tigellin était un "gros dégueulasse", ces mots qui vous font quelque peu tiquer, j'ai moi-même été pris comme par l'ombre d'un scrupule ? Avais-je bien le droit de sacrifier la réputation - même posthume, même déjà fort souillée - de ce personnage au plaisir d'une évocation de Reiser ? J'ai finalement cédé, mais sans me sentir pour autant ni plus fier, ni plus content de moi.

Vous avez raison, le "chevalier" Tigellin, rejeton d'esclaves grecs et bourreau de l'aristocratie sénatoriale, n'avait rien pour plaire aux historiens romains à qui nous devons la part la plus grande et la plus précieuse de la documentation concernant le règne de Néron. Leur portrait du ministre est donc sans doute tout aussi déformé que celui du maître, et démêler la part de vérité là-dedans n'est pas chose aisée !

Comme l'écrit Eugen Cizek (Néron, Arthème Fayard, 1982) : "Il serait trompeur d'accuser le serviteur pour excuser le maître et d'attribuer au préfet Tigellin des meurtres et des crimes qui sont le fait de l'empereur". Dès lors, si, comme je le pense un peu, la plupart des "crimes de Néron" ne furent, en fait, que des actes de "légitime défense", causés par la triste nécessité de frapper avant d'être frappé soi-même, Tigellin ne fut "que" l'exécutant d'ordres pénibles, mais nécessaires.
Si Néron n'était pas Hitler ou Staline, Tigellin n'était pas Himmler ou Beria…

Reste la manière dont le Préfet du Prétoire de Néron s'acquitta de sa tâche… Il fut, dit-on cruel, vicieux, sanguinaire, sadique…
Ici encore, la partialité des sources historiques doit inciter à la prudence. Il n'en reste pas moins qu'objectivement, la trahison de Tigellin, c'est-à-dire son ralliement à Galba - où plutôt, à ce qu'il semble, la sainte frousse qu'il inspirait au successeur de Néron - ne plaide pas en faveur de la bénignité du personnage.

Encore merci pour votre message si judicieux.

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1er Septembre 2001

Bermilaci a écrit :

Passionné de l'histoire et plus particulièrement de l'histoire Romaine, je fus très impressionné par votre collection de pièces Romaines ; mais malheureusement il en manque et j'aimerais si cela vous est possible de m'indiquer les sites où trouver les pièces représentant Auguste, Caligula, Néron, Nerva, Trajan.

RÉPONSE :

Hélas, je ne suis ni collectionneur ni même particulièrement passionné par la numismatique… Et si je possédais toutes les pièces représentées dans mes pages, je serais bien plus riche que je ne suis !
Ces jolies monnaies romaines qui illuminent mes textes ne m'appartiennent donc malheureusement pas. Je me contente seulement de "piquer" ces photos dans quelques sites consacrés à la numismatique, mais n'allez le répéter à personne !…

C'est sans doute un peu pour me faire pardonner ces innocents menus larcins que je mentionne toujours, au bas de chaque notice biographique, un grand nombre de liens consacrés à numismatique de l'empereur concerné. (Voir Auguste, Caligula, Néron, Nerva, Trajan)

Néanmoins, pour faciliter vos recherches, voici des liens directs vers des pages où vous trouverez toutes les représentations que vous souhaitez :

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1er Septembre 2001

Norman a écrit : 

Evargeue (ou Evraque ?) le Pontique.

Qui était-il ? quelles étaient ses perversions ?

Merci.

RÉPONSE :

Au risque de vous décevoir, Évagre le Pontique (de son vrai nom Evagrius Pontus) n'a rien d'un comique.

Evagrius Pontus (345-399) fut un moine et théologien. Né à Ibora en Asie Mineure, sur les rives de la Mer Noire (ancien royaume du Pont), il demeura quelque temps à Constantinople où il fut ordonné prêtre par Grégoire de Naziance (379). Ensuite, il fuit les tentations du monde, d'abord à Jérusalem puis en Égypte où, de 383 jusqu'à sa mort (en 399), il s'enterra tout vivant dans l'une des nombreuses petites cellules monastiques (Kellia) du désert égyptien. Là, cet austère anachorète rencontra de nombreuses autres figures illustres du monachisme égyptien, pratiqua une ascèse rigoureuse et écrivit de nombreux traités, inspirés tant de la Bible que de la doctrine d'Origène.
(Voyez aussi ces pages -en anglais - où j'ai puisé la plus grande partie de ces renseignements, et où vous en trouverez sans doute bien d'autres : Clic !

Quant à ses "perversions" (comme vous dites), à première vue je ne vois pas très bien quelles seraient celles que l'on pourrait attribuer à ce saint homme : ce n'est pas parce que le mot "cénobite" incite à des rimes malencontreuses qu'il faut s'imaginer des tas de choses !… Et si, après sa mort, Évagre le Pontique fut condamné pour l'Église, ce n'est pas pour de présumées cabrioles érotiques avec des beautés du désert, mais bien parce ses thèses étaient trop proches des idées les plus hérétiques de cet Origène lequel, quand il avait un verre dans le nez, avait par trop tendance à confondre saine orthodoxie catholique et néoplatonisme plotinien… mais n'en était pas plus folichon pour cela !

Quand je vous disais qu'Évagre le Pontique n'était pas un amusant…

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5 Septembre 2001

Marc a écrit : 

1. Je viens de lire sur le site Historia que la célèbre phrase : "Ave Caesar imperor morituri te salutant" n'etait encore qu'une faute historique ? Encore !

RÉPONSE :

La célèbre phrase Ave Caesar ! morituri te salutant ("Salut César, ceux qui vont mourir te saluent) se trouve chez l'historien latin Suétone (Vie de Claude, XXI).
Pour faciliter vos recherches, voici ce texte : "Avant d'assécher le lac Fucin, il (= Claude) y donna une naumachie (= reconstitution d'un combat naval). Mais les combattants s'étant écriés : "Salut Empereur, ceux qui vont mourir te saluent !" (Ave imperator, morituri te salutant !), il leur répondit : "Qui vivra verra !". Croyant alors qu'il les graciait, aucun d'eux ne voulut plus combattre. Claude hésita longtemps : il ne savait s'il les ferait périr tous par le fer ou par le feu. Enfin il s'élança de son siège, et, faisant le tour du lac d'un pas tremblant et ridicule, moitié par menace, moitié par promesse, il les força à combattre".

Reste à savoir si cette fameuse phrase, attestée uniquement chez ce seul Suétone, était réellement prononcée lors de chaque munus (= spectacle de gladiateurs) ou si elle ne le fut qu'à l'occasion de la bévue "historique" de l'empereur Claude ?

L'illustre Jérôme Carcopino pense que ces mots étaient rituels. Voici comme il décrit l'entrée des gladiateurs dans l'arène : "Ils marchaient l'allure dégagée et les mains libres, suivis de valets qui portaient leurs armes ; et, lorsqu'ils arrivaient à la hauteur de la loge impériale, ils se tournaient vers le prince, et, la droite étendue vers sa personne, en signe d'hommage, lui adressaient l'acclamation lugubre et véridique : "Bonjour, Empereur ! ceux qui vont mourir te saluent" - Ave, Imperator, morituri te salutant…" (J. Carcopino, La Vie quotidienne à Rome à l'apogée de l'Empire, II, 3 - Livre de poche n°5800).

Un peu trop "clinquant" pour être vrai, tout ça !… Mais qui suis-je pour contredire l'illustre (et vieux facho) Jérôme Carcopino ?
Pourtant, un de mes compatriotes internaute est d'un avis contraire et non sans certains arguments de poids, semble-t-il… : Clic !

Si vous voulez mon avis, depuis Cecil B. de Mille jusqu'à Gladiator, en passant par l'illustre Carcopino, on a beaucoup trop fantasmé sur les combats de gladiateurs. Ces "artistes sportifs" étaient beaucoup trop coûteux à former et à maintenir en forme pour qu'on les sacrifie à légère… Quant à forcer des condamnés à combattre entre eux jusqu'à la mort, cela me paraît beaucoup plus facile à dire qu'à faire, et non dénué de risques pour les spectateurs !…

2. Aussi dans le film "Gladiator", Commode, une sœur ayant un fils est-ce vrai ?

RÉPONSE :

Effectivement, Commode compta, parmi ses six sœurs, une Lucilla (de son vrai nom Annia Aurelia Galeria Lucilla), née en 149 (avec un jumeau qui ne survécut pas), et qui épousa Lucius Verus, co-empereur avec Marc Aurèle de 161 à 169.
Le couple n'eut pas d'enfant.

Après la mort de Lucius Verus, cette Lucilla se remaria avec un certain Ti. Claudius Pompeianus. Elle mourut sans doute en 182, deux ans après l'avènement de son frère Commode.

Si vous souhaitez savoir à quoi elle ressemblait, vous pouvez toujours aller jeter un coup d'œil aux monnaies frappées à son effigie : Clic !
Au risque de vous décevoir, à première vue, elle ne ressemble guère à Connie Nielsen, la Lucilla du film Gladiator.

Quant aux autres sœurs de Commode, donc les filles de Marc Aurèle et de Faustine, nous ne connaissons pas grand-chose d'elles sinon leur nom : Faustina (née en 147), Domitia, Fadilla (née en 159 ?), Cornificia (née en 160, morte en 212) et Vibia Sabina

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11 Septembre 2001

Jean-Philippe a écrit : 

The coins of Pontius Pilate are fascinating. They are found at the crossroads of Roman polytheism, Judaism and of a burgeoning Christianity. They are the privileged, but affordable witnesses to an era and to an event that would profoundly and forever change the history of humanity &emdash; the crucifixion of Jesus.
For better or for worse, the world as we know it today is still directly or indirectly influenced by this seminal event. The coins of Pontius Pilate reverberate with the sounds of the Aramaic of the masses, the Hebrew of the priests, the Greek of the scholars and the Latin of the soldiers. They could be used to negotiate a purchase, or to pray to Jupiter, YHVH or Jesus. For 2000 years, they lay forgotten under the hot, dry earth of Judea. Today, they bear witness of this region mystical and cultural crucible in the first century.
When Pilate pronounced his sentence, when Jesus whispered his last words and as Joseph Ben Matthias prepared for war against the Roman occupying forces; They were there.

TRADUCTION :
Les monnaies de Ponce Pilate sont fascinantes. Elles se trouvent au carrefour du polythéisme Romain, du Judaïsme et du Christianisme naissant. Elles sont les témoins privilégiés, mais accessibles d'une époque et d'un événement qui, pour toujours, modifia profondément l'histoire de l'humanité - la Crucifixion de Jésus. Meilleur ou pire, le monde que nous connaissons aujourd'hui subit toujours l'influence, directe ou indirecte, de cet événement fondateur.
Les monnaies de Ponce Pilate répercutent les sonorités de l'Araméen du peuple, de l'hébreu des prêtres, du grec des savants et du latin des soldats. On pouvait les utiliser pour pour négocier un achat, prier Jupiter, YHVH ou Jésus.
Pendant 2000 ans, elles sont restées cachées, oubliées sous le so, chaud et sèc. de la Judée. Aujourd'hui, elles portent témoignage de cette région, creuset mystique et culturel du premier siècle.
Quand Pilate prononça sa sentence, quand Jésus chuchota ses derniers mots et quand Joseph Ben Matthias se prépara à la guerre contre les forces d'occupation romaines, elles étaient là !

THE COINS OF PONTIUS PILATE (september 2001)
Preface by David Hendin.
Authors: Fontanille - Gosline
175 pages, color plates, cloth bound or paperback.
Bilingue anglais-français

Shangri-La Publications
#3 Coburn Hill Road
Warren Center
PA 18851-0065 USA

Email : shangrila@egypt.net

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15 Septembre 2001

Jacqueline a écrit : 

Je n'ai découvert votre site qu'hier et je suis admirative du travail que vous fournissez pour répondre à toutes ces questions. D'ailleurs, je vais me permettre de vous en donner un peu plus :

  • Pouvez-vous me renseigner sur les postes de "décurion d'aile" et de "cornicularius du tribun".
  • Puis sur le rôle d'un homme : Ælium Antonianum Augustum, municipe au IIIe s.) Rôle du municipe ?
  • Enfin, si ceux qu'on appelle "préfet de légion" sont nécessairement les commandants de légion d'Égypte ?

N'hésitez pas à ne pas me répondre à tout si cela vous prend trop de temps.

RÉPONSE :

Effectivement, ce ne sont pas des questions faciles que les vôtres ! Enfin, voici ce que j'ai trouvé. Mille excuses pour le manque de détails : je ne suis pas un spécialiste en matière d'armée ou d'administration romaines.

  • D'après les infos que j'ai recueillies, le "décurion d'aile" (en latin decurio alarii), aurait été le commandant du détachement de cavalerie attaché à une légion. Détachement composé, en général, de troupes auxiliaires (contingents étrangers) dites "troupes des ailes" (alarii).
  • Le "Cornicularius", lui, aurait été l'officier chargé de l'administration d'une légion.
    Un "Directeur de Ressources humaines" avant la lettre ?
  • Les "Préfets de légion" étaient des commandants de légion issus de l'ordre équestre, donc des "chevaliers"). Les commandants issus de l'ordre sénatorial (donc les "Sénateurs") portaient, quant à eux, le titre de "légat de légion". À l'origine, seul le chef de la légion stationnée en Égypte, province qui relevait directement de l'autorité impériale était un "Préfet de légion". Ensuite, comme les Sénateurs furent progressivement évincés de l'armée, et comme de plus en plus de provinces, devinrent "impériales", cette fonction et ce titre se généralisèrent progressivement.
    (voir site Clio-Hist : Clic ! ).
    Après la réforme de l'empereur Gallien, qui interdit tout commandement militaire aux membres de l'aristocratie sénatoriale, ces "Préfets de légion" reçurent le titre d'agens vice legati.
    Vous trouverez certainement plus d'informations concernant ces questions militaires dans des sites suivants :
    • Pages d'Amélie Robin sur l'armée romaine : Clic ! , Clic !, et Clic !
    • Page sur l'armée romaine : Clic !
    • et le site Cllio-Hist déjà mentionné : Clic !
  • En ce qui concerne Ælius Antonianus Augustus (au mode accusatif : Ælium Antonianum Augustum), ces mots se retrouvent sur un document épigraphique (inscription) découvert au XVIe siècle en Angleterre (voir ici : Clic ! ).
    Cet Ælius Antoninus (ou Antonianus) aurait été un centurion de la VIe légion "Victrix", de Mélitène, ville située sur le haut Euphrate (Turquie actuelle). Il aurait vécu sous le règne de Gordien (Marcus Antonius Gordianus Augustus).
  • Quant au "municipe" (en latin municipium), ce nom désignait une toute localité "romaine" qui n'était ni une colonie (colonia), ni cité (civitas). C'était donc une ville dont les habitants, tout en étant citoyens romains, ne jouissaient pas du droit de vote (ius suffragii). Cependant, déjà à partir du IIe siècle, et sûrement après l'Édit de Caracalla qui accorda la citoyenneté à tous les citoyens de l'Empire, ces distinctions entre villes de "condition" différente commenceront à s'estomper.

Voilà, j'espère que ces réponses, un peu fragmentaires, je vous l'accorde, vous satisferont néanmoins.

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