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Sommaire Août 2001
:
- 1er Août :
- Quels étaient le rôle et la fonction du
Préfet du Prétoire. Était-il l'"Iznogoud"
est Empereurs romains ? : Clic
!
- Que penser de la profusion de pièces "féminines"
dans la numismatique romaine ? : Clic
!
- 5 Août :
- Hadrien, ses vraies dates de règne, sa jalousie,
sa cruauté - Des notices pour les impératrices
et des icônes pour les Césars assassinés
: Clic !
- Hadrien était-il fou et cruel ? : Clic
!
- Hadrien fit-il assassiner son épouse Sabine et
son beau-frère Servien ? : Clic
!
- Des notices biographiques pour les impératrices
? : Clic !
- Des icônes particulières pour les empereurs
assassinés ? : Clic
!
- 6 Août :
- À quand une bibliographie ? - Des livres sur
l'armée romaine ? : Clic
!
- Attention aux fautes, coquilles, etc ! : Clic
!
- 8 Août :
- Les "Vies des 12 Césars" de Suétone sur
le site de la Bibliotheca Classica (BCS) : Clic
!
- Les liens vers le texte de Suétone (latin - français
- bilingue) : Clic !
- La "Vie d'Othon" de Plutarque sur le site Nimispauci
: Clic !
- 10 Août :
- La mise en page des notices serait plus belle avec des
fichiers textes (Word) annexés : Clic !
- 14 Août :
- Des renseignements sur Tigellin, l'âme damnée
de Néron : Clic
!
- 16 Août :
- Où sont nés certains empereurs (Geta,
Élagabal, Constance II, Constant, Valens) et impératrices
(Faustine la Jeune, Julia Domna) ? : Clic
!
- 24 Août :
- Quid des empereurs bretons du Ve siècle ? : Clic
!
- Les "empereurs bretons" du Ve siècle : Clic
!
- Marcus, Gratien, Constantin III, Constant II et
Maxime, usurpateurs du Ve siècle : Clic
!
- Jules César, empereur ? : Clic
!
- Quelques réflexions sur la date de 476, la "chute
de l'Empire romain" et la survivance de l'idée
impériale, à Byzance et ailleurs ? : Clic
!
- Les Califes ottomans, des "empereurs romains" ?
: Clic
!
- Une "périodisation" de l'idée impériale
romaine : les avatars de l'Empire après 476
: Clic
!
- La "Chute de l'Empire romain" : le 30 mai 1460 ?
: Clic
!
- 28 Août :
- Il ne faut pas confondre Valens (l'empereur) avec Valens
(un des "30 Tyrans") : Clic
!
- 30 Août :
- Apollonius de Tyane et Aurélien - Le texte de
l'Histoire Auguste : Clic
!
- La "Vision d'Aurélien" à Tyane, une pure
fiction
: Clic
!
- Apollonius de Tyane, "prototype" du Christ ? : Clic
!
RECHERCHE
DANS LE SITE
"EMPEREURS ROMAINS"
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| 1er Août 2001 |
| Jean-Michel
a écrit : |
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| À de nombreuse reprise,
vous parlez du préfet du prétoire : En général
celui-ci va prendre ou tenter de prendre la place de l'empereur
en dehors de ce rôle d'Iznogoud qui veut être
calife a la place du calife, quel etait le rôle
et la fonction du préfet du prétoire ?
(
)
Ce monde romain est passionnant,
et plus ça va, plus je le trouve proche de nous,
de notre monde occidental, de par la culture, les arts,
la façon de vivre, on retrouve beaucoup de points
communs
Beaucoup plus proche de nous que la nuit
et l'obscurantisme du Moyen Age, pourtant plus pres en
date !
Nous allons nous en rapprocher
encore, puisqu'en 2001, nous allons réinventer
le denier, une monnaie commune a l'Europe
Excusez
! je voulais dire l'euro ! |
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| RÉPONSE : |
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| S'il fallait retracer l'histoire de la fonction
de "Préfet du Prétoire" tout au long
des cinq siècles de l'Empire romain, on ne serait
pas sorti de l'auberge de sitôt. Il y faudrait des
pages et des pages. Je vais donc, au risque de simplifier
outrageusement, tenter en quelques lignes de vous faire
comprendre de quoi il retournait.
Avant Jules
César, la ville de Rome était "démilitarisée".
Sous peine d'être inculpés de crime contre
l'État, les généraux vainqueurs devaient
démobiliser leurs troupes avant de pénétrer
sans l'espace sacré de la Ville (autrement dit
le pomrium, au sens large du terme). Cependant,
cet interdit avait déjà été
bafoué par le sanguinaire dictateur Sylla, et cela
bien avant que Jules César ne franchisse (alea
jacta est) le Rubicon, ce minuscule ruisseau qui marquait
la limite dudit "pomrium", rendant de ce fait cette
mesure à peu près définitivement
obsolète.
Quand son fils adoptif et successeur Auguste
eut assuré son autorité, il se dota d'une
garde personnelle pour assurer sa protection : les cohortes
prétoriennes, placées sous le commandement
du Préfet du Prétoire. Pour conférer
une couleur de légitimité à ce qui
n'était en définitive qu'une armée
privée, cet hypocrite d'Auguste feignit de respecter
la coutume en cantonnant ces cohortes dans les bourgades
situées tout autour de Rome. Ces soudards pouvaient
investir la Ville en quelques heures et mettre immédiatement
au pas toute opposition, mais ils n'étaient pas
casernés dans l'enceinte sacrée. Les apparences
étaient sauves !
Tout changea sous le règne de Tibère,
successeur d'Auguste.
Sous prétexte d'assurer au mieux la sécurité
de l'empereur, l'infâme préfet du prétoire
Séjan
qui, en fait, aspirait au trône, rassembla ces cohortes
prétoriennes jusque-là disparates et les
caserna toutes à Rome même.
Dès ce moment, tout empereur séjournant
dans sa capitale ne fut plus, en quelque sorte, que l'otage
de sa garde personnelle ! Le Préfet du Prétoire
devint en fait (sinon en droit) le deuxième personnage
de l'État. S'il demeurait fidèle à
l'empereur, tout allait pour le mieux : le souverain pouvait
dormir sur ses deux oreilles, il était tranquille
dans une capitale sécurisée. Mais dans le
cas contraire, le chef des redoutables Prétoriens
devenait un Iznogoud potentiel
mais nettement plus
dangereux et efficace !
Et quand l'empereur venait à disparaître,
le Préfet du Prétoire, commandant des seules
troupes de la capitale, devenait tout naturellement l'arbitre
incontournable de la succession impériale. S'il
était fidèle à la dynastie régnante,
il assurait sans hiatus le trône à l'héritier
légitime. S'il était cupide, il vendait
- très cher - le trône au plus généreux
des prétendants. Si enfin le Préfet du Prétoire
ne manquait pas d'air, il tentait de conquérir
le trône pour lui-même
et le plus souvent
échouait ! En effet, lles légionnaires des
armées de provinces, jaloux des prérogatives
de ces soldats d'opérette qu'étaient à
leurs yeux les soldats de la Capitale, ces fayots, ne
manquaient de pousser leur propre général
à revendiquer le titre impérial. Et comme
ces rudes soldats des frontières étaient
bien plus aguerris que les Prétoriens, amollis
par le luxe de la capitale - à la fin du règne
de Commode,
ils allèrent même jusqu'à engager
des remplaçants (en latin des vicarii operis)
pour exécuter leurs tâches militaires -,
le résultat de la lutte pour le pouvoir ne faisait
guère de doute : d'habitude, le général
"provincial" l'emportait et le présomptueux préfet
du Prétoire était physiquement éliminé
!
C'était un poste "à risque" que celui-là
quand on n'avait pas l'échine souple ou les moyens
de ses ambitions !
Vous comprenez aussi la raison pour laquelle les faibles
"empereurs militaires" du IIIe siècle préféraient
assumer en personne le commandement des expéditions
militaires. Ils étaient si peu assurés de
leur pouvoir précaire que, même aux prises
à des barbares braillards et sanguinaires dans
des contrées hostiles, ils se sentaient plus en
sécurité au milieu de leur armée
composite qu'à Rome, sous la coupe du seul et tout-puissant
Préfet du Prétoire !
Le siècle suivant, l'empereur Dioclétien
réduisit la capacité de nuire du Préfet
du Prétoire. Il nomma autant de préfets
(en fait des vice-préfets) qu'il y avait de diocèses
(= regroupements de provinces - voir cartes : Clic
! ). Les ambitions politiques potentielles des
douze Préfets du Prétoire régionaux
entreraient immanquablement en concurrence et, de ce fait,
s'annuleraient. Quant aux cohortes prétoriennes
de Rome, elles furent dissoutes par Constantin
en 312, sous prétexte qu'elles avaient pris parti
pour son rival, l'usurpateur Maxence, qu'il venait d'écraser
à la bataille du Pont Milvius.
De toute façon, à partir de Constantin,
les empereurs résidèrent de moins en moins
souvent à Rome. Le problème de leur sécurité
dans la Ville ne se posa donc plus dans les mêmes
termes qu'aux époques antérieures.
Voilà, j'espère avoir un peu éclairé
votre lanterne.
Quant à votre comparaison entre l'époque
romaine, le Moyen Age et notre époque, j'ai récemment
répondu à deux autres sympathiques internautes
qui m'avaient demandé mon opinion sur un sujet
grosso modo similaire. Si vous avez un peu de temps et
si vous souhaitez connaître mon avis sur cette question,
je vous invite donc à aller jeter un coup d'il
à ces réponses (Clic
! et Clic
!). |
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| Jean-Michel
réécrit : |
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| Merci de vos précisions,
elles m'aident à avancer dans ce monde passionnant.
Si j'osais être pervers, je dirais qu'elles me donnent
l'envie d'en poser d'autres, et de vous embêter
un peu plus
n'hésitez pas à me dire
stop !
Pour la numismatique, à
laquelle vous m'avez donné goût sans y être
vous-même lancé, une chose est étonnante
: on retrouve de nombreuses pièces à
l'effigie de ces dames
Pour retrouver une pièce
a l'effigie d'une personne du beau sexe en France, il
faudra attendre la pièce de 100F de Marie Curie
en 1982, un peu de retard peut-être pour l'égalité
et la parité. |
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| RÉPONSE : |
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| Ne vous plaignez pas trop ! En France, vous disposiez
quand même d'une Marianne aussi républicaine
que "brigitto-bardotesque" (avant qu'elle ne devienne
"catherino-deneuvienne" puis "laetitia-castagnoline")
pour orner l'avers de vos pièces de monnaie. Nous,
pauvres Belges, avec notre monarchie jusqu'ici très
"couillue", sommes bien obligés de renoncer à
la numismatique comme exutoire à nos fantasmes
Et ce n'est pas le "Lion belge", dont l'ample crinière
prouve à foison la rugueuse virilité, qui
pourra jamais combler ce manque aussi esthétique
qu'affectif !
Mais trêve de plaisanterie !
Comme je vous l'ai déjà signalé,
je ne suis ni numismate ni collectionneur. Je ne puis
donc vous donner d'avis "autorisé" sur cette profusion
de pièces féminines dans la numismatique
romaine. Peut-être faut-il voir là-dedans
un genre d'allégorie religieuse : le couple impérial
dominait le monde romain de la même façon
que le couple divin Jupiter - Junon (ou Zeus - Héra
chez les Grecs) régnait sur le monde des dieux.
Mais ce n'est là que pure conjecture de ma part
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| 5 Août 2001 |
| Alexandre a écrit : |
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1. Cette
question traite d'Hadrien, car dans ta biographie,
au 7e paragraphe première ligne, les dates
de règne sont 117-136 alors que l'année
de sa mort est 138 donc voici une première
énigme :
- A-t-il arrêté
son règne prématurément car
136 est l'année du départ de son dernier
voyage ;
- 136 est également
l'année d'adoption d'Ælius, mais je
ne pense pas que ça est un rapport ;
ou est-ce tout simplement une
faute de frappe ?
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| RÉPONSE : |
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| Comme tu l'as si judicieusement pressenti, la date
136 qui figure à la première ligne du
7e paragraphe de la notice consacrée à
Hadrien
(vive la précision !) n'est qu'une malheureuse
faute de frappe, un "lapsus calami" comme auraient
dit nos amis Romains. Merci de m'avoir signalé
cette erreur qui a, d'ors et déjà, été
corrigée. |
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2. Pourquoi
dans sa biographie ne parles-tu pas de ses jalousies
qui commencèrent vers la fin de son règne
et qui le firent tuer des artistes dont il
était jaloux, et son entourage général
comme, paraît-il, l'architecte Apollodore, sa
femme Sabine et son beau-frère Servien.
Suivant d'autres sources, il aurait aussi fait décimé
une partie du Sénat ; raison pour laquelle
le Sénat ne voulut pas le faire diviniser et
qu'Antonin dut "batailler" pour le faire diviniser.
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| RÉPONSE :
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En ce qui concerne le caractère
d'Hadrien,
à ma connaissance, personne n'a jamais
prétendu qu'il fut fou ni qu'il le devint
dans ses vieux jours !
Il n'est hélas que trop vrai, et je le
signale d'ailleurs dans la notice consacrée
à cet empereur, qu'il se montra parfois
cruel. Le suicide forcé de l'architecte
Apollodore est peut-être un exemple de cette
cruauté
si du moins cette anecdote
est historiquement fondée. L'historien
qui la rapporte, Dion Cassius, écrivait
au IIIe siècle, plus de 100 ans après
Hadrien, et se montre généralement
peu favorable à cet empereur !
Malgré cette tendance à la cruauté,
et malgré les médisances de Dion
Cassius, Hadrien est cependant considéré
plutôt comme un "bon empereur", à
l'instar des autres souverains de la dynastie
des Antonins (Commode
excepté)
Jamais comme un "César
fou" !
La mort de l'impératrice Sabine,
fut, semble-t-il, on ne peut plus naturelle, même
si des mauvaises langues évoquèrent
un empoisonnement. Voilà ce qu'en dit Hadrien
lui-même (par le biais d'une Marguerite
Yourcenar aussi remarquable par sa documentation
que pour ses analyses psychologiques) : "Comme
le mal auquel succomba l'impératrice, médiocrement
diagnostiqué par les médecins, lui
causa vers la fin d'atroces douleurs d'entrailles,
on m'accusa d'avoir usé de poison, et ce
bruit insensé trouva facilement créance.
Il va sans dire qu'un crime si superflu ne m'avait
jamais tenté". (M. Yourcenar, Mémoires
d'Hadrien). |
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Quant à disparition de Servien, beau-frère
d'Hadrien,
il semble bien qu'il n'y a pas lieu de voir là
ni jalousie ni cruauté. Bien que déjà
âgé, cet homme espérait s'emparer
du trône à la mort d'Hadrien. L'adoption
d'Ælius
César ruina ses projets et ce Servien se
mit à comploter contre l'empereur. Celui-ci,
apprenant les manigances de son beauf, pensa que, cette
fois, les bornes étaient dépassées
et qu'il convenait de débarrasser son fils adoptif
et successeur putatif de cet encombrant personnage.
Un centurion fut donc envoyé au domicile du beau-frère
de l'empereur avec ordre d'y attendre la mort de dudit
Servien
ce qui ne tarda guère !
Rien de "fou" ni de "cruel" là-dedans
Simplement une (déplorable) "raison d'État"
! |
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3. Feras-tu
un jour ou l'autre une partie pour les impératrices
? Je sais que cela prendrait du temps, que toutes
les impératrices n'ont pas une histoire passionnante,
mais tout de même, certaines en valent le coup,
par exemple Agrippine la Jeune ou Julia Domna enfin
bon
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| RÉPONSE : |
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| Non, je ne pense pas, du moins dans l'immédiat,
consacrer de notices biographiques aux impératrices
romaines. J'ai pour l'instant encore assez "de pain
sur la planche" avec les empereurs : certaines notices
à compléter, d'autres à rédiger
entièrement, et d'autres encore à revoir
en profondeur parce qu'elles se fondent sur des sources
trop unilatérales. Une fois que tout cela sera
fait et que j'en serai (à peu près) satisfait,
je passerai à autre chose, mais sans doute pas
les impératrices
Peut-être les empereurs
"romains" d'après Rome (Byzance, Carolingiens,
Saint Empire, etc
). On verra ça plus tard
!
Cela dit, même si des notices ne sont pas consacrées,
il m'arrive bien souvent de parler de ces illustres
"dames du temps jadis" à l'occasion des biographies
de leur époux. Il n'y a rien de "macho" là-dedans
! Il faut dire aussi que, quand on ne sait presque rien
d'un empereur, il est difficile de gloser à l'infini
sur sa chère et tendre moitié ! |
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Une question que j'ai oublié
de poser avant : pourrait-tu essayer de mettre
une petite icône à côté
des empereurs assassinés (genre poignard)
et un autre pour ceux qui ce sont suicidés
(genre corde)
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| RÉPONSE : |
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| Il est vrai qu'on pourrait mettre un petit poignard
en regard du nom des empereurs assassinés
et une petite fiole pour les empoisonnés, une
lame de rasoir pour les "suicidés", une croix
pour les empereurs chrétiens
et un trophée
de cerf pour les empereurs cocus, un entonnoir pour
les Césars fous, un cur ardent pour les
libidineux, une bannière arc-en-ciel pour les
homos, un yo-yo pour les débiles, un fouet pour
les sadiques, etc, etc
Mais, si tu veux mon avis,
ça nuirait un peu la crédibilité
du contenu !
Sans rire cette fois, je crois on n'a déjà
que trop tendance à caricaturer la psychologie
de ces empereurs pour que j'en ajoute encore une couche
! Tibère
est réputé cruel alors qu'il ne l'était
guère, Caligula
n'était pas si fou que cela, Claude
était moins gâteux qu'on ne l'a dit, Néron
n'était certainement pas le monstre que l'on
s'est efforcé de peindre, etc
Alors, il
me semble qu'il vaut mieux ne pas trop sacrifier à
ces clichés par trop simplificateurs ! |
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| 5 Août 2001 |
| Adeline a écrit : |
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| Je vous félicite
pour la qualité et l'intérêt de
votre site, que l'on parcourt avec beaucoup de plaisir.
J'y suis tombée tout à
fait par hasard ; en fait, vous êtes recensé
par un autre site :
Ce site collecte pour les membres
de l'éducation nationale tout ce qui a trait
à l'enseignement.
Mon intérêt pour
les empereurs romains a ressurgi après avoir
vu le film "Gladiateur" (je ne dois pas être
la seule dans ce cas). J'ai donc relu quelques livres
d'histoire romaine, et particulièrement ce qui
concerne Commode, qui n'était pas vraiment un
modèle de raffinement.
Auriez-vous une bibliographie
à mettre à la disposition de vos lecteurs
? Je serais intéressée par un article
ou un livre sur l'histoire et l'évolution
de l'armée romaine. |
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| RÉPONSE : |
| |
| Il entre dans mes intentions d'établir une
bibliographie pour ce site
Une bibliographie
courte et sommaire car ces notices ne sont nullement
des essais de type "universitaire". Pur travail d'"érudition",
ces brèves biographies ne se basent le plus souvent
que sur les textes mêmes de l'Antiquité
(Tacite, Suétone, Flavius Josèphe, Hérodien,
Histoire Auguste, Ammien Marcellin, Zosime, etc
),
sur des souvenirs disparates de lectures variées,
sur de vieux bouquins du genre de celui de Gibbon (Histoire
du Déclin et de la Chute de l'Empire romain),
sur des sites Internet, et sur une poignée d'études
récentes et sérieuses qui me permettent
d'évaluer les plus hasardeuses de mes hypothèses
à l'aune des dernières recherches. Il
me serait donc bien difficile d'établir une bibliographie
utile et exhaustive
mais ce n'est peut-être
là qu'une excuse facile à ma paresse !
En ce qui concerne l'armée romaine, je
ne connais pas, à première vue, de livres
spécifiquement consacrés à ce sujet,
mais je puis néanmoins vous conseiller quelques
ouvrages qui traient de ce thème tout en le resituant
dans un contexte plus large :
- Louis HARMAND : L'Occident romain - Gaule - Espagne
- Bretagne - Afrique du Nord (31 av. J.-C. à
235 ap. J.-C.), Éditions Payot, Paris,
1989.
- André PIGANIOL : L'Empire chrétien,
PUF, 1972
Et aussi, les volumes 8, 9 et 10 de la "Nouvelle
Histoire de l'Antiquité" des Éditions
du Seuil - Collection Points. (je n'ai pas lu les deux
premiers, mais j'utilise fréquemment le troisième)
:
- N° 8 : Patrick LE ROUX : Le Haut-Empire
romain en Occident, d'Auguste aux Sévères.
- N° 9 : Maurice SARTRE : Le Haut-Empire romain.
Les provinces de Méditerranée orientale,
d'Auguste aux Sévères.
- N° 10 : Jean-Michel CARRIÉ, Aline ROUSSELLE
: L'Empire romain en mutation, des Sévères
à Constantin (192 - 337).
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| Un seul bémol dans
ce concert de louanges : il y a souvent des fautes
de frappe ou des coquilles dans vos articles. C'est
dommage car vous êtes facile et agréable
à lire, jamais ennuyeux et souvent drôle.
Sans la liberté de blâmer,
il n'est pas d'éloge flatteur ! |
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| RÉPONSE : |
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| Votre bémol est ô combien justifié.
Ces fautes rétives (ces "coquilles" comme
vous les appelez avec trop d'indulgence), aussi gênantes
pour la lecture que pour la compréhension, constituent
pour moi aussi un réel problème. De correction
en correction et de relecture en relecture, toujours
sur écran d'ordinateur, je survole mon texte
et, à ma plus grande confusion, des erreurs même
flagrantes finissent par m'échapper.
Cette situation, aussi embarrassante pour l'internaute
attentif que pour ma propre image de marque, devrait
cependant s'améliorer : outre le fait que beaucoup
de ces notices sont en passe d'être considérablement
révisées, je pense effectuer des corrections
sur support-papier dès que j'aurai complété
ce site (ce qui reste ma priorité). En attendant
je vais m'efforcer de redoubler d'attention et de corriger
au coup par coup
À court terme, il vous faudra donc, hélas,
joindre une dose de patience à votre indulgence
! |
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| 8 Août 2001 |
| Jacques
a écrit : |
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Il y avait quelque temps que
je n'avais plus été visiter votre site.
Je viens de le faire pour constater avec bonheur qu'il
ne cesse de se développer. Vous me permettrez
de vous féliciter très cordialement pour
cette belle réalisation et pour votre persévérance.
J'ai vu avec beaucoup de plaisir
que vous introduisez régulièrement des
renvois vers le texte et la traduction de la "Vie des
Douze Césars " de Suétone, qui se trouvent
édités sur le site de la "Bibliotheca
Classica Selecta" (BCS). Je vous remercie très
chaleureusement d'avoir pris cette initiative.
Vous enregistrez les premières
"Vies" de César jusqu'à Caligula compris.
Mais de son côté aussi, la BCS s'est développée
: elle propose maintenant l'intégralité
du texte de Suétone.
Vous trouverez
ci-après les liens relatifs à toutes
les "Vies des Douer Césars" de Suétone
sur le modèle que vous avez adopté
: à savoir "Vie de XXX (Français - Latin
- Présentation bilingue)"
Je me suis
dit aussi que vous aimeriez savoir que la traduction
française de la "Vie d'Othon" par Plutarque
est maintenant accessible sur le site "Nimispauci"
de Ugo Bratelli : Clic
!
Félicitations encore pour
votre beau travail.
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| RÉPONSE : |
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| Je vous remercie vivement pour ces encouragements
et ces renseignements.
Bien sûr, j'avais déjà repéré
la "mise en ligne" du texte intégral de Suétone,
avec traduction française et présentation
bilingue français-latin.
Si je n'avais pas encore fait figurer de liens vers
ces pages (du moins en qui concerne les empereurs qui
suivent Caligula), c'est uniquement parce je suis actuellement
occupé à la refonte complète des
notices relatives à ces "Douze Césars".
J'en suis justement arrivé à l'empereur
Claude.
J'avais cru pouvoir avancer plus vite et donc mettre
rapidement "à jour" les liens vers d'autres sites,
mais j'ai un peu sous-estimé l'ampleur du travail
qui m'attendait !
Sans attendre la nouvelle mouture de ces notices, j'insère
donc dès aujourd'hui les liens que vous me rappelez
si gentiment. Ainsi, les internautes qui consultent
ces pages, malheureusement encore embryonnaires, pourront,
grâce à votre merveilleux site BCS, trouver
directement des infos dans le texte même de Suétone.
Favorisons la recherche personnelle !
;-) |
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