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Sommaire Juin 2001 :
- 1er Juin :
- Quels étaient les sports pratiqués par
les Romains ? : Clic !
- 3 Juin :
- Julien l'Apostat et le mystérieux tombeau de
Makron en Samarie : Clic !
- Le tombeau de Makron : celui du Christ ou de Jean-Baptiste
? : Clic !
- Julien l'Apostat a-t-il incinéré le squelette
du Christ ? : Clic !
- 6 Juin :
- Exercice bizarre : Un seul adjectif pour caractériser
un empereur romain
: Clic
!
- 8 Juin :
- Des infos complémentaires sur PompéI et
l'éruption du Vésuve : Clic
!
- 14 Juin :
- Les Empereurs romains étaient-ils canonisés
ou déifiés ? : Clic
!
- L'Apothéose des empereurs romains : Clic
!
- 14 Juin :
- Des sites (en français) sur les monnaies romaines
? : Clic
!
- 19 Juin :
- Un mail de Cristina Rodriguez (Mémoires de
Caligula - Moi, Sporus, prêtre et putain) : Clic !
- Petit et modeste "flash-back" sur ma "démarche
intellectuelle" : Clic !
RECHERCHE
DANS LE SITE
"EMPEREURS ROMAINS"
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| 1er Juin 2001 |
| Évelyne
a écrit : |
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| Je
recherche des informations et photos sur les sports
pratiqués sous l'empire romain. |
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| RÉPONSE
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| Je ne sais si vous considérez
les combats de gladiateurs comme un "sport" au sens strict
du terme. Quoi qu'il en soit, comme ces spectacles, si
particuliers à l'Empire romain, ont été
récemment replacés sous les feux de l'actualité
par le film Gladiator de Ridley Scott, vous trouverez
suffisamment de documentation sur le Net pour que je m'abstienne
d'en parler davantage ici.
En revanche, je vous avoue que je n'ai guère trouvé
de documentation concernant les sports pratiqués
par les Romains au temps de l'Empire. Je sais qu'ils
connaissaient les disciplines sportives traditionnelles
des Grecs (course à pied, saut en longueur, lancement
du disque et du javelot, lutte, boxe). Les Jeux olympiques
ne furent d'ailleurs interdits qu'à l'extrême
fin de l'Empire, sous le règne de Théodose.
Je ne n'ai cependant trouvé aucun document témoignant
d'une pratique assidue et populaire de ces sports hérités
de la tradition hellénique.
Voici néanmoins quelques
liens à ce sujet :
- arena-stadium.eu.org :
- Période romaine - la pratique individuelle
du sport : Clic
!
- Période romaine - les ludi : Clic
!
- multimania.com/spada - La Rome antique et les
sports : Clic
!
- Site de Jacky Honoré - Les Divertissements
dans la Rome antique : Clic
!
- olympic.org :
- L'Athlétisme grec et l'origine du
sport : Clic
!
- La Disparition des Jeux olympiques antiques
: Clic
!
- multimania.com/gymnet - Histoire des jeux olympiques
antiques - la décadence : Clic !
- printempsdespoetes.com - Le Cirque, les Courses
de chars : Clic
!
- unicaen.fr - Plan de Rome Université
de Caen - Le Grand Cirque : Clic
!
Comme vous l'avez sans doute remarqué en
parcourant ces liens, outre les gladiateurs et cette
influence grecque, évidente mais dont il
est assez difficile d'évaluer l'importance,
la principale caractéristique sportive du
monde romain, toutes régions confondues,
c'était l'extraordinaire engouement pour
les courses de chevaux. Ces compétitions
hippiques drainaient un public aussi nombreux que
celui des plus grands matches de foot de notre époque,
et suscitaient plus de passion encore.
Pour vous donner une idée de ces spectacles
sportifs ainsi que les passions qu'ils suscitaient,
je vous conseille de vous en référer
au livre de Jérôme Carcopino, "la
Vie quotidienne à Rome à l'Apogée
de l'Empire" (Livre de Poche n° 5800),
et en particulier au chapitre III de la 2e partie
; un excellent texte, mais un peu trop long pour
que je le cite ici. |
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| 3 Juin 2001 |
| Jean
a écrit : |
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| Je
viens d'écouter une émission sur France
Inter. L'Empereur Julien se serait rendu dans
un petit village à une cinquantaine de km de
Jérusalem, pour se rendre au tombeau qui était
vénéré comme étant celui
du Christ. Ce village s'appellerait "Macron". L'orthographe
est phonétique. Je n'ai retrouvé aucune
donnée écrite à ce sujet.
Julien aurait fait ouvrir le
tombeau, brûler le corps qui s'y trouvait, et
disperser les cendres dans le vent, en proclamant que
la résurrection du Christ n'avait pas eu lieu
et n'aurait jamais lieu.
Savez-vous où je pourrais
trouver un texte se rapportant à cet évènement
? |
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| RÉPONSE
: |
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| Je n'ai malheureusement
trouvé sur le Net qu'un court texte (malheureusement
en Anglais) relatif au tombeau de Makron et au
sacrilège imputé à Julien l'Apostat
: Clic
!
On parle également de cette tombe dans l'article
que la "Catholic Encyclopedia" consacre à saint
Jean-Baptiste : Clic
!
Pour faciliter vos recherches, j'ai tenté une
petite traduction du passage relatif à cette
affaire :
"La date de la mort de Jean-Baptiste,
fixée par les calendriers liturgiques au
29 août, peut difficilement être attestée,
parce qu'elle se base sur des documents peu dignes
de confiance. Une vieille tradition prétend
que sa sépulture se trouvait à Sébaste
(Samarie). Cependant, s'il se trouve une vérité
quelconque dans le récit de Flavius Josèphe,
qui relate que Jean fut exécuté
à Macheronte, il est alors difficile de
comprendre pourquoi Jean fut enterré aussi
loin de la forteresse d'Hérode. Il est
néanmoins tout à fait possible que
ses restes sacrés furent transférés
à Sébaste à une date ultérieure,
de nous inconnue. En tout cas, selon le témoignage
de Rufin et Théodoret, son tombeau était
honoré là-bas vers le milieu du
quatrième siècle. Ces auteurs ajoutent
que ce saint lieu fut profané sous Julien
l'Apostat (vers 362), les ossements étant
en partie brûlés. Une partie des
reliques fut sauvée et portée à
Jérusalem, puis à Alexandrie. Et
c'est là que, le 27 mai, 395, ces reliques
furent déposées dans la magnifique
basilique qui venait d'être dédié
au Précurseur sur le site du temple célèbre
de Sérapis jadis célèbre.
Le tombeau de Sébaste continua néanmoins
à être visité par des pèlerins
pieux et saint Jérôme témoigne
des miracles qui s'y produisirent. Certaines reliques
avaient donc peut-être été
ramenées à Sébaste".
Cela dit et même si je n'ai pas eu l'occasion
d'écouter cette émission de radio
qui devait pourtant être du plus haut intérêt,
cette sombre histoire d'exhumation et de crémation,
sur l'ordre de Julien
l'Apostat, d'un cadavre anonyme
vénéré en Samarie me disait
quelque chose. Cela remontre à bien longtemps
! En fait, je l'avais lue dans un bouquin qui
fit, jadis, les délices de mes années
d'adolescence
et qui contribua certainement
à forger mon caractère un fifrelin
sceptique. Il s'agit du livre de Robert Ambelain
intitulé "Jésus ou le Mortel
secret des Templiers" Robert Laffont, 1973).
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Voici que ce M. Ambelain dit de Julien et de la tombe
de Makron :
| "Né
en 331, neveu de Constantin, Julien fut
proclamé empereur en 361 et mourut
en 363. (
). En 362, Julien
arrive à Antioche, venant des Gaules
et de sa chère Lutèce. Il
ne dissimule pas qu'avant d'engager la guerre
contre les Perses, il va opérer une
exhumation. Dès lors, ce ne sont
que menaces non déguisées
dans les milieux chrétiens (
).
Le départ pour la guerre contre les
Perses est de mars 363. Auparavant, en 362,
et au mois d'août, ayant appris qu'en
Samarie, à Makron, les Juifs d'une
certaine secte venaient en pèlerinage
à un tombeau "pour y adorer comme
un dieu", "un mort", qui était "ressuscité",
Julien avait immédiatement fait la
distinction entre le corps de Jean le Baptiste,
que l'on prétendait enterré
par ses disciples, près de Sébaste
(l'ancienne Sichem de la Bible), et celui
de Jésus (Note de R. Ambelain
: Le Baptiste (
) mourut à
Machéronte, aux bords de la mer Morte,
et y fut certainement inhumé. La
confusion avec Makron, en Samarie, est évidemment
voulue. Elle avait pour but d'effacer la
trace du séjour du cadavre de Jésus
en ce lieu).
Il est bien évident que celui
qu'il nomme "le mort", celui que les Juifs
"adorent comme un dieu", qu'ils prétendent
"ressuscité", ce n'est pas Jean le
Baptiste, qui fut décapité,
que personne en Israël n'a jamais adoré
comme un dieu, et que l'on n'a jamais prétendu
être ressuscité. Celui que
Julien entend par ces mots, c'est Jésus.
D'autant plus que la légende
du Baptiste précisait que ce n'était
que sa tête que ses disciples avaient
pu récupérer et emporter en
Samarie ; or, à Sébaste, il
s'agissait d'un squelette complet. Ce n'était
donc pas celui de Jean-Baptiste.
Et il donne alors les ordres nécessaires
pour que l'on fasse ouvrir le tombeau, brûler
les restes et jeter les cendres au vent.
Ainsi, donc, puisqu'il y avait restes, cadavre
antérieurement, et squelette présentement,
c'est que nulle résurrection charnelle
n'avait eu lieu. Ce faisant, Julien a signé
sa condamnation à mort. Elle ne tardera
pas, précédée par toutes
les menaces allusives que nous avons rapportées
précédemment. (
) "
(Robert Ambelain, Jésus
ou le mort secret des Templiers, Robert
Laffont, 1973)
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Naturellement, vous n'êtes pas obligé
de croire M. Ambelain sur parole ! (pour se faire opinion,
il vaut d'ailleurs mieux lire son (ses) livre(s) du
premier à la dernière page, car, naturellement,
je suis obligé de sabrer dans certains de ses
enchaînements logiques)
Quant à moi, aujourd'hui encore, je ne saisis
toujours pas très bien l'intérêt
qu'aurait eu Julien
à commettre ce sacrilège. Comme le dit
fort justement Lucien Jerphagnon (Julien dit l'Apostat,
Seuil, 1986 - p247) : "Julien, étranger à
l'intuition chrétienne, voit dans la résurrection
non point un mythe significatif, mais une vulgaire supercherie,
un canular". Dès lors, disperser aux quatre
vents le corps carbonisé de Jésus, n'était-ce
pas se priver du même coup de la preuve la plus
irréfutable que le Christ n'était pas
"ressuscité des morts et monté aux cieux
dans sa gloire" ? Au moment où l'empereur apostat
s'échinait à démontrer que le Christianisme
n'était qu'une machination sordide, se serait-il
privé de la joie d'exhiber urbi et orbi le squelette
pantelant du "Messie" ?
Moi, je ne pense pas.
D'autre part, si tant est que le mort de Makron était
un "homme ressuscité que les juifs adoraient
comme un dieu" (chose qui, évidemment, paraît
suspecte vu l'intransigeance de la religion juive -
toutes sectes réunies - au sujet de l'unicité
de Dieu), il ne peut en aucun s'agir de Jésus
: jamais les Juifs n'admirent sa résurrection
de cet homme, et son nom était anathématisé
dans toutes les synagogues depuis la fin du Ier siècle
!
En revanche, certains Juifs, même s'ils ne le
considéraient comme un dieu au sens strict du
terme, semblent bien avoir cru à la résurrection
de Jean-Baptiste. On en trouve des traces de cette "idéologie"
dans les trois Évangiles synoptiques. Prenons
celui de Marc (6 : 14) : "Or le roi Hérode
entendit parler de Jésus dont le nom devenait
célèbre. On disait : " Jean-Baptiste est
ressuscité d'entre les morts". Ces disciples
de Jean-Baptiste formèrent d'ailleurs une "certaine
secte juive", celle des Mandéens. Il n'est
donc pas impossible que ceux-ci rassemblèrent
certaines reliques (vraies ou fausses) de leur maître
en Samarie et les y vénérèrent.
Si ceci n'est que supposition, tout le reste, exhumation
et crémation de reliques chrétiennes sur
l'ordre de Julien, n'est, à mon avis, qu'impure
invention des "historiens ecclésiastiques" Théodoret
et Rufin. En effet, lors de son séjour à
Antioche, Julien s'était contenté, faute
sans doute trop bénigne aux yeux desdits Rufin
et Théodoret, de transférer les restes
de l'évêque Babylas, qui souillaient le
Temple de Daphné, vers un endroit vierge de tout
culte païen. Pour noircir son image infâme
d'Apostat en lui imputant un sacrilège bien épouvantable,
les braves "historiens" chrétiens forgèrent
donc de toutes pièces cette ébouriffante
histoire de squelette carbonisé
sans songer
un seul instant que leur fantaisie macabre apporterait
un jour du grain (frelaté) au moulin de mécréants
plus nuisibles encore que l'infâme Julien "l'Apostat"
! |
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| 6 juin 2001 |
| Stéphane
a écrit : |
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| Si
je me permets aujourd'hui de vous écrire c'est
pour vous demander un service. En effet j'ai l'intention
d'écrire un article (j'écris bénévolement
pour un journal local) pour lequel la référence
à trois empereurs romains m'est nécessaire.
Mon problème est que cet article doit très
rapidement prendre forme et que je ne peux avoir le
temps de consulter toutes les notices bibliographiques.
C'est pourquoi vous me seriez d'une aide précieuse
si vous acceptiez de me répondre car vous pourriez
aiguillonner mon travail plus efficacement. Il vous
suffirait pour cela de mentionner pour chaque adjectif,
le nom de l'empereur qui vous vient immédiatement
à l'esprit et qui vous paraît le mieux
répondre aux caractéristiques que je recherche.
Bien sûr un même nom peut répondre
à plusieurs critères.
Voici la liste des caractères
(Voir réponse) |
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| RÉPONSE
: |
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| C'est un exercice un peu
bizarre que vous me demandez là, mais enfin,
en voici le résultat. (Pour chaque empereur,
j'établis un lien vers la notice de mon site
même si vous ne trouverez pas nécessairement
dans cette page la justification de mon choix)
Comme vous me l'avez conseillé, il s'agit des
premiers noms qui me sont venus à l'esprit. Il
me serait sans donc sans doute parfois difficile d'assumer
ces choix tout à fait arbitraires
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| 8 juin 2001 |
| Fatima
a écrit : |
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| Je
voudrais vous demander de m'envoyer des informations
sur l'ancienne ville de "POMPEI" détruite par
le volcan
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| RÉPONSE
: |
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| Des infos sur Pompéi,
cette ville des environs de Naples détruite le
24 août 79 par l'éruption du volcan Vésuve,
ce n'est pas ce qui manque sur le Web ! Il doit bien
avoir des milliers de pages consacrées à
cette localité (et à sa voisine d'Herculanum),
à ses ruines, à ses trésors archéologiques,
et en particulier, à ses célèbres
fresques si émouvantes !
Voici quelques-unes de ces pages :
- Site officiel de la Superintendance archéologique
de Pompéi : Clic
! (en anglais et en italien)
- jpdruine.free.fr/pompei - Découvrir Pompéi
: Clic
!
- users.belgacom.net/pompei - Découvrir Pompéi
: Clic
!
- Site L'Internaute - Vu du Web - pompéi l'immortelle
: Clic
!
- Pompéi, les cendres de l'éternité
: Clic
!
- faustulus.free.fr - la Villa des mystères
: Clic
!
- Les Ruines de Pompéi - François Mazois
(1783-1826) : Clic
!
- multimania.com/yiik - La visite virtuelle de Pompéi
: Clic
!
- membres.tripod.fr/pompei - Un site très complet
sur Pompéi, son histoire, ses ruines, l'éruption
de 79
: Clic
!
- wanadoo.fr/jourdan.eric - Des photos du site de
Pompéi : Clic
!
- belgacom.net/collegedegembloux - Quelques autres
photos : Clic
!
- fcomte.iufm.fr - L'éruption de 79 (avec une
intéressante animation) : Clic
!
- club-internet.fr/decobed :
- Le Vésuve et l'éruption de 79
: Clic
!
- Dans le même site des extraits de ces
fameuses lettres de Pline le Jeune, qui furent,
jadis, le cauchemar de tous les étudiants
latinistes, moi compris ! : Clic
!
- marketplace.it/pompeiruins/index.htm - Pompei ruins
: Clic
!
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| 14 juin 2001 |
| Élise
a écrit : |
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| J'aurais
aimé savoir si les empereurs romains devenaient
saints après leur mort ou s'ils étaient
déifiés |
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| RÉPONSE
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| Contrairement à
ce pourrait laisser penser le titre volontairement provocateur
d'un livre de Jean-Charles Pichon, Saint Néron,
récemment réédité chez e-dite,
faute d'être chrétiens, les premiers empereurs
romains n'étaient ni "béatifiés
ni "canonisés". En revanche, s'ils ne devenaient
jamais "saints", il leur arrivait bien souvent de devenir
des dieux, après leur mort ou même de leur
vivant. C'était ce qu'on appelait l'"Apothéose".
L'histoire de sacralisation progressive de la fonction
impériale romaine est trop complexe pour être
résumée en quelques lignes. La déification
d'un empereur pouvait dépendre de nombreux facteurs
: nécessités politiques ou dynastiques,
flatterie du Sénat, authentique piété
filiale du successeur du souverain défunt
En outre, le jugement (qui n'était pas nécessairement
celui de l'Histoire) que ses contemporains portaient
sur l'empereur décédé (le prince
était bon ou mauvais), ainsi que le caractère
même du souverain (modeste ou prétentieux,
affable ou réservé) étaient, bien
sûr, déterminants quand il s'agissait de
lui accorder ces "honneurs posthumes" exceptionnels.
Quelques exemples :
- Jules
César fut divinisé aussitôt
après sa mort (il est vrai qu'il avait déjà
effectué lui-même le plus gros du travail
puisqu'il prétendait descendre en ligne directe
de la déesse Vénus !).
- Auguste,
fils adoptif du grand Jules, reçut lui aussi
l'apothéose après sa mort. Cependant,
de son vivant déjà, il laissa les habitants
des provinces orientales de l'empire célébrer
un culte qui lui était dédié.
- Son beau-fils Tibère,
lui, refusa catégoriquement d'être considéré,
vivant ou mort, comme un dieu.
- Caligula
avait, quant à lui, une tout autre conception
de ses fonctions : il prétendit être
un vrai dieu incarné. Ça ne lui réussit
guère : il fut assassiné et sa mémoire
fut condamnée
- L'empereur Claude,
bégayeur pitoyable et goinfre patenté,
fut déifié après sa mort
à la grande hilarité de tous les Romains,
et en particulier, du "philosophe" Sénèque
qui, dans un peu charitable pamphlet, l'imagina métamorphosé
en citrouille
Comme vous le voyez, les attitudes
face à la sacralisation varient autant
que les circonstances dans lesquelles l'apothéose
était octroyée, revendiquée
ou assumée. Il n'en reste toutefois pas
moins vrai que la tendance à considérer
l'empereur (vivant ou mort) comme un dieu s'accentua
au fil du temps. Pour prouver leur patriotisme,
tous les habitants de l'Empire furent bientôt
tenus de brûler de l'encens devant la statue
du souverain (ce qui n'était pas sans poser
quelques problèmes aux premiers Chrétiens),
et le Sénat de Rome octroya presque automatiquement
l'apothéose à tout "bon empereur"
(tandis que qu'il maudissait la mémoire
- damnatio memoriae - des "mauvais empereurs").
Ce fut Dioclétien
qui effectua le pas définitif vers une
monarchie de type oriental, où l'empereur
était considéré comme une
émanation de la divinité : il s'identifia
à Jupiter tandis que son collègue
Maximien
se revendiquait d'Hercule.
Peu de temps après les réformes
de Dioclétien, Constantin
le Grand, même s'il s'était un
moment identifié à Apollon et même
s'il garda les fastes du cérémonial
oriental, reçut le baptême chrétien
(sur son lit de mort).
Avec la christianisation progressive de l'empire,
c'en était fini des apothéoses païennes.
Premier empereur chrétien, c'est à
ce titre que Constantin, un personnage au demeurant
fort peu ragoûtant, fut canonisé
par l'Église. Il est encore considéré
comme un saint - le seul parmi les souverains
de l'ancienne Rome - par les chrétiens
orthodoxes. |
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| 17 juin 2001 |
| Le
Gaulois a écrit : |
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| Génial
et tres bien fait ton site ! Dommage qu'il n'existe
pas le même sur les monnaies de cette époque.
Dis-moi, as-tu connaissance de sites qui traitent
des monnaies romaines ou celte d'autres sites sur
Rome ou les Gaulois, bien sûr en français. |
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| RÉPONSE
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| Bonjour Gaulois ! (on
se croirait dans Astérix !)
Ce ne sont pas les sites consacrés aux monnaies
romaines qui manquent sur le net !
Malheureusement,
les plus beaux et les plus complets sont en anglais,
en allemand ou en portugais !
Au fil de mes recherches j'en ai cependant trouvé
quelques-uns en français qui valent le détour.
Il y en a sûrement d'autres, mais comme la numismatique
n'est pas mon centre d'intérêt principal,
ils m'ont sûrement échappé. Voici
néanmoins ces adresses :
- i.numis.com : Clic
!
- Monnaies romaines : Clic
!
- Description des monnaies romaines (livre d'Henry
Cohen) : Clic
!
- Bibliothèque numismatique : Clic
!
- Le Site du Collectionneur, collection romaine :
Clic
!
- Jean Elsen SA - Empire romain : Clic
!
Tu retrouveras également ces sites, ainsi que
d'autres consacrés à Rome et la civilisation
romaine, sur la page où sont repris quelques
"signets" à ce sujet : Clic
! Mais naturellement, il y en a tant (mais hélas,
souvent en anglais !) qu'il est impossible de les reprendre
tous ! |
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| 19 Juin 2001 |
| Cristina
Rodriguez a écrit : |
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| Bravo
à vous pour votre site ! J'y viens régulièrement
et je constate qu'il s'enrichit de jour en jour. Cela
doit vous demander beaucoup d'énergie et je vous
en félicite. Je tiens également à
vous remercier pour la mention de mon roman Mémoires
de Caligula dans la page dédiée
à Caligula.
Si vous n'avez pas encore eu
l'occasion de lire mon petit dernier sorti aux éditions
Calmann Levy, Moi,
Sporus, prêtre et putain, qui se déroule
à la cour de Néron, je me ferais un plaisir
de vous l'envoyer. S'il n'y avait pas des gens aussi
passionnés que vous, les gens comme moi ne prendraient
pas autant de plaisir à écrire, croyez-moi.
Mais dites-moi, question qui
me démange, comment se fait-il que vous vous
passionniez à ce point pour la Rome antique ?
Cette merveilleuse époque vous a-t-elle fasciné,
comme ce fut mon cas, dès votre plus jeune âge
ou sont-ce vos études qui vous ont conduit à
explorer le sujet ?
Quoi qu'il en soit je suis ravie
d'avoir fait la connaissance d'un autre "fan" :o)
Bravo encore !
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| RÉPONSE
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| Merci pour votre message
aussi flatteur que sympathique. Pour vous paraphraser
: si des gens qui, comme vous, prennent autant de plaisir
à écrire n'existaient pas, des personnes
qui, comme moi, prennent tant de plaisir à lire
de beaux livres ne pourraient guère survivre
!
Quant à l'énergie que demandent mes brèves
notices biographiques, je ne pense pas la déployer
vainement si elle permet à l'un ou l'autre "internaute",
subitement intéressé par l'histoire de
l'Empire romain, de compléter ses connaissances
en se plongeant dans la lecture d'ouvrages - les vôtres,
par exemple - plus documentés et mieux élaborés
que mes courts opuscules.
En ce qui concerne votre dernier livre, je n'ai malheureusement
pas encore eu l'occasion de le lire. Il va donc de soi
que je serai ravi de le recevoir, surtout si vous avez
la gentillesse et la patience d'y insérer une
petite dédicace.
Vous n'êtes pas obligée
de me croire, mais si j'en suis venu à m'occuper
des "empereurs romains", c'est à cause d'une
chanson de Charles Trenet. Je suis passé successivement
du "Bon roi Dagobert" à "l'Histoire sainte"
(comme eut dit ce vieux croûton de Daniel-Rops),
puis de l'histoire du peuple juif aux origines du christianisme,
puis des premiers chrétiens à la civilisation
gréco-romaine, puis de la civilisation romaine
aux empereurs !
Arrivé à ce point, j'ai constaté
que, s'il existait sur Internet de très bons
sites anglophones sur les "Césars", il n'y avait
rien de comparable en français. Alors, j'ai tenté
de pallier cette lacune en publiant sur le Net les infos
que j'avais recueillies
pour les mettre à
la disposition de tout "internaute" intéressé
par ce sujet, mais aussi (et surtout) pour ne plus travailler
"dans un ghetto intellectuel" et pour "tester" quelques
hypothèses bizarroïdes et un tantinet hérétiques.
Au risque de vous décevoir, je suis donc plus
passionné d'histoire (en général)
que par une époque particulière. Cela
dit, (entre autres périodes historiques), la
Rome antique me plait (aussi) beaucoup.
À cause de ces fresques de Pompéi, de
ces portraits funéraires du Fayoum ou de certains
camées de "l'Antiquité tardive", représentant
des personnages qui pourraient être nos voisins
de palier, j'ai l'impression très nette, mais
sans doute un peu trompeuse, que nous pouvons comprendre
ces vieux Romains mieux que tout autre peuple ancien,
que nous sommes plus proches de ces ancêtres vieux
d'environ vingt siècles que de n'importe quelle
autre humanité ancienne. Bref, la songeuse jeune
fille au calame de Pompéi me touche davantage
que, par exemple, les personnages hiératiques
des murs des temples de l'ancienne Égypte, les
demi-dieux des amphores grecques ou encore les serfs
agrestes des parchemins médiévaux ! |
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