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Sommaire Janvier 2001 :
- 8 janvier :
- Pallas, affranchi de Claude : Clic
!
- Félix, frère de Pallas : Clic
!
- 11 janvier :
- 14 janvier :
- Quel est le dernier empereur romain ? : Clic
!
- 15 janvier :
- le Dictateur Cincinnatus : Clic
!
- L'abdication de Dioclétien : Clic
!
- L'abdication de Sylla : Clic
!
- 19 janvier :
- Néron, arrière arrière petit-fils
d'Auguste : Clic !
- Tableaux généalogiques ? : Clic
!
- 24 janvier :
- ß Les "Empereurs gaulois"
que d'incertitudes
! : Clic !
- 27 janvier :
- Site "Empereurs romains" dans la Bibliotheca Classica
Selecta : Clic !
- Traductions françaises de l'Histoire Auguste
: Clic !
- Un livre de Mario Bartolini : Clic
!
- 29 janvier :
- Ce site est sur "LacusCutius" (Univ. Kansas) : Clic
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DANS LE SITE
"EMPEREURS ROMAINS"
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| 8 Janvier 2001 |
| "Wiss"
a écrit : |
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| En
fait j'aimerais savoir s'il existe quelque chose sur Pallas,
l'affranchi de Claude ! |
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| RÉPONSE
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| Sur Internet, vous ne trouverez
guère mention de "Pallas" que dans des sites consacrés
aux automobiles Citroën, aux astéroïdes,
aux tragédies de Jean Racine ou aux Sonnets de
Joachim Du Bellay
ce qui vous n'en apprendra pas
davantage sur l'affranchi de Claude
qui vous intéresse tant !
Faute de mieux, il faudra donc vous contenter des quelques
renseignements que j'ai gratté, de-ci de-là,
dans ma bibliothèque personnelle.
Né avec le siècle et d'origine grecque,
cet ancien esclave d'Antonia, la mère de l'empereur
Claude,
fut libéré entre 31 et 37. Marcus Antonius
Pallas devint bientôt ministre des finances
(a rationibus) de Claude.
Il abandonna à temps le parti de Messaline,
la première épouse de l'empereur, une débauchée
qui trompait ouvertement et abominablement son impérial
époux, qui projetait de le détrôner
au profit son amant du moment et que les affranchis de
Claude "suicidèrent" avant qu'elle ne parvienne
à ses fins. Ce fut aussi ce Pallas qui, au début
de 49, démontra à l'empereur tout l'intérêt
qu'il y avait pour lui de convoler en secondes noces avec
Agrippine
la Jeune, afin "qu'il s'attachât une noble
race et unît les descendants des familles Julia
et Claudia, pour éviter qu'une femme à la
fécondité prouvée, et en pleine jeunesse,
ne portât dans une autre famille l'illustration
des Césars" (Tacite, Annales, 12 : 3).
Son influence atteignit
son apogée en 52, lorsqu'il prépara
un sénatus-consulte punissant les femmes
qui auraient eu commerce avec des esclaves. À
cette occasion, Pallas reçut du Sénat
"d'énormes récompenses, mais aussi
des ornements questoriens et prétoriens"
(Suétone, Claude,
28), c'est-à-dire les prérogatives
des anciens prêteurs et questeurs, mais sans
avoir jamais exercé ces hautes fonctions
administratives. L'historien Tacite nous donne d'autres
détails quant à ces congratulations
et gratifications sénatoriales : "Il (Claude)
mit en délibération devant le Sénat
la punition des femmes qui auraient commercé
avec des esclaves (
). Claude ayant
ajouté que l'idée de cette délibération
était due à Pallas, Barea Soranus,
le consul désigné, proposa de lui
décerner les ornements de la préture
et quinze millions de sesterces. Cornelius Scipio
voulut, en outre, qu'on le remerciât, au nom
de l'État, de ce qu'étant issu des
rois d'Arcadie, il sacrifiât au bien public
une très ancienne noblesse et consentît
à être compté parmi les serviteurs
du prince. Claude assura que Pallas, content de
l'honneur, voulait rester dans sa pauvreté
première ; et l'on grava officiellement sur
l'airain un sénatus-consulte où un
affranchi, possesseur de trois cents millions de
sesterces, était loué comme le parfait
modèle de l'économie des anciens temps"
(Tacite, Annales, 12 : 53).
L'ironie mordante de Tacite le prouve : la "pauvreté"
de Pallas, n'était que très relative
! Quant à sa parenté avec les anciens
rois d'Arcadie c'était du pipeau, naturellement
! Cependant, Lucius Vitellius, le père du
futur empereur Vitellius,
poussera la flagornerie jusqu'à vénérer
les images en or de Pallas et de Narcisse, autre
affranchi de Claude, parmi ses dieux Lares (Voir
Suétone, Vitellius,
2 : 11).
Pallas, toujours très lié à
Agrippine,
participa au meurtre de l'empereur Claude,
empoisonné par son épouse et par un
plat de champignons. |
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Si, pendant les premières
semaines du règne de Néron,
fils d'Agrippine et successeur du faible Claude,
Pallas conserva un immense pouvoir politique, son
arrogance et ses prétentions aristocratiques
(il n'adressait jamais la parole à ses esclaves)
déplurent très vite au jeune empereur.
De plus, Pallas était fort riche : outre
les 300 millions de sesterces dont parle Tacite,
il avait acquis, souvent malhonnêtement, des
biens considérables et possédait une
propriété sur l'Esquilin ainsi que
de vastes domaines en Égypte, ce qui ne pouvait
manquer de susciter la convoitise d'un Néron
souvent à court de liquidités.
Pallas, juché sur son tas d'or, aveuglé
par sa gloire, ne sentit pas que le vent tournait
; il resta obstinément fidèle à
Agrippine, même quand les choses commencèrent
à se gâter entre elle et son Néron
de fils.
En 55 Pallas fut accusé de vouloir, avec
l'aide du préfet du prétoire Burrus,
destituer Néron
et le remplacer par un certain Sulla. Il parvint
sans trop de peine à se disculper de cette
ridicule accusation. Mais cela n'empêcha pas
Néron qui voulait isoler sa trop impérieuse
mère afin de lui ôter progressivement
tout pouvoir, de lui retirer son portefeuille ministériel
et de l'expédier en exil (doré).
Il mourut en 62 (ou 63), peut-être tué
sur l'ordre de Néron,
dans la foulée des répressions déclenchées
cette année-là. À moins qu'il
n'ait succombé à une quelconque maladie,
il avait alors plus de soixante ans. |
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Pour en terminer avec Pallas, signalons
également qu'il fit attribuer à son frère
Félix, également affranchi par Claude,
le poste de procurateur de Judée, de Samarie, de
Galilée et de Pérée. Félix
remplit ses fonctions de 52 à 60 et se fit cordialement
détester de tous ses administrés. Mais outre
le fait que ce chaud lapin de Félix épousa
successivement trois reines orientales (deux nommées
Drusilla et une dont on ignore jusqu'au prénom),
on se souvient surtout de lui pour avoir fait comparaître
saint Paul devant son tribunal. Aux dires des "Actes
des Apôtres" (chap. 24), ledit "Apôtre
des Gentils", alors en butte aux calomnies de ses adversaires
juifs, se serait présenté comme un honnête
pharisien persécuté par les autres sectaires
juifs et aurait suscité, en pleine cour de justice,
une bagarre homérique. Après avoir bien
fichu la pagaille, Paul aurait infligé au frère
de Pallas et à son épouse Drusilla, un sermon
une sévère mise en garde quant à
leur avenir dans l'au-delà. Je cite : "Félix
vint avec sa femme Drusilla, qui était juive. Il
fit appeler Paul et l'écouta parler de sa foi en
Jésus-Christ. Mais Paul en vint à parler
de justice, de chasteté, du jugement à venir,
si bien que Félix, fort mal à l'aise, lui
répondit : " pour le moment, retire-toi ; à
la première occasion, je te rappellerai ! ". il
avait en même temps l'espoir que Paul lui donnerait
de l'argent, et c'est pour cela qu'il le faisait si souvent
appeler pour s'entretenir avec lui". (Actes,
24 : 24-26).
Comme quoi Félix était aussi rapace que
son frangin Pallas !
Sources :
- Suétone, Vie des Douze Césars,
Trad. de Pierre Grimal, Librairie générale
de France, 1973
- Tacite, Annales, Trad. d'après Burnouf
par H. Bornecque, Garnier Frères, Paris; 1965
- Flavius Josèphe, la Guerre des Juifs,
Trad. de Pierre Savinel, Éd. de Minuit, 1977
- La Bible de Maredsous, Ed. Brepols, Turnhout
- Paris
- C.-M. Franzero, Néron sa vie et son temps,
Payot, Paris, 1955
- Eugen Cizek, Néron l'empereur maudit,
Librairie Arthème Fayard, 1982
- Pierre Grimal, le Procès Néron,
Éditions de Fallois, 1995)
Voilà, j'espère que ces quelques renseignements
vous suffiront. |
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| 11 Janvier 2001 |
| Mathieu
a écrit : |
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| Je
suis passionné d'histoire romaine. Pourrais-tu
me donner le nom de quelques ouvrages qui t'ont particulièrement
impressionné et que tu as aimés. Merci
! |
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| RÉPONSE
: |
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| Les bibliographies sont
aussi fastidieuses à réaliser que "chiantes"
à lire ! Quant à conseiller des bouquins,
c'est toujours délicat ; des goûts et des
couleurs !
Cependant et cela dit, il y a
bien quelques livres relatifs à l'histoire romaine
qui désertent rarement ma table de travail ou
de chevet.
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L'indispensable "Histoire du Déclin
et de la Chute de l'Empire romain"
par EDWARD GIBBON (deux forts volumes,
l'un consacré à Rome,
l'autre à Byzance, aux Éditions
Robert Laffont, collection "Bouquins").
Un texte célèbre, souvent
très dépassé quant
au fond, mais qui n'en demeure pas moins
d'une lecture très instructive
et très agréable (la traduction
française de Mme Guizot, avec
ses préciosités stylistiques
héritées du Siècle
des Lumières, vaut son pesant
d'humour "décalé"). |
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| Sur les empereurs des IIIe et IVe
siècles : l'HISTOIRE AUGUSTE
(Éditions Robert Laffont,
collection "Bouquins"), Traduction
du latin et commentaires (judicieux)
d'André CHASTAGNOL |
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"Cléopâtre ou le rêve évanoui" de Jacques
BENOIST-MÉCHIN (Libraire
Académique Perrin)
où l'on parle beaucoup de Jules
César, beaucoup d'Antoine et
un peu de Cléopâtre.
Du même Jacques BENOIST-MÉCHIN,
"L'empereur Julien ou le rêve
calciné" (Libraire Académique
Perrin). "Biographie (trop) romancée",
disent les historiens, mais, à
mon avis, excellente approche psychologique
de ce personnage fascinant que fut
l'empereur Julien, le dernier grand
"César". |
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Évidemment, "Néropolis"
d'Hubert MONTEILHET (Éd.
Julliard). "Somme" de la vie à
Rome aux temps néroniens. Un
Incontournable chef d'uvre d'ironie
théologique et une véritable
leçon d'écriture ! |
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Pour compléter ses connaissances
sur l'atmosphère de l'Antiquité
romaine, on lira avec intérêt
: "La vie quotidienne à Rome
à l'apogée de l'Empire"
par ce vieux facho antisémite
de Jérôme CARCOPINO (Hachette,
1939 et Livre de Poche N°5800). |
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Enfin, et quoiqu'il ne parle qu'incidemment de l'Empire romain, "Les Jardins
de Lumière" d'Amin MAALOUF
(Éd. J.C. Lattès). La
vie de Mani, le prophète inspiré
des "Manichéens" - un livre
génial (bien que ce mot soit
souvent galvaudé aujourd'hui),
à lire, relire, et à
relire encore ! |
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Voilà quelques livres que j'apprécie
fort, même s'il s'agit sans doute là de
références un peu "bateau", de livres
dont tout un chacun a sans doute déjà
entendu parler, ou que tu possèdes peut-être
déjà. J'espère néanmoins
avoir répondu à ta question. |
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| 14 Janvier 2001 |
| "Kaisui"
a écrit : |
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| Quel
est le dernier empereur romain ? Il me le faudrait
pour dans 20 min. |
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| RÉPONSE
: |
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| Une réponse
rapide n'est pas nécessairement facile.
Classiquement, on estime que c'est Romulus
Augustule, déposé en 476
par le chef barbare Odoacre qui fut le dernier
empereur romain d'Occident. C'est d'ailleurs
après sa déposition que le Sénat
de Tome se résigna à transférer
les emblèmes impériaux de Rome
à Constantinople.
Cependant son prédécesseur
Julius
Nepos, qui ne mourut que vers 480, mais
qui ne renonça jamais à ses
prétentions au trône des Césars,
peut également être considéré
comme le "dernier empereur".
Cela dit, en ergotant, on pourrait aussi
dire le dernier empereur "romain" - toutes
catégories - fut sans doute l'empereur
byzantin Constantin XII Paléologue
Dragasès, tué par les Turcs
ottomans lors de la prise de Constantinople,
le 29 mai 1453. |
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| 15 Janvier 2001 |
| Brigitte
a écrit : |
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| Je
suis à la recherche de renseignements concernant
un consul romain : LUCIUS QUINCTIUS CINCINNATUS
(Ve siècle av JC). Surtout sa biographie. Merci
si vous avez des informations à ce sujet. |
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| RÉPONSE
: |
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| Je suis désolé
de ne disposer que de peu d'informations sur Cincinnatus
: mes pages Internet sont consacrées aux empereurs
romains et ce dictateur des temps héroïques
et mythiques de la République romaine est antérieur
de près de cinq siècles à l'avènement
d'Auguste,
le premier entre eux.
Vous pourrez néanmoins trouver toutes les informations
à ce sujet en relisant le texte de l'historien
latin Tite-Live qui, le premier, raconta la vie de ce
personnage sans doute largement légendaire. Vous
trouverez une traduction française de ce récit
sur le site BCS (Bibliotheca Classica Selecta) : Clic
!
Ci-dessous également, d'autres liens qui vous
fourniront quelques détails sur la vie de Cincinnatus
ou vous renseigneront sur le sens précis du mythe
politique dont il est à l'origine :
- sitec.fr/users/mcos : Clic
!
- ac-versailles.fr : Clic
!
- agora.qc.ca/textes : Clic
!
- perso.club-internet.fr/raeymaek : Clic
!
| Néanmoins,
je puis vous signaler que, quand, en 305 ap. J.-C.,
l'empereur Dioclétien
abdiqua en pleine gloire, ses panégyristes
ne manquèrent pas d'évoquer l'exemple
de Cincinnatus, dictateur tiré des travaux
des champs pour servir la patrie en danger et qui,
sa tâche accomplie, renonça humblement
à tous ses pouvoirs pour retourner à
sa charrue, Cependant, le gigantesque et somptueux
palais que l'empereur romain s'était fait
construire à Salone (près de Split,
Croatie actuelle) pour y goûter aux charmes
d'une retraite bien méritée ne rappelait
que de très loin la modeste chaumine du dictateur
des premiers temps de la République romaine
!
Mais déjà avant
Dioclétien,
les Romains s'étaient rappelés de
l'exemple de Cincinnatus : c'était en juillet
79 avant J.-C, lors de l'abdication, totalement
inattendue, de Sylla, dictateur aristocratique
et sanguinaire.
Ce Sylla qui s'était emparé de Rome
après avoir éliminé les partisans
du parti populaire par des proscriptions et des
massacres sans nom, se démit brusquement
de tous les honneurs qu'il avait forcé le
Sénat à lui conférer et se
retira dans sa villa de Cumes. Dans son cas, il
ne saurait être question de modestie ou de
respect de la légalité, mais plutôt
d'un dégoût total, neurasthénique
et pathologique, pour toute l'espèce humaine,
en général et en particulier.
Quoi qu'il en soit, la biographie de Sylla sort
également du cadre de mon site. |
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| 18 Janvier 2001 |
| Apsara
a écrit : |
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| Alors
voilà, avec des schémas, j'ai essayé
de voir et il me semble que Néron n'est
pas l'arrière petit-fils, mais bien l'arrière-arrière
petit-fils d'Auguste.
Si je ne me trompe pas, Néron
est le fils d'Agrippine la jeune, elle-même fille
d'Agrippine l'aînée, elle même fille
de Julie qui est la fille d'Auguste.
Ce qui manque sur les sites traitant
des empereurs romains c'est des schémas clairs
sur les liens de parentés, parce que moi, je m'embrouille
(et mon exam, c'est demain !). |
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| RÉPONSE
: |
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| Si j'étais ton prof,
tu aurais 10/10
et moi, je récolterais sans
doute un 0 ! Merci de m'avoir fait remarquer cette erreur.
Cela prouve une fois de plus qu'il ne faut pas croire
que, parce qu'elle est sur Internet, une info est nécessairement
parole d'Évangile. Il vaut mieux tout vérifier,
et c'est ce que tu as fait. Bravo !
Effectivement, si on résume tout ça :
- Néron
naît d'Agrippine la Jeune et de Cn. Domitius
Ahenobarbus
- Agrippine la Jeune est fille d'Agrippine
l'Aînée et de Germanicus
- Agrippine l'Aînée est fille de
Julie et d'Agrippa
- Julie est la fille d'Octave
Auguste et de Scribonia.
Du côté maternel, Néron
est donc le fils de Domitius Ahenobarbus, le petit-fils
Germanicus, l'arrière petit-fils d'Agrippa et l'arrière
arrière petit-fils d'Auguste.
Puisque nous sommes
en plein dans les généalogies compliquées,
il n'est peut-être pas inutile de rappeler
la parenté de Néron, du côté
paternel, avec Antoine, le rival d'Octave, futur
Auguste :
- Néron
est donc le fils de Cnaeus Domitius Ahenobarbus
et d'Agrippine la Jeune
- Cn. Domitius Ahenobarbus est le fils
Lucius Domitius Ahenobarbus et d'Antonia l'Aînée
Antonia l'Aînée et la fille
d'Antoine
et d'Octavie la Jeune, cette Octavie étant
la sur d'Auguste.
Dès lors, du côté de son père,
Néron
est le fils de Cnaeus Domitius Ahenobarbus, le petit-fils
de Lucius Domitius Ahenobarbus, et l'arrière
petit-fils d'Antoine.
Sans oublier que, de ce côté aussi,
Néron est apparenté à
Auguste : puisqu'Antonia l'Aînée, grand-mère
de Néron, était la nièce d'Auguste,
ce dernier est aussi l'arrière grand-oncle
de Néron.
Ouf !
Mille excuses si mon propos était quelque
peu indigeste. Il est bien difficile de rendre ces
listes de noms un tant soit peu attrayantes. J'ai
seulement essayé d'être le plus clair
possible. |
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Cela dit, tu as mille fois raison : pour rendre pour
cela plus compréhensible, il faudra vraiment que
j'insère quelques tableaux généalogiques
dans mes pages. J'en ai déjà réalisé
pour la dynastie
des Flaviens et celle
des Sévères, mais il faudra un jour
que je mette la main à ma conscience pour en "pondre"
pour les autres lignées impériales. Je m'y
mettrai sûrement dès que j'aurai constitué
un stock suffisant d'Aspirine !
Il me reste à te souhaiter bonne m
pour
ton examen de demain.
REMARQUE : Depuis cette
réponse, des tableaux généalogiques
concernant la dynastie Julio-claudienne sont disponibles
sur ce site :
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| 24 Janvier 2001 |
| Stéphane
a écrit : |
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| Venant
régulièrement sur ton site, je suis toujours
aussi impressionné et tiens à te renouveler
mes félicitations pour ton travail. Je t'enverrai
prochainement un mail avec des observations ou des questions
précises.
Je voulais te demander, même
si cela paraît évident, si tu as utilisé
les deux livres suivant :
- les Empereurs gaulois
de Bouvier-Ajam (ce n'est pas du chauvinisme juste une
partie de mon mémoire)
- les Empereurs romains, 27
av JC - 476 ap JC, de François Zosso et Christian
Zingg
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| RÉPONSE
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| Lorsque
tu m'avais écrit au mois d'octobre, je n'en étais
point encore arrivé à ces "Empereurs
gaulois" qui tant te tiennent à cur.
Mais maintenant, comme tu t'en es sans doute rendu compte,
ils sont sur le Net. (Clic
!).
Si je ne connais pas
le bouquin de François Zosso et Christian
Zingg, j'ai effectivement utilisé le livre
de Bouvier-Ajam, même si je n'ai nécessairement
suivi ni sa chronologie qui me semblait par trop
différer de celle d'autres historiens, ni
ses thèses qui, pour Postumus
et ses épigones, me semblaient accorder trop
de crédit aux allégations souvent
très fantaisistes de l'auteur anonyme de
l'Histoire
Auguste.
Il faut toutefois dire que, pour cette période
et cette aire géographique, tout ce dont
l'historien contemporain dispose, ce sont les divagations
de ce biographe-imposteur du début du Ve
siècle, quelques vieilles pièces de
monnaies usées, et de rares découvertes
archéologiques. Un point c'est tout !
Alors, comme les conjectures et les controverses
sont nécessairement très nombreuses,
comme je ne suis pas historien professionnel, et
comme je n'ai pas eu, jusqu'ici, le loisir effectuer
de recherches approfondies sur cette période
assez obscure de l'Anarchie militaire, toutes les
lumières susceptibles d'éclairer ma
faible lanterne à leur sujet sont les bienvenues
!
J'attends donc avec impatience toute remarque,
observation et suggestion
Et, naturellement,
pas uniquement en ce qui concerne les dirigeants
de ce fameux Empire romain des Gaules", mais aussi
pour tous les autres empereurs ! |
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| 27 Janvier 2001 |
| Jacques
a écrit : |
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| (Synthèse
de trois courriers)
Je
viens de faire une visite rapide à votre
site, que je trouve fort intéressant et que
j'ai signalé dans la BCS
(Bibliotheca Classica Selecta), à deux
endroits différents :
- Rubrique : "Romain (monde)
: Clic
!
- Rubrique : Rome et monde
romain - Empire - Empereurs : Clic
!
J'aimerais vous communiquer
des liens susceptibles de vous intéresser
:
- Le
site d'Ugo Bratelli (Clic
!) vient de s'enrichir d'une traduction
française de la vie de Commode dans
l'Histoire Auguste : Clic
Elle intéressera peut-être vos
lecteurs, autant sinon plus que le texte latin.
Il a également mis en ligne la vie d'Antonin
Diadumène : Clic
!
- Le site Gallica de
la Bibliothèque Nationale de France
(Clic
!) propose aux formats PDF et TIFF le
second volume de l'Histoire
Auguste (trad. Laass d'Aguen et E. Taillefert,
Paris, 1846). On dispose ainsi d'une traduction
française des vies de Commode,
Diaduménien,
Héliogabale,
Alexandre
Sévère, Aurélien,
Tacite,
Florien,
Probus,
Firmus, Saturninus,
Proculus,
Bonosus,
Carus,
Numérien,
Carin.
Peut-être est-ce susceptible de vous intéresser
Une question
: Connaissez-vous le "Petit Dictionnaire chronologique
illustré des empereurs romains" de Mario
Bartolini, qui vient de sortir aux Editions
Guérin (Canada) ? |
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| RÉPONSE
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| Je vous remercie vivement
d'avoir inclus mon site dans la Bibliotheca
Classica Selecta.
C'est également fort gentil de votre part de m'informer
de l'existence (enfin) de traduction française
de biographies extraites de l'Histoire
Auguste. Quel dommage qu'il n'existe pas plus
de traductions françaises de textes latins alors
que celles en anglais sont légion !
Quoi qu'il en soit, je place dès aujourd'hui un
lien vers ces pages dans les notices respectives des empereurs
concernés.
Si, à l'avenir, vous trouvez encore d'autres liens
intéressants, n'hésitez pas à les
communiquer. Toute collaboration est la bienvenue, ô
combien !
Je ne connaissais pas le livre de Mario Bartolini, mais,
au vu du titre, cela paraît constituer un intéressant
aide-mémoire pour cette période historique.
Je vais sans doute veiller à me le procurer incessamment. |
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| 29 Janvier 2001 |
| William
a écrit : |
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| Une
fiche signalétique sur votre site figure
désormais au catalogue
RomanSites (répertoire critique
de l'Université du Kansas sur
les sites Web relatifs à l'ancienne
Rome), à la page History au numéro
2256 : Clic
!
Mon rapport est aussi
lié sur la
page What's
New de RomanSites sous la date d'aujourd'hui
29 Jan 01. |
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| RÉPONSE
: |
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| Je vous remercie
vivement de l'intérêt que vous
portez à mon travail ainsi que du soin
que vous apportez à faire mieux connaître
outre-Atlantique (et ailleurs) les ressources
informatiques européennes (et autres)
consacrées aux vieilles civilisations
méditerranéennes. |
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