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Sommaire Octobre - Novembre
2000 :
- 5 octobre :
- Ma méthode de travail : Clic
!
- Les "Trente Tyrans" et les Empereurs "gaulois" : Clic
!
- César parmi les empereurs ? : Clic
!
- 20 octobre :
- Et les arbres généalogiques ? : Clic
!
- 3 novembre :
- L'empereur "tiburs" ? : Clic
!
- 26 novembre :
- Empereurs romains et humour anticlérical : Clic
!
- 27 novembre :
- le calendrier romain : Clic
!
- l'origine des noms de mois : Clic
!
- l'origine des noms des jours de la semaine : Clic
!
- l'empereur Numa ? : Clic
!
- le calendrier julien : Clic
!
RECHERCHE
DANS LE SITE
"EMPEREURS ROMAINS"
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| 5 Octobre 2002 |
| F.T.
ag. Pro. a écrit : |
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| Félicitations
! Je l'ai enfin trouvé
C'est génial.
Depuis plus de deux mois que je cherchais un site sur
les empereurs romains avec biographie, ça y est.
Encore merci et félicitations
renouvelées pour ce site que j'ai immédiatement
mis dans mes favoris, et dont je suivrai les futurs avancements |
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| Stéphane
a écrit : |
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| Passionné
d'histoire romaine, je trouve ton site très intéressant
(vivement la suite des empereurs). Jusque-là seuls
des sites anglais faisaient une chronologie honnête.
Je vais pinailler un peu : pourquoi
avoir mis César comme empereur ? il n'a jamais
reçu la pourpre impériale.
Pour la suite, de la liste, je
te plains car avec la scission entre empire romain d'Occident
et empire romain d'Orient cela fait du boulot.
Sur la fin de ta liste, pour les
empereurs comme Valérien ou Gallien, penses-tu
inclure Valerianus ou les usurpateurs comme les empereurs
Gaulois (Postumus, Marius, Tetricus) ou ceux d'Orient
(Odenath, Zénobie, Vaballath
). Je pourrais
te donner des renseignements sur l'Empire gaulois si tu
veux.
Bon courage et encore bravo. |
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| RÉPONSE
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| Merci beaucoup pour toutes
ces fleurs.
Ces notices biographiques d'empereurs
ne sont "que" le résultat d'un travail parallèle,
beaucoup plus vaste et plus ambitieux, qui traite de l'origine
du christianisme et les premiers papes. Ces pages ne seront
donc complétées que suivant l'avancement
de cette étude parallèle.
Actuellement, j'en suis arrivé à l'époque
de Dioclétien. Les "notices des empereurs" d'avant
285 seront donc rapidement sur le Net. Pour les empereurs
suivants, il faudra patienter un peu pour disposer de
notices bien complètes. RESTEZ DONC EN LIGNE !
Naturellement, après Valérien
et Gallien,
je me ferai un plaisir d'aborder ces fameux "Trente
Tyrans", avec les authentiques Vaballath
et Odenath,
mais aussi avec le plus fantaisistes Celsus
et la bizarre Victoria
Augusta
histoire de mettre un peu de pagaille
dans la belle chronologie. C'est dans cette section que
seront abordés les empereurs romains des Gaules,
Postumus
et consorts... Ma foi il faut bien donner un peu de grain
à moudre au chauvinisme français ! ;-)))
Quant aux empereurs byzantins, des notices brèves
sont prêtes, mais comme elles ne me satisfont pas
totalement, j'hésite encore à les "basculer"
telles quelles sur le Net. On verra ça
Pour répondre au problème
de l'insertion (ou de l'intrusion) de César
dans ces biographies :
César est repris comme "empereur" dans les sites
anglais similaires... mais ce n'est naturellement pas
la seule raison de le faire figurer en "tête du
hit-parade". Tous les empereurs romains se considéraient
comme les successeurs de César. Et puis, ce n'est
pas un hasard, ni une erreur, si Suétone intitula
son recueil de biographies : "La Vie des douze Césars",
quoique seule la première de ces vies concernât
le grand Jules. Historiquement, le monarque romain, à
qui l'on donnait le titre de César (Cæsar)
ou d'Auguste (Augustus) n'était qu'un général
(imperator) "qui avait réussi" !
C'est donc sans faire un anachronisme malséant
dans le chef d'un prétendant à la divinité
suprême que Jésus pourra s'exclamer : "Il
faut rendre à césar ce qui est à
César" et non "Il faut rendre à Tibère,
etc...".
La tradition de considérer Jules comme le premier
empereur romain n'est donc pas une innovation de ma part
car si César paya de sa vie ses ambitions monarchiques,
la postérité en a bien fait un empereur
et un des plus grands !
Et puis, en un mot comme en cent, après le peu
d'éclat des Diables Rouges à l'Euro 2000
de foot, il fallait quand même bien que mon chauvinisme
aussi trouve son content : je ne pouvais rater l'occasion
de citer sa célèbre phrase "De tous les
peuples de la Gaule, les Belges sont les plus courageux
!" ;-)))).
Naturellement, toute critique, suggestion, remarque et
autres commentaires critiques sont et seront toujours
les bienvenus. |
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| 20 Octobre 2000 |
| Aurlink
a écrit : |
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| Ce
site est bien, même très bien, mais il
manque tout de même une chose c'est des arbres
généalogiques (des empereurs). |
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| RÉPONSE
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| Effectivement, outre ceux
de la dynastie
flavienne et de la dynastie
des Sévères, les arbres généalogiques
ne sont pas fort nombreux.
Pour m'excuser, je dirai que la succession impériale
se faisait plus volontiers par l'adoption, par coup
d'état militaire ou par assassinat que par filiation.
À part dans la première famille impériale,
celles des "Julio-Claudiens", le concept "dynastique"
était donc assez flou et il est donc assez difficile
d'établir des arbres généalogiques
pour des empereurs qui, bien souvent et à première
vue, ne sont reliés par aucun autre lien de parenté
qu'une adoption le plus souvent aussi posthume que fictive.
Je compte quand même risquer la migraine, la
céphalée et la crise de nerfs en tentant,
quand je serai arrivé à ces empereurs,
de réaliser un arbre généalogique
des dynasties de Constantin et de Valentinien ... J'ai
déjà acheté un stock d'Aspirine
en prévision !
Cela dit, si le sujet l'intéresse, tu pourras
trouver ce genre de renseignement à la page http://www.roman-emperors.org/stemm.htm
du site anglais "de Imperatoribus romanis" où
les tableaux sont fort bien faits et fort complets. |
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| 3 Novembre 2000 |
| Yolande
a écrit : |
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| Est-il
possible de connaître ce dénommé
Tiburs, empereur romain ? grec ? ses qualités
? ses défauts, vices ? ainsi que son parcours
politique et militaire ? Bref, tout ce que vous pouvez
trouver sur ce personnage. |
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| RÉPONSE
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| Désolé,
mais je ne connais pas d'empereur romain, ni grec, ni
byzantin, portant le nom de Tiburs !
Cependant comme "Tiburs" est aussi (et surtout) l'adjectif
latin qui signifie "relatif à la localité
de Tibur", ce mot semble taillé sur mesure pour
désigner l'empereur Hadrien.
En effet, cet empereur fit édifier à Tibur
(aujourd'hui Tivoli, non loin de Rome), une somptueuse
villa encore visitée avec admiration par nombreux
touristes contemporains.
Pour d'autres renseignements concernant cet empereur-touriste,
vous pouvez toujours consulter ma page consacrée
à Hadrien
(et consulter les liens qui y figurent), ou alors, mais
ça c'est un vrai chef-d'uvre, lire les
géniales "Mémoires d'Hadrien" de
la non moins extraordinaire Marguerite Yourcenar. |
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| 26 Novembre 2000 |
| Amadou
a écrit : |
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| Bravo
et grand merci pour votre site.
J'ai beaucoup appris sur cette période de l'Histoire
tout en savourant votre humour ravageur... et anti-clérical
! |
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| RÉPONSE
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| Merci pour ce sympathique
message.
Quant à mon humour "anti-clérical", je
dirais plutôt que j'essaie, dans la mesure de
mes possibilités, de remettre en cause - sans
trop me prendre au sérieux - quelques dogmes
(ou mythes) fondateurs de l'Église catholique...
mais sans que cela tourne à l'acharnement. Comme
on dit : "On ne tire pas une ambulance !" |
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| Conclusion
d'Amadou : |
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| Merci
pour votre réponse bien sympa.
En ce qui concerne l'Église
catholique, une institution qui prétend détenir
la vérité ne devrait pas avoir peur d'un
regard critique.
Vivement la suite sur les derniers
empereurs d'Occident.
Bonne continuation. |
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| 27 Novembre 2000 |
| Alexandre
a écrit : |
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| Nous
devons faire un exposé sur le temps au temps
des Romains :étymologie des jours de la semaine,
des différents calendriers, les différentes
réformes
Si vous pouviez nous aidez à
faire cette recherche, nous vous en serions reconnaissants.
Si vous avez des photos de l'empereur
Julien, Numa, Auguste, (
) |
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| RÉPONSE
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| Je suis,
malheureusement, loin d'être un spécialiste
de l'histoire de la chronologie et des calendriers.
J'ai néanmoins trouvé un texte amusant
d'Hubert Monteilhet, extrait de son fameux roman "Néropolis"
qui explique fort plaisamment les particularités
(et la complexité) du calendrier romain.
Comme le style de ce texte en vaut la peine, je me permets
de le citer in extenso, même s'il est probable
qu'il ne t'apprenne pas grand-chose que tu ne connaisse
déjà :
"L'assimilation
du calendrier romain, que le maître assenait
en extra, avait été pour Marcus
un véritable martyre : il s'était
vu, plus souvent qu'à son tour, recevoir
le fouet, affalé sur le dos d'un camarade
accroupi faisant fonction de gibet et de machine
comptable. Marcus s'embrouillait sans cesse dans
les Kalendes, et même dans les mois. Il
est vrai que ce calendrier était bourré
de chausse-trapes
Deux cents
ans auparavant (l'action vers 50 ap. J.-C.),
on avait fait débuter l'année
en janvier plutôt qu'en mars, la solution
cependant la plus logique pour les campagnards,
chez qui l'année commençait
avec les nouvelles pousses. De ce fait,
"Quintilis", "Sextilis", "September", "October",
"November" et "December" n'étaient
plus - comme leur nom semblait l'indiquer
- les 5e, 6e, 7e, 8e, 9e et 10e mois de
l'année, mais les 7e, 8e, 9e, 10e,
11e et 12e. Quintilis s'était appelé
par la suite "Julius" et Sextilis, "Augustus"
en l'honneur de César et de son impérial
petit-neveu, mais la dénomination
des quatre derniers mois demeurait trompeuse.
Février avait 28 ou 29 jours,
les autres mois, 30 ou 31.
Le premier jour de chaque mois était
les "Kalendes" du mois considéré.
Puis s'ouvrait la période des "Nones",
du 2 au 7 inclus pour mars, mai, juillet
et octobre ; du 2 au 5 inclus pour les huit
autres mois. Puis s'ouvrait la période
des " Ides ", du 8 au 15 inclus pour mars,
mai, juillet et octobre, du 6 au 13 inclus
pour les huit autres mois. Enfin s'ouvrait
la période des Kalendes.
Le dernier jour des Nones était
les Nones proprement dites. Le dernier jour
des Ides était les Ides proprement
dites. Mais le dernier jour des Kalendes
du mois n'était que la veille des
Kalendes proprement dites du mois suivant,
décalage bizarre, qui faisait d'autant
plus difficulté que l'on précisait
une date en comptant à reculons.
On précisait une date dans la période
des Nones en comptant à reculons
à partir du jour des Nones. On précisait
une date dans la période des Ides
en comptant à reculons à partir
du jour des Ides. Mais on précisait
une date dans la période des Kalendes
en comptant à reculons à partir
des Kalendes, premier jour du mois qui suivait.
Après les Ides, les jours portaient
ainsi le nom d'un autre mois, et la fin
décembre, par exemple, se comptait
à partir du premier jour de janvier. |
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Toutefois, l'avant-veille des Ides de mars
n'était pas le deuxième jour avant
les Ides de mars, mais le troisième, parce
qu'on avait pris l'habitude d'inclure dans le
calcul à la crabe le jour qui lui servait
de point de départ. Et pour achever de
tout embrouiller, on ne disait pas : " Le troisième
jour avant les Ides ", mais on employait l'abréviation
courante : "Le troisième jour des Ides."
Enfin, tous les quatre ans, on doublait en
février le " sixième jour des Kalendes
de mars " pour obtenir une année "bissextile".
(Hubert Monteilhet, Néropolis,
IV) |
Au risque d'enfoncer des portes ouvertes, si je récapitule
:
L'ORIGINE ROMAINE DES NOMS DE MOIS
- Janvier : "Januarius mensis, c'est-à-dire
mois de Janus. Janus était cette divinité
à double tête qui présidait au
passage d'une année à l'autre.
- Février : "Februarius mensis" c'est-à-dire
mois des purifications rituelles à effectuer
lors de ce dernier mois de l'ancienne année
romaine
- Mars : mois de Mars, le dieu de la guerre. C'était
à cette époque, juste à la sortie
de l'hiver que pouvaient commencer les opérations
militaires
- Avril : c'est le mois d'Aphrodite déesse
de l'amour et du renouveau.
- Mai : Moi de Maïa, déesse de la Terre.
- Juin : l'origine du nom est controversée.
Cela vient peut-être de L. Junius Brutus, le
premier consul romain, celui qui détrôna
Tarquin le Superbe, le dernier roi de Rome. C'est
peut-être aussi le "mois de Junon", la déesse-mère,
l'épouse de Jupiter. Et enfin, c'est peut-être,
tout simplement, le mois de la Jeunesse (en latin
"juvenis").
- Juillet : en l'honneur de Jules César (et
naturellement pas de Julien l'Apostat !)
- Août : en l'honneur d'Auguste (Augustus)
- Septembre : 7e mois de l'ancienne année
romaine.
- Octobre : 8e mois de l'ancienne année
romaine.
- Novembre : 9e mois de l'ancienne année
romaine.
- Décembre : 10e mois de l'ancienne
année romaine.
LES JOURS DE LA SEMAINE :
Même si la notion de "Semaine", période
de sept jours précédant une fête
est, à l'origine, purement religieuse et propre
à l'Église chrétienne, la plupart
des noms de jours rappellent des divinités païennes
:
- Lundi : "Lunae dies" = Jour de la lune
- Mardi : "Martis dies" = Jour de Mars
- Mercredi : "Mercuri dies" = Jour de Mercure (Mercure
le dieu-messager (le psychopompe) des Romains. Il
correspond à Hermès chez les Grecs et
à Thot chez les Égyptiens.
- Jeudi : "Jovis dies" = Jour de Jupiter
- Vendredi : "Veneris dies" = Jour de Vénus
- Samedi : du bas-latin "Sambati Dies" = Jour du Sabbat
- Dimanche : "Dies dominicus" = Jour du Seigneur.
Voilà...
Je sais que ce ne sont que des notions archi-connues,
mais j'espère que, de-ci delà, quelques
petites choses pourront servir à votre exposé.
Quant aux documents iconographiques, je ne dispose
guère que des ressources du Net.
Personnellement, j'utilise souvent
Pour la République romaine : http://www.wildwinds.com/coins/imp/i.html
Pour l'Empire romain : http://www.wildwinds.com/coins/ric/indexc.html
C'est une base de données reprenant toutes les
monnaies émises par tous les empereurs (et dictateurs)
romains... et naturellement, leur "bobine" est gravées
sur toutes pièces émises à leur
nom.
Dernière chose : à première
vue, je ne connais pas d'empereur du nom de Numa...
Le deuxième roi (légendaire) de Rome s'appelait
bien Numa Pompilius (VIIe siècle av. J.-C.) et
c'est bien lui qui aurait divisé l'année
romaine en douze mois... Mais, à mon avis, le
calendrier romain était l'héritier direct
de celui des Étrusques, et ceux-ci avaient fort
probablement "piqué" celui des Grecs
Cependant,
encore une fois, je ne suis pas un spécialiste
en la matière.
Quant à l'empereur Julien "l'Apostat"
- ou "le Philosophe" (360 - 363), il n'a, à ma
connaissance, pris aucune mesure concernant le calendrier...
et, naturellement, si l'on parle de calendrier "Julien",
ce n'est pas par référence à cet
empereur exécré et calomnié par
tous les Chrétiens de tous les temps, mais bien
en souvenir du grand Jules César. Pour la bonne
bouche (et pour terminer) encore une citation, de ce
vieux Benoist-Méchin cette fois :
"Il (César) veut aussi que tous les
actes humains se déroulent sur le même
rythme d'un bout à l'autre du monde, grâce
à la refonte du calendrier. Rompant avec les
systèmes lunaires et semi-lunaires qui avaient
cours jusque-là, il institue l'année julienne
de trois cent soixante-cinq jours. Cette innovation,
fondée sur l'observation du cosmos, est une création
aussi durable que le cosmos lui-même. "Elle produit,
dit Carcopino, deux bienfaits inestimables : d'abord,
elle a relié pour la première fois le
présent au passé par une communication
fixe et continue entre les années et les siècles
; ensuite elle a offert aux hommes qui l'ont adoptée
une mesure de la durée si logique et si claire
qu'elle a institué entre eux comme la première
ébauche d'une communauté de langage et
comme le commencement d'une solidarité intellectuelle"
(Benoist-Méchin, Cléopâtre ou
le Rêve évanoui, XLII). |
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