Valens était gouverneur d'Achaïe (Grèce) au début du règne de l'empereur Gallien (260-268). Voilà probablement une des seules choses dont nous sommes à peu près sûrs quant à ce personnage Enfin sûr, si l'on veut, car le surnom "Thessalonicus" (= l'homme de Salonique) dont l'affuble Ammien Marcellin (historien de la fin du IVe siècle) situerait plutôt son gouvernorat en Macédoine qu'en Grèce. Mais enfin, nous n'allons pas ergoter pour quelques centaines de kilomètres ! Le gouverneur de Grèce Valens était donc, paraît-il, un homme de guerre qui resplendissait de toutes les vertus. Il était si brillant, si méritant et jouissait d'une si haute réputation que l'usurpateur Macrien commença à s'inquiéter d'un tel étalage de vertus.
Quant au vertueux Valens, il fut, comme qui dirait, contraint
à une fuite en avant. L'exécution de Pison n'avait nullement
incité Macrien
à postposer ses projets belliqueux. En outre, Valens savait parfaitement
qu'il n'avait aucune aide à attendre de l'empereur Gallien,
toujours occupé à guerroyer partout sauf aux endroits où
l'on avait besoin de lui. Espoir bien illusoire ! La fidélité de ses soldats ne résista pas bien longtemps à l'or oriental de Macrien : très peu de temps après sa désignation, l'honnête Valens fut massacré par les mêmes légionnaires qui l'avaient acclamé. Voilà, en gros, ce que l'auteur de l'Histoire Auguste nous raconte du "tyran" Valens. Naturellement, il faut prendre tout cela avec un fameux grain de sel ! Retenons simplement que, vers 261, un certain Valens assuma, au nom de Gallien, certaines responsabilités (militaires, politiques) au Sud de la Péninsule Balkanique. De ce fait, il entra probablement en conflit avec l'usurpateur Macrien qui, à ce moment, remontait vers le Nord de l'Empire pour affronter Gallien. Quant à savoir si ce Valens se proclama réellement empereur, ça c'est une autre histoire !
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