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Caligula

(Suite et fin)
 

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L'ASSASSINAT DE CALIGULA.

Si Caligula avait réellement été le dément hystérique et pervers que ce bon Suétone dépeint à longueur de pages, il serait sans doute parvenu à imposer son régime de terreur pendant quelques mois, mais cela n'aurait guère duré. Peut-être le peuple se serait-il accommodé du comportement dépravé de ce Princeps aussi libidineux qu'incestueux - quoiqu'en général les gens réprouvent toujours davantage l'immoralité de leurs dirigeants que leurs propres fredaines. Mais les soldats, eux n'auraient pas fait preuve d'une telle patience ! Par nature dépourvus de tout sens de l'humour, ils n'auraient pas supporté bien longtemps les caprices d'un commandant en chef plus digne de la camisole de force que de la pourpre impériale. Inéluctablement, le règne de ce Caligula caricatural se serait terminé par une révolte populaire ou un coup d'état militaire, par une révolution dans le genre de celle qui, deux siècle plus tard, sera fatale à l'insane Élagabal, ou par un putsch militaire comparable à celui qui porta au pouvoir le sauvage Maximin le Thrace.

Or, la fin du règne de Caligula ne respecte pas ce scénario logique ! Malgré sa prétendue "folie", le César Caius resta toujours incroyablement populaire. Le peuple de Rome l'idolâtrait et l'affection des soldats envers leur jeune "Imperator, fils du grand Germanicus, ne se démentit jamais. Au bout de quatre années de règne, pas de moindre signe d'exaspération populaire ni de grogne militaire !

Mais si le peuple et l'armée n'avaient pas à se plaindre de Caligula, les Sénateurs, eux, commençaient à en avoir ras la patate, du fils de Germanicus ! Leurs privilèges aristocratiques, déjà sérieusement écornés par Auguste puis par Tibère, menaçaient d'être anéantis par ce jeune "Princeps" qui ne faisait pas mystère de ses prétentions à la royauté et qui voulait régner seul, sans aide ni conseil ne personne. À son retour de Germanie (août 40), Caligula n'avait-il d'ailleurs pas fait proclamer urbi et orbi qu'il ne revenait que pour le peuple et qu'il gouvernerait désormais sans se soucier du Sénat (Voir Suétone, Vie de Caligula, XLIX).

Comme les patriciens, tremblant autant pour leur vie que pour leurs prérogatives, n'osaient conspirer ouvertement contre l'empereur, ils soudoyèrent quelques soldats mécontents, en particulier Cassius Chærea, un officier de la garde prétorienne. Aux dires de l'ineffable Suétone (Vie de Caligula, LVI), Chærea haïssait Caligula parce que ce soi-disant fou vicieux d'empereur lui reprochait sa mollesse et ses mœurs efféminées… Un bel exemple pré-évangélique de la parabole de la paille et de la poutre !

Le 24 janvier 41 vers midi, l'empereur, revenant d'un spectacle, se retrouva, comme à l'improviste, entouré de sicaires armés jusqu'aux dents. Chærea et ses complices passaient à l'action : "Les uns disent que, pendant que l'empereur parlait à ces jeunes gens, Chærea l'avait grièvement blessé à la nuque du tranchant de son glaive, en criant : "À moi !", qu'aussitôt Cornelius Sabinus, le second des tribuns conjurés, lui avait percé le cœur. D'autres prétendent que Sabinus, ayant fait écarter la foule par des centurions qui étaient du complot, lui avait, selon l'usage militaire, demandé le mot d'ordre, et que Caius ayant répondu "Jupiter", Chærea s'était écrié : "Le voici !" et, comme le prince se retournait, il lui avait brisé la mâchoire. Renversé par terre et se repliant sur lui-même, il criait qu'il vivait encore ; mais les autres conjurés lui portèrent trente coups, selon le mot de ralliement : "Redouble". Quelques-uns lui enfoncèrent l'épée dans les parties honteuses" (Suétone, Vie de Caligula LVIII).
Cæsonia, la fidèle épouse de Caligula fut exécutée peu après son cher époux. Leur petite fille Claudia, elle, fut sauvagement écrasée contre un mur, comme un vulgaire chaton superfétatoire !

Je ne voudrais qu'on me taxe d'antisémitisme primaire (ni même secondaire ou tertiaire d'ailleurs !), mais force m'est bien de signaler qu'il y a certaines bonnes raisons de subodorer une participation juive dans le complot fatal à Caligula… quoiqu'on ne puisse pas déterminer exactement les modalités de cette intervention.
Je ne reviendrai pas sur l'opposition des Juifs à l'érection de la statue de l'empereur dans le Saint des Saints du Temple de Jérusalem, ni sur l'attente d'un arbitrage impérial quant aux problèmes municipaux des Juifs d'Alexandrie d'Égypte. J'en ai déjà parlé (Voir Caligula et les Juifs), et puis, ce ne sont là que des indices d'un antagonisme grandissant entre l'empereur romain et la communauté juive, non des preuves d'une participation à la conspiration. Ce qui est plus gênant, ce sont les témoignages de reconnaissance de l'empereur Claude, successeur de son neveu Caius, à l'égard du peuple juif. À peine monté sur le trône de feu son neveu, le nouvel empereur accorda la titre royal à Hérode Agrippa et restaura à son profit le royaume d'Hérode le Grand, avec sa capitale à Jérusalem où, naturellement, il ne fut plus question d'élever quelque statue impériale que ce fût. En outre, dans l'épineux problème du droit de cité à Alexandrie d'Égypte, Claude donna plutôt satisfaction aux Juifs de la ville.
Is fecit cui prodest, comme on disait en ce temps-là… Or, bénéficiaires du meurtre, les Juifs le furent bien ! Tout autant que le Sénat de Rome, de Claude et d'Agrippine la Jeune que son frère Caligula avait exilée quelques mois plus tôt après qu'elle eut participé à une autre conspiration.

L'assassinat du jeune empereur semble donc avoir été l'aboutissement d'un complot dont nous ne connaissons pas précisément les rouages mais dont les complices furent certainement bien plus nombreux que ce que les sources antiques laissent entendre.

CALIGULA ET PONCE PILATE

Si vous ouvrez les Annales de Tacite, vous constaterez que manquent les livres qui couvrent le règne de Caligula et les premières années de celui du Claude. Le texte s'arrête avec la mort la mort du vieux Tibère (livre VI - 37 ap. J.-C.) pour ne reprendre qu'avec le meurtre de Messaline (livre XI - 47 ap. J.-C.)

Cette importante lacune n'est certainement pas le fruit de hasard ! Il est plus que probable que Tacite y énonçait quelques "vérités" scandaleuses aux yeux des copistes chrétiens du haut Moyen Age. Entre autres choses, l'historien latin y parlait sans doute de Ponce Pilate et de sa condamnation par Caligula.

Il faut dire que cette histoire est bizarre.
Le seul texte qui nous a été conservé à ce sujet est celui de l'historien juif Flavius Josèphe… Un récit tellement "abracadabrantesque" qu'on a tout lieu d'y subodorer quelques "chipotages" éhontés de la part des scribouillards chrétiens des premiers siècles.
Voici, en gros, ce que l'"on" fait dire à ce pauvre Josèphe (Antiquités Judaïques, XVIII, 4) :
À l'instigation d'un homme "qui ne craignait pas de mentir et qui usait de toutes sortes de manigances pour séduire le peuple", une foule de Samaritains prennent les armes et se réfugient sur leur montagne sacrée, le Mont Garizim. Voyant cela, le sang de l'irascible Ponce Pilate ne fait qu'un tour ! Il rassemble ses troupes, fonce sur les émeutiers, en extermine une partie et disperse le reste. Là-dessus, le conseil des Juifs (ou des Samaritains, on ne sait trop), s'en va trouver Vitellius, le gouverneur de Syrie, pour se plaindre de la brutalité du préfet Pilate. Vitellius écoute attentivement cette ambassade judéo-samaritaine puis, indigné, ordonne à Pilate de se précipiter à Rome pour se justifier devant l'empereur. Le préfet se hâte d'obéir, mais quand il arrive à Rome, Tibère est mort et son successeur Caligula l'envoie pourrir en exil en Gaule, à Vienne près de Lyon.

Je n'épiloguerai sur le fait que, je ne sais pourquoi, cette étrange manifestation armée sur le mont Garizim évoque irrésistiblement chez moi un autre rassemblement qui, dit-on, eut lieu à peu près à la même époque, sur une autre montagne de Palestine. Je veux bien sûr parler de ce que l'on appelle "l'Ascension du Christ"… Sans doute une association d'idées par trop hasardeuse !… Non, ce qui paraît bizarre dans cette histoire c'est le motif du rappel à Rome de Pilate. Vitellius aurait donc renvoyé Pilate devant le tribunal impérial uniquement parce qu'il aurait énergiquement réprimé une insurrection armée. Allons donc ! n'était-ce pas son devoir ? Vitellius, qui préparait à ce moment une expédition militaire contre l'ennemi héréditaire parthe, n'aurait-il pas dû plutôt féliciter Pilate d'avoir si rapidement et si efficacement étouffé dans l'œuf ce qui pouvait devenir une dangereuse révolte contre l'autorité romaine ?

Quant à l'indignation suscitée par la brutalité de Pilate, laissez-moi rire ! Il en avait largement usé et abusé au cours de ses dix ans de mandat en Palestine sans que ses administrés juifs ne mouftent ni les autorités impériales romaines ne bronchent.
Ainsi, personne à Jérusalem ou à Rome n'avait élevé la voix lorsqu'il avait sauvagement réprimé une manifestation de Juifs qui, pour Dieu sait quel motif religieux, s'opposaient à la construction d'un aqueduc pour la Ville Sainte. Des centaines de Juifs étaient restés sur le carreau, bastonnés à mort, et nul n'avait osé se plaindre des méthodes quelque peu "rugueuses" du Préfet !

Je ne sais pas, mais moi, je crois que cette affaire du mont Garizim (ou du mont Thabor, ou d'une autre montagne de Galilée), c'est du pipeau ! Ou bien c'est une pure fiction, ou bien un événement sorti du contexte, déplacé géographiquement et/ou chronologiquement.

Je pense plutôt que Ponce Pilate a été rappelé en Italie à la fin de l'année 36 ap. J.-C. pour expliquer de vive voix au vieil empereur Tibère les derniers rebondissements de l'affaire Jésus.
J'ai expliqué par ailleurs (voir ici : Clic !) qu'il n'est pas impossible que, pour rétablir le calme dans cette région "sensible " qu'était la Palestine, Tibère ait envisagé de remplacer la dynastie hérodienne, étrangère et haïe, par la famille de David, nationale et populaire. Pour ce faire, il fallait, naturellement, garder en vie le prétendant "davidien" au trône d'Israël, en l'occurrence Jésus. Même s'il ne montait pas sur le trône, le simple fait de disposer d'une alternative aux turbulents princes hérodiens suffisait à maintenir ceux-ci dans l'allégeance romaine !
"Toute la puissance et toute la gloire de ces royaumes m'a été donnée, et je la donne à qui je veux" pouvait se vanter Tibère à l'instar du Satan des Évangiles (Luc, 4 : 6).

Or, sans cette optique, Pilate ne s'était pas trop mal débrouillé en Judée ! Malgré l'agitation messianique des disciples du prétendu "Christ", malgré les embrouilles des dynastes hérodiens et malgré les manigances du haut clergé juif, il était parvenu à maintenir l'ordre dans sa province tout en gardant ce trublion de Jésus en vie … un peu abîmé certes, mais encore présentable ! Et tant pis si des exaltés le croyaient "ressuscité des morts", personne de sensé ne goberait jamais pareille faribole !
Pilate avait fait de son mieux dans des circonstances difficiles, du moins le croyait-il ! Il pouvait donc rentrer en Italie sans crainte. En outre, le Préfet de Judée était très bien en cour : sa chère et tendre épouse Claudia Procula n'était -elle pas une descendante (de la main gauche s'entend) du divin Auguste ?

Mais quand Pilate arriva à Rome, la situation politique avait radicalement changé : Tibère venait de mourir et son successeur Caligula estimait que le particularisme religieux juifs devait définitivement s'incliner devant la toute-puissance de Rome personnalisée par l'empereur divinisé. Pour lui, il était hors de question de réunifier la Palestine sous le sceptre de ces "Messies" davidiens au nationalisme ombrageux, nécessairement hostiles à Rome. Si un roi d'Israël devait être intronisé, ce ne pouvait être que son ami Hérode Agrippa, un homme cultivé, théoriquement Juif mais sensible aux charmes de la civilisation gréco-romaine. Contrairement à Jésus, cet Hérode, qui comprenait aussi bien les avantages de la soumission à Rome que les dangers d'une aventure nationaliste, ferait un parfait vassal de l'Empire, c'est-à-dire un roitelet fantoche, une marionnette aux mains de son vieux pote Caius César !

Il va de soi que suite à cette réorientation radicale de la politique juive de l'Empire romain, les "Actes de Pilate" en tant que préfet de Judée se transformaient en autant d'énormes gaffes !
Pilate s'était, non sans mal, emparé de Jésus, un prétendant au trône d'Israël d'autant plus dangereux qu'il était considéré comme légitime par une bonne partie de population locale, et, au lieu de l'exécuter séance tenante, il l'avait laissé filer, ou pire, avait favorisé sa fuite !
À cause de la maladresse insigne de Pilate, proche de la haute trahison, Hérode Agrippa, l'ami de l'empereur, avait un rival de plus sur les bras, un concurrent supplémentaire soutenu, qui plus est, par une faction d'exaltés qui croyaient dur comme fer que leur chef n'avait échappé à la mort que grâce à une intervention divine !

C'est sans doute pour cette raison, et non pour une énigmatique répression en Samarie, que Ponce Pilate fut exilé à Vienne.

L'année suivante (38 ap. J.-C), Hérode Antipas, ex-tétrarque de Galilée, rejoignit Pilate au bord du Rhône. On prétend que son épouse Hérodiade (celle-là même qui avait exigé la tête de saint Jean-Baptiste), jalouse de la faveur de son frère Hérode Agrippa, l'avait incité à se rendre à Rome pour demander à l'empereur d'agrandir ses domaines et de lui conférer le titre royal. Mal lui en avait pris ! L'empereur avait trouvé que ce prince hérodien était décidément par trop "insatiable". Il l'avait dépossédé de sa tétrarchie de Galilée au profit de son ami Hérode Agrippa et l'avait envoyé croupir en Gaule auprès de Ponce Pilate.

On estime généralement que ce petit cercle d'exilés (Ponce Pilate, Claudia Procula, Hérode Antipas et son épouse Hérodiade), derniers témoins non-chrétiens de "l'Affaire Jésus" disparut (suicide, exécution) dans le courant de l'année 39, après une énigmatique visite en Gaule du futur empereur Claude.

On dit aussi que si le mont Pilat, sur les contreforts de l'Ardèche, porte ce nom, c'est parce que l'ancien Préfet de Judée, bourrelé de remords, s'y donna la mort en se jetant dans le Giers… Mais tout cela reste vraiment très hypothétique ! 

Caligula sur la Toile
(Liens vérifiés et complétés le 15 septembre 2007)
Toujours sur Empereurs romains.net
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  • Site mediterranee-antique.info : Les Césars, jusqu'à Néron du Comte de CHAMPAGNY : Clic !
  • Quelques mots sur le Caligula de Camus : Clic !
  • Le César aux Pieds nus un excellent roman historique de Cristina Rodriguez pour clarifier et corriger les idées reçues sur les "années d'apprentissage" de Caligula : Clic !
  • Mémoires de Caligula, un livre de Cristina Rodriguez : Clic !
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  • CALIGULA (1979)
    Péplum atypique, film-culte, Caligula fut surtout un champ de bataille entre les producteurs, le scénariste et le réalisateur qui chacun voulurent tirer la couverture à soi. Il nous reste un film étrange, fascinant dans ses outrances, l'étonnante illustration d'un des ouvrages latin les plus connus du public, La Vie des Douze Césars.
    Mais l'Histoire y a-t-elle gagné ?
  • I CLAUDIUS (Moi, Claude, empereur) [Herbert Wise, TV BBC 1976]
    Depuis longtemps, elle était attendue des afficionados ! La série-culte de la BBC tirée du célèbre roman de Robert Graves (1934) et mise en scène par Herbert Wise, Moi, Claude, empereur vient de sortir en VO + VF chez Antartic Vidéo, dans un superbe coffret en bois, un collector qui, sur vos rayons, prendra place avec honneur à côté de Rome (HBO)
 

Mediterrranées.net :

Noctes Gallicanae - Abrégé d'Histoire romaine :

Wikipedia (FR) :

Site PEPLVM - Images de l'Antiquité :

De Imperatoribus romanis :

The Roman Empire : Caligula

Tiberius 13 : Le principat de Caligula : Une expérience manquée

Suétone :

Tacite :

Aurelius Victor :

Eutrope :

Site Histoire antique des pays et des hommes de la Méditerranée :

Numismatique :

 

En vrac, encore d'autres pages internet :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Caligula joue de l'Hélicon… et réciproquement !
Un excellent roman historique :
Le César aux pieds nus

de Cristina RODRIGUEZ
(en collaboration avec Domenico CARRO)

Pour ceux qui s'intéressent à l'ascension de Caligula vers le "trône impérial" mais qui se perdent un peu dans tous ces complots, dans toutes ces machinations, dans toutes ces intrigues qui assombrirent les dernières années du règne du vieux Tibère, le dernier roman de Cristina RODRIGUEZ, le César aux Pieds nus (Éd. Flammarion) apparaîtra comme une oasis dans un désert assoiffé, comme une éclaircie dans un ciel orageux !

 

roman cristina rodriguez

Comment le jeune Caligula parvint-il à rester vivant alors que tous les membres de sa famille, celle de l'illustre Germanicus, tombaient comme des mouches ? Pourquoi sa mère, l'ambitieuse Agrippine "l'Ancienne" fut-elle exilée sur un rocher de la Méditerranée ? Pourquoi fût-ce lui, ce turbulent et instable Caius, simple cadet dédaigné d'une famille très nombreuse, que le misanthrope Tibère choisit comme héritier et successeur ? Caligula brûla-t-il d'une passion incestueuse pour sa sœur Drusilla ? Montra-t-il dès son adolescence ces funestes penchants que la tradition lui prête ? Et pourquoi tant de rumeurs sinistres courent-elles sur ce jeune prince réputé fou à lier ?

À toutes ces questions, le roman de Cristina RODRIGUEZ fournit autant de judicieuses réponses… mais sans perdre le fil d'un récit passionnant de bout en bout, celui de la "domestication" réciproque de Caligula, le "lémure", et d'Hélicon, son nouvel esclave égyptien.

Car le César aux pieds nus, ce n'est pas qu'une manière plaisante d'aborder l'histoire avec un grand H, c'est aussi, et à la fois, une histoire d'amours bigarrées et d'amitiés troubles, troublées, troublantes, et un véritable "thriller" politique antique. Même si l'on sait pertinemment qu'en définitive, Caligula succédera à Tibère et que l'histoire finira donc bien (du moins provisoirement), l'inévitable happy end n'empêche pas que l'on ne cesse de trembler pour ce jeune homme si fragile malgré ses apparences colossales… et l'on se retient d'aller jeter un coup d'œil sur les dernières pages pour se rassurer sur le sort d'un héros dont l'esclave Hélicon - le narrateur - nous fait partager les appréhensions quotidiennes ainsi que les angoisses !

 

"Lorsque Domenico Carro et moi-même avons décidé de collaborer à ce roman, explique Cristina RODRIGUEZ dans postface du livre, ce n'était certes pas avec l'intention d'écrire un livre d'Histoire ou de réhabiliter qui que ce soit. Le César aux pieds nus est, avant tout, une fiction. Une fiction pour laquelle de méticuleuses recherches se sont avérées indispensables mais une fiction tout de même.
Si la plupart des événements et des analyses historiques, parfois en contradiction avec les conclusions de certains spécialistes, sont basés sur des preuves concrètes, l'imagination trouve aisément sa place dans ce récit. Toujours, cependant, avec un souci de réalisme et de rigueur auxquels nous avons refusé de renoncer au profit de la créativité débridée. Notre but était avant tout de faire découvrir, ou redécouvrir, de façon ludique, une partie de l'histoire romaine souvent mise à mal par de nombreux films et idées reçues
".

Une documentation solide pour soutenir une imagination et des hypothèses hardies : tous les ingrédients d'un roman historique de haut vol ! Car, comme l'affirme Robert Merle, cet autre romancier ami de l'histoire sans être esclave de l'"historiquement formaté" : "L'histoire entière n'est que conjectures. Car si on voulait s'en tenir aux faits nus, on se résignerait à n'y entendre jamais rien".

Le César aux pieds nus de Cristina RODRIGUEZ
est paru aux éditions Flammarion (2002) - Prix : env. 22 EUR.


TOUJOURS AVEC CALIGULA ET SON ESCLAVE HÉLICON
ET TOUJOURS DE CRISTINA RODRIGUEZ

UN POLAR ANTIQUE :

Les Mystères de Pompéi

 

4e de couverture :

En l’an 31, l’empereur Tibère, désabusé et las des intrigues de Rome, se retire à Capri. Une fin de règne délétère commence, sur laquelle plane l’ombre du terrible Séjan, préfet du prétoire, à qui l’empereur a confié le pouvoir, et dont l’ambition est sans limite… Personne n’ose s’opposer à ses hommes de main. Personne ? C’est oublier Kaeso, jeune centurion du corps des prétoriens impériaux, une tête brûlée, qui a le courage de s’insurger. Expédié à Pompéi comme chef de la police, il y découvre un climat de tourmente et plonge dans l’œil du cyclone. Devant l’urgence, Kaeso se lance à corps perdu dans un enquête serrée et tente de déjouer un complot qui pourrait bien viser l’héritier du trône, un certain Caligula. Le jeune homme a heureusement de précieux alliés : Io, son fidèle léopard; les gardes germaniques - ses frères d’armes; Hildr, sa mère, guérisseuse le jour et magicienne la nuit; et enfin sa propre cousine, la ravissante Concordia, très bien informée des secrets de la Cour …Le prétorien en aura bien besoin.

Découvrir l'Antiquité romaine avec Cristina RODRIGUEZ, c'est être au plus près de la vie et de la tourmente, grâce à un héros qui n'a pas froid aux yeux : l'irrésistible centurion Kaeso.

Les Mystères de Pompéi de Cristina RODRIGUEZ
est paru aux Editions du Masque - Coll. Labyrinthes - env. 8,50 €

VOYEZ AUSSI :

mysteres de pompei
 
    Pour en savoir plus sur Cristina RODRIGUEZ…
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  • LivresPlus : Entrevue avec Cristina Rodriguez : Clic !
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    …Et sur ses œuvres

Les Mémoires de Caligula :

Moi, Sporus, prêtre et putain :

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    Le César aux Pieds nus :

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    Les Mystères de Pompéi

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Thya de Sparte

Dans ces pages, voir aussi :

  • Un courrier de Cristina Rodriguez : Clic !
  • Moi, Sporus, prêtre et putain : Clic !
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