14-37
Tibère
(Suite et fin) |
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QUELQUES
PETITES REMARQUES SUR JÉSUS, SA VIE, SON TEMPS
À propos de "perles aux pourceaux", il me semble impossible
de quitter Tibère sans évoquer l'inventeur de cette
puissante métaphore, ce Jésus "le Nazaréen"
qui exerça son "ministère public" sous le règne
de cet empereur.
Naturellement, je ne puis, dans le cadre de ces brèves notices,
me livrer à une étude exhaustive de la vie (réelle
ou supposée) et des actions (factuelles ou interprétées)
de cet Homme qui devint Dieu, pour reprendre l'expression
de Gérald Messadié. Je me contenterai donc d'aborder,
sans m'attarder outre mesure, quelques aspects du "Dossier Jésus",
de vous faire part de quelques-unes de mes réflexions, et
d'émettre quelques hypothèses peut-être parfois
hasardeuses, j'en conviens... |
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1.
L'historicité - l'existence réelle - dans l'espace
palestinien au début du Ier siècle d'un homme nommé
Jésus ne soulève plus guère d'objections de
nos jours.
Un fait n'en reste pas moins gênant : nous ne pouvons appréhender
la réalité historique du personnage que par des textes
chrétiens (Évangiles, Actes, Épîtres,
apocryphes divers). Les auteurs "païens" contemporains, eux,
n'ont dit mot de Jésus ! Les rares passages qui nous ont
été conservés chez Tacite, Suétone et
Flavius Josèphe ont été si visiblement "chipotés",
interpolés, expurgés, réécrits ou tronqués
qu'il est illusoire d'y rechercher la moindre information valable.
On a souvent coutume de justifier ce silence étrange en
prétendant que les grands historiens latins ne se souciaient
guère de ce qui se passait dans cette Palestine si éloignée
de Rome, ce "petit canton de l'Empire".
Cet argument m'étonnera toujours ! C'est un peu comme
si l'on prétendait aujourd'hui que les États-Unis
ne s'intéresseraient pas à ce qui se passe au Panama,
dans le Golfe persique ou au Groenland !
Le couloir syro-palestinien en général et le royaume
des Juifs en particulier revêtait, aux yeux des Romains,
une importance stratégique considérable, voire vitale.
Cette mince bande de terre entre désert et Méditerranée,
qui reliait la vallée du Nil à celle de l'Euphrate,
constituait l'un des points sensibles de l'Empire. Si l'ennemi
(entre autres les Parthes tout proches) s'emparait de ces territoires,
les communications terrestres entre les parties orientales et
occidentales de l'Empire seraient interrompues. Dans cette hypothèse,
Rome ne pourrait pas rester longtemps en possession de l'Égypte,
ce grenier à céréales, l'équivalent
antique de ce que représente aujourd'hui l'Arabie Saoudite
pour les pays industrialisés.
Ce n'est donc pas au nom d'une quelconque "tolérance religieuse",
au demeurant fort anachronique, que les Romains, tout en gardant
à l'il ce "peuple à la nuque raide" et en
réprimant sévèrement les fréquentes
révoltes nationalistes, respectaient le particularisme
des Juifs et ménageaient leurs susceptibilités religieuses
Dame ! en les opprimant plus que de raison, ils les auraient jeté
dans les bras de l'ennemi héréditaire mésopotamien
!
Tout cela pour dire qu'il est fort peu probable que des historiens
du genre de Tacite n'aient pas parlé de Jésus. Si
ces textes ont été remaniés en profondeur
ou ont été détruits, c'est sans doute parce
que l'image qu'ils proposaient du Christ paraissait choquante
aux premiers copistes chrétiens, ou pouvait nuire à
l'image de marque de la toute jeune religion.
Reste à savoir pourquoi ce portrait pouvait choquer les
premiers Chrétiens ou irriter les autorités romaines...
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2. Les Évangiles (les synoptiques
surtout) décrivent un Jésus polymorphe, un personnage
composite : parfois moraliste souvent paradoxal, parfois thaumaturge
doué et réputé, parfois réformateur
religieux ambigu, parfois prophète de malheur, parfois
magicien-prestigitateur...
Deux facettes de sa personnalité sont cependant moins présentes
dans les Saintes Écritures : son activité politique
messianique en tant que fils de David et son rôle mystique
de Fils de Dieu. Précisément, celle qui marqua sans
doute le plus ses contemporains et celle que retiendra le plus
les générations futures !
Le plus souvent Jésus
se nomme "Fils de l'Homme". Je sais bien qu'il s'agissait
là d'un terme biblique désignant le Messie
annoncé par les Prophètes, mais il n'en reste
pas moins que de "Fils de l'homme" à "Fils
de Dieu", il y a un fameux pas ! Tellement immense que
Jésus semble d'ailleurs s'être toujours refusé
de franchir explicitement. Il est vrai aussi que s'il avait
tenté d'initier les savants "Docteurs de la Loi"
à toutes les finesses du futur dogme chrétien
qu'enseigne le catéchisme, avec Lui-Même dans
le rôle d'un Fils d'un Dieu unique en trois personnes
distinctes douées d'une seule volonté, ces
respectables Pharisiens l'auraient sans nul doute envoyé
illico presto au cabanon.
Les Évangiles sont un peu moins discrets quant au
rôle politique de Jésus. Passons sur son entourage
compromettant, avec ce Simon "le Zélote" et/ou
Simon Képhas c'est-à-dire "Le Roc",
"la Pierre", voire "Cur de Pierre" ;
sur des paroles du style : "Je ne suis pas venu vous
apporter la paix, mais le glaive" (instinct prémonitoire
aigu) ; ou encore sur cette entrée à Jérusalem,
quand Jésus fut accueilli aux cris de "Hosanna
!", ce qui veut dire "Libère-nous !" (Libérer
les Juifs de qui, sinon des Romains ?)
Tout cela n'est qu'allusif !
Ce qui est plus explicite ce sont les prétentions
de Jésus à la royauté terrestre d'Israël.
À titre d'exemple, un étonnant dialogue entre
Jésus et Simon que relate saint Matthieu (17 : 23...)
: "Lorsqu'ils furent arrivés à Capharnaüm,
ceux qui percevaient l'impôt des deux drachmes s'avancèrent
vers Pierre : " Ton maître le paye-t-il pas les deux
drachmes ? " - " Si fait, dit Pierre, il les paie ". Mais
quand ils furent entrés à la maison, Jésus
le devança et dit : "Que t'en semble-t-il, Simon
? De qui les Rois de la terre perçoivent-ils l'impôt,
de leurs fils ou des étrangers ? " Pierre répondit
: " Des étrangers. " - " Les fils, reprit Jésus,
en sont donc exempts !
"
Vous avouerez que, dans la bouche d'un fils de simple charpentier,
ces propos manquent singulièrement de modestie !
Quoi qu'il en soit, ici encore, entre un fils des Rois
de la Terre et un fils de Dieu dont le Royaume
n'est pas de ce monde, il y a de la marge.
Il ne faut pas non plus perdre de vue que l'une des rares
choses sur laquelle tous les Évangiles (aussi bien
les synoptiques que celui de Jean) s'accordent, c'est le
motif de l'exécution de Jésus : il fut crucifié
comme roi des Juifs. "Donc tu es roi des Juifs ?"
lui demande Pilate Jésus de répondre en substance
"Tu l'as dit bouffi, je suis roi !" |
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L'évangéliste Jean (19 : 17...) enfonce encore
un peu plus le clou (si j'ose dire) : "Pilate avait fait faire
un écriteau qu'on fixa au-dessus de la croix ; il y était
écrit : " Jésus le Nazaréen, roi des Juifs".
(
) Les pontifes des Juifs dirent donc à Pilate
: " N'écris pas : le roi des Juifs ; mais écris
plutôt : Cet homme se prétend le roi des Juifs. "
Et Pilate répondit : " Ce que j'ai écrit,
je l'ai écrit ! "
C'est qu'ils auraient voulu lui faire commettre un faux, les curetons
juifs !
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3. De nos jours, certains écrivains
inventifs profitent des années obscures de la jeunesse
de Jésus, dont on ne connaît rien, pour le faire
voyager un peu partout. Ils vont même jusqu'à le
faire aller au Tibet... Comme Tintin ! Alors, ne pourrait-on pas
envisager, nous aussi, de le faire voyager jusqu'à Rome,
ou jusque Capri, et le faire rencontrer le vieil empereur Tibère.
Ceci expliquerait au moins pourquoi l'apologiste chrétien
Tertullien se fera l'écho d'un ragot prétendant
que ce brave misanthrope de Tibère aurait demandé
au Sénat de reconnaître Jésus comme Dieu.
Comme Dieu, je ne sais pas... Mais comme roi des Juifs, c'est
possible...
Je m'explique. Comme je l'ai signalé plus haut, ce que
les Romains désiraient avant tout c'est que la Palestine,
"région sensible" et surpeuplée, reste calme. Or,
la dynastie qu'ils avaient mise en place, celle d'Hérode,
était (doux euphémisme) loin d'être populaire.
En fait, l'écrasante majorité des Juifs, élite
et petit peuple confondus, haïssaient cordialement les Hérodiens,
ces incirconcis, ces roitelets iduméens imposés
par Rome ! Il n'est donc pas impossible que, pour rétablir
le calme dans ces contrées, Tibère ait envisagé
un moment de remplacer la dynastie iduméenne, étrangère
et haïe, par la dynastie davidienne, nationale et populaire.
"Des preuves ?" me demandez-vous.
Disons deux ou trois indices.
Personnellement, et quoique je sois loin d'être rétif
au merveilleux, j'ai toujours été tenté de
voir dans ce qu'il est convenu d'appeler "la Tentation du Christ"
(celle des Évangiles, pas celle de Kazantzakis), une proposition
romaine.
Rappelez-vous, Satan emmène Jésus sur une colline
(ou sur le parvis du Temple) et lui fait une étrange proposition,
qui, si on la prend au pied de la lettre, fleure bon l'hérésie
manichéenne : "Je te donnerai toute cette puissance
et la gloire de ces royaumes, car elle m'a été
donnée, et je la donne à qui je veux.
Si tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi !"
(Luc, 4 : 6). Un empereur romain (Tibère par exemple) se
serait-il exprimé différemment pour proposer un
royaume vassal à un souverain potentiel ?
Et puis il y a cette bizarre Parabole des talents (Mat,
25 14-30 et Luc 19 11- 27) à la morale si paradoxalement
amorale ("à celui qui a, on donnera ; mais à
celui qui n'a pas, on ôtera même ce qu'il a").
Jésus s'y identifie à un "personnage de haute
naissance" qui s'en va "dans un pays lointain (Rome
?) pour y être investi de la royauté".
Et enfin, un fait paradoxal : Même si Pilate fait crucifier
Jésus comme "Roi des Juifs", il ne semble pas penser
que Jésus usurpe cette qualité. En effet, dans l'Évangile
selon Luc (23 : 3-4), le préfet romain interroge Jésus
: "Es-tu le roi des Juifs ?". Jésus répond
affirmativement. Pilate, alors, se tourne vers les chefs des prêtres
et s'exclame benoîtement : "Je ne trouve rien de criminel
chez cet homme ! "
Ah bon !?
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4. Pour terminer, une petite parenthèse
historico-théologique.
Les Évangiles, tout à leur délire antisémite,
présentent les Juifs comme seuls et uniques responsables
de la mort de Jésus. "Pilate leur livra Jésus
pour être crucifié", disent-ils à l'unisson,
étant bien entendu que le mot "leur" désigne
les Juifs, ces déicides !
Une falsification (parmi d'autres) qui a fait couler des flots
de sang innocent.
Aujourd'hui, à peu près tout le monde admet que
Jésus a subi un supplice romain, ordonné par un
magistrat romain ; les Juifs ont donc été lavés
de la terrible accusation qui pesait sur eux, et c'est très
bien ainsi. Mieux vaut tard que jamais !
Cependant, ce qui est "amusant" dans cette histoire, c'est que
les autorités chrétiennes restent à la surface
du problème. Sans examiner la question sous son aspect
doctrinal, ils se contentent d'expliquer l'antisémitisme
des Écritures par des raisons historiques : il fallait
que le Christianisme naissant coupe son cordon ombilical, se libère
de ses attaches juives, et, en même temps, qu'il ménage
la toute-puissante autorité romaine. Alors les évangélistes
ont un peu forcé le trait, il ont un peu noirci l'âme
de ces braves Juifs qui, finalement, n'avaient pas grand-chose
à se reprocher !
Tout cela est évidemment exact... Mais pour éviter
qu'à nouveau, de fâcheuses interprétations
des textes évangéliques provoquent de nouveaux bains
de sang, il aurait peut-être mieux valu que les Églises
chrétiennes mettent une bonne fois pour toutes les pendules
théologiques à l'heure ; qu'elles expliquent clairement
et définitivement aux croyants (et aux autres) que Jésus
s'est sacrifié volontairement "pour les péchés
de tous les hommes". Sans crucifixion, point de Rédemption
!
Qu'importe dès lors la nationalité de ceux qui
rivèrent Jésus sur sa croix ! Quels qu'ils soient,
ils ont bien fait ! Sans eux, nous ne serions pas rachetés
de la faute originelle ! Et de toute façon, Romains ou
Juifs, les bourreaux de Jésus n'étaient que les
exécutants, indispensables et zélés, de la
Volonté divine. La mort du Christ n'était pas une
exécution, mais un sacrifice librement consenti, une étape
nécessaire du plan divin. Ce n'était pas un déicide,
mais un "sui-déicide" !
Comme le chante Brassens, en l'occurrence plus orthodoxe que
bien des théologiens :
"Bien sûr autour du front, la couronne d'épines,
L'éponge trempée dans Dieu sait quelle bibine,
Et les clous enfoncés dans les pieds et les mains,
C'est très inconfortable et ça vous tarabuste,
Même si l'on est brave et si l'on est robuste,
Et si le paradis est au bout du chemin.
Bien sûr, mais il devait défendre son prestige,
Car il était le fils du ciel, l'enfant prodige,
Il était le Messie et ne l'ignorait pas.
Entre son père et lui, c'était l'accord tacite
:
Tu montes sur la croix et je te ressuscite !
On meurt de confiance avec un tel papa
(....)
Cela dit je ne suis pas l"antéchrist de service".
(G. Brassens, L'Antéchrist)
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- I
CLAUDIUS (Moi, Claude, empereur) [Herbert Wise, TV
BBC 1976]
Depuis longtemps, elle était attendue
des afficionados ! La série-culte de la BBC tirée
du célèbre roman de Robert Graves (1934)
et mise en scène par Herbert Wise, Moi, Claude,
empereur vient de sortir en VO + VF chez Antartic
Vidéo, dans un superbe coffret en bois, un collector
qui, sur vos rayons, prendra place avec honneur à
côté de Rome (HBO).
-
CALIGULA
(1979)Ce
Caligula fut surtout
un champ de bataille entre les producteurs, le scénariste
et le réalisateur qui chacun voulurent tirer
la couverture à soi. Il nous reste un film étrange,
fascinant dans ses outrances, l'étonnante illustration
d'un des ouvrages latin les plus connus du public, La
Vie des Douze Césars.
Et Tibère la-dedans ?
Bien sûr, le vieil empereur apparaît au
début de ce film. Chancreux, suspicieux et libidineux
à souhait, il est incarné par un Peter
O'Toole ayant, pour l'occasion, troqué l'abbayah
de Lawrence d'Arabie pour la pourpre, et la bouteille
de "rye" irlandais pour l'amphore de Falerne
opimien.
- LA
PASSION DE JESUS-CHRIST (Mel Gibson, 2004)
Elle a déchaîné les passions religieuses.
Précédée d'une réputation
sulfureuse, la dernière mouture en date de la vie
du Christ, signée par Mel Gibson, est sortie sur
les écrans américains Mercredi des Cendres,
«boosté» tant par les néo-évangélistes
du Sud profond que par les catholiques traditionalistes
et avec les encouragements de George W. Bush.
- BEN
HUR AU STADE DE FRANCE (un spectacle de Robert
Hossein, 2006)
Robert Hossein en rêvait depuis l'âge
de vingt ans : faire de Ben Hur un spectacle vivant
à la hauteur du mythe ! Imaginé par Robert
Hossein et écrit par Alain Decaux, Ben Hur
est un spectacle époustouflant et colossal, à
la démesure du Stade de France !
L'histoire débute il y a 2.000 ans au sein de l'Empire
romain dominé par un seul homme, Tibère.
Cet homme fait régner l'ordre et la paix : il n'est
pas seulement empereur, il est Dieu... C'est dans ce gigantesque
Empire aux multiples cultures que va naître Ben
Hur, prince de Judée qui luttera pour la liberté
de son peuple.
- DIE
HERMANNSSCHLACHT (La bataille
d'Arminius) [Ch. DECKERT, H. KIESEL, Ch. KÖSTER,
St. MISCHER, C. VÖLKER - AL, 1993/95]
Un film inclassable. On pourrait parler d'art minimaliste,
si dans le générique de fin - clin d'il
aux superproductions - la liste des acteurs récurrents
et des figurants occasionnels ne durait pas dix minutes...
Film expérimental, film d'art et essai ou farce
d'étudiants ? Mais film poétique aussi,
puisque centré sur la vision comparée de
deux grands poètes allemands du XIXe s., Kleist
et Grabbe.
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| Mediterrranées.net
:
Noctes Gallicanae : Abrégé d'Histoire
romaine :
Wikipedia (FR) :
De Imperatoribus romanis :
The Roman Empire ; Tiberius
Tiberius 13 : Principat de Tibère :
Suétone :
Tacite :
Velleius Paterculus :
Aurelius Victor :
Eutrope :
Site Histoire
antique des pays et des hommes de la Méditerranée
:
Catholic Encyclopedia : Tiberius
Numismatique :
- i-numis.com :
- wildwinds.com :
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En vrac, encore
d'autres pages internet :

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- Wikipedia : Tiberio
- marius.blogs.sapo.pt - O Império romano :
- nomismatike.hpg.com.br
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